« Intagara », « Urunigi rw’abagânji » et « Intuku y’ingânji » : symbolisants du patriotisme rwandais

PP2013

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                      Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                               Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                  Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                                   Pour commander ses livres : utiliser le formulaire de contact du site web http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/   

Qu’est-ce le nationalisme rwandais ? Quels sont les principaux symbolisants du patriotisme rwandais ? Qui sont les plus grandes comètes rwandaises ?

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Mwalimu MUREME Kubwimana suspend la composition des livres de Sciences historiques rwandaises et entre dans la sphère politique rwandaise.

PP2013

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                    Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                               Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                  Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                                   Pour commander ses livres : utiliser le formulaire de contact du site web http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/   

Mwalimu MUREME Kubwimana informe tout le monde qu’à partir du mois de juillet 2014, il suspend la composition des livres de Sciences historiques rwandaises et prend une pause pour une durée de 10 ans. À toute fins utiles, il rappelle la  liste des livres qu’il a déjà publiés :

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L’assassinat de Diane Fossey alias Nyiramacibili par les services secrets de l’Akazu (= le Habyalimanisme)

Diane Fossey était une naturaliste américaine. Elle a été assassinée le 26 décembre 1985 sur la chaîne des volcans au Rwanda dans la région de Ruhengeli, traditionnellement appelée le Murera. L’assassinat de Diane Fossey alias Nyiramacibili par les services secrets de l’Akazu (= le Habyalimanisme) est une donnée indispensable, parmi tant d’autres données, pour comprendre les mauvaises relations ayant existé entre les USA et le Rwanda sous le régime tyrannique et totalitaire « Akazu ». Il est donc très important de se questionner là-dessus et d’écouter les uns et les autres.  

L’affaire de l’assassinat de Diane Fossey alias Nyiramacibili et l’inculpation du FBI par les tribunaux rwandais a eu certainement un impact négatif dans les relations rwando-américaines sous le régime « Akazu ». La version du modèle « Akazu » nie évidemment toute implication de l’Akazu dans ce meurtre. Il disculpe les services secrets Kiga Akazu et inculpe les services secrets américains. Il serait opportun de rapporter en substance le récit fait par Eugène Shimamungu à décharge de Protais Zigiranyirazo, beau-frère de Juvénal Habyalimana (Shimamungu, 2004).

Diane Fossey Nyiramacubili était une naturaliste américaine qui s’était installée à Kalisoke au milieu des gorilles de montagne, au parc national des volcans, en vue de leur protection. Elle était surnommé Nyiramacibili. En fait, Nyiramacibili signifie en Kinyarwanda la femelle de gorille de montagne. C’était du chahut que de la surnommer Nyaramacibili (= femme mariée aux gorilles de montagne). Médecin pour enfants handicapés à Louisville dans le Kentucky aux USA, Diane Fossey a appris sur le tas le métier de naturaliste de l’espèce protégée des gorilles de montagne. Elle serait arrivée en Afrique centrale dans les années soixante comme agent secret des services secrets américains. Elle avait été débarquée au Congo-Zaïre pour lutter contre le communisme à l’instar d’autres jeunes américains envoyés à travers le monde. C’est sous la couverture officielle de chercheuse naturaliste qu’elle établit un campement à Kabara, sur le versant congolais du volcan éteint Kalisimbi. Elle démarra ses recherches sur les gorilles en 1967. À cette époque, elle aurait été surprise entrain de rôder autour du camp militaire de Rumangabo en Nord Kivu. Détenue, puis relâchée, elle passa de l’autre côté de la frontière pour s’installer au Rwanda. De l’avis général des services secrets zaïrois, c’était une femme retorse. C’est dans ces circonstances qu’elle s’installa à Kalisoke, mont situé entre Kalisimbi et Bisoke. Elle devint officiellement une protectrice des gorilles de montagne. Elle survivait grâce aux techniques acquises qui lui permettaient de vivre comme une bête sauvage.

