Dictons Kinyarwanda (= ibirali by’insigamigani) datant du règne du Mwami Cyilima I Rugwe [1345-1378]

1. Ni amaburakindi

Ce dicton est employé pour regretter sa pauvreté et signifier qu’on aurait aimé offrir mieux et davantage, mais que malheureusement, on est limité. Il est surtout employé pour regretter un fait accompli contre lequel on ne peut rien. Il a été employé pour la première fois à propos de Kindi. Kindi était un bel homme très sage, aimé de tous et particulièrement de la Reine et du Roi du Bugesera. La Reine avait tout fait pour que Kindi devienne son amant, mais il avait catégoriquement refusé. Sur proposition de la Reine, Kindi fut destitué de toutes ses fonctions. De peur d’être livré au bourreau, il s’exila au Rwanda et fut remplacé par Rudabali au commandement de l’armée Abateracumu. Ce fut très difficilement et à contrecœur que Rudabali fut accepté par les guerriers Abateracumu, mécontents de la destitution de Kindi, c’est-à-dire à défaut de Kindi. Quand on n’a pas ce qu’on aime, on se contente de ce qu’on a. C’était au temps de Cyilima I Rugwe au Rwanda et de Nsoro I Bihembe au Bugesera.

Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)

2)      Mulihano Benoît, Ibirali by’insigamigani, PRINTER SET, Kigali, 1987

Fait à Paris, le 30 avril 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

 

 

L’utilité des préfixes « Se, Rwa ou Nyira » en Kinyarwanda

Dans le monde social rwandais, les indicatifs « Se, Rwa ou Nyira » signifient « celui ou celle à qui appartient quelque chose » et en Sciences historiques rwandaises, ils signifient « le père ou la mère de quelque chose » :

a.       Le symbolisant : Le préfixe « Se » ou « Nyira » et parfois le préfixe « Rwa ».

b.      Le symbolique (= la pratique sociale) est évident. On a des noms comme Sehene, Nyiramwiza, Nyiramubyeyi, Sengegera, Rwamirera, Rwangabo, Rwamucyo, Rwasine, Nyirahategekimana, Nyiramavugo, etc.

c.       Le rapport de symbolisation (= l’explication) : En Sciences historiques rwandaises, le « Se » ou le « Nyira » signifie le père ou la mère de quelque chose.

On en profite donc pour proposer une règle consistant à mettre un trait d’union entre le préfixe et cette quelque chose lorsqu’il s’agit d’un héros national de l’Histoire du Rwanda. Exemples : Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, Mutara III Rudahigwa Se-Muco, Joseph Gitera Se-Repubulika, Alexis Kagame Se-Mateka, Nyiraruganzu Nyirarumaga Nyira-Bisigo, Kigeli I Mukobanya Se-Cyumwe, Mutara I Semugeshi Muyenzi Se-Mandwa, etc. 

Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un état-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)

2)       MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)

Fait à Paris, le 30 avril 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                     Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                           Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

 

 

Ouvrages et articles de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka

 

