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Terminologie rwandaise (inshobera-mahanga)

La justice au temps du Mwami Mibambwe II Sekarongoro II Gisanura [1609-1642] par Mwalimu Mureme Kubwimana

Le règne du Mwami Mibambwe II Gisanura a laissé au peuple rwandais un adage populaire couramment répandu « Ibyo ni urubanza rwaciliwe i Mutakara » et un message philosophique fort de l’égalité devant la Loi (L en majuscule), en l’occurrence l’Urutare-rwa-Kamegeli (= Le Rocher de Kamegeli).

1.      Ibyo ni urubanza rwaciliwe i Mutakara

Cet adage date du règne du Mwami Mibambwe II Gisanura en raison du sérieux qui dénotait les jugements qu’il rendait. Sa capitale préférée fut Mutakara-na-Nyamagana. De là découle l’adage dont il s’agit : « Cela est comparable à un jugement prononcé à Mutakara-na-Nyamagana ». C’est-à-dire qu’on n’a pas d’objection sur un sujet donné et qu’on est tout à fait d’accord. Autrement dit, cela veut dire que le point en question a déjà été éclairci, qu’il ne soulève plus de problèmes et qu’on accepte de ne pas y revenir. Indirectement, c’est une façon d’apprécier la qualité de la Justice rwandaise au temps du Mwami Mibambwe II Gisanura. Il fut en effet le premier monarque rwandais à faire pratiquer des enquêtes judiciaires avant le procès proprement dit.

2.      Urutare-rwa-Kamegeli (= le rocher de Kamegeli)

C’est un rocher historique sis à Ruhango sur la grand-route Butare-Kigali. Là fut brûlé un noble Tutsi appelé Kamegeli. Il avait eu l’idée sadique de proposer au Mwami d’inscrire sur la liste des peines à infliger, la peine de mort par brûlure sur un rocher chauffé à blanc. Le Mwami grimaça, mais ne dit rien. Dans peu, Kamegeli fut reconnu coupable d’un crime qui n’a pas trop retenu l’attention des mémorialistes. Alors le Mwami appliqua pour la première fois et pour la dernière fois sur Kamegeli la peine qu’il avait lui-même fait inscrire à l’Assemblée nationale des notables sur la liste des peines à infliger aux criminels. Urutare-rwa-Kamegeli est un symbole national de l’égalité devant la Loi (L en majuscule). Il interpelle les représentants du Peuple, les dirigeants et les juges à légiférer prudemment, à diriger prudemment et à juger prudemment. Tout individu a le devoir d’être bienveillant en pensée, en parole et en action, afin d’être un agent de paix sociale et un exemple pour les autres. Il est possible que les souffrances et les malheurs qu’on cause aux autres puissent un jour se retourner et s’abattre sur nous-mêmes et sur les nôtres. Urutare-rwa-Kamegeli est un message philosophique fort que le Mwami Mibambwe II Gisanura a voulu laisser au Peuple rwandais et spécialement à ses gouvernants. Un site touristique devrait être aménagé à cet endroit.        

Fait à Paris le 15 mars 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Centriste Gitériste-Kayibandiste, Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

  

 

