La part de responsabilité des Habyalimanistes (= Banyakazu), dans la chute très sanglante de Kigali en juillet 1994, est dominante et très flagrante. Contrairement aux racontars fallacieux colportés par des Banyakazu, leurs marionnettes et autres girouettes, Joseph Nzirorera est l’un des hommes les plus malhonnêtes ; Agathe Kanziga Nyirarutemayeze la Reine Mère la plus fausse et Aloys Ntiwiragabo l’un des agents secrets les plus pervers de toute l’Histoire du Rwanda.

PP MUREME 26072014

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]                                           

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 A. Remarque générale

Toute reproduction et représentation intégrale ou partielle, par quelque procédé que ce soit, des pages ou des photos publiées dans nos ouvrages ou sur notre site web http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/ sans notre autorisation, est illicite et constitue une contrefaçon [= ubujura].

 B. Introduction

D’emblée, il importerait de préciser que le présent article ne fait pas de l’Histoire. Il ne s’agit pas d’une Analyse historique. Il fait de la Sociologie politique rwandaise. Il s’agit d’un regard mais un regard seulement parmi tant d’autres regards possibles sur l’objet politique rwandais. Il s’agit d’un regard centriste révolutionnaire rwandais. Il ne plaide ni pour ni contre personne. Il ne cherche pas les coupables. Franchement, qu’on se rassure, cette analyse du passé n’est pas faite pour découvrir les coupables, mais les causes, afin de mieux traiter la société rwandaise moyennant le meilleur projet de société qui soit. Il ne sert à rien d’accuser le passé, mais il faut savoir remédier aux situations présentes en comprenant mieux leur raison. Refuser de traiter les causes de peur de blesser les responsables est une politique de l’autruche. La Sociologie politique rwandaise ne perçoit pas les comportements comme des délits mais plutôt comme des paramètres de variables qualitatives explicatives. C’est donc dans l’Histoire du Rwanda qu’il faut rechercher les variables qualitatives explicatives des phénomènes politiques collectifs courants et c’est sur cette base qu’on peut élaborer un projet de transformation et de maîtrise de la transformation de la société rwandaise. Au fait, plusieurs causes, ayant été mises en jeu dans le passé récent ou lointain, sont entrain de produire leurs effets dans le présent. Le néo-colonialisme belge, le totalitarisme moderne habyalimaniste ou rwâkagâriste, l’auto colonisation Akazu, l’auto colonisation Igiti, ont complètement détraqué les esprits. Parmi ces causes, il faut noter la chute trop sanglante de Kigali en juillet 1994 et la débandade de la sous population hutu rwandaise et en déterminer le paramètre principal.

 C. Le regard tortueux des Habyalimanistes

On cherche à savoir pourquoi et comment il s’est fait que l’armée mono régionale belgo-kiga de Juvénal Habyalimana Rutemayeze a été vaincue et qu’ainsi elle a précipité la sous population hutu dans de cruelles souffrances, alors que celle-ci se faisait l’illusion d’avoir une armée. En gros, à cette question, les Habyalimanistes citent trois variables qualitatives explicatives, à savoir :

  • Le ministre des Finances Marc Rugenera a refusé d’ordonnancer et de payer les commandes de munitions et les pièces détachées d’hélicoptères.
  • L’avion du président a été abattu par ceux-là mêmes qui avaient planifié le génocide des Hutu Centristes et des Tutsi. [= Il est à bien noter que tous les Tutsi ou tous les Hutu Centristes exterminés n’étaient pas des politiques].
  • L’embargo sur les armes qui a été injustement décrété par l’ONU.
  1. Le ministre des Finances Marc Rugenera a refusé d’ordonnancer et de payer les commandes de munitions et les pièces détachées d’hélicoptères. Comment cela s’est-il passé ?

Pour le point de vue de l’Akazu, c’est tout simple. Le responsable de la chute de Kigali et de la débandade de la sous population hutu, c’est Marc Rugenera. « L’analyse des principales causes de la défaite des FAR serait incomplète si elle n’intégrait pas le refus du nouveau ministre des finances, Marc Rugenera, d’honorer les commandes d’armes et de minutions pour les FAR, écrit Emmanuel Neretse » (Neretse, 2010) .C’est très discutable.

Oui, c’est vrai, le nouveau ministre des Finances, Marc Rugenera a refusé d’honorer les commandes d’armes et de minutions pour les FAR. Mais est-ce vraiment une principale cause de la défaite des FAR ? Comment cela s’est-il passé ?

Il est d’abord à faire remarquer qu’en guise de préparation à l’assaut final sur Kigali, le FPR intensifia ses opérations d’espionnage. Le chercheur Habyalimaniste Augustin Ngirabatware prétend que le directeur du service central des renseignements, Augustin Iyamuremye, était un agent double (Ngirabatware, 2006). Il omet de préciser que le service des renseignements militaires était entre les mains du Habyalimaniste (= Munyakazu) Aloys Ntiwiragabo. Il rappelle que le service des renseignements civils avait été confié à une personnalité de l’opposition, Augustin Iyamuremye et affirme qu’il a joué un rôle essentiel dans la fourniture des renseignements militaires au FPR. Le problème n’était pas qu’il militait dans un parti d’opposition. Le souci était, dit-il, de confier le service des renseignements du pays à quelqu’un qui jouait visiblement une duplicité et qui couvrait tous les assassinats politiques perpétrés par les escadrons de la mort du FPR. C’est absolument faux. C’est de l’anachronisme. À l’époque des faits, Augustin Iyamuremye n’était pas un agent double. Il n’a joué aucun rôle dans la fourniture des renseignements militaires au FPR. Il ne jouait pas de duplicité. Enfin, il était sous les ordres du Premier ministre à qui il faisait des rapports et à personne d’autre. De source bien informée, il ne se connaissait avec personne au FPR et n’avait aucune sympathie pour le FPR.

Par contre, seuls, les chercheurs rwandais James Gasana (= un non Habyalimaniste) (Gasana, 2006) et Emmanuel Neretse (= un Habyalimaniste Munyakazu) sont sur la bonne voie. C’est grâce à deux grands espions dirigeant le ministère des Finances que le FPR était au courant de tout, à savoir Marc Rugenera, ministre des Finances et Jean-Marie-Vianney Mbaguta, son conseiller technique. Marc Rugenera ne se connaissait avec personne au FPR, -même pas avec Pasteur Bizimungu-, mais il avait une grande sympathie pour le FPR. C’est vrai. Par contre, son conseiller technique et ami politique, Jean-Marie-Vianney Mbaguta, était plus au service du FPR que du P.S.D. ou du ministère des Finances. C’était un FPR pur et dur. Or, il était manifeste que le régime Akazu touchait à sa fin. Marc Rugenera espérait se maintenir au prochain régime. Son amitié avec JMV Mbaguta était politique.

Pour mieux accaparer le ministre, JMV Mbaguta passait sa journée de bureau en bureau, entrain d’entrechoquer les chefs de service et de semer la division entre le ministre et ses collaborateurs Hutu. C’était un retors noble Tutsi originaire de Butare. Un climat lourd de méfiance et une grande tension régnait entre d’un côté le ministre, et de l’autre côté son directeur de cabinet Emmanuel Ndindabahizi, son conseiller aux affaires politiques et administratives Sylvestre Nsengiyumva. Il y avait tellement de brouillard au ministère des Finances que personne ne savait au juste ce qui s’y passait, à part Marc Rugenera et JMV Mbaguta. Ce ne sera qu’après la guerre qu’on y verra clair. Les rapports de contrôle financier des camps militaires étaient destinés à l’état-major du FPR à Mulindi. Celui-ci avait régulièrement les rapports des immobilisations corporelles, des stocks et des matières et fournitures des FAR. Par ailleurs, grâce à la main mise du ministre Marc Rugenera et de son conseiller technique sur le trésor public, ils contrôlaient tous les déplacements du président Juvénal Habyalimana Rutemayeze et toutes les commandes des FAR.

De droit, toute dépense publique doit d’abord être engagée par le département demandeur, ensuite visée et ordonnancée au ministère des Finances. Toutes ces informations confidentielles étaient communiquées au FPR. C’est ainsi que le commandement du FPR apprit du ministre des Finances Marc Rugenera et de son conseiller technique JMV Mbaguta que les FAR n’avaient plus en stock que des minutions pour 4 jours de combats. D’après le témoignage avéré de James Gasana, le ministère de la Défense venait de présenter au ministère des Finances des commandes de minutions en Afrique du Sud et en Égypte. Pour les faire viser et les faire ordonnancer, Marc Rugenera et JMV Mbaguta exigèrent des justifications. C’est alors que le ministère de la Défense fut obligé de révéler l’importance des minutions existantes. Il n’avait plus de minutions que pour quatre jours de combat. À cette nouvelle, le FPR jubila et prépara son coup final. Il savait très bien que l’Akazu est marquée par le caractère actif primaire. C’est un caractère dont il est facile de contrôler les réactions. Il planifia donc de provoquer des affrontements intertribaux en commettant une action qui pût faire basculer le pays dans le chaos. Il était prévu que les FAR gaspilleraient leurs minutions restantes dans ce chaos ; que ce chaos servirait de prétexte pour reprendre les hostilités et de prétexte pour demander un embargo sur les armes à l’encontre du Rwanda. Il était prévu d’attaquer les FAR sur tous les fronts, de manière à les amener à épuiser vite leurs stocks de 4 jours.