  • Inganji Kalinga (The victorious Drums), Éditions Morales, Kabgayi, 1943.
  • Le Rwanda et son roi, in Aequatoria 8 (1945) p. 41-58.
  • Isoko y’amajyambere (Sources of progress). Kabgayi, Éditions Morales, 1949-51.
  • Indyohesha-birayi, Éditions royales, Kabgayi, 1949. Traduit par Anthère Nzabatinda, sous le titre Le Relève-goût des pommes de terre, Paris, Les Classiques africains, 2004
  • Bref aperçu sur la poésie dynastique du Rwanda. Bruxelles, Éditions universitaires, 1950.
  • Le code des institutions politiques au Rwanda ancien, Bruxelles, IRCB, 1952.
  • La divine pastorale, Bruxelles, Ed.du Marais, 1952, 112 p.
  • Umulirimbyi wa Nyilibiremwa. Butare, Astrida, 1952-53. – Une véritable « indigenisation » du Christianisme.
  • Mes premiers contacts avec la civilisation, in Séances de l’Institut royal colon. belge, 24 (1953) n.3, 851-862.
  • Les organisations socio-familiales de l’ancien Rwanda. Bruxelles, ARSC, 1954, 355 p.
  • La naissance de l’Univers, (Deuxième veillée de « La divine pastorale »), Bruxelles, Ed. du Marais, 1955, 85 p.
  • La philosophie bantu-rwandaise de l’être, Extraits (ARSC., Classe des Sc. mor et pol., N.S., VI, 1). Bruxelles, ARSC., 1955, 67 p.
  • La philosophie bantu-rwandaise de l’être, (ARSC, Classe des Sc. mor et pol., N.S., XII, 1). Bruxelles, ARSC, 1956, 448 p.
  • Le sacré païen, le sacré chrétien, in Aspects de la culture noire. Paris, Présence africaine, 1958, 126-145.
  • La notion de génération appliquée à la généalogie dynastique et à l’Histoire du Rwanda des Xème, XIème siècles à nos jours, Bruxelles, ARSC, 1959.
  • L’histoire des armées-bovines de l’ancien Rwanda. Bruxelles, ARSC, 1961.
  • Les milices du Rwanda précolonial. Bruxelles, ARSC, 1963.
  • Préface, in Nothomb, D., Un humanisme africain. Bruxelles, 1965, 7-12.
  • La place de Dieu et de l’homme dans la religion des Bantu, in Cahiers des religions afric. 2 (1968), 213-222; 3 (1969), p. 5-11.
  • Conscience chrétienne et conscience africaine, in Cum Paraclito (Nyundo) (1969) n.spécial, 46-56.
  • La fin ultime des Bantu ou point de départ de la morale traditionnelle, in Colloque « Ethique chrétienne et valeurs africaines ». Faculté de Théologie catholique, 1969, 39-39f.
  • Le fondement ultime de la morale bantu, in Au cœur de l’Afrique 9 (1969), 231-236.
  • Introduction aux grands genres lyriques de l’ancien Rwanda. Butare, Éditions universitaires du Rwanda, 1970.
  • L’ethnophilosophie des « Bantu », in La philosophie contemporaine, Chronique, t.IV, éditée par R. Klibansky. Florence, 1971, 589-612, et in SMET, A.J. (ed), Philosophie africaine. Kinshasa, 1975, I, 93-115.
  • Un abrégé de l’ethnohistoire du Rwanda. Butare, Éditions Univers., 1972, 286 p.
  • Un abrégé de l’histoire du Rwanda, de 1855 à 1972. Butare, Éditions Univers., 1975, 543 p.
  • Aperception empirique du temps et conception de l’Histoire dans la pensée bantu, in Les cultures et le temps. Paris, Payot, 1975, 103-133.
  • Les cultures et le temps. Paris, Payot, Presse de l’UNESCO, 1975.
  • The empirical apperception of time and the conception of history in Bantu Thought, in Cultures and time. Paris, The Unesco Press, 1976, 89-116.
  • La philosophie bantu comparée. Paris, Présence Africaine, 1976, 334 p., VI cartes.
  • L’historicité de Lyangombe, chef des Immandwa, in Cahiers des religions africaines 10 (1976), n.19, 5-18.
  • Le problème de « l’homme » en philosophie bantu, in Séminaire d’Addis-Abeba, 1976, in C. SUMNER, (ed), African philosophy – La philosophie africaine, Addis-Abeba, 1980, 105-112.
  • SPrache und Sein: die Ontologie der Bantu Zentralafrikas, aus d. Franz. von Almut Seiler-Dietrich. Brazzaville, Heidelberg; Kivouvou, Édition Bantous, 1985, 277 p.
  • The problem of ‘Man’ in Bantu Philosophy, translated by Claude Sumner, in The African Mind 1 (1989) n.1, 35-40.

 

Les Hutu, les Tutsi et les Twa ne sont pas des ethnies [« amayetini » = mot inexistant en Kinyarwanda qu’on a faussement traduit par « Amôko »] : ce sont de simples sous-populations « Amôko ».

PP2013

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                     Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                               Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                  Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

A. Introduction

Après la publication de mon Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie (= Intekerezo I&II), il n’est plus fastidieux de prouver que l’héritage laissé par le colonisateur belge au Rwanda est un héritage infâme qui perdurera encore durant plusieurs décennies. Même pour rejeter le simple concept colonialiste belge trop faux d’ethnies Hutu, Tutsi et Twa, c’est très difficile. Il y a de l’inertie. Le peuple rwandais ne comprend pas ce qui lui est arrivé. Il ne comprend pas que le colonisateur belge est parti.  Or, il est vraiment parti. Le colonisateur belge a assené au peuple rwandais un coup trop dur. Le peuple rwandais s’est évanoui. On a, au Rwanda contemporain, un peuple qui a encore une âme (= le Kinyarwanda), mais qui n’a plus d’esprit. Mais, heureusement, le peuple rwandais n’est pas mort. Il vit encore. Peuple rwandais, réveille toi ! Maintenant, nous pouvons à nouveau tout concevoir et tout réorganiser nous-mêmes. Le Rwanda n’est pas une province belge. L’Humanité est une et une seule mais la Société rwandaise a sa propre finalité. Chaque société a ses propres logiques. Chaque société a ses propres critères de scientificité. Les Belges ont le droit de se dire ce qu’ils veulent. Les Français ont le droit de se dire ce qu’ils veulent. Les Rwandais ont aussi le droit de se dire ce qu’ils veulent.     