Terminologie spéciale « Kinyarwanda » à usage majestueux

A. Introduction

Le présent article a pour but de passer en revue la terminologie spéciale « Kinyarwanda » à usage majestueux, en particulier au Rwanda ancien. Il s’agit ici de vocables pittoresques exclusivement réservés à la pratique du respect suprême qu’on doit au chef de l’état. Ce n’est pas la personne du chef de l’état qu’on respecte tant. Non. Normalement, le chef de l’état (= Umwami cyangwa Umukuru w’Igihugu) est le symbolisant de l’état-nation unitaire millénaire rwandais. C’est donc ce symbolisant qu’on se doit de tant respecter. En contrepartie, pour mériter tout cela, il est demandé au chef de l’état, ipso facto, de se décentrer, de ne pas être centré sur lui-même, de sortir de lui-même et d’être pleinement dans la société rwandaise. Il lui est demandé de s’engager à mort pour le développement de son pays. Il doit agir partout et en tout lieu par rapport aux intérêts suprêmes de la société rwandaise et non par rapport à ses intérêts personnels égoïstes. Pour sa part, la société rwandaise va prendre tous ses besoins fondamentaux matériels, économiques, financiers et autres en charge. Elle lui donne des avantages et des privilèges, de sorte qu’à aucun moment, il n’ait pas de problème de déplacement [= nicyo cyatumaga Umwami bamuremera. Ntiyarambagira mu Rwanda rwose n’amaguru ngo azabivemo. Buli musozi yageragaho baramuremeraga bakazakuranwa n’ab’ahandi], de logement, de nourriture, de frais d’éducation de ses enfants, d’habillement, de loisirs, etc. Bref, c’est un pacte social entre le chef de l’état et la société rwandaise. C’était cela le message de la Terminologie spéciale « Kinyarwanda » à usage majestueux. C’était très profond. Plaise au Ciel qu’il en soit ainsi au Rwanda contemporain !

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Les dictons historiques kinyarwanda (= ibirali by’insigamigani) datant du règne du Mwami Kigeli I Mukobanya [+/- 1378-1411]

1. Amagambo ahaliwe Nankana

Ce dicton est employé pour signaler qu’une situation troublée s’est retournée contre le fauteur de trouble. Il a été employé pour la première fois pour raconter les difficultés inouïes rencontrées par Nankana habitant à Ruhango-rwa-Kigali, pour avoir propagé la rumeur du décès du Mwami et plongé la population dans un faux deuil, au temps du Mwami Kigeli I Mukobanya. Les enquêtes appropriées ont attrapé Nankana en tant que point de départ de toutes ces rumeurs insensées. Nankana fut châtié d’une manière exemplaire pour avoir propagé une rumeur terrible, quoique de bonne foi. Lui-même l’avait apprise un soir des passants non identifiés à qui il venait de refuser le logement. Avant de s’en aller, ils lui ont fait cette méchante confidence. Il alla dire aux voisins : « Les nouvelles ne sont pas bonnes. Des gens qui viennent de passer par ici viennent de me dire que le Mwami est mort ». Puis la nouvelle se propagea de voisin à voisin.

Avant d’être donnée, toute information doit être impeccable, vérifiée et revérifiée. Une parole est impeccable si :

  • Elle est vraie : as-tu vérifié cette histoire ?
  • Elle est utile : est-ce vraiment utile de raconter cette histoire aux gens ?

Bref, si une histoire n’est ni vraie, ni agréable, ni utile, pourquoi vouloir la raconter aux gens ? Il est donc préférable de l’ignorer et de ne pas la colporter car il s’agit probablement d’un ragot destiné à nuire à quelqu’un. En t’associant à ce commérage, tu en deviens le complice.  

2. Kuba Gashobya

On appelle Gashobya, toute personne qui ne se laisse pas faire et qui, finalement, réussit à triompher de ses ennemis. Ce dicton a été employé pour la première fois à propos de Rugero, un chef rebelle Mufumbira qui avait fui le Bufumbira du roitelet-tyran Bushengero à la tête d’une compagnie guerrière appelée Imparamba. Tous les guerriers Imparamba allèrent s’installer dans la forêt primaire de montagne de Bigogwe sur le territoire rwandais. Le roitelet-tyran Bushengero complota avec le monarque rwandais Kigeli I Mukobanya pour les anéantir, mais leur coalition fut battue à plate couture. Ce que voyant, Kigeli I Mukobanya se retira de la coalition et ne voulut plus s’attaquer aux Imparamba de Rugero. Dès lors, Rugero put vaincre définitivement les armées de Bushengero et celles du Gikore-cy’Abalihira. Il alla enfin installer sa capitale à Kabare. Le nom Gashobya découle du verbe Gushobera (= résister aux ennemis ou être inaccessible). 

Le nom des athlètes « Imparamba » du Sud du Rwanda est emprunté à la compagnie guerrière Imparamba de Gashobya.   

