France – Jeune Afrique : Un journal manipulateur, spécieux, insidieux, et fallacieux aux manières corrompues. Étude de cas : « Jeune Afrique » au sujet du Burundi

Par Mwalimu MUREME Kubwimana

Le présent article a pour but de réfuter le contenu manipulateur, spécieux, insidieux et fallacieux de l’article que le Journal Jeune Afrique a publié en date du 27 mars 2016 sur le Burundi, intitulé « Le Rwanda cherche à « exporter » le génocide, accuse le parti au pouvoir au Burundi », trouvable sous le lien suivant : http://www.jeuneafrique.com/313710/politique/le-rwanda-cherche-a-exporter-le-genocide-au-burundi/ .

Dans l’article en revue, il est écrit ceci entre le 7ème et la fin du 8ème paragraphe : « Le courant extrémiste Hutu du CNDD-FDD, – sous-entendu le courant génocidaire Hutu du CNDD-FDD-, a été marginalisé jusqu’au début de cette crise —. C’est clair qu’il est désormais aux commandes dans ce pays, a déclaré à l’AFP un diplomate en poste au Burundi, sous couvert d’anonymat.  ——- ». Il s’agit là d’un montage grossier.

D’abord, rien ne prouve que ce soit vraiment exact qu’un diplomate en poste au Burundi ait déclaré cela à l’Agence France Presse (= AFP) sous couvert d’anonymat. Ensuite, il ne suffit pas qu’un diplomate en poste au Burundi déclare quelque chose à l’AFP sous couvert d’anonymat pour que ce soit d’office vrai. Enfin, quel intérêt à agir aurait-il, un vrai diplomate digne de l’être, par des moyens pareils ? Bref, on n’y croit pas du tout ! Donc, toute la charge de cette déclaration absolument fausse en retombe en général sur l’AFP et en particulier sur « Jeune Afrique ». Au fait, il s’agit d’une manipulation politique de l’opinion publique internationale. Et c’est absolument inadmissible.

Le fait est que « Jeune Afrique » est un journal pan-hima-tutsiste d’obédience néo-colonialiste, sans âme, sans logique, sans idéologie, sans esprit. Le fait est que ce n’est pas la vérité objective qui l’intéresse, en l’occurrence la réalité de l’hémicycle politique rwandais ou burundais. Ce qui l’intéresse, c’est d’encenser le tyran militaire sanguinaire sclérosé Paul Kagame Rwabujindili et de contribuer à ce qu’il se maintienne indéfiniment au pouvoir au Rwanda. Pour lors, Jeune Afrique utilise et combine généralement deux techniques de manipulation faciles, à savoir la technique du trope [= guhimba amazina] et la technique de la projection [= kugereka ku muntu ibya hehe ibya hehe].

La technique du trope [= guhimba amazina], consiste à nommer comme on veut tout ce qu’on veut, à toutes fins utiles et n’importe comment. De toutes les techniques de manipulation, c’est celle-ci qui est le plus souvent employée instinctivement pour salir et dévaloriser quelqu’un ou quelque chose, ou embellir et valoriser. Un intervenant trahit souvent exprès à l’avance ses intentions par les noms qu’il donne aux choses. De toute façon, l’objet existe indépendamment du nom qu’on lui donne. Par exemple, la plupart des Protestants s’appellent eux-mêmes « les Évangélistes ». Par contre, l’Église chrétienne catholique romaine, elle, détourne cette expression doctrinale de son sens propre en appelant ces Évangélistes « les Hérétiques ». Chaque Église chrétienne tire donc l’Évangile à soi.

De la même manière, le tyran militaire sanguinaire rwandais Paul Kagame Rwabujindili monopolise le patriotisme rwandais, renomme à son plaisir toutes les régions, toutes les provinces, tous les districts, toutes les zones, toutes les localités et tous les quartiers et répartit les citoyens rwandais suivant sa propre clé de répartition suivante :

  • Des patriotes Tutsi [= Intore z’Inkotanyi], soit ses supporters Tutsi.
  • Des Tutsi pourris [= Ibigarasha], soit les Tutsi opposants à son Totalitarisme moderne pan-hima-tutsiste d’obédience néo-colonialiste belge.
  • « Les Hutu et les Twa gentils exemplaires : Intore z’Abahutu n’Abatwa », soit les Hutu et les Twa tombés à deux genoux sous son joug tyrannique et totalitaire.
  • Des extrémistes génocidaires Hutu ou Twa [= Ibipîngamîzi], soit, sans distinction aucune, les Hutu ou les Twa opposants à son Totalitarisme moderne pan-hima-tutsiste d’obédience néo-colonialiste belge.

Voilà la sociologie politique rwandaise de Paul Kagame Rwabujindili. Ce sont des idées totalitaristes simplistes non conformes au lexique hémicyclique de Sociologie politique. Il instrumentalise le Génocide rwandais qu’il réduit uniquement et très faussement en la seule composante Tutsi. Ça s’appelle « le monopole idéologique » [= gufata sosiyete ukayitobanga uko ushaka, ntawe ukopfora].