Cependant, l’inventaire du ministère de la Défense était incomplet, attendu que la garde présidentielle et l’Akazu cachaient beaucoup d’armes et de minutions inconnues chez des particuliers, souvent sous terre dans des propriétés privées des Banyakazu, dans des champs de pomme de terre ou de bananeraies, voire même dans des entrepôts privés. En cas de mise en place du GTBE, cet armement eût dû servir aux violences électorales. Au fait, l’ennemi principal ciblé n’était pas les Tutsi mais plutôt « les Hutu Banyenduga alliés aux Bakiga non Habyalimanistes » majoritaires et favoris aux élections présidentielles éventuelles. Il fallait à tout prix se préparer à extorquer au peuple rwandais l’élection de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Pour commencer, il fallait les diviser et les terroriser. Voilà ce qui était enseigné en cachette aux Interahamwe par des experts étrangers inconnus et très chèrement payés qui venaient donner des cours secrets dans des sales sécurisées, portes, fenêtres et rideaux fermés. C’est grâce à ce stock caché que le génocide rwandais a été possible. Il avait été planifié des violences électorales. Au vu de la mort de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, la planification fut modifiée en catastrophe et c’est le génocide des Tutsis dits « abagome » et des Hutus Centristes dits « abagambanyi » qui a eu lieu. Début avril 1994, les Bakiga Habyalimanistes étaient décidés à tout : « C’est Juvénal Habyalimana ou le chaos. Sans Habyalimana, il n’y a pas de pays ! ». C’est ça la planification provisoire du génocide. La planification définitive est intervenue directement après l’abattage du Falcon 50 présidentiel.

Bref, il y aurait lieu de préciser que, même après la présentation des explications demandées, Marc Rugenera et JMV Mbaguta n’ont jamais voulu faire passer la commande des minutions réclamées. À ce propos, le chercheur rwandais Emmanuel Neretse a formulé le commentaire suivant : « L’analyse des principales causes de la défaite des FAR serait incomplète si elle n’intégrait pas le refus du nouveau ministre des Finances, Marc Rugenera, d’honorer les commandes d’armes et de minutions pour les FAR. Certes, l’embargo imposé unilatéralement aux FAR par le Conseil de sécurité de l’ONU a enfoncé le clou en avalisant des décisions impopulaires à la limite de la trahison. Mais ne faut-il pas voir dans cette démarche la preuve supplémentaire que certains acteurs politiques rwandais agissaient sous la caution de certains membres de l’ONU qui téléguidaient les événements au Rwanda ? ». Cette analyse d’Emmanuel Neretse est mi-vraie, mi-fausse. Oui, Marc Rugenera a refusé d’honorer les commandes d’armes et de minutions pour les FAR. Mais, Marc Rugenera et JMV Mbaguta n’agissaient pas sous la caution de certains membres de l’ONU qui téléguidaient les événements au Rwanda. Pas du tout ! En définitive, il se révèle que, des deux témoignages, le témoignage tout à fait véridique est celui de James Gasana.

Enfin il importerait d’y ajouter aussi le refus catégorique du ministre Marc Rugenera, sur conseil de son conseiller technique JMV Mbaguta, de faire passer la commande du ministère de la Défense destinée à importer des pièces de rechange pour un hélicoptère militaire qui se retrouvait en panne à Kanombe. Le ministre Marc Rugenera bloquera complètement le dossier jusqu’au bout malgré les supplications de l’état-major général. L’hélicoptère militaire ne servit plus à rien et au bout du compte, il sera trouvé à l’aéroport international Grégoire Kayibanda par la rébellion Tutsi au moment de la prise de Kanombe. JMV Mbaguta a rendu énormément de services au FPR en collaboration étroite avec Marc Rugenera. S’il ne fût mort, il serait certainement aujourd’hui un homme politique très important du régime Igiti : en tout cas, plus que le Dr Vincent Biruta. [= Visenti Biruta ni Maburakindi. Babuze Mbaguta bapfa gufata Biruta]. La perte de JMV Mbaguta fut une perte énorme pour le FPR.

Il est tout de même à ajouter qu’il semblerait que les services des renseignements kiga aient pu quand même découvrir le double jeu de JMV Mbaguta, à telle enseigne que dès le début du génocide rwandais, il a été recherché chez lui, trouvé et lynché. Marc Rugenera pourra s’échapper. Aujourd’hui il est très respecté par le FPR en souvenir de sa franche collaboration avec JMV Mbaguta (= un noble Tutsi apparenté à Paul Kagame, natif de Gatovu aux environs de Ruhashya, dans la région de Butare). Aujourd’hui, Marc Rugenera est un Kagamiste, agissant de connivence avec Jean Sayinzoga.

Somme toute, Marc Rugenera commettait des malversations financières [= yali igisambo] au ministère des Finances. Néanmoins, il ne faudrait pas le grossir mille fois [= kumugira ishyano rwose]. Il volait pour assouvir ses propres besoins et non pas parce qu’il hait le Rwanda [= kwita umuntu inyangarwanda si byo]. Marc Rugenera n’était pas aussi grand voleur que Juvénal Habyalimana Rutemayeze, Séraphin Rwabukumba, Protais Zigiranyirazo, Félicien Kabuga, Michel Bagaragaza, Pierre Basabose, Aloys Nsekalije, Laurent Serubuga, André Nzabandora, Élie Sagatwa, Donat Munyanganizi, Alphonse Ntilivamunda, P.C. Ndagijimana, etc. Si l’Akazu n’eût pas trop volé, il eût eu assez d’argent sur le compte de l’O.T. au moment de l’arrivée de Rugenera au ministère des Finances.

Il ne faudrait pas non plus prendre Marc Rugenera pour un grand champion de politique. C’est un homme d’affaires. Ce n’est pas un homme politique. Le travail écrit et la Science politique ne l’intéressent pas. Il croyait aux accords de paix d’Arusha. Presque tout le monde croyait naïvement au gouvernement d’union nationale de transition à base élargie. Lui aussi ! Non ! En dehors de ce débat, Marc Rugenera ne planifiait rien tout. Il ne planifiait donc pas la chute de Kigali et la débandade de la sous-population hutu.

Certes, il a un caractère insensible aux sentiments collectifs. C’est vrai. Il a le goût du gain et le goût de l’argent. Son goût de l’argent est excessif. Son goût du gain est colossal. Il maîtrise l’art d’acquérir de l’argent. C’est un jongleur. Il est très fort dans l’art de camoufler sa pensée. Il sait très bien feindre. Il n’a pas d’idéologie. Sa vraie idéologie, c’est l’argent. Il a un caractère sanguin primesautier. C’est certainement un caractère dont la société a très grandement besoin. On n’en disconvient pas. C’est un caractère tout à fait indiqué pour le secteur privé. Mais ce n’est pas un caractère à placer à la tête du ministère des Finances dans une situation critique. Dans ce cas-là, il faut plutôt y placer un caractère flegmatique, un caractère passionné ou un caractère sentimental. Ce sont là les trois caractères les plus patriotes et les moins égoïstes de tous.

En 1994, marquée par l’activité primaire, l’opposition politique rwandaise intérieure n’y comprenait rien du tout. Elle cafouillait autant que l’Akazu. Les deux étaient très mal organisées. Seuls des postes les intéressaient. Ce n’était pas des stratèges calculateurs. Le groupe social le mieux organisé, c’était le FPR. Or, lui-même n’était pas intéressé par le peuple rwandais. Voilà, et voilà [= Ngayo, nguko !] !

  1. L’avion du président a été abattu par ceux-là mêmes qui avaient planifié le génocide des Hutu Centristes et des Tutsi.

Les Habyalimanistes disent que le FPR de Paul Kagame Rwabujindili a abattu l’avion du président Juvénal Habyalimana Rutemayeze pour démarrer le génocide des Tutsi dits « abagome » et des Hutu Centristes dits « abagambanyi » qu’il avait planifié. Ils disent qu’ils l’ont commis ne le sachant pas et ne le voulant pas. Ils disent que c’est le FPR de Paul Kagame Rwabujindili qui savait tout cela et qui voulait tout cela. Donc, c’est lui le responsable de tout cela et non l’Akazu qui n’a jamais existé. Ce n’est pas du tout malin d’avancer cela [= Ayo ni amâgâmbure n’amatakirangoyi]. Les Bakiga Habyalimanistes Banyakazu sont trop bien formés dans l’art de la manipulation. Ils sont moins combattifs que les Tutsi Banyegiti mais plus manipulateurs qu’eux, c’est-à-dire trop manipulateurs et partant, moins retors qu’eux et donc plus faciles à déstabiliser. Et c’est justement le trop de manipulation politique anonyme, -faite par des officiers supérieurs militaires Bakiga masqués-, qui les dessert. En somme, la manipulation politique des officiers supérieurs militaires Bakiga Habyalimanistes est improductive. Trop ne vaut rien. Les brigands habyalimanistes n’ont pas le courage de dire qui ils sont, -des Habyalimanistes c’est-à-dire des Banyakazu-, et ils voudraient qu’on est confiance en eux.

En vérité, abattre l’avion présidentiel est un événement : planifier le génocide des Hutu Centristes et des Tutsi est un autre événement. Les deux événements sont corrélés, c’est-à-dire qu’ils sont influencés par les mêmes choses et que les deux belligérants s’observent, s’épient et s’étudient. Mais il n’y a pas de lien causal entre eux.

Le modèle Akazu est un modèle mystificateur animé par des officiers supérieurs militaires Kiga Habyalimanistes vaincus. Incapables de faire de la politique, ils sont toujours entrain d’expliquer leur défaite militaire, leur repli tactique et leur future reconquête du pouvoir au Rwanda grâce aux F.D.L.R. Ils nient évidemment le génocide des Tutsi et des Hutu centristes qu’ils ont planifié et exécuté. Ils se moquent des preuves accablantes exhibées un peu partout, au T.P.I.R. d’Arusha et dans n’importe quelle justice nationale ou internationale. Ils se moquent de la position claire et nette de l’ONU là-dessus. Il est donc inutile de discuter avec eux. Ils le font exprès. Ce sont des animaux. Ce sont des démons. Par leur coup d’État néo colonialiste belge du 05 juillet 1973, ils ont enfoncé le peuple rwandais dans la misère et le chaos.