3. Références bibliographiques : 

1) MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)

2) Mulihano Benoît, Ibirali by’insigamigani, PRINTER SET, Kigali, 1987

Fait à Paris, le 31 mai 2014 

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                          Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

Dictons Kinyarwanda (= ibirali by’insigamigani) datant du règne du Mwami Cyilima I Rugwe [1345-1378]

1. Ni amaburakindi

Ce dicton est employé pour regretter sa pauvreté et signifier qu’on aurait aimé offrir mieux et davantage, mais que malheureusement, on est limité. Il est surtout employé pour regretter un fait accompli contre lequel on ne peut rien. Il a été employé pour la première fois à propos de Kindi. Kindi était un bel homme très sage, aimé de tous et particulièrement de la Reine et du Roi du Bugesera. La Reine avait tout fait pour que Kindi devienne son amant, mais il avait catégoriquement refusé. Sur proposition de la Reine, Kindi fut destitué de toutes ses fonctions. De peur d’être livré au bourreau, il s’exila au Rwanda et fut remplacé par Rudabali au commandement de l’armée Abateracumu. Ce fut très difficilement et à contrecœur que Rudabali fut accepté par les guerriers Abateracumu, mécontents de la destitution de Kindi, c’est-à-dire à défaut de Kindi. Quand on n’a pas ce qu’on aime, on se contente de ce qu’on a. C’était au temps de Cyilima I Rugwe au Rwanda et de Nsoro I Bihembe au Bugesera.

Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)

2)      Mulihano Benoît, Ibirali by’insigamigani, PRINTER SET, Kigali, 1987

Fait à Paris, le 30 avril 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

 

 

Dénomination rwandaise des entités géographiques

  1. « Agahugu » = Une contrée, est un ensemble de quelques régions, mais cet ensemble est moins grand que le pays.
  2. « Intâra » = Une Région, est l’équivalent d’une préfecture.
  3. « Akarêre » = Une province, est l’équivalent d’une grande paroisse catholique rwandaise.
  4. « Akarêre » = Un district, est l’équivalent de quelques zones, mais il est moins grand qu’une province.
  5. « Umurênge » = Une Zone, est l’équivalent d’une colline ou de quelques petites collines.
  6. « Akarênge » = Une localité, est l’équivalent d’une portion de colline.
  7. « Agace » = Un quartier, est l’équivalent d’une portion de localité à propos de la quelle on s’informe moyennant la question « utuye mu kahe gace ? ».

Illustration :

On dira par exemple ce qui suit :

  • « Le Mwami Mutara III Rudahigwa a été enterré à Mwima, à Nyanza, en Busanza-Nord, dans la région de Butare ».
  •  « Le Mwami Kigeli III Ndabarasa a été enterré à Munanira, à Rutare, en Buganza, dans la région de Byumba ».

Fait à Paris, le 14 avril 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

 

Les axes de la circulation

On a en Kinyarwanda :  

      1.      une grand-route nationale = Nyabagendwa ;
      2.      Une chaussée = Nyabagendwa ;
      3.      Un boulevard = Nyabagendwa ;
      4.      Une route = Umuhanda ;
      5.      Une avenue = Ibarabara ;
      6.      Une rue = Umuhôra ;
      7.      Un chemin = Inzira ;
      8.      Un sentier = Akayira.
      9.       Une passerelle = Umugenderano

Fait à Paris, le 01 mars 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                              Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

Dénombrement et adjectifs numéraux cardinaux rwandais

En matière de dénombrement, les Rwandais savaient compter au maximum jusqu’à cent milliards comme suit :

1 = limwe (un)

10 = icumi (dix)

100 = ijana (cent)

1 000 = igihumbi (mille)

10 000 = agakwavu (dix milles)

100 000 = urukwavu (cent milles)

1 000 000 = agahumbagiza (un million)

10 000 000 = agapyisi (dix millions)

100 000 000 = impyisi (cent millions)

1 000 000 000 = Igihumbagiza (un milliard)

10 000 000 000 = akazovu (dix milliards)

100 000 000 000 = inzovu (cent milliards)

Nota bene : Ceci est une actualisation des chiffres de Mgr Alexis Kagame se rapportant au Rwanda ancien. Entre-temps la société rwandaise s’est beaucoup transformée. Il fallait en tenir compte aujourd’hui. Ceux-là sont donc les chiffres de Mureme Kubwimana (= imibare y’ubu). Ils modifient ipso facto les chiffres d’Alexis Kagame (= imibare ya kera).  