Dans les années 1980, les agents forestiers rwandais qui vivaient avec elle affirmaient qu’elle était déprimée et consommait beaucoup trop d’alcool. Elle était irascible. Elle n’était plus digne de confiance. C’est par cette variable que l’Akazu explique son assassinat. D’après Eugène Shimamungu, les services secrets américains avaient commencé à se méfier d’elle, parce qu’elle avait accumulé une documentation secrète dans la forêt. Comme elle perdait son contrôle, c’était trop risqué. Apparemment, Diane Fossey n’était pas prête à donner la documentation à l’amiable. À cette époque, les Américains avaient déjà prévu la déflagration de l’Afrique centrale une dizaine d’années plus tard. Or, pour le FBI, il n’était pas question que cette documentation tombât dans les mains d’un inconnu. Il fallait la récupérer à tout prix. C’est Wayne McGuire, un agent secret américain, qui fut chargé de la besogne. Il est entré au Rwanda avec un visa d’une année ou plus en tant que chercheur. Quand Diane Fossey est morte, les enquêteurs ont trouvé des cheveux de Blanc dans ses doigts. Une rixe aurait eu lieu avec son meurtrier avant de mourir étranglée. Les analyses ont conclu que les cheveux appartenaient à Wayne McGuire. Il sera condamné à mort par les tribunaux rwandais par contumace, car il avait disparu après son forfait. Toute la documentation de Diane Fossey a aussi disparu, même celle qui concernait ses recherches scientifiques. C’est le Rwandais Bararwerekana qui va écoper de la prison. Bararwerekana travaillait pour Diane Fossey comme employé de maison si l’on peut dire, car elle vivait dans une baraque. Lorsque McGuire avait accompli son forfait, il avait obligé Bararwerekana à découper le corps à la machette. McGuire voulait faire croire ainsi que c’était un meurtre exécuté par les braconniers. Effectivement, le corps de Diane Fossey sera retrouvé avec des traces de coups de machette. Conduit à Kigali pour un interrogatoire par les services de renseignement, Bararwerekana sera enfermé dans une cellule spéciale. Il sera retrouvé pendu, le gardien lui-même ayant pris la poudre d’escampette. Bref, la version des Banyakazu est un raisonnement tiré par les cheveux. 

Cette version des faits semble invraisemblable. Au contraire, la version qui s’est révélée exacte et sincère émane de témoins oculaires, notamment le général de brigade Léonidas Rusatira qui, à cette époque-là, était le secrétaire général du ministère de la Défense. La voici : « Nyiramacibili traitait les gorilles de montagne comme des êtres humains. Elle les protégeait comme ses enfants, en particulier contre les braconniers. A leur tour, ils la considéraient comme un membre de leur famille, tant sa bienveillance à leur égard les avait humanisés. Tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille. Surtout que cette femme exceptionnelle combattait farouchement les braconniers, souvent commandités par des trafiquants fortunés et intouchables. Elle fut mortellement frappée le 26 décembre 1985 dans son gîte là-haut au milieu de sa famille d’adoption. Les enquêtes n’ont pas été sérieusement menées, la justice n’ayant jamais été libre dans ce pays où l’état de droit n’a jamais été une préoccupation prioritaire. Après un jugement resté peu convainquant, un Américain du nom de McGuire fut condamné par contumace. Il avait été l’adjoint de Diane Fossey. Mais un Rwandais nommé Bararwerekana soupçonné d’avoir servi de bourreau dans ce crime alors qu’il faisait parti du personnel employé par la naturaliste est arrêté et écroué à Ruhengeli. Des tractations secrètes sont menées pour le transférer de cette ville au centre de criminologie à Kigali. Ce service l’emprisonne dans le cachot de la brigade de gendarmerie à Gikondo (Kigali) où il est assassiné lui aussi. Ses exécuteurs ont simulé le suicide par pendaison au moyen de sa chemise. Le président de la République en personne (Juvénal Habyalimana) mobilisa ses proches collaborateurs à la Défense pour aller leur montrer et leur expliquer que le détenu s’était suicidé. J’étais naturellement parmi les invités. On ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi le chef de l’état prenait ce dossier en charge. Il reste difficile de savoir les raisons d’une démarche aussi naïve de la part du président. Il n’y eut, en tout cas, aucune enquête. Personne ne vit cette chemise au moyen de laquelle le prisonnier se serait suicidé. Le cadavre avait également disparu sans laisser de trace. Sans doute que d’autres prisonniers l’avaient déjà enterré en hâte sans savoir de qui il s’agissait. Il fut oublié, mais ne fut oubliée Diane Fossey. C’est là un autre complot qui s’ajoute sur la longue liste restée jusqu’à ce jour sans explication claire ».