Voilà pourquoi, les Habyalimanistes manipulent l’Histoire du Rwanda. Ils font manifestement fi du Totalitarisme moderne habyalimaniste et de l’auto colonisation Akazu. Ils osent même raconter que la guerre 1990-1994 était injustifiée et non sensée. La guerre 1990-1994 était absolument nécessaire. Assurément, la résistance à l’oppression est un devoir qui implique, au besoin, le recours à la violence politique. Cependant, même en cas de guerre, chaque belligérant est responsable de ses actes. Le raisonnement comme quoi l’Akazu et consorts ont commis un génocide planifié par l’autre camp est typiquement fallacieux. Il s’agit de fausser les causes et les conséquences et partant, de fausser exprès les implications. En Kinyarwanda, cela veut dire « gupacapaca ».

D’après ce raisonnement erroné, l’attentat du 06 avril 1994 a déclenché le génocide des Tutsi dits « Abagome » et des Hutu centristes dits « Abagambanyi ». Donc, c’est celui qui a planifié cet attentat qui a planifié le génocide en question. Et d’ailleurs, disent les Habyalimanistes, le FPR a commis des massacres de masse [= effectivement qualifiables de crimes contre l’Humanité]. Il s’agit au fait d’une gigantesque manipulation. Ce n’est pas parce qu’un avion présidentiel est abattu ou qu’un chef d’État est tué qu’on doit détruire des populations-, qualifiées d’opposantes-, pacifiques, innocentes et non armées. Ce n’est pas parce que le FPR a commis des massacres de masse, –effectivement qualifiables de crimes contre l’Humanité-, que l’Akazu et consorts doivent être absous. Il y avait plusieurs façons de réagir à cet évènement. L’Akazu et consorts ont opté pour la pire. La Justice veut que chacun réponde pour ses œuvres. Aucune échappatoire possible ! Aucun moyen de s’en tirer !

  1. Certes, dit l’Akazu, l’embargo imposé unilatéralement aux FAR par le Conseil de sécurité de l’ONU a enfoncé le clou en avalisant des décisions impopulaires à la limite de la trahison.

Cet argument est parfaitement déplacé et absolument faux. Ce ne sont ni les armes ni les munitions qui ont manqué à l’armée mono régionale kiga puisqu’il y en a eu assez pour pouvoir planifier et exécuter le génocide des Tutsi dits « Abagome » et des Hutus Centristes dits « Abagambanyi ». Ce qui a manqué aux militaires Bakiga Habyalimanistes, c’est la combattivité. Les militaires Bakiga Habyalimanistes sont des paquets de graisse, plus prêts à détruire des populations rwandaises qu’à se battre contre un véritable ennemi. Le fait est que le 09 avril 1994, un nouveau ministre des Finances à la solde de l’Akazu a été vraiment désigné par Théoneste Bagosora, en l’occurrence Emmanuel Ndindabahizi. Voilà la preuve que tout ce qu’avait bloqué Marc Rugenera pouvait enfin être débloqué. Par ailleurs, l’embargo imposé unilatéralement aux FAR par le Conseil de sécurité de l’ONU n’a enfoncé aucun clou d’autant plus qu’il ne voulait absolument rien dire. En effet, comme on va le voir ci-bas, le Zaïre de Mobutu Sese Seko offrait carrément tous les voies et moyens de contourner cet embargo bidon, ni vu ni connu. Donc, la véritable explication se trouve ailleurs. Il ne faut rien exagérer.

Il n’est pas possible d’expliquer la défaite de l’armée mono régionale Kiga de Juvénal Habyalimana Rutemayeze sans préalablement comprendre comment fonctionnait le système politique tyrannique et totalitaire « Akazu ». Tout régime qui gouverne par la violence est voué à l’échec. Juvénal Habyalimana Rutemeyeze est le tyran militaire sanguinaire le plus totalitaire et le plus débridé de toute l’Histoire du Rwanda. Après sa mort, la vermine habyalimaniste l’a prouvé de plus bel.

 D. La vraie explication de la chute très sanglante de Kigali en juillet 1994 et de la débandade de la sous population hutu rwandaise.  

La chute très sanglante de Kigali en juillet 1994 et la débandade de la sous population hutu rwandaise s’expliquent par le génocide des Tutsi dits « Abagome » et des Hutu Centristes dits « Abagambanyi ». Celui-ci s’explique principalement par la mort du général-major Déogratias Nsabimana alias Castar et la désorganisation de l’état major, par les réactions génocidaires de la Reine Mère Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et du corégent Protais Zigiranyirazo, tandis que la débandade de la sous population hutu rwandaise s’explique principalement par la gabegie des mafiosi habyalimanistes, par le trouble dans l’Akazu et par bien d’autres variables endogènes qualitatives explicatives. Il faut appeler les choses par leur vrai nom. Du 06 juillet 1994 au 04 juillet 1994, le Rwanda était dirigé par la Reine Mère Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et le corégent, son frère Protais Zigiranyirazo, en attendant l’élection d’un futur président hypothétique, en l’occurrence le Habyalimaniste (= Munyakazu) Joseph Nzirorera (= leur homme).

  1. La mort du général-major Déogratias Nsabimana alias Castar et la désorganisation de l’état major des FAR

La mort du général-major Déogratias Nsabimana alias Castar était perçue jusqu’ici comme une énigme de l’Histoire du Rwanda et était interprétée diversement. Les investigations ont prouvé qu’il n’était pas initialement prévu sur la liste de la délégation qui devait se rendre à Dar-es-Salaam le 06 avril 1994. C’est moyennant un coup de maître que le FPR (= Inkotanyi) l’a fait ajouter sur la liste. Les services secrets des Inkotanyi étaient très efficaces. Ils savaient parfaitement qu’Élie Sagatwa manipulait Juvénal Habyalimana Rutemayeze ; qu’Élie Sagatwa était un serviteur fidèle d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze ; et que celle-ci avait elle aussi une grande amie à Kamonyi qui la manipulait, en l’occurrence Scholastique Mukakimenyi.

Par parenthèse, Scholastique Mukakimenyi était confidente d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, de longue date. Elle était la femme d’un ancien sous-chef Tutsi nommé Kanimba. C’est une femme Tutsie très intéressée par l’occultisme. Au départ, elle espionnait les Tutsis et les sensibilisait au profit du régime Akazu. Pendant la guerre du FPR, elle espionnait plutôt pour le FPR. Elle vit aujourd’hui à Bujumbura, au Burundi.

Bref, il s’est révélé qu’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze se laissait facilement manipuler par ses meilleures amies, d’autant plus que c’est par une de ses amies que le coup d’État de Théoneste Lizinde a été éventé. C’est donc par Scholastique Mukakimenyi que le FPR introduisit son coup. Il fallait aussi que le chef d’état major de l’armée disparût et fût tué dans le même avion. Scholastique Mukakimenyi rapporta à Agathe Kanziga Nyirarutemayeze une très mauvaise nouvelle concernant son mari. Déogratias Nsabimana alias Castar est près de commettre un coup d’État en l’absence de son mari Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Il fallait le tenir à l’œil. Kanziga Nyirarutemayeze informa immédiatement Élie Sagatwa qui intima à Nsabimana l’ordre de se dépêcher pour une mission urgente à Dar-es-Salaam. Nsabimana accourut dare-dare. Il mourut le soir même dans le Falcon 50 présidentiel.

Il est à faire remarquer que la mort de Déogratias Nsabimana était très désirée par le FPR, non pas pour donner lieu au génocide des Tutsi et des Hutu Centristes mais plutôt pour affaiblir les FAR et permettre la victoire du FPR. Cependant, ce fut une arme à double tranchant car c’est la disparition de Déogratias Nsabimana qui a épanoui les forces génocidaires habyalimanistes. Avec Déogratias Nsabimana à la tête des FAR, le génocide rwandais n’eût pas été aussi facile qu’il l’a été. Au fait, le FPR a commis des erreurs de calcul. Et ce sont ces erreurs de calcul que des profanes interprètent très mal et analysent très mal. Il ne faudrait pas prendre Paul Kagame Rwabujindili pour un excellent concepteur, un stratège calculateur et un champion de politique, capable de planifier des choses au millimètre près, ni en 1990-1994, ni après. Ce n’est pas vrai. Le mythe de Paul Kagame Rwabujindili est absurde. À l’époque des faits, Paul Kagame Rwabujindili est un piètre planificateur. Il n’est pas du tout bien formé. Il agit sous la supervision directe du président ougandais Yoweri Kaguta Museveni. Tout simplement, c’est un rebelle qui a un caractère puissant, très discipliné, très dur et extrêmement déterminé. L’obstacle le provoque. C’est un casseur et ses réactions ne sont pas très intelligentes.