En général, Jeune Afrique épouse sans réfléchir la sociologie politique rwandaise de son parrain Paul Kagame Rwabujindili. Il va même plus loin et fait du zèle en projetant des tropes typiquement rwandais sur la vie politique burundaise. C’est alors que les dirigeants du parti politique burundais CNDD-FDD sont appelés « des extrémistes Hutu (= sous-entendu des génocidaires Hutu): Ibipîngamîzi », -extrémistes Hutu étant un vocable très, très péjoratif ! Il s’agit manifestement d’une manipulation par la technique de la projection. Le Burundi n’est ni une province rwandaise, ni une propriété privée de Paul Kagame Rwabujindili. Il est donc non sensé d’analyser le discours politique burundais par rapport au Rwanda ou au Néo-colonialiste belge. Il faut plutôt analyser le discours politique burundais par rapport au Burundi lui-même et même pas, contrairement au Rwanda, par rapport à Pierre Nkurunziza. Pierre Nkurunziza est un vrai Chef d’État africain moderne. Mais, il n’est pas le Burundi, au contraire du Rwanda, où le fait est que « Le Rwanda, c’est Paul Kagame Rwabujindili » !

Voilà donc le danger de la projection quand on n’est plus dans le même modèle. La réalité réelle burundaise est différente de la réalité réelle rwandaise. Les caractéristiques de la sphère politique rwandaise sont typiquement propres au Rwanda. Elles ne sont pas transposables au Burundi. Au Burundi, il est absolument non correct de parler d’extrémistes (= génocidaires) Hutu [= Ibipîngamîzi] ou de Tutsi pourris et consorts [= Ibigarasha]. Et d’ailleurs, si jamais par hasard, il était permis de tout confondre, alors là les extrémistes Hutu [= Ibipîngamîzi ] ne devraient même pas être les dirigeants Hutu du parti politique CNDD-FDD au pouvoir, mais plutôt les Jean Minani, Léonce Ngendakumana, Sylvestre Ntibantunganya, Domitien Ndayizeye, Charles Nditije, Audifax Ndabitoreye, Pancrace Cimpaye, Pierre Claver Mbonimpa, Hussein Radjabu, Léonard Nyangoma, Pie Ntavyohanyuma, Gervais Rufyikiri, etc. Les Tutsi pourris et consorts [= Ibigarasha] ne devraient même pas être les dirigeants Tutsi du CNDD-FDD ou de l’UPRONA reconnue, mais plutôt les Pierre Buyoya, Jean Baptiste Bagaza, Alexis Sinduhije, Evariste Ngayimpenda, Bernard Busokoza, Jacques Gasuhuke, Mireille Mizero, Thérence Ndikumasabo, Yves Sahinguvu, Tatien Sibomana, Pacifique Nininahazwe, Vital Nshimirimana, David Gakunzi, Margueritte Barankitse, Teddy Mazina, Kadja Nin fille de Ntiruhwama, etc.

Ainsi vient-il d’être prouvé que « Jeune Afrique » pense et juge de travers. Il a tort de manipuler l’opinion publique internationale dans une affaire de court terme très limpide. Le CNDD-FDD n’est pas un parti politique de l’opposition au FPR-Inkotanyi. Non ! C’est le parti politique burundais dirigeant le rassemblement majoritaire gestionnaire de la société burundaise. Il y a égalité souveraine entre l’État rwandais et l’État burundais. Le CNDD-FDD est donc bien fondé à mettre en œuvre la responsabilité internationale de l’État voyou rwandais pour faits internationalement illicites.

Pour abattre le Totalitarisme moderne pan-hima-tutsiste d’obédience néo-colonialiste belge, il faut assurément des hommes et des femmes extrêmement déterminés. L’extrême détermination n’a rien à voir avec l’extrémisme génocidaire Hutu ou le Pan-Hutisme rwandais des années 1994, -qui est une hérésie politique autant condamnable que le Pan-Hima-Tutsisme. Il ne faudrait donc rien instrumentaliser. La lutte contre l’oppression Hima-Tutsi pan-hima-tutsiste rwandaise et ses faits internationalement illicites est un devoir qui implique justement une extrême détermination. C’est ça qui inquiète « Jeune Afrique ». Il a peur pour son complice ou plutôt pour ses propres enjeux financiers. Un point, c’est tout !

En bref, « Jeune Afrique » est un journal extrémiste manipulateur d’obédience néo-colonialiste. C’est une bande de charlatans. C’est un journal sot et maladroit qui s’est mis à plat ventre devant le tyran militaire sanguinaire sclérosé Paul Kagame Rwabujindili. À force de se faire inviter à Kigali pour un rien, « Jeune Afrique » est passé à l’état d’encenseur de tyran. Oh ! Ce rien-du-tout, on sait maintenant comment il le gagne, l’argent ! C’est un instrument de Néo-colonialisme et un laquais du Pan-Hima-Tutsisme. Donc, son dire sur le Rwanda et le Burundi est un discours futile et frivole, entaché de vice et de corruption. Même son nom en soi, -« Jeune Afrique »-, est absolument fallacieux. Le peuple rwandais et le peuple burundais ne sont pas des peuples jeunes. Le Rwanda et le Burundi sont des États-Nations unitaires millénaires de beaucoup plus vieux que la Belgique créée au 19ème siècle en 1 830, voilà seulement 186 ans. Même pas deux siècles ! Cela va sans dire que le colonisateur n’est pas forcément plus vieux que le colonisé et que « Jeune Afrique » n’a rien dans la tête.

Fait à Paris, le 31 mars 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana,

Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir vous adresser à l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&sr=7

CACHET MCR