Au vu de tout cela, il est évident que Diane Fossey alias Nyiramacibili a été assassinée par les services secrets Kiga Akazu. Toujours est-il que l’assassin reçoit une promesse de récompense pécuniaire très motivante, mais meurt lui-même assassiné après le coup, sans toucher un seul sou. C’était la méthode généralement connue que pratiquaient les Banyakazu. À Ruhengeli, les services secrets Kiga Akazu étaient coordonnés par Protais Zigiranyirazo, -beau-frère de Habyalimana-, préfet de préfecture. Ils collaboraient étroitement avec les services secrets zaïrois. Tous se méfiaient de Diane Fossey et ne croyaient pas en ses recherches zoologiques. Ils étaient convaincus qu’elle préparait des malheurs pour Juvénal Habyalimana Rutemayeze et pour Mobutu Sese Seko. Les Américains ont donc pris bonne note de la criminalité de l’Akazu. Malgré la diplomatie officielle, en réalité, le courant ne passait plus entre Habyalimana Rutemayeze, son ami Mobutu et les Américains.

Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 –  296 – 99314 – 3 (432 pages)

2)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0 (414 pages)

3)      RUSATIRA Léonidas, Rwanda : Le Droit à l’Espoir, L’Harmattan, Paris, 2005, ISBN : 2-7475-8734-7 (360 pages)

Fait à Paris, le 15 juin 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                  Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                       Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                             Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                                  E-mail pour commander ses livres : mureme70@yahoo.com 

 

Traduction Kinyarwanda de quelques concepts de croissance économique et de développement économique

D’abord, il y a une mauvaise traduction en Kinyarwanda du concept de développement, de croissance économique, de technologie, de progrès et des progrès.

Voici la vraie traduction de ces concepts.

  • Les progrès : Amajyambere
  • Le progrès : Iterambere
  • La Technologie : Ikoranabuhanga
  • Croissance économique : Iyongera-bukûngu
  • Taux de croissance économique : inyongera-bukûngu
  • Développement : Itunga n’itunganirwa
  • Économique : Nyabukungu
  • Social : Nyamibereho
  • Culturel : Nyamico
  • Bien-être général : Igubwaneza rusange

Par ailleurs, il y a lieu de donner la définition de progrès au pluriel (= Amajyambere) et de progrès au singulier (= Iterambere). Les deux concepts sont différents. Les voici selon les économistes du Développement : 

  • Les progrès (= Amajyambere) sont les avances des parties d’un tout (régions, industries, catégories sociales) vers des objectifs jugés favorables par les intéressés ou/et l’observation scientifique.
  • Analytiquement et pour définir une politique, il convient de distinguer nettement les progrès (= Amajyambere) du progrès (= Iterambere). Considéré comme une séquence de changements économiques et comme une tâche à assumer, le progrès (= Iterambere) est la propagation, dans le temps optimum, de l’innovation et de ses fruits. Phénomène collectif par essence, le progrès est inséparable de la société progressive : c’est une application de plus de la constatation qu’il n’est pas de marché sans société, ni de société sans finalité. Le progrès favorise pour le moins la mise en état de plein développement de la totalité de la ressource humaine.  

Muli make, Iterambere, Amajyambere n’Ikoranabuhanga ni ibintu bitatu bitandukanye.

  • Amajyambere ni ubwinshi bw’ibikorwa bigenda bigerwaho mu nzira z’imigambi y’ingirakamaro abantu aba n’aba, uturere utu n’utu, intara izi n’izi, ibigo ibi n’ibi, igihugu iki n’iki, baba baliyemeje.
  • Iterambere ni impinduka zigenda zigaragara mu mibereho y’abantu no muli Sosiyete, zitewe n’ibyo bikorwa nyilizina bigenda bigerwaho. 
  • Ikoranabuhanga ni imikorere mishya iterwa n’ibikoresho bishya bigenda bivumburwa. Iyo ikaba inzira imwe mu zindi nzira nyinshi cyane zo kugira ngo abantu batunge batunganirwe (= développement).
  • Développement rero ni Itunga n’Itunganirwa. Si Amajyambere, si Iterambere, si n’Ikoranabuhanga. Ni icyerekezo kijyanwamo n’izo nzira kimwe n’izindi nzira nyinshi cyane umuntu atabasha kurondora mu minota ibili. Twavuga gusa ko izo nzira (= Amajyambere, Iterambere, Ikoranabuhanga, …) ali zimwe mu nzira nyinshi cyane zijyana muli icyo cyerekezo cy’Itunga n’Itunganirwa. Kuko bidahagije gutunga kugirango abantu batunganirwe. 

Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-03206-1 (310 pages)

2)      http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/mureme-kubwimana-bonaventure-manuel-detudes-du-developpement-du-rwanda-le-projet-de-societe-centriste-revolutionnaire-rwandais-lharmattan-paris-mai-2014-310-pages/

Fait à Paris, le 15 juin 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                  Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                       Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                            Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                                 E-mail pour commander ses livres : mureme70@yahoo.com