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Une gigantesque manipulation du modèle Akazu libellée : « Le parcours des camarades du 05 juillet 1973 dans la nuit du 04 au 05 juillet 1973 »

PP2013

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                      Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                               Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                  Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

On lit au site http://jkanya.free.fr/ la version N° 1 et au site http://www.editions-sources-du-nil.com/article-rwanda-le-parcours-des-camarades-du-5-juillet-dans-la-nuit-du-4-au-5-juillet-1973-122539793.html la version N° 2 d’un même article, intitulé « Le parcours des « camarades du 5 juillet » dans la nuit du 4 au 5 juillet 1973 » et écrit à la même date du 13 février 2014 par le même auteur, en l’occurrence Eugène Shimamungu. Outre la contradiction manifeste qu’il y a entre les deux versions, concernant le camarade Épimaque Ruhashya, -première preuve de mensonges-, tout l’article dont il s’agit est fondamentalement faux. Le but de cet article est d’avancer ce qui suit : « La responsabilité du coup d’état du 5 juillet 1973 ne peut être mise sur le dos, ni d’Alexis Kanyarengwe, ni d’Aloys Nsekalije, ni de Théoneste Lizinde, ni de quiconque d’autre, mais à son maître d’œuvre Juvénal Habyalimana : il l’a décidé et contrôlé l’opération de bout en bout, sans effusion de sang, en tout cas cette nuit-là. Rendons donc à César ce qui est à César ».

L’idée directrice de l’auteur est de mythifier Juvénal Habyalimana Rutemayeze. C’est un enjolivement du portrait. Tout se fait sous le nom de Habyalimana. C’est lui seul qui agit, tandis que les officiers supérieurs qui y ont joué un rôle déterminant ne sont même pas mentionnés. Habyalimana est le seul acteur. C’est un Hercule. Ses faits et gestes sont excessivement agrandis et trop embellis. Ce que le docteur en langage littéraire, Eugène Shimamungu, est entrain de nous faire là est une littérature qu’on appelle la littérature du merveilleux. Ce sont des mensonges. Il n’y a ni sincérité, ni exactitude. Tous les hauts faits sont attribués à Juvénal Habyalimana Rutemayeze et, sous entendu, tous les crimes sont attribués à Lizinde. C’est absolument faux. Juvénal Habyalimana Rutemayeze n’était pas seul dans « les prétendus hauts faits » et il n’était pas absent dans les crimes. Il ne faut donc pas prendre à la lettre ces racontars du modèle Akazu.

Le présent article a pour but de rétablir la vérité. On ne peut pas laisser continuer à traîner à gauche et à droite des contrevérités insoutenables. On se doit d’éclairer le public et de dissiper ce brouillard épais expréssément créé pour désinformer et manipuler.  

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Dénomination rwandaise des entités géographiques

  1. « Agahugu » = Une contrée, est un ensemble de quelques régions, mais cet ensemble est moins grand que le pays.
  2. « Intâra » = Une Région, est l’équivalent d’une préfecture.
  3. « Akarêre » = Une province, est l’équivalent d’une grande paroisse catholique rwandaise.
  4. « Akarêre » = Un district, est l’équivalent de quelques zones, mais il est moins grand qu’une province.
  5. « Umurênge » = Une Zone, est l’équivalent d’une colline ou de quelques petites collines.
  6. « Akarênge » = Une localité, est l’équivalent d’une portion de colline.
  7. « Agace » = Un quartier, est l’équivalent d’une portion de localité à propos de la quelle on s’informe moyennant la question « utuye mu kahe gace ? ».

Illustration :

On dira par exemple ce qui suit :

  • « Le Mwami Mutara III Rudahigwa a été enterré à Mwima, à Nyanza, en Busanza-Nord, dans la région de Butare ».
  •  « Le Mwami Kigeli III Ndabarasa a été enterré à Munanira, à Rutare, en Buganza, dans la région de Byumba ».

Fait à Paris, le 14 avril 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »