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Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain

L’assassinat de Diane Fossey alias Nyiramacibili par les services secrets de l’Akazu (= le Habyalimanisme)

Diane Fossey était une naturaliste américaine. Elle a été assassinée le 26 décembre 1985 sur la chaîne des volcans au Rwanda dans la région de Ruhengeli, traditionnellement appelée le Murera. L’assassinat de Diane Fossey alias Nyiramacibili par les services secrets de l’Akazu (= le Habyalimanisme) est une donnée indispensable, parmi tant d’autres données, pour comprendre les mauvaises relations ayant existé entre les USA et le Rwanda sous le régime tyrannique et totalitaire « Akazu ». Il est donc très important de se questionner là-dessus et d’écouter les uns et les autres.  

L’affaire de l’assassinat de Diane Fossey alias Nyiramacibili et l’inculpation du FBI par les tribunaux rwandais a eu certainement un impact négatif dans les relations rwando-américaines sous le régime « Akazu ». La version du modèle « Akazu » nie évidemment toute implication de l’Akazu dans ce meurtre. Il disculpe les services secrets Kiga Akazu et inculpe les services secrets américains. Il serait opportun de rapporter en substance le récit fait par Eugène Shimamungu à décharge de Protais Zigiranyirazo, beau-frère de Juvénal Habyalimana (Shimamungu, 2004).

Diane Fossey Nyiramacubili était une naturaliste américaine qui s’était installée à Kalisoke au milieu des gorilles de montagne, au parc national des volcans, en vue de leur protection. Elle était surnommé Nyiramacibili. En fait, Nyiramacibili signifie en Kinyarwanda la femelle de gorille de montagne. C’était du chahut que de la surnommer Nyaramacibili (= femme mariée aux gorilles de montagne). Médecin pour enfants handicapés à Louisville dans le Kentucky aux USA, Diane Fossey a appris sur le tas le métier de naturaliste de l’espèce protégée des gorilles de montagne. Elle serait arrivée en Afrique centrale dans les années soixante comme agent secret des services secrets américains. Elle avait été débarquée au Congo-Zaïre pour lutter contre le communisme à l’instar d’autres jeunes américains envoyés à travers le monde. C’est sous la couverture officielle de chercheuse naturaliste qu’elle établit un campement à Kabara, sur le versant congolais du volcan éteint Kalisimbi. Elle démarra ses recherches sur les gorilles en 1967. À cette époque, elle aurait été surprise entrain de rôder autour du camp militaire de Rumangabo en Nord Kivu. Détenue, puis relâchée, elle passa de l’autre côté de la frontière pour s’installer au Rwanda. De l’avis général des services secrets zaïrois, c’était une femme retorse. C’est dans ces circonstances qu’elle s’installa à Kalisoke, mont situé entre Kalisimbi et Bisoke. Elle devint officiellement une protectrice des gorilles de montagne. Elle survivait grâce aux techniques acquises qui lui permettaient de vivre comme une bête sauvage.

Dans les années 1980, les agents forestiers rwandais qui vivaient avec elle affirmaient qu’elle était déprimée et consommait beaucoup trop d’alcool. Elle était irascible. Elle n’était plus digne de confiance. C’est par cette variable que l’Akazu explique son assassinat. D’après Eugène Shimamungu, les services secrets américains avaient commencé à se méfier d’elle, parce qu’elle avait accumulé une documentation secrète dans la forêt. Comme elle perdait son contrôle, c’était trop risqué. Apparemment, Diane Fossey n’était pas prête à donner la documentation à l’amiable. À cette époque, les Américains avaient déjà prévu la déflagration de l’Afrique centrale une dizaine d’années plus tard. Or, pour le FBI, il n’était pas question que cette documentation tombât dans les mains d’un inconnu. Il fallait la récupérer à tout prix. C’est Wayne McGuire, un agent secret américain, qui fut chargé de la besogne. Il est entré au Rwanda avec un visa d’une année ou plus en tant que chercheur. Quand Diane Fossey est morte, les enquêteurs ont trouvé des cheveux de Blanc dans ses doigts. Une rixe aurait eu lieu avec son meurtrier avant de mourir étranglée. Les analyses ont conclu que les cheveux appartenaient à Wayne McGuire. Il sera condamné à mort par les tribunaux rwandais par contumace, car il avait disparu après son forfait. Toute la documentation de Diane Fossey a aussi disparu, même celle qui concernait ses recherches scientifiques. C’est le Rwandais Bararwerekana qui va écoper de la prison. Bararwerekana travaillait pour Diane Fossey comme employé de maison si l’on peut dire, car elle vivait dans une baraque. Lorsque McGuire avait accompli son forfait, il avait obligé Bararwerekana à découper le corps à la machette. McGuire voulait faire croire ainsi que c’était un meurtre exécuté par les braconniers. Effectivement, le corps de Diane Fossey sera retrouvé avec des traces de coups de machette. Conduit à Kigali pour un interrogatoire par les services de renseignement, Bararwerekana sera enfermé dans une cellule spéciale. Il sera retrouvé pendu, le gardien lui-même ayant pris la poudre d’escampette. Bref, la version des Banyakazu est un raisonnement tiré par les cheveux. 

Cette version des faits semble invraisemblable. Au contraire, la version qui s’est révélée exacte et sincère émane de témoins oculaires, notamment le général de brigade Léonidas Rusatira qui, à cette époque-là, était le secrétaire général du ministère de la Défense. La voici : « Nyiramacibili traitait les gorilles de montagne comme des êtres humains. Elle les protégeait comme ses enfants, en particulier contre les braconniers. A leur tour, ils la considéraient comme un membre de leur famille, tant sa bienveillance à leur égard les avait humanisés. Tout le monde ne l’entendait pas de cette oreille. Surtout que cette femme exceptionnelle combattait farouchement les braconniers, souvent commandités par des trafiquants fortunés et intouchables. Elle fut mortellement frappée le 26 décembre 1985 dans son gîte là-haut au milieu de sa famille d’adoption. Les enquêtes n’ont pas été sérieusement menées, la justice n’ayant jamais été libre dans ce pays où l’état de droit n’a jamais été une préoccupation prioritaire. Après un jugement resté peu convainquant, un Américain du nom de McGuire fut condamné par contumace. Il avait été l’adjoint de Diane Fossey. Mais un Rwandais nommé Bararwerekana soupçonné d’avoir servi de bourreau dans ce crime alors qu’il faisait parti du personnel employé par la naturaliste est arrêté et écroué à Ruhengeli. Des tractations secrètes sont menées pour le transférer de cette ville au centre de criminologie à Kigali. Ce service l’emprisonne dans le cachot de la brigade de gendarmerie à Gikondo (Kigali) où il est assassiné lui aussi. Ses exécuteurs ont simulé le suicide par pendaison au moyen de sa chemise. Le président de la République en personne (Juvénal Habyalimana) mobilisa ses proches collaborateurs à la Défense pour aller leur montrer et leur expliquer que le détenu s’était suicidé. J’étais naturellement parmi les invités. On ne comprenait d’ailleurs pas pourquoi le chef de l’état prenait ce dossier en charge. Il reste difficile de savoir les raisons d’une démarche aussi naïve de la part du président. Il n’y eut, en tout cas, aucune enquête. Personne ne vit cette chemise au moyen de laquelle le prisonnier se serait suicidé. Le cadavre avait également disparu sans laisser de trace. Sans doute que d’autres prisonniers l’avaient déjà enterré en hâte sans savoir de qui il s’agissait. Il fut oublié, mais ne fut oubliée Diane Fossey. C’est là un autre complot qui s’ajoute sur la longue liste restée jusqu’à ce jour sans explication claire ».

Au vu de tout cela, il est évident que Diane Fossey alias Nyiramacibili a été assassinée par les services secrets Kiga Akazu. Toujours est-il que l’assassin reçoit une promesse de récompense pécuniaire très motivante, mais meurt lui-même assassiné après le coup, sans toucher un seul sou. C’était la méthode généralement connue que pratiquaient les Banyakazu. À Ruhengeli, les services secrets Kiga Akazu étaient coordonnés par Protais Zigiranyirazo, -beau-frère de Habyalimana-, préfet de préfecture. Ils collaboraient étroitement avec les services secrets zaïrois. Tous se méfiaient de Diane Fossey et ne croyaient pas en ses recherches zoologiques. Ils étaient convaincus qu’elle préparait des malheurs pour Juvénal Habyalimana Rutemayeze et pour Mobutu Sese Seko. Les Américains ont donc pris bonne note de la criminalité de l’Akazu. Malgré la diplomatie officielle, en réalité, le courant ne passait plus entre Habyalimana Rutemayeze, son ami Mobutu et les Américains.

Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 –  296 – 99314 – 3 (432 pages)

2)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0 (414 pages)

3)      RUSATIRA Léonidas, Rwanda : Le Droit à l’Espoir, L’Harmattan, Paris, 2005, ISBN : 2-7475-8734-7 (360 pages)

Fait à Paris, le 15 juin 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                  Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                       Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                             Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                                  E-mail pour commander ses livres : mureme70@yahoo.com 

 

Procès-verbal de création du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais (M.C.R.) [= Urukâzîra-murage wa Gitera na Kayibanda]

Le quinzième jour du mois de mars deux mille quatorze, les membres fondateurs du M.C.R., des Hutus et des Tutsis, originaires de toutes les régions du Rwanda (Kigali, Gitarama, Butare, Cyangugu, Kibuye, Gisenyi, Ruhengeli, Byumba et Kibungo), réunis en réunion initiale du M.C.R. (= Intekerezo MCR),

  • ·         Sous la présidence du Mwalimu MUREME Kubwimana, promoteur scientifique et coordonateur général du M.C.R.,
  • ·         En présence de quelques sympathisants, de quelques observateurs étrangers et des curieux (= abavumbyi),

De 13 heures à 17 heures, ont procédé à la création du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais, en abrégé le M.C.R. et à l’adoption du Manifeste scientifique du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais (= M.C.R.) [= Urukâzîra-murage wa Gitera na Kayibanda].

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La grande énigme des FDLR (= Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda)

PP2013

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Centriste Gitériste-Kayibandiste, Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

Cet article a pour but de déchiffrer la grande énigme des FDLR (= Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda). Il s’agit d’un audit politico-militaire des FDLR, visant à formuler finalement, à l’intention de qui de droit, les recommandations pratiques qui s’imposent absolument. Ces recommandations pratiques devront tourner autour de quatre points, à savoir :

  • ·         La situation générale des FDLR
  • ·         Le vide institutionnel au sommet des FDLR
  • ·         La psychose collective du retour au pouvoir de l’armée mono régionale Kiga (= Akazu)
  • ·         La dé-kazuisation et la nationalisation des FDLR

Il importe surtout d’expliquer la psychose collective du retour au pouvoir de l’armée mono régionale Kiga (= Akazu). Cela va sans dire qu’il faut préalablement traiter ce thème sous tous ses aspects, à savoir : 

  • ·         Les principes fondamentaux des forces démocratiques de libération du Rwanda (= FDLR)
  • ·         Les origines des FDLR
  • ·         Les FDLR au sein de l’ADRN-Igihango
  • ·         Les accords de Rome par l’intermédiation de la communauté de Sant’ Egidio
  • ·         Le deuxième éclatement des FDLR et la ruine totale des FDLR-FOCA (= faction Akazu)
  • ·         L’affaire Amani Mahoro et la création des FDLR-CMC
  • ·         Structure des FDLR
  • ·         Et considérations générales sur les FDLR

Pour ce faire, il a été nécessaire de pratiquer une observation directe et une observation indirecte. Cela veut dire qu’on a exploité tous les documents utiles disponibles et interrogé toutes les personnes très connaisseuses. Toutes les personnes interrogées ont requis l’anonymat. Enfin, il sied de préciser que toutes les informations confidentielles enregistrées ont été collectées dans un but purement scientifique.

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Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain Tome 2

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Ce  manuel  est  la  suite  du  Manuel  d’histoire  du  Rwanda  à  l’époque coloniale.Il  relate  et  analyse  les  mobiles,  les  causes,  les  facteurs,  les variables qualitatives explicatives, les effets induits directs et indirects et lesconséquences  de  l’abolition  de  la  noblesse  séculaire  tutsie  en  1959 et  duretour  en  force  en  1994  de  la  noblesse  tutsie  moderne  faction  Abâkagâra

(Mpatsabanyarwanda  y’Igiti  cy’Abâkagâra).  Il  étudie  la  partie contemporaine    à  partir  du  25  avril  1949    de  la  spirale  de  la  violence Rwandaise qui date du xve siècle. Il dégage la part respectivement imputableaux principaux responsables du chaos rwandais (Abanyarugomo  bishe  U-Rwanda),  à  savoir  dans  l’ordre  décroissant  le colonisateur  belge  (le  monstre  n°1),  la  noblesse  tutsie  faction  Abâkagâra(n°2),  les  Habyalimanistes,  c’est-à-dire  les  Banyakazu  et  leurs  Abase  (les alliés, le monstre n°3) et la noblesse tutsie faction Mwami (n°4). Par contre,

preuves  matérielles  à  l’appui,  il  constate  que,  en  fin  de  compte,  la responsabilité du MDR-PARMEHUTU est peu considérable ; que celle de l’ONU et celle de l’Église catholique sont négligeables et qu’enfin celle de la  communauté  d’intersection  communautaire  rwandaise  (APROSOMA,RADER,  etc.)  est  insignifiante.  Pour  des  raisons  pratiques,  ce  manuel  est

subdivisé en deux tomes.

Celui-ci en est le deuxième et traite l’histoire politique et sociale du Rwanda contemporain allant ducoup d’État militaire  du  5  juillet  1973  au  génocide  rwandais.  Pour  lors,  il  analyse  rigoureusement  la  tyrannie  militaire sanguinaire  de  l’Akazu  menée  par Juvénal  Habyalimana  Rutemayeze  (signifiant  un  auteur  d’un  coup  d’État), puis celle du Front patriotique rwandais (FPR,  Inkotanyi), qui, au départ, était une coalition régionale africaine des  forces  armées  himatutsies  contre  l’Akazu.  La  tyrannie  de  l’Akazu  s’explique  par  le  totalitarisme  et  la monopolisation régionale kiga de l’armée et de l’armement. Celle du FPR s’explique par le totalitarisme et lamonopolisation tribale tutsie de l’armée et de l’armement. En somme, pour mettre l’Akazu hors d’état de nuire, il s’est imposé une guerre qui a apporté une autre tyrannie pire dite l’Igiti.

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Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain Tome 1

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Ce manuel est la suite du Manuel d’histoire du Rwanda à l’époque coloniale. Il relate et analyse les  mobiles, les causes, lesfacteurs,les  variables  qualitatives  explicatives,  les  effets induits  directs  et indirects et les conséquences de l’abolition de la  noblesse séculaire tutsie en 1959 et du retour en force en 1994 de la  noblesse Tutsie moderne  faction  Abâkagâra  (Mpatsabanyarwanda  y’Igiti cy’Abâkagâra).  Il  étudie  la  partie  contemporaine  –  à  partir  du  25 avril 1949 – de la spirale de la violence rwandaisequi date du  XVe siècle.  Il  dégage  la  part  respectivement  imputable  aux  principaux responsables du chaos rwandais (Abanyarugomo bishe U-Rwanda), à savoir dans l’ordre décroissant le colonisateur belge (le monstre n°1),  la  noblesse  tutsie  faction  Abâkagâra  (n°2),  les Habyalimanistes  c’est-à-dire  les  Banyakazu  et  leurs Abase  (les alliés,  le  monstre  n°3)  et  la  noblesse  tutsie  faction  Mwami  (n°4). Par contre, preuves matérielles à l’appui, il constate que, en fin de compte,  la  responsabilité  du  MDR-PARMEHUTU  est  peu considérable  ;  que  celle  de  l’ONU  et  celle  de  l’Église  catholique sont négligeables et qu’enfin celle de la communauté d’intersection communautaire  rwandaise  (APROSOMA,  RADER,  etc.)  est insignifiante.
Pour des raisons pratiques, ce manuel est subdiviséen deux tomes. Celui-ci  en  est  le  premier  et  traite  la  révolution  rwandaise,  la  première  République  rwandaise  et,  de  facto,l’évolution fatale du rapport des forces à la défaveur du premier et unique président de la première République Rwandaise,  en  l’occurrence  le  Dr  Grégoire  Kayibanda surnommé  Sebwigenge  (le  père  du  recouvrement  de l’indépendance).

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