Pour sa part, Juvénal Habyalimana Rutemayeze n’est pas un homme avisé. Il n’agit pas avec à-propos et intelligence après avoir mûrement réfléchi. Il a un caractère colérique débridé. Il a des défauts d’intelligence [= ni umuswa]. De 1982 à 1986, il a soutenu à fond la rébellion de Yoweri Kaguta Museveni malgré le désaveu de Mobutu Sese Seko et de Milton Obote qui lui signifiaient qu’il était entrain de porter malheurs au Plateau africain des grands lacs. C’était un être bouché. S’il fallait vraiment un dictateur militaire Hutu, faillait-il vraiment un « Ikigolyi » de cet acabit ? Les militaires Bakiga Banyakazu sont des nouilles. [= Amaze kwica Nyakubahwa Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, gutsembatsemba Abanyenduga, no kumvisha Abakiga batamwemera, yagize ubwoba. Ni uko yanga ko Abanyenduga n’abo Bakiga ahiga bazamushibukana. Ni uko Nyamwongerabibi, asanga icyazabamushoboza burundu ali ukwiyegereza Intagondwa z’Abatutsi ! Maze ajya kubagabira Uganda. ]. Voilà, et voilà ! Le 06 avril 1994, il se rend à Dar-Es-Salaam, malgré, -encore une autre fois-, la désapprobation directe, claire et nette de Mobutu Sese Seko. Celui-ci lui a répété trois fois : « N’y va pas ! N’y va pas !  N’y va pas !  ». Et il y est allé. C’est bizarre mais en vérité, le hasard n’existe pas. Le hasard est le résultat de quelque chose qu’on ignore. Dieu seul sait. Il existe des lois naturelles et on ne badine pas avec elles. Juvénal Habyalimana Rutemayeze faisait dissonance et il a été éjecté par la Nature. C’est un fait. [= Nyamwanga kumva ntiyanze kubona]. Ceci n’étant pas un cours de Métaphysique, il serait peut-être prétentieux et hors sujet d’en dire plus.

  1. Les réactions génocidaires de la Reine Mère Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et du corégent Protais Zigiranyirazo

Le régime Akazu était pire qu’une monarchie patrimoniale. C’était du Totalitarisme moderne. On pourrait d’ailleurs, si l’on veut comparer, repenser au fonctionnement général d’un système politique totalitaire ici et là : la Libye de Kadhafi, le Zaïre de Mobutu, le Libéria de Samuel Kanyon Doe, etc. Le pays, c’est le tyran, sa femme, ses enfants, ses frères, ses beaux-frères, ses cousins et leurs amis intimes respectifs. Il est inutile de chercher à faire de la Science politique rwandaise, si déjà, l’on ne comprend pas le fonctionnement général d’un système politique totalitaire. [= Uzishinga ibinyoma by’Abakiga b’Abanyakazu ni akazi ke].

La vérité historique est que, du 06 avril au 19 juillet 1994, le Rwanda n’était pas dirigé par Théodore Sindikubwabo, Jean Kambanda, Théoneste Bagosora, Aloys Ntiwiragabo, Mathieu Ngirumpatse, Édouard Karemera, et consorts. [= Habe na gato]. Ceux-ci étaient de vraies marionnettes. Dès le soir du 06 avril 1994, seuls la Reine Mère Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et le corégent, son frère Protais Zigiranyirazo, pouvaient décider du Calme ou des représailles. Protais Mpiranya a lui-même reconnu dans son livre qu’il est allé immédiatement faire allégeance à la Reine Mère Agathe Kanziga Nyirarutemayeze (Mpiranya, 2010). C’était eux qui menaient la barque. C’était eux qui décidaient. Ils ont donc décidé un génocide punitif contre des innocents non armés, c’est-à-dire le génocide des Tutsi dits « Abagome » et des Hutu Centristes dits « Abagambanyi ». Les officiers militaires Bakiga Habyalimanistes (= Banyakazu) l’ont bel et bien planifié. La garde présidentielle, la gendarmerie et quelques camps militaires l’ont exécuté en collaboration étroite avec le M.R.N.D.  

Le fait est qu’après la mort de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, conformément à la coutume rwandaise, personne ne pouvait contrarier les vœux de sa veuve. Personne ! Comme Juvénal Habyalimana Rutemayeze était chef d’État, durant le deuil, ipso facto, Agathe Kanziga Nyirarutemayeze devenait la Reine Mère et son frère Protais Zigiranyirazo devenait corégent. Elle régnait vraiment. Elle dirigeait le pays en étroite collaboration avec son frère Protais Zigiranyirazo et les principaux Banyakazu dont les noms sont repris ci-après. Même la terrible garde présidentielle lui obéissait scrupuleusement, d’autant plus qu’elle était essentiellement composée des membres de son groupement socio-familial Abagesera, de son beau-groupement socio-familial Abûngura en l’occurrence des cousins, des neveux et consorts. Cette femme incarne vraiment l’âme du génocide des Hutu centristes et des Tutsis. Théoneste Bagosora, Augustin Bizimungu, Aloys Ntiwiragabo, Théodore Sindikubwabo, Protais Mpiranya, Félicien Kabuga, Laurent Serubuga, Pierre-Célestin Rwagafilita, Anatole Nsengiyumva, Joseph Nzirorera, Jean-Bosco Barayagwiza, Pascal Simbikangwa, Charles Nzabagerageza, etc., tous étaient ses serviteurs fidèles très obéissants [= abatoni babo b’akadasohoka]. C’était vraiment la Reine Mère. C’est elle-même et son frère Protais Zigiranyirazo qui dictaient les principales nominations, de près ou de loin. Par exemple, Augustin Bizimungu est un parent de Félicien Kabuga. Ils appartiennent à la même grande famille. C’est son cousin. C’est un homme de confiance de Félicien Kabuga et partant, de l’Akazu. Il est à savoir qu’un fils de Juvénal Habyalimana Rutemayeze a épousé une fille de Félicien Kabuga. C’est Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et Félicien Kabuga en personne qui l’ont fait nommer chef d’état major de l’armée au moment du limogeage de Gatsinzi. Un autre exemple : c’est Agathe Kanziga Nyirarutemayeze qui a intimé à Protais Mpiranya l’ordre d’obéir à Théoneste Bagosora.

En conséquence, Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, Laurent Serubuga, Félicien Kabuga, Séraphin Rwabukumba, Docteur J. B. Ndalihoranye, Aloys Ntiwiragabo, Docteur Séraphin Bararengana, Protais Zigiranyirazo, Charles Ndereyehe, Gaston Iyamuremye, Sylvestre Mudacumura, Athanase Gasake, Charles Nzabagerageza, etc., sont les membres les plus protégés par la machine de propagande de l’Akazu, parce que ce sont eux la tête du serpent. Si cette tête était broyée, c’en serait fini de l’Akazu. Le serpent cache sa tête dans le rocher occidental et envisage de cracher son venin à partir du haut commandement militaire des FDLR-FOCAKAZU.

  1. La gabegie des mafiosi habyalimanistes Joseph Nzirorera, Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et Protais Zigiranyirazo

Le Munyakazu le plus malhonnête de toute l’Histoire du Rwanda est sans nul doute le vautour Joseph Nzirorera, un des meilleurs amis de Protais Zigiranyirazo et d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze. L’acte le plus irresponsable posé par l’Akazu en mai 1994 fut de confier la mission d’achats d’armes et de munitions à ce vautour Joseph Nzirorera que pourtant presque tout le monde connaissait bien. Il s’agissait d’aller acheter des armes et des munitions en Afrique du Sud par le truchement du Zaïre de Mobutu Sese Seko. Celui-ci avait mis à la disposition de l’Akazu un général zaïrois qui devait conduire cette mission. Tout devait se faire au nom du Zaïre. Le Rwanda était sous le coup d’un embargo sur les armes compte tenu des crimes de génocide qui étaient entrain d’être commis. Il est à bien noter que cet embargo ne voulait rien dire. Après avoir dilapidé le peu de munitions qui restaient, dans la destruction de ses propres populations, le gouvernement des Abatabazi était aux abois. C’est Théoneste Bagosora qui voulait aller personnellement en Afrique du Sud, en compagnie du général zaïrois. Mais Joseph Nzirorera, qui avait le soutien total de Protais Zigiranyirazo et d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, insista tant et si bien que ce fut lui qui fut choisi pour la mission. Même de France, -où elle était allée s’abriter temporairement ( !)-, Agathe Kanziga Nyirarutemyeze continuait à régner sur le Rwanda et à donner des ordres aux génocidaires Banyakazu et consorts. Elle était considérée comme la Reine Mère durant le deuil national, et ce conformément à la coutume rwandaise.

La banque nationale du Rwanda était logée à l’hôtel Méridien de Gisenyi. C’était au mois de mai 1994. Le bon de commande fut engagé par Théoneste Bagosora et ordonnancé par Emmanuel Ndindabahizi, ministre des Finances. Comme il n’y avait pas assez d’argent sur le compte de l’État, des riches commerçants rwandais durent renflouer l’État, notamment François Mironko et Félicien Kabuga. La somme requise (= 2 900 000 $ USA) fut remise à Théoneste Bagosora par le gouverneur de la banque nationale du Rwanda, Denis Ntirugilimbabazi. Rendez-vous fut pris à la banque commerciale du Rwanda à Gisenyi. C’est là que Théoneste Bagosora, accompagné par son frère Pasteur Musabe, remit le montant total en travel-chèques, à Joseph Nzirorera. Alors, Joseph Nzirorera partit en Afrique du Sud acheter des armes et des munitions, accompagné d’un général zaïrois et d’un interprète rwandais. L’interprète en question de Joseph Nzirorera s’appelle Bâmbânza. Il vit aujourd’hui en Belgique. Il est originaire de Ruhengeli. C’est un Murera. Il travaillait à l’Aéronautique. C’est un Munyakazu très proche d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze. Sa femme Thérèse, originaire de Kibungo, est d’ailleurs la marraine d’une des filles d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze.

L’opération financière devait être faite par le général zaïrois au nom du gouvernement zaïrois. Mais, au lieu d’acheter les armes et les minutions commandées, Joseph Nzirorera approvisionna plutôt son compte personnel domicilié en France. C’est un fait vérifiable à la banque nationale de France. Il fit un peu le malin là-bas, puis revint au Rwanda sur ordre d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, se faire élire président de l’Assemblée nationale. De retour à Gisenyi, Nzirorera ne dit rien à personne. Au contraire, il alla à Rambura se faire élire président de l’Assemblée nationale. Cela s’est passé au centre culturel de Rambura. Théodore Sindikubwabo venait d’annoncer que pour des raisons de maladie, il était près de démissionner. Jean Kambanda, se rendant finalement compte qu’il n’était qu’une vraie marionnette, venait également d’annoncer qu’il envisageait de démissionner. Alors, les Banyakazu prirent leurs responsabilités en mains. Agathe Kanziga Nyirarutemayeze envoya un messager pour clarifier qu’en cas d’empêchement de Théodore Sindikubwabo, la présidence de la République rwandaise devrait être assurée par Joseph Nzirorera et partant, Nzirorera devrait être élu président de l’Assemblée nationale : « Mugomba gutora Nzirorera, ni we mon mari yasize ku rugo ». Après quoi, Nzirorera alla chez Madame Immaculée Nyirabizeyimana, présidente a.i. sortante de l’Assemblée nationale lui arracher la grosse Mercédès Benz noire officielle. Puis il alla installer ses bureaux à l’hôtel méridien Umubano de Gisenyi.

À Kigali, les combats faisaient rage et le haut commandement militaire attendait toujours les armes et les munitions commandées. On apprit finalement que Nzirorera était de retour. Une semaine après son élection en tant que nouveau président de l’Assemblée nationale et futur président de la République rwandaise, Nzirorera n’avait toujours pas donné un rapport de mission. Vinrent donc à Gisenyi Jean Kambanda, Théoneste Bagosora et Augustin Bizimungu, demander des nouvelles et des explications à Joseph Nzirorera. Il ne restait plus à chaque combattant qu’une seule charge pour défendre Kigali et surtout, sortir de Kigali en défendant vaillamment la population. Ils tinrent d’abord une petite réunion de concertation aux bureaux de la CEPGL à Gisenyi, regroupant Jean Kambanda, Théoneste Bagosora, Augustin Bizimungu, Félicien Kabuga, François Mironko et Pasteur Musabe. Trois personnes furent désignées pour courir après Joseph Nzirorera et lui demander où étaient les armes et les munitions, – à savoir François Mironko, Félicien Kabuga et Pasteur Musabe. Il est 13 heures. Nzirorera n’est pas au bureau. Ils vont le chercher dans une maison où il était de passage à Gisenyi. Il fait la sieste. Les militaires affectés à sa garde rapprochée les renvoient aller l’attendre au bureau. Ils guettent son départ quelque part. Dès qu’ils voient Nzirorera partir pour le bureau, ils le suivent.

Au bureau, Mironko passe le premier à l’attaque de Nzirorera : « Où sont les armes et les munitions ? ». Et Nzirorera de répondre : « Un malheur est arrivé. Les armes et les munitions ont bel et bien été achetées, mais elles ont été saisies aux Îles Seychelles, dans l’avion qui les acheminait ». Mironko ne le croit pas : « Avez-vous acheté cela CIF ou FOB ? ». Nzirorera ne sait pas ce que ça veut dire (le président de l’Assemblée nationale !) ». Mironko le charge encore : « Donnez-nous des pièces justificatives, s’il vous plaît ». Nzirorera ne les a pas pour le moment. « Comment peut-on saisir des commandes militaires zaïroises alors que le Zaïre n’est pas sous embargo ? Pourquoi n’avez-vous pas volé à Kinshasa presser Mobutu de débloquer la situation s’il y avait des problèmes ?  Le Zaïre a des ambassadeurs partout. Qu’êtes-vous venu foutre ici sans nos commandes ?». Félicien Kabuga s’interpose entre les deux hommes et essaye de calmer le jeu. Il a tout compris. Il veut maintenant sauver la face de Nzirorera. Il supplie Mironko de fléchir. Kabuga est quand même le beau-père d’une fille de Juvénal Habyalimana. Kabuga, Mironko et Musabe sortent. Kabuga recommanda de ne pas ébruiter cela, car la population pourrait lyncher Joseph Nzirorera. Il ne restait plus qu’à aller faire rapport aux gouvernants Jean Kambanda, Théoneste Bagosora et Augustin Bizimungu.

Par parenthèse, il importe d’expliquer pourquoi et comment Mironko avait intérêt à agir ainsi. D’abord, d’habitude, c’était lui le fournisseur principal, – aux forces armées rwandaises -, des uniformes militaires, des hélicoptères militaires, des chaussures militaires, des corned-beefs et des minutions. Il agissait de connivence avec Élie Sagatwa et Laurent Serubuga. Ils s’enrichissaient immensément sur le dos du contribuable rwandais, de diverses façons (surfacturations, etc.). Voilà donc un marché de près de trois millions de dollars USA qui lui avait échappé et qui avait été manifestement attribué par erreur. Or, Mironko était, par ailleurs, un grand soutien financier du MRND. Donc, il souhaitait aussi que les cotisations des militants soient utilisées à bon escient. Néanmoins, Mironko, qui est très malin, était aussi un grand soutien financier de la NRA de Yoweri Kaguta Museveni et, indirectement, du FPR. Il cotisait de part et d’autre. C’est comme cela qu’il se rapatria sans problèmes au Rwanda, -après la victoire du FPR-, sur recommandation de Yoweri Kaguta Museveni.

Bref, à cette nouvelle, tout le monde s’effondra : Jean Kambanda, Théoneste Bagosora et Augustin Bizimungu. Celui-ci pleura. Il ne savait plus que faire. [= Abaturage bagiye kumpfira mu maboko weee !… Mbega Nziroreraaa… !]. Un chef d’état major de l’armée qui pleure, c’est que c’est la fin des fins. Avec de nouvelles armes et de nouvelles munitions, il était possible d’organiser une sortie courageuse de la ville de Kigali. Malheureusement, ce ne fut pas le cas. Faute de munitions, il était impossible de faire face aux rebelles Tutsi triomphalistes et plus assurés que jamais d’écraser l’Akazu ou plutôt les Hutu et de prendre le pouvoir. À Rugende, à Nyarurama, le long de la rivière Nyabarongo, à Giticyinyoni, à Nzovi, et sur toutes les routes sortant de Kigali vers Ruhengeli, les Inkotanyi ont décimé d’innombrables personnes sans défense et sans aucune possibilité d’être protégées. C’était le sauve-qui peut. Le FPR y a commis un crime de masse impardonnable et imprescriptible. Une épouvantable tragédie ! [= Ibi bintu Paul Kagame Rwabujindili yakoze ni amahano agayitse cyane. Bizamugaruka ! Ko bali batsinze byarangiye, biliya bintu babikoreye iki ? Buliya se barushije iki Abakiga b’Abanyakazu ? ]. Voilà le résultat de prendre la population en otages. Tout le monde le disait, mais les monstrueux Bakiga Habyalimanistes ne voulaient rien entendre. Il fallait laisser les gens quitter progressivement Kigali après le départ du gouvernement des Batabazi. Le gouvernement s’est sauvé en avril 1994 et moyennant des barrières, on a empêché la population de quitter Kigali. Voilà, et voilà ! Une épouvantable tragédie !

Pendant cette épouvantable tragédie, Joseph Nzirorera, sa famille, ses putains et consorts, prirent l’avion à Goma et allèrent à Kinshasa. Mobutu avait fait réserver des chambres à l’Hôtel intercontinental pour ses amis Bakiga Habyalimanistes (= Banyakazu). C’est dans cet hôtel que d’autres Habyalimanistes, sous informés, apprirent exactement l’ampleur de l’escroquerie de Joseph Nzirorera, grâce aux communications téléphoniques qui furent interceptées entre Joseph Nzirorera et le gardien français de ses comptes en France, qui lui téléphonait et l’informait que le versement avait été pris en compte et que son compte bancaire avait été crédité.

Joseph Nzirorera était une pourriture avancée, un sanguin primesautier doublé d’un ivrogne. [= Yozefu Nzirorera yali ingeruza y’igisambo. Bene iyi caractère si iyo gushyira ku kigega cy’igihugu]. Placer confiance dans des individus pareils, en temps de guerre, a été une erreur fatale. Voilà le monstre que l’Akazu préparait au poste de futur président de la République rwandaise en attendant la maturité du prince héritier, en l’occurrence Jean-Luc Habyalimana. Complétant le cas de Marc Rugenera qu’on a déjà vu, le cas de Joseph Nzirorera sonna le glas de l’espoir des Hutu. La roue de la fortune tourne. Les Hutu, les Twa et les Tutsi défavorisés ont fait une révolution rwandaise historique en 1959. Cette révolution a volé en éclats le 05 juillet 1973. À eux, maintenant, de passer sous le joug de la noblesse tutsie moderne faction Abâkagâra. Mais ! Courage ! Courage ! Courage ! Quand un groupe social est opprimé, la Nature l’aide à s’en sortir. Mais quand, à son tour, il opprime, manque de sérieux et détruit d’autres hommes, il ne lui reste plus que le déclin et la chute catastrophique.

  1. Félicien Kabuga est un génocidaire notoire mais qui, par ailleurs, a la chance d’être protégé par ses amis hommes d’affaires étrangers, puissants.

Dans leur fuite à Gisenyi en mai – juin 1994, l’énergie du désespoir des Banyakazu se manifeste concrètement sous plusieurs aspects. C’est là où l’on peut le mieux savoir qui vaut quoi. En général, c’est une bande de minables. De tous les Banyakazu, les Banyakazu coriaces sont Théoneste Bagosora, Aloys Ntiwiragabo, Augustin Bizimungu, Pasteur Musabe, Athanase Gasake, Jean Baptiste Ndalihoranye, Charles Ndereyehe, Augustin Ngirabatware, Gaston Iyamuremye alias Victor Byilingiro, Sylvestre Mudacumura, Pacifique Ntawuruhunga alias Omega, Baziye fils Laforge, Félicien Kabuga, etc. Félicien Kabuga est vraiment dur comme le fer. En vain, il a fait de son mieux pour sauver l’Akazu et finalement il a dû se sauver soi-même. Félicien Kabuga a un tempérament du lutteur. La plupart d’autres Banyakazu sont, quant à eux, des paquets de graisse, à commencer par Juvénal Habyalimana Rutemayeze, Joseph Nzirorera, Anatole Nsengiyumva, Laurent Serubuga, Séraphin Rwabukumba, Protais Zigiranyirazo et sa très fausse sœur Agathe Kanziga Nyirarutemayeze. [= Ni ukubabona bagenda].

Agathe Kanziga Nyirarutemayeze ! Une fine renarde ! Une prédatrice affiliée à Nyirayuhi V Kanjogera ! Son mari Juvénal Habyalimana Rutemayeze, quant à lui, avait un caractère colérique débridé qui convenait justement aux néo-colonialistes Belges mais pas du tout au peuple rwandais. Un valet de pied du néo-colonialisme belge ! Hélas, c’est le peuple rwandais qui a payé tout cela ! Les néo-colonialistes Belges ont raison de bien rigoler : l’I.R.S.A.C., Jan Vansina, Marcel D’Hertefelt, Jean-Paul Harroy, le colonel BEM Guy Logiest, le major François Vanderstraeten, le capitaine Léon De Paeuw, l’abbé Naveau, Julien Nyssens, Louis Jaspers, et Machin Chouette. Ils ont bien eu le peuple rwandais.

Bref, entre Habyalimanistes eux-mêmes, ils couraient dans tous les sens, entrain de se chercher pour rassembler une somme suffisante afin d’importer d’urgence des minutions et des armes. Comme on l’a vu plus haut, c’est essentiellement grâce aux fonds publics retirés de la banque nationale du Rwanda qu’ils sont parvenus à rassembler deux millions neuf cent mille dollars USA (= 2 900 000 $ USA). Et c’est toujours Théoneste Bagosora qui était à la tête de l’Akazu et qui dirigeait les travaux du génocide des Tutsi et des Hutu Centristes. Bien entendu, la maudite Akazu le niera toujours. Mais, compte tenu de la rupture des stocks et de l’embargo sur les armes, il estimait de son devoir d’aller à l’étranger apporter de nouvelles munitions et de nouvelles armes. On a vu que Joseph Nzirorera estimait plutôt que la présence de Bagosora au Rwanda, et toujours à la tête de l’Akazu, était absolument indispensable et se proposa d’y aller à sa place. Mais, tout devait se faire au nom du Zaïre. Mobutu s’est comporté comme un ami fidèle. Si l’Akazu eût été sérieuse, elle eût pu sauver l’honneur. Le Zaïre a fourni tant qu’il pouvait. Si l’Ouganda, le Burundi et les pays de la Corne de l’Afrique n’eussent pas aidé le FPR, celui-ci n’eût pas gagné. En tout cas, il fallait à tout prix détruire la vermine « Akazu ».

La plus grande partie des minutions qui ont été utilisées au front et dans les opérations de génocide des Hutu Centristes et des Tutsi provenaient du Zaïre de Mobutu. De Goma à Kigali, elles étaient acheminées dans des camions de Félicien Kabuga. Oui, Félicien Kabuga est un génocidaire notoire mais qui, par ailleurs, a la chance d’être protégé par ses amis hommes d’affaires étrangers, puissants. Ici, il ne s’agissait pas de machettes. C’était des minutions, des armes, des bombes, et des équipements d’Interahamwe et de la garde présidentielle Kiga. Bref, cette fois-ci, il était question d’aller en acheter aussi en Afrique du Sud, en compagnie des Zaïrois. Ils ont été très généreux et très coopératifs, les Zaïrois de Mobutu. Joseph Nzirorera, -le poltron-Imbwa-, est parti avec la somme en question, mais n’a jamais acheté les armes et les minutions prévues, et n’a jamais fait rapport de mission à personne non plus. L’argent a disparu dans son propre patrimoine familial. On l’a déjà dit. On n’y revient pas. Voilà l’origine de l’orgueil et de l’arrogance de sa famille. Ce sont de grands voleurs, de grands assassins et des chenapans [= Biragaragara ko izi ngeruza z’Abanyakazu zidatekereza na gato abandi Banyarwanda].

Toutefois, il semblerait qu’après l’arrestation de Joseph Nzirorera, le compte parisien en question ait disparu dans un brouillard épais et que sa famille l’ait égaré. Tel fut d’ailleurs le cas de la grande partie des capitaux que la bande de pourris Bakiga Habyalimanistes avaient enfouis en Occident. Quand les brigands Noirs africains perdent le pouvoir, ils perdent tous les biens mal acquis. Cela va sans dire que les Occidentaux ne sont pas des enfants. C’est grand dommage. On reviendra à cette fuite de capitaux au Manuel d’Histoire économique et sociale du Rwanda contemporain.

  1. L’enterrement secret des corps des compagnons de Juvénal Habyalimana Rutemayeze sema pour de bon le trouble dans l’Akazu.

Agathe Kanziga Nyirarutemayeze était vraiment la Reine Mère. Or, elle voulait des obsèques officielles pour son défunt mari, feu Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Aucun corps ne pouvait être retiré. Agathe Kanziga Nyirarutemayeze exigeait la présence de tous les corps à côté de celui de son mari. Tous les corps furent donc conservés à l’hôpital militaire de Kanombe.

Au mois de mai 1994, la situation empira. La guerre s’approchait de Kanombe. Le premier corps qui dut être évacué fut celui de Juvénal Habyalimana. Tout le côté droit avait brûlé. Il fut transporté par un avion militaire de Kanombe à Gisenyi. Il fut reçu par Anatole Nsengiyumva, commandant de place de Gisenyi, un après-midi, à 14 heures. Le corps était en voie de décomposition [= yaranukaga]. De là, il fut transporté par ambulance jusqu’à la BRALIRWA où il fut conservé dans une chambre froide. Quand il sera clair que les FAR seront sur le point de perdre la guerre, le corps sera déplacé pour Goma. Mais ce fut trop compliqué. C’a pris toute la journée pour parcourir le kilomètre séparant Gisenyi de Goma. L’immigration zaïroise avait tout bloqué. Il a fallu attendre l’autorisation directe de Mobutu Sese Seko. Très tôt le matin, sur ordre de Mobutu, le corps fut transporté à Kinshasa. Puis Mobutu alla l’enterrer au Nord du Zaïre, à Bagdolité, dans un tombeau en carreaux.

Entre-temps, croyant que tous les corps avaient été transportés à Gisenyi, les veuves vinrent réclamer les corps respectifs de leurs maris, notamment Marguerite, l’épouse de Juvénal Renzaho. Celle-ci est originaire de Gitarama. Elle disait : « Je veux le corps de mon mari. Je veux aller l’enterrer par moi-même. Je veux m’assurer du lieu de son enterrement ». Compte tenu du flou et des mensonges qui entouraient ce dossier, les familles concernées estimaient légitime d’exiger la restitution des corps tant qu’il était encore possible. Ce ne fut pas possible car, dans ces moments-là, seuls comptaient les vœux de la Reine Mère. Agathe Kanziga Nyirarutemayeze avait ordonné qu’aucun corps ne fût séparé des autres corps. Au même moment, à l’insu des familles concernées, sur ordre du chef d’état major de l’armée, Augustin Bizimungu, les corps quittaient Kigali par terre, directement pour le camp des réfugiés rwandais de Mugunga au Zaïre. À Mugunga, il y avait un quartier de militaires sous le contrôle de Bizimungu. Ce n’était pas un camp militaire. Seuls, Augustin Bizimungu et quelques militaires connaissaient le secret. Les corps furent enterrés nuitamment dans la brousse, aux environs de Mugunga ou —– peut-être, jetés ( ?!). La famille Akingeneye et la famille Renzaho ont une dent contre Agathe Kanziga Nyirarutemayeze qui, disent-elles, leur a fait tort [= yarabahemukiye bitavugwa].

Ultérieurement, quand Mobutu Sese Seko se rendra compte que c’en sera fini également pour lui, il fuira dare-dare au Maroc. Avant de quitter définitivement le Zaïre, il envoya des gens à Gbadolite lui chercher tous les corps des personnes qui lui étaient chères, y compris celui de Juvénal Habyalimana. Leurs corps étaient facilement déplaçables, puisqu’ils étaient enterrés artificiellement dans des tombeaux en carreaux. Il alla les ré enterrer au Maroc. C’est là, dans un cimetière marocain, que se trouve, à Rabat, le corps de Juvénal Habyalimana, dans le plus grand secret militaire.

Il est à bien noter que, cette fois-ci, quand on parle du corps de Juvénal Habyalimana, on n’ajoute pas son nom de règne, Rutemayeze I. On a enterré un homme, en l’occurrence Juvénal Habyalimana. Quant à Juvénal Habyalimana Rutemayeze, celui-là, est un objet politique inscrit dans l’Histoire du Rwanda. Cet objet politique, Rutemayeze, appartient au peuple rwandais et non à la famille Habyalimana. Voilà pourquoi le nom de règne est très important en Sciences historiques rwandaises. On doit toujours ajouter Rutemayeze pour que sa famille comprenne bien qu’on parle de l’homme d’État rwandais et non de la personne sacrée de Juvénal Habyalimana. Le peuple rwandais a le droit d’auditer les régimes politiques respectifs, de parler et de faire la psychographie idiologique de ses anciens chefs d’État. Ce n’est pas parce que le gestionnaire est mort qu’on ne peut pas comptabiliser, inventorier, contrôler et auditer. Ça n’a rien à voir. Un gestionnaire est mort mais la société rwandaise n’est pas morte. La fonction de chef d’État rwandais continuera à être exercée.

Donc, la famille Habyalimana a exactement le même droit que toute autre famille rwandaise sur Rutemayeze. Le nom de règne est très important pour éviter la confusion. On ne parlera donc jamais de la personne sacrée de Juvénal Habyalimana qu’on n’a pas le droit de juger. Habyalimana était son nom de famille, Juvénal son prénom chrétien. Pour les Sciences historiques rwandaises, Rutemayeze I évoque le chef d’État rwandais qui, le premier dans l’Histoire du Rwanda, a commis un coup d’État militaire et a tyrannisé le peuple rwandais du 05 juillet 1973 au 6 avril 1994. Le nom de règne permet de couper court aux récriminations de sa famille et de ses amis. Nous, on parle de Rutemayeze I qui a été notre chef d’État du 05 juillet 1973 au 06 avril 1994. On ne savait même pas que sa personne privée Habyalimana était votre père, votre mari, votre cousin ou votre ami. Et puis, ça n’a rien à voir. S’il ne voulait pas que l’Histoire du Rwanda parle de lui, il n’avait qu’à rester chez lui à Rambura cultiver des pommes de terre et pas venir commettre un coup d’État à Kigali, exterminer des Rwandais et mettre en œuvre un Totalitarisme moderne absolument condamnable. Plus jamais cela au Rwanda ! À bas le Habyalimanisme (= l’Akazu) !

Enfin, puisqu’il y a une question importante qui se pose régulièrement, on se doit d’y répondre sans essayer de s’esquiver. C’est ça la recherche. Il existe une autre version contraire affirmant que le corps de Juvénal Habyalimana a été plutôt incinéré et que les cendres du tyran ont été jetées au fleuve Congo. Quelle est la vraie version ? C’est donc à clarifier point par point. Il importe donc de ressasser cette affaire. Il y a lieu de tout réexaminer et de refaire l’itinéraire depuis Goma. Allons-y !

Arrivé à Kinshasa, le corps de Juvénal Habyalimana fut emporté dans le meilleur hôpital de la capitale. Là, il fut parfaitement lavé, nettoyé, séché, traité au Zinc, momifié et conservé à la morgue. Quelques jours plus tard, la momie de Juvénal Habyalimana Rutemayeze fut emportée à Gbadolité. [= Puisqu’il s’agit maintenant d’une momie, il faut ajouter son nom de règne Rutemayeze]. Là, il y avait une église construite par Mobutu Sese Seko, -bâtisseur de la ville de Gbadolité. C’était une église en marbre. Dans la cave de cette église, exactement sous l’autel reposaient, au caveau de famille : Antoinette l’épouse de Mobutu, deux fils de Mobutu, une sœur de Mobutu et un frère de Mobutu. Tous étaient momifiés de la même manière. La momie de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, quant à elle, ne fut pas conservée au caveau de famille, mais plutôt un peu à l’écart, juste à l’entrée de l’église [= mu irembo], dans un tombeau en carreaux recouvrant le dessous et les côtés. Une dalle funèbre recouvrait la tombe. C’est là que Mobutu l’avait enterré provisoirement. Il lui réserva des funérailles dignes d’un frère. Il lui murmura, au bord des larmes : « Je t’avais empêché d’y aller ! ». Il était prévu que les vraies funérailles officielles de Juvénal Habyalimana Rutemayeze auraient lieu au Rwanda.

Voyant la fin de son régime proche, Mobutu dépêcha un avion à Gbadolité. Toutes les momies de sa famille ainsi que la momie de Juvénal Habyalimana Rutemayeze furent retirées et emportées au Maroc, avec le consentement du roi du Maroc. C’est là qu’elles ont été ré enterrés dans les mêmes cercueils extrêmement chers. Mobutu n’a laissé aucune momie familiale à Gbadolité. À sa mort, la momie de Mobutu a subi le même traitement et est conservée de la même manière. Mobutu était trop riche. Il avait trop d’argent. Il a trop affamé son peuple. Il a carrément pillé son pays et il s’est rempli les poches. Bobi Ladawa, sa veuve, prend régulièrement contact avec Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et l’aide beaucoup. Le Zaïre ou la RD-Congo est plus riche que le Rwanda. Mobutu était aussi de beaucoup plus riche que Juvénal Habyalimana Rutemayeze.

En somme, le corps de Juvénal Habyalimana Rutemayeze n’a pas été incinéré. Sa momie existe bel et bien à Rabat, au Maroc. Les Habyalimanistes (+/- 5% de la population rwandaise) espèrent qu’ils pourront un jour, -après leur reconquête du pouvoir au Rwanda-, organiser, en l’honneur de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, des funérailles dignes d’un empereur. Toutefois, ils font diversion et racontent que Juvénal Habyalimana Rutemayeze a été incinéré et que ses cendres ont été jetées dans le fleuve Congo : ce qui est absolument faux. Les Centristes Giteristes-Kayibandistes, quant à eux, jurent leurs grands aïeux que ce sera absolument impossible. Juvénal Habyalimana Rutemayeze n’a rien organisé pour son Excellence Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge qu’il a égorgé. Donc, rien ne pourra jamais non plus être organisé pour lui au Rwanda, en leur présence. Rien du tout ! Absolument rien du tout !

 E. Le Habyalimanisme (= l’Akazu) est une très grande erreur à démolir. C’est lui qui a provoqué le chaos rwandais contemporain.

Voilà ce que sont les Habyalimanistes (= les Banyakazu) et pourquoi ils voudraient à tout prix retourner au pouvoir. C’est une organisation mafieuse identique, qui n’est rien de moins qu’une cohorte d’assassins, de brigands, de totalitaristes et d’extrémistes Hutu Habyalimanistes et qui donc ne représente qu’elle-même. Comme c’est une infime minorité de la population rwandaise (+/- 5%), alors ils misent sur les FDLR, c’est-à-dire des pourritures avancées qu’on a déjà eu l’occasion d’étudier dans un article précédent : La grande énigme des FDLR (= Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda) . En bref, le Habyalimanisme est un très grand danger public. Les Bakiga Habyalimanistes (= Banyakazu) sont des dangers publics. Les FDLR sont le tout dernier orgueil démesuré de ces génocidaires Habyalimanistes. Elles doivent être liquidées : la place des génocidaires Habyalimanistes n’est pas à la tête d’une organisation humaine, mais plutôt à la barre du tribunal. En outre, le peuple congolais doit être libéré de ces brigands Habyalimanistes infestant les régions de Kivu. Contre quoi et contre qui résistent-ils en RD-Congo ? Il faut donc neutraliser cette vermine.

Néanmoins, liquider les FDLR et arrêter Gaston Iyamuremye alias Victor Byilingiro, Sylvestre Mudacumura, Pacifique Ntawuruhunga alias Omega, Bazeye fils Laforge et consorts, ne suffit pas. En un mot, la volonté politique des Habyalimanistes (= des Banyakazu) de retourner au pouvoir doit être totalement et définitivement détruite. C’est la première priorité, c’est-à-dire la mort politique de l’Akazu (= le Habyalimanisme). Présentement, l’urgence n’est pas de livrer l’assaut contre l’Igiti cya Rwâkagâra [= la noblesse tutsie moderne faction Abâkagâra]. L’important est de la condamner scientifiquement. L’Igiti cya Rwâkagâra doit d’abord vieillir, être totalement amorti, se désintégrer et tomber d’elle-même. [= Akazi nyakazi kazaba ako kuvana Igiti mu nzira kimaze gutembagara]. Le Totalitarisme moderne est vraiment voué à l’échec mais il conviendrait d’être stratège calculateur. En face d’un tyran militaire, il ne faut pas être très empressé. Les phénomènes politiques sont imprévisibles. Il faut faire confiance aux politologues et non aux politicards intrigants à tout prix pour des postes, à l’instar de Faustin Twagiramungu Rukokos ou de Thomas Nahimana, qui, – en guise de soutien aux habyalimanistes FDLR-, eut même le culot de faire faire des manifestations minables, ridicules et non sensées à Paris, place de la Bastille, en date du 29 janvier. Comment peut-on s’aligner derrière des gribouilles pareils ? Assurément, tant que l’Akazu existe encore politiquement, il faudrait refuser de livrer l’assaut contre l’Igiti cya Rwâkagâra, sinon, l’Akazu nous précèdera à Kigali en compagnie des politicards intrigants et naïfs qui ne sont que des comparses. C’est une bande de criminels n’ayant ni foi ni loi. Le Rwanda est rempli de parents, d’amis, de connaissances et d’autres compatriotes. La deuxième révolution rwandaise devrait se faire avec le moins de pertes possible en vies humaines. Pour le point de vue du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [M.C.R. (= Abasangirangendo)], cette stratégie est la meilleure. Évidemment, tout cela, ça ne veut dire rien du tout pour ces bandits Habyalimanistes trop empressés de reconquérir le pouvoir et de recouvrer les milliards loupés. Ils ne sont pas intéressés par le peuple rwandais. Ils n’ont que le désir de l’argent, du pouvoir et des honneurs. La volonté politique des Habyalimanistes de retourner au pouvoir, seuls ou avec qui que ce soit, doit être totalement et définitivement détruite.

En un mot, l’âme du chaos rwandais est militaire. Paul Kagame Rwabujindili et son Igiti sont les conséquences et non les causes du chaos rwandais. Les causes du chaos rwandais sont structurelles. Il importe donc de s’attaquer autant aux causes qu’aux conséquences : autrement dit, il faut s’attaquer au chaos militaire rwandais dans toute sa totalité depuis le 05 juillet 1973. Les prétendus partis politiques rwandais de l’opposition extérieure qui ne veulent s’attaquer qu’à Paul Kagame Rwabujindili et à son FPR tout en cachant le Totalitarisme moderne Habyalimaniste précédent sont des manipulateurs indignes de confiance. Ils absolvent la tyrannie militaire sanguinaire de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Ils pratiquent la politique de l’autruche. Ils mentent et manipulent. Ce sont en gros les partis de l’extrême gauche (= FDLR, …) ainsi que les deuxièmes modérés de gauche (RDI-Rwanda rwiza, PS Imberakuli, UDR, CNR-Intwali faction Rwaka, FDU-Inkingi, Ishema Party, etc.) [= Ababogamira-kazu]. Le retour au pouvoir des Habyalimanistes ou de leurs voisins politiques serait une catastrophe nationale sans précédent. Il est très affreux que des génocidaires Bakiga Habyalimanistes, -génocidaires depuis le 05 juillet 1973-, puissent encore désirer le pouvoir. Ça dépasse l’entendement.

Les voisins politiques du Habyalimanisme (= Akazu) se particularisent par le refus de condamner la dictature militaire de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, laquelle est pourtant à la base de tout le chaos rwandais contemporain. Il est absolument sot de s’imaginer faire de la politique en flirtant avec des génocidaires Habyalimanistes (= des Banyakazu). Un politicard intrigant qui n’a pas le courage d’affronter à la fois l’Akazu et « l’Igiti cya Rwâkagâra » est un gribouille. Pour lors, il est mensonger de prétendre être un homme politique rwandais. Il n’est pas possible d’avoir le courage d’affronter la noblesse tutsie moderne faction Abâkagâra, si déjà l’on a peur des Bakiga Habyalimanistes alors même qu’ils n’ont plus de gorilles GP Kiga.

Assurément, le changement exige d’abord et avant tout de condamner le Totalitarisme moderne rwandais datant du 05 juillet 1973, de reconnaître toutes ses caractéristiques, tous ses crimes et de s’engager publiquement à l’abattre. Le Habyalimanisme (= l’Akazu) et le Rwâkagârisme [= Igiti cya Rwâkagâra] doivent être démolis. Il faut donc un projet de société convainquant. Le voici : http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/le-projet-de-societe-centriste-revolutionnaire-rwandais-impangaza-mihigo/#more-1038

[= Biliya Bikiga-by’Ibinyakazu ni ukubita burundu. Ntibiteze kuzareka indanini, irondakôko, irondakarere n’ubwicanyi bibiranga. Nta Bahutu bihagaraliye. Ahubwo, birashaka ko abapfayongo batabizi babisubiza ku butegetsi, bigasubira kwica no kwicalira Abanyenduga, Abatutsi n’Abakiga batajya imbizi nabyo. Ni ukubanza gukiranuka n’ayo mahano. Aho bucyera Igiti, cyo, kilitembagaza ubwacyo. Akazu ni yo mpamvu yumvikana y’impagalike y’Igiti. Kurwanywa kubera ubwôko bwawe, ni impamvu yumvikana cyane yo kwihagararaho no kwirwanaho ! Ni ngombwa rero kurwanya « Igiti », apana « Abatutsi ». Nkuko ali ngombwa kurwanya « Akazu », apana « Abakiga » !].

[= N’Inkotanyi iyo zitabanza ngo zireke Juvénal Habyalimana Rutemayeze akorere itemayeze Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, amwice urubozo, we n’umutegarugoli we Verediyana Mukagatare, atsembatsembe Abanyenduga, ate ku munigo Abakiga batumvikanaga nawe bamwe nka Alexis Kanyarengwe batorongere, ntiziba zarashoboye Impilimbanyi z’Abaparmehutu. Habe na busa ! Ahubwo nyine, zarenyegezaga. Niko bigenda, mwa Bantu mwe ! Uwitonze akama ishashi ! Politike si ukurasa no gutimbagura nka bya bicucu by’ibikiga by’ibinyakazu byo muli FDLR ! Abasilikare b’Abakiga ni ibimparagata bya bure, cyane cyane cya gisahiranda ngo ni Juvénal Habyalimana Rutemayeze !]

 F. Conclusion

Il est un proverbe rwandais qui dit : « Ukuli guca mu ziko ntigushye ». C’est-à-dire que la vérité est indestructible. En latin, on dit : « La vérité est souvent éclipsée, mais jamais éteinte ». En Français, on dit : « La vérité est un flambeau qui luit dans un brouillard sans le dissiper ». Les gens qui avancent qu’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, Protais Zigiranyirazo, Aloys Ntiwiragabo, Protais Mpiranya, Félicien Kabuga, Théoneste Bagosora, Laurent Serubuga, etc., sont innocents, sont des menteurs. Les Sciences historiques rwandaises se réservent le droit de rétablir la vérité. C’est l’Akazu qui a décidé, planifié et exécuté le génocide des Tutsi dits « abagome » et des Hutu Centristes dits « abagambanyi » et non celui qui a abattu l’avion présidentiel. Ce n’est pas parce qu’un avion présidentiel est abattu qu’il doit y avoir génocide. Il s’agissait vraiment d’un génocide punitif, -prémédité-, contre des innocents non armés par suite de l’assassinat de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Les Habyalimanistes ont réagi aux événements d’une manière génocidaire. Il y avait plusieurs façons de réagir à cet événement. Les Habyalimanistes ont opté pour la pire. Ce sont des criminels [= ibinywamaraso]. Par leurs réactions génocidaires, ils ont généré la phase la plus terrible du chaos rwandais contemporain. Comme le FPR contrôlait leurs réactions à son profit, c’est conséquemment lui qui a gagné. Les Habyalimanistes (= Banyakazu) ont donc une part dominante et très flagrante de responsabilité dans la chute trop sanglante de Kigali en juillet 1994 et la débandade de la sous population statistique hutu.

Excepté pour les non connaisseurs de la société rwandaise, il n’y a l’ombre d’un doute pour personne d’autre. Ce sont les Bakiga Habyalimanistes qui ont décidé, planifié et fait exécuter le génocide des Tutsi dits « abagome » et des Hutu Centristes dits « abagambanyi » : génocide dirigé contre des populations pacifiques, innocentes, non armées et donc faciles à détruire, simplement pour ce qu’elles sont. Le tort que les Bakiga Habyalimanistes ont fait à la société rwandaise depuis février 1973 est incommensurable.

Il est enfin à faire remarquer que tous les Bakiga ne sont pas Habyalimanistes (= Banyakazu). La démolition du Habyalimanisme exige la mort politique des Bakiga Habyalimanistes. De nos jours, les Habyalimanistes non Bakiga sont, quant à eux, négligeables.

 G. Quelques principaux articles publiés par Mwalimu MUREME Kubwimana

  1. La grande énigme des FDLR (= Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda)
  2. Les F.D.L.R. doivent être liquidées : la place des génocidaires Habyalimanistes n’est pas à la tête d’une organisation humaine, mais plutôt à la barre du tribunal.
  3. L’arrestation des criminels Gaston Iyamuremye alias Victor Byilingiro, Sylvestre Mudacumura, Pacifique Ntawuruhunga alias Omega, Bazeye fils Laforge, etc., et la liquidation des FDLR est une nécessité absolue.
  4. L’armée mono régionale Kiga ou la colonne vertébrale du régime tyrannique et totalitaire « Akazu (= le Habyalimanisme) »
  5. Le brigandage politique des gangsters Habyalimanistes (= Banyakazu) : Juvénal Habyalimana Rutemayeze, Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, Protais Zigiranyirazo, Théoneste Bagosora, Séraphin Rwabukumba, Laurent Serubuga, Aloys Ntiwiragabo, Jean Baptiste Ndalihoranye, Alphonse Higaniro et autres pourritures
  6. L’extermination des politiques, des officiers, des journalistes et des prisonniers de droit commun Banyenduga par Juvénal Habyalimana Rutemayeze et ses comparses [1973- 1990] est un crime de génocide.
  7. Dominique Mbonyumutwa ne fut pas président de la République rwandaise : la République rwandaise a été engagée le 25 septembre 1961, édictée le 26 octobre 1961, réglée le 21 décembre 1961 et livrée le 01 juillet 1962. La démolition de la légende habyalimaniste, -faisant de Mbonyumutwa le premier président de la République rwandaise-, est un devoir de citoyen.
  8. Les Hutu, les Tutsi et les Twa ne sont pas des ethnies [« amayetini » = mot inexistant en Kinyarwanda qu’on a faussement traduit par « Amôko »] : ce sont de simples sous-populations « Amôko ».
  9. La présence des Hutu, des Tutsi et des Twa dans un même groupement socio-familial prouve que les sous populations statistiques « Amôko = Hutu, Tutsi et Twa» ne sont pas des ethnies, mais plutôt des anciennes castes du Rwanda ancien.
  10. Igitekerezo cy’ubuhanuzi bw’umuhanuzi Runukamishyo
  11. Igitekerezo cy’ubuhanuzi bw’umuhanuzikazi Nyirabiyoro
  12. Kalinga yali nk’ibendera ly’U-Rwanda rwa kera (= Ingabe). Urubanza rwayo rwaraciwe (25.09.1961), rurangizwa, ifashwe na Théoneste Lizinde muli 1979 : Kurugarura muli politike y’U-Rwanda rw’ubu ni manipulation y’abakolonize b’Ababiligi Jan Vansina, Marcel D’Hertefelt, Louis Jaspers, n’abandi, kimwe n’ibikoresho byabo by’Abanyakazu (= des Habyalimanistes).
  13. Kwamagana iteka N° 13.02 / 03.2 / 003 lyo kuwa 02 nyakanga 1985, lya MRND-Nsekalije, litamilije ubujura bw’igisambo Gashakabuhake André Coupez, kimwe n’iteka N° 001 / 2014 lyo kuwa 08 ukwakira 2014, lya FPR-Inkotanyi, lisagalira, lyangiza, lishwanyaguza Ikinyarwanda.

Fait à Paris, le 15 avril 2015

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir vous adresser à l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&sr=7

CACHET MCR