De là découlent les qualificatifs Kinyarwanda suivants :

Umukene nyakujya = un homme vivant dans la pauvreté absolue

Umukene = un homme désargenté (Nota bene : umutindi veut plutôt dire un homme foncièrement malhonnête. Même un financier peut être umutindi. Ça n’a rien à voir avec l’avoir) 

Segakwavu = un homme à bas revenu

Serukwavu = un homme à moyen revenu

Segapyisi = un décimillionnaire

Sempyisi  = un multimillionnaire

Sekazovu = un décimilliardaire

Senzovu = un multimilliardaire

Cela est quand même différent des noms de personnes suivants qui sont ambigus :

Gakwavu = petit lapin (allusion à)

Rukwavu = lapin (allusion à)

Gapfisi = petite hyène (allusion à)

Mpysi = hyène (allusion à)

Kazovu = petit éléphant (allusion à)

Nzovu  = éléphant (allusion à)

Ceux-ci sont des noms qui font, soit allusion au lapin, à l’hyène ou à l’éléphant, soit à une richesse abondante. Il appartient donc au porteur du nom de clarifier l’énigme. Le mieux serait donc d’être clair et net et de mettre le préfixe « Se » quand on fait allusion à une richesse abondante. Ici, le nom n’est qu’un vœu.  

Fait à Paris, le 27 février 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

 

 

 

Dénombrement et adjectifs numéraux cardinaux rwandais

En matière de dénombrement, les Rwandais savaient compter au maximum jusqu’à cent mille milliards comme suit :

1 = limwe (un)

10 = icumi (dix)

100 = ijana (cent)

1 000 = igihumbi (mille)

10 000 = agakwavu (dix milles)

100 000 = urukwavu (cent milles)

1 000 000 = agahumbagiza (un million)

10 000 000 = agapyisi (dix millions)

100 000 000 = impyisi (cent millions)

1 000 000 000 = Igihumbagiza (un milliard)

10 000 000 000 = akazovu (dix milliards)

100 000 000 000 = inzovu (cent milliards)

Nota bene : Ceci est une actualisation des chiffres de Mgr Alexis Kagame se rapportant au Rwanda ancien. Entre-temps la société rwandaise s’est beaucoup transformée. Il fallait en tenir compte aujourd’hui. Ceux-là sont donc les chiffres de Mureme Kubwimana (= imibare y’ubu). Ils modifient ipso facto les chiffres d’Alexis Kagame (= imibare ya kera).  

De là découlent les qualificatifs Kinyarwanda suivants :

Umukene nyakujya = un homme vivant dans la pauvreté absolue

Umukene = un homme désargenté (Nota bene : umutindi veut plutôt dire un homme foncièrement malhonnête. Même un financier peut être umutindi. Ça n’a rien à voir avec l’avoir) 

Segakwavu = un homme à bas revenu

Serukwavu = un homme à moyen revenu

Segapyisi = un décimillionnaire

Sempyisi  = un multimillionnaire

Sekazovu = un décimilliardaire

Senzovu = un multimilliardaire

Cela est quand même différent des noms de personnes suivants qui sont ambigus :

Gakwavu = petit lapin (allusion à)

Rukwavu = lapin (allusion à)

Gapfisi = petite hyène (allusion à)

Mpysi = hyène (allusion à)

Kazovu = petit éléphant (allusion à)

Nzovu  = éléphant (allusion à)

Ceux-ci sont des noms qui font, soit allusion au lapin, à l’hyène ou à l’éléphant, soit à une richesse abondante. Il appartient donc au porteur du nom de clarifier l’énigme. Le mieux serait donc d’être clair et net et de mettre le préfixe « Se » quand on fait allusion à une richesse abondante. Ici, le nom n’est qu’un vœu.  

Fait à Paris, le 27 février 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                  Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »