La réputation de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka défie la calomnie : défaire l’article de Faustin Kabanza intitulé « Les Rwandais et leurs origines ethnisées » et défendre « Inganji Kalinga ».

PP 26072014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                     Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                               Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                  Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                                  

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A. Introduction

On a lu sur Internet au site web http://www.africultures.com/php/?nav=article&no=11664 un article de Faustin Kabanza, daté du 15 juillet 2013, intitulé «Les Rwandais et leurs origines ethnisées » et salissant Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Il s’agit d’un article s’inscrivant dans la lignée des thèses néocolonialistes belges de Jan Vansina, Marcel D’Hertefelt, Maniragaba Balibutsa et Machin Chouette. Et qui pis est, cet article archifaux est basé sur une très fausse traduction de l’ouvrage de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka intitulé « Inganji Kalinga », paru en 1943, réédité en français par son auteur en 1972 sous le titre de « Un abrégé de l’Ethnohistoire du Rwanda » et perfectionné par Mwalimu Mureme Kubwimana en 2010 sous le titre de « Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame ». Faustin Kabanza ignore évidemment tout cela. Comme si cela ne suffisait pas, l’article a été repris par son auteur en date du 20 juillet 2014 au site web http://www.vepelex.org/#!LES-RWANDAIS-ET-LEURS-ORIGINES-ETHNISES-/c1svv/4317E4A1-7DB9-4EF2-B966-86D1DF6465F5

Voici par exemple du venin que répand l’article en revue contre Mgr Alexis Kagame Se-Mateka : « De tels écrits bien simplistes, polémiques et parfois manichéens ont été pourtant pris à la lettre. Les premiers intellectuels rwandais se les sont appropriés et les ont reproduits dans leurs ouvrages en langue locale. Ce sont ces livres qui ont servi à tous les niveaux de l’enseignement rwandais. Monseigneur Alexis Kagame, un des premiers élèves de l’école européenne (notamment élève des pères De Decker et Van Overschelde), ne pouvait que reproduire les théories en vogue, d’autant plus que cela ne le desservait pas en tant que membre de la dynastie nyiginya, fonctionnaire de la cour. Quelle que soit la reconnaissance qui lui est due en tant que pionnier des travaux historiographiques et transcripteur des littératures orales de cour, on ne peut que regretter que les erreurs partagées par les Européens aient été enseignées et transmises de génération en génération par le biais de l’école. Mgr Alexis Kagame affirme sans vergogne dans notamment « Inganji Kalinga (Tambour Victorieux) » son adhésion aux théories européennes, en localisant les origines géographiques des Hutus et des Tutsis. Ces derniers, Hamites, seraient venus, dit-il, de la région de l’Abyssinie (en Éthiopie). Les Hutus, poursuit-il, seraient arrivés en Afrique centrale en provenance de l’Asie. Mgr Kagame croit et écrit sans hésiter que les Tutsis étaient de couleur blanche (voir Inganji Kalinga, p. 65, p.71) et qu’ils se sont négrifiés par la suite. Mgr Kagame Alexis est tombé, par certains de ses écrits, dans l’erreur manichéenne, utilisant des exemples souvent contradictoires et partisans. Toutes les critiques actuelles lui reprochent, à juste titre, de ne pas avoir su prendre de distance entre son travail scientifique et ses sentiments personnels. Il se met dans la mêlée et prend position contre ceux qui ne sont pas de son camp ».

Et de poursuivre plus loin : « Beaucoup d’écrits concordent à affirmer la primauté des clans rwandais sur les groupes sociaux Hutu-Tutsi. Ces appartenances ont été certainement créées après les débuts de la formation du Rwanda, c’est-à-dire après que la dynastie nyiginya, située aux environs de Gasabo, eut commencé à conquérir d’autres royaumes voisins ………. Du fait que les dénominations Hutu-Tutsi (et Twa par ailleurs) n’existaient pas encore à cette époque du début de la formation du Rwanda, Mgr Alexis Kagame est bien confondu. ….. À cette époque les dénominations Hutu-Tutsi n’étaient pas créées et Mgr Kagame ne peut que formuler les hypothèses tendancieuses en attribuant ces appartenances aux clans, en fonction de ses propres tendances idéologiques ». – See more at: http://www.africultures.com/php/?nav=article&no=11664#sthash.sRuDqlmy.dpuf. Quelle misère [= Mbega ubutekamutwe ! Mbega amateshwa n’amanyembwa ! Mbega amatiku ! ]! Voilà ce qu’on appelle scientifiquement un article intentionnel et non sensé. 

À vrai dire, l’auteur, Faustin Kabanza, ne comprend pas le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme ». Il ne connaît même pas Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Celui-ci n’était ni membre de la dynastie nyiginya, ni fonctionnaire de la cour. Ce sont des racontars. En traitant Mgr Alexis Kagame Se-Mateka de transcripteur (??!!!) des littératures orales de cour, l’auteur veut se targuer d’une supériorité intellectuelle bon marché. En vérité, Faustin Kabanza ne comprend pas l’ethnométhodologie de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. En outre, il ne comprend pas le Cwezisme et l’Ésotérisme rwandais. Son article est bourré d’illusions d’invariance et d’illusions de linéarité. Il s’agit manifestement du brouillage des conflits. Ce sont des schémas mentaux néocolonialistes belges. C’est du Jan Vansina tout craché. Par ailleurs, à elle seule, la Linguistique Bantu ne peut, ni mesurer l’épaisseur historique et culturelle de la société globale rwandaise, ni cerner les systèmes rwandais de représentation du monde. Bref, c’est un article pitoyable. Par conséquent, pour sa part, ici et maintenant, le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme » se doit de lui donner une réponse dure et appropriée qui vaut également pour un autre débatteur tourmenté répondant au nom de Zéphanie Byilingiro. Mais, contrairement à ce que lui-même a fait à l’endroit de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, pour les besoins de l’objectivation, dans les lignes qui suivent, nous, on va carrément faire abstraction de la personne sacrée de Faustin Kabanza et nommer celui-ci le linguiste Bantu. Qu’il soit Hutu, Tutsi, Twa, Musita, Mugesera, Mwûngura, originaire de Giti, de Byumba, Kiga, Munyenduga, handicapé, divorcé, Nyabingiste, né de père mendiant et de mère sorcière, ceci ou cela, etc., on s’en fiche éperdument. Normalement, c’est ça le débat intellectuel [= umurasono w’intiti]. [= Niba Mgr Alexis Kagame Se-Mateka yali umututsi w’umusinga, yaramaze ! Ufite ikihe kibazo wowe ? Ahubwo vuga amabi yaba yarakoze ! ]

Au fait, le jeune linguiste Bantu a fait à l’endroit de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, ce qu’on appelle en Kinyarwanda « Gutesha undi (cg abandi) agaciro ». Ça signifie dévaloriser l’autre ou les autres. Au lieu de dire ce qu’on pense sincèrement sur un thème donné, on agresse les autres. On les salit. Pour se faire très rapidement remarquer, le jeune linguiste Bantu salit directement le plus éminent savant rwandais, en l’occurrence Mgr Alexis Kagame Se-Mateka [= kwisararanga]. On dirait un enfant en âge ingrat.  Il y a certainement quelque chose qui ne va pas chez ce garçon. Et on va le voir plus bas. En effet, la tendance à salir les autres s’appuie généralement sur l’agressivité et la frustration. Au lieu de critiquer les faits et gestes, les comportements, les fautes, les erreurs, on s’attaque directement à la personne sacrée de l’auteur. L’agresseur est victime d’une illusion, celle de l’objectivité : « on ne voit pas les choses comme elles sont, mais comme on est, disent les sages ». À son insu, l’agresseur est entrain de trahir son âme basse et son esprit mesquin. Il est entrain de dévaloriser les autres pour se revaloriser. L’essentiel de cet article en revue consiste à s’attaquer à Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Ce n’est pas un article scientifique. Il n’apporte rien de nouveau. Rien du tout ! Il ne fait que répéter ce que d’autres ont déjà dit sur le sujet puis il prend parti. D’abord, ses questions de départ sont des questions non sensées. Ensuite, il cache sa problématique et son modèle d’analyse. Enfin, c’est un article archifaux et très lamentable. En un mot, la réputation de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka défie la calomnie. Il est un proverbe rwandais qui dit : « Akanwa kabuze umutemeli gapfubira nyirako ». Il a approximativement pour équivalent un proverbe chinois qui dit : « Quand la racine est profonde, pourquoi craindre le vent ? Quand l’arbre est droit, pourquoi s’affliger si la lune lui fait une ombre oblique ? ».    

B. Remarques préliminaires

1. La fausseté de l’article du linguiste Bantu

La fausseté de l’article du linguiste Bantu s’explique d’abord par une erreur très grave. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka n’était pas un haut noble Tutsi Munyiginya. Il était un bas noble Tutsi Musinga. En le présentant comme un noble Tutsi Munyiginya, le linguiste Bantu tient à le placer dans une position facilement critiquable. Pour lors, il prétend que Mgr Alexis Kagame Se-Matêka est représentatif du groupe noble Tutsi Banyiginya qu’il se propose de critiquer. C’est raté. Ceci s’appelle en Kinyarwanda « Gusisibiranya ». Un soi-disant chercheur qui base son travail sur une déclaration non observée, non prouvée et non vérifiée, est un imposteur qu’il importe de démasquer.  Ses prétentions sont fausses. Somme toute, toutes les preuves avancées sont absolument fausses. Dans une recherche, il suffit que des données soient fausses pour que toutes les conclusions soient fausses.

2. Il sied de s’attaquer au « modèle Mgr Alexis Kagame et Mureme » et non à Mgr Alexis Kagame Se-Mateka.

Quelle que soit l’ampleur des divergences sur la nature de la vérité et sur les méthodes appropriées pour l’atteindre, tout participant « au débat intellectuel » est tenu à respecter certaines règles de « bonne conduite » qui, d’ailleurs, sont plus de nature éthique que proprement épistémologique. Un intellectuel est déshonoré s’il recourt à l’argument ad hominem. L’argument ad hominem est prohibé au débat intellectuel. Hélas, c’est bien le cas ici, du linguiste Bantu. Au lieu de s’attaquer à l’œuvre de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka ou, mieux encore, au modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », il s’est attaqué à l’Ubututsi et à l’Ubunyiginya de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, ce qui d’ailleurs n’est pas vrai. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka n’était pas un Tutsi Munyiginya. Il était  un Tutsi Musinga.

Il importe donc de s’attaquer au modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », d’autant plus que ce modèle est représenté par quelqu’un qui est encore en vie, en l’occurrence Mwalimu Mureme Kubwimana. Il n’est pas correct de s’attaquer à Mgr Alexis Kagame Se-Matêka. Il est décédé le 02 décembre 1981, voilà 33 ans. Contrairement à ce que raconte le linguiste Bantu, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka ne peut prendre position contre personne. Il ne peut donc pas être bien confondu. Il est aberrant de préférer s’attaquer à la mémoire de Mgr Alexis Kagame Se-Matêka plutôt qu’au modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme ». C’est inadmissible.

Par ailleurs, il est complètement déplacé de s’attaquer à « Inganji Kalinga ». Celui-ci a été perfectionné par les abrégés de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka qui, eux-mêmes, ont été perfectionnés par les manuels de Mwalimu Mureme Kubwimana. La technologie de pointe du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », c’est la Théorie de la spirale de la violence rwandaise. Si le linguiste Bantu est un Mugabo, qu’il s’attaque plutôt à cette théorie et qu’on voit. « Inganji Kalinga » n’est pas un produit fini. C’est de la matière première et fourniture historique et, en outre, produite en 1943. Donc, il faut plutôt critiquer le produit fini sorti de l’usine de production historique qui est la Sociologie politique rwandaise approfondie, spécialement la Théorie de la spirale de la violence rwandaise. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka avait pour mission la production des matières premières et fournitures historiques rwandaises. Mwalimu Mureme Kubwimana a pour mission réelle la continuation de la production des matières premières et fournitures historiques rwandaises, la construction de l’usine de production historique et la production des produits finis historiques rwandais. Le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme » est un et un seul modèle.

3. Contestation de fausses traductions françaises « d’Inganji Kalinga » pratiquées par le linguiste Bantu ainsi que par Maniragaba Balibutsa.

On déclare nulle et de nul effet la fausse traduction française « d’Inganji Kalinga » pratiquée par le linguiste Bantu, ainsi que par Maniragaba Balibutsa. Ces personnes sont mal intentionnées. Leurs traductions sont défectueuses et non autorisées. Elles sont trop fausses. On les rejette catégoriquement. C’est de la fraude.

En guise d’illustration, il suffit de citer deux exemples :

a.       Inganji Kalinga est traduit par « tambour victorieux ». Ça ne veut rien dire, un tambour victorieux. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka a écrit ceci en Kinyarwanda : « Inganji Kalinga rero, ni ukuvuga ko ingoma yacu y’ingabe yaganje izindi, igasigara yihaliye aho zahoze zose. Ingoma y’ingabe, ni ukuvuga ko yerekana ubwami bw’igihugu. Ingabe zacu ni enye : Ingabe ihatse U-Rwanda, ikagaragaza umwami yonyine, ni Kalinga. Ingabekazi yayo ni Cyimumugizi. Iyo Cyimumugizi, ni ikuvuga ko igihugu cyima umwami ukigira, akakirema, akakibamo Nyamugira-ubutângwa ».

Il est donc archifaux de traduire tout cela par « tambour victorieux ». C’est un griffonnage. Le colonialiste belge ne cesse de banaliser et de dénigrer. « Inganji Kalinga » n’est pas la description de « Kalinga ». « Inganji Kalinga », c’est le Symbolique du Tambour dynastique rwandais nommé « Kalinga ». Voilà la vraie traduction d’« Inganji Kalinga ».  Cet ouvrage s’adresse exclusivement aux Rwandais. C’est un ouvrage ésotérique rwandais. L’ésotérisme rwandais est une réalité réelle. Le message de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka ne s’adresse qu’au peuple rwandais. C’est incroyable mais vrai, l’ésotérisme rwandais est l’un des meilleurs qui soient sur Terre. C’est à lui et à lui seul de le savoir.  

b.      Le linguiste Bantu est entrain de mentir que Mgr Alexis Kagame Se-Matêka a dit que les Hima-Tutsi sont des Blancs. C’est très renversant. Mgr Alexis Kagame Se-Matêka n’a jamais dit cela nulle part [= Ni ukumubeshyera]. Voici, à ce propos, ce qu’est entrain de soutenir le linguiste Bantu : « Mgr Alexis Kagame croit et écrit sans hésiter que les Tutsi étaient de couleur blanche (voir Inganji Kalinga, p. 65, p. 71) et qu’ils se sont négrifiés par la suite ». Voyons voir en réalité ce qu’écrit Mgr Alexis Kagame Se-Mateka à ce propos : « Aho murora Abatutsi ntibagize mubwiliza ? Natangaye igituma ibyivugo n’ubuhimbaze bw’intambara biba cyane aho Abatutsi bageze. Bavuga ko Abanyiginya ba mbere bali ibituku bacyaduka. Ibyo ntibyadutangaza cyane, kuko Ababisiniya atali Abirabura basanzwe : umubili wabo ureruruka uko ntazi ! Babita Abirabura beruruka : ndetse izina lyabo basangiye n’Abatutsi b’ino lyo kwitwa Abahamiti lisobanura ngo Inzobe, cyangwa abasa n’inombe ». Le linguiste Bantu est un menteur. Mgr Alexis Kagame Se-Matêka ne dit nulle part que les Banyiginya étaient de couleur blanche. Non ! Il dit tout simplement qu’ils étaient : « Abirabura-beruruka, b’ibituku, b’inzobe isa n’inombe ». Or, c’est une réalité objective. Même aujourd’hui, au Rwanda, on voit des gens pareils, plus de mille ans après l’arrivée des Banyiginya au Mubali.

4. « Abirabura-beruruka b’ibituku b’inzobe isa n’inombe », ça ne veut pas du tout dire des Blancs [= Abazungu cyangwa Abera].

C’est quoi, au juste ? En vérité, ce que dit Mgr Alexis Kagame Se-Mateka là est très difficile à traduire en français, voire même impossible. Le Kinyarwanda diffère du français sur de nombreux points. Chacun a ses avantages et ses inconvénients. Un point fort du Kinyarwanda est qu’il autorise plus le milieu, c’est-à-dire les possibilités médianes entre les deux extrêmes. Le français est coutumier des extrêmes. Par ailleurs, nous n’avons pas les mêmes sensibilités, ni les mêmes schémas mentaux que les colonialistes belges. On ne s’entendra jamais sur rien. Tout simplement, mieux vaudrait qu’eux, ils aillent organiser leur société belge et nous laissent organiser notre société rwandaise. Bref, le Kinyarwanda n’amène pas à des orientations bivalentes. Il y a plus de polarité en français qu’en Kinyarwanda. Le français est adapté pour parler des extrêmes plus que des paliers. Ici, Mgr Alexis Kagame Se-Matêka  est entrain de dire ceci : « Non, ce n’était pas des Blancs. Non, ce n’était pas des Arabes. C’est quelque chose comme ça [= en montrant du doigt « inombe »]. C’est quelque chose entre les Arabes et les Noirs. Bref, c’est «  Inzobe isa n’inombe » ». Or, il n’existe pas d’inombe en Belgique et en France. Puis, les Belges et les Français ne comprennent pas ce langage typiquement rwandais. Le Munyarwanda s’exprime, même quand il ne parle pas. Il faut l’écouter et bien le regarder [= amarenga]. Il faut mettre chaque chose dans son contexte. Un même mot peut changer de signification d’un contexte à un autre, d’une accentuation à une autre. Les colonialistes Belges n’ont jamais compris les Banyarwanda. Il ne faut pas citer bêtement ce qu’ils écrivent sur le Rwanda. Il est à faire remarquer que les jeunes Rwandais occidentalisés commencent aussi à perdre leur Kinyarwanda. Or, « Inganji Kalinga » est un ouvrage ésotérique.

En général (= statistiquement), les linguistes Bantu ne sont pas des scientifiques. On dit bien en général, car il y a des linguistes rwandais qu’on connaît bien qui sont de plus en plus scientifiques. Le linguiste Bantu est hâtif. Il pense belgiquement et parfois françaisement. Alors, il conclut tout de suite : « Ah bon ! Donc Mgr Alexis Kagame a dit que les Tutsi étaient de couleur blanche. ». Puis il commence à pinailler ! Or, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka a dit la vérité : quand les Banyiginya sont arrivés au Rwanda, ils étaient « inzobe isa n’inombe, n’imisatsi y’irende ». On le sait parce que jusqu’à la fin du 19ème siècle, les Banyiginya tenaient beaucoup à ce portrait. Ils le disent eux-mêmes. Pour être élue femme de Mwami et future Reine Mère, il fallait remplir ces critères. « Inzobe isa n’inombe n’imisatsi y’irende ». L’exemple archétypal, c’est Nyirakigeli IV Murorunkwere fille de Mitali : une grande beauté ! En conséquence, jusqu’à Kigeli IV Rwabugili, tous les Bami du Rwanda, excepté Ruganzu II Ndoli, étaient « Inzobe isa n’inombe, n’imisatsi y’irende ». C’est Nyirayuhi V Kanjogera qui a noirci la lignée royale. [= Urukara rwa Musinga, rwa Rudahigwa na Ndahindurwa, ruturuka kuli Kanjogera]. Donc, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka a dit vrai. Le colonialiste belge est entrain de semer la pagaille, aidé en cela par quelques amis Français, en dressant leurs jeunes poulains Rwandais contre de véritables élites intellectuelles rwandaises. Il tient à ses mensonges. Il veut gangréner le trésor culturel rwandais qui n’a aucune importance sous ses yeux. Il refuse carrément la transformation profonde de la société rwandaise alors même que ça ne le regarde pas. Il dévalorise systématiquement la société rwandaise.

En vérité, même de nos jours en 2014, si on observe bien, on remarque encore des gens « inzobe isa n’inombe n’imisatsi y’irende » au Rwanda. C’est vraiment observable, prouvable et scientifiquement vérifiable. Tiens, l’actuel chef de l’état rwandais, Paul Kagame Rwabujindili est « inzobe isa n’inombe » mais, à ce que je sache, il n’a pas « imisatsi y’irende ». Je ne l’ai vu qu’une seule fois, à une dizaine de mètres. Sa maman, Astérie Rutagambwa, est une Muhebera Murabarasa, sœur de Rosalie Gicanda. Ce sont des descendantes du Mwami Kigeli III Ndabarasa. Celui-ci s’était fait chercher aux environs de Zanzibar, une femme Arabe Yéménite, toujours dans le souci de garder, dans la lignée, le portrait mythique « d’Inzobe isa n’inombe n’imisatsi y’irende ». Ce portrait est un souvenir très cher qui ne quitte pas les Banyiginya. Avec l’arrivée de cette femme Arabe Yéménite, le portrait s’est renouvelé. Ses descendants furent appelés « Ibigina byo kwa Ndabarasa ». Il est à préciser que la mère de Paul Kagame Rwabujindili, elle, n’est pas une descendante de cette femme Arabe Yéménite. Mais on appelle tous les descendants de Kigeli III Ndabarasa « Ibigina byo kwa Ndabarasa ». Astérie Rutagambwa est une descendante d’une autre femme de Kigeli III Ndabarasa, 100% Rwandaise appelée Mandwa, sœur de Nyirayuhi IV Nyiratunga, mère de Yuhi IV Gahindiro ka Mibambwe III Sentabyo.   

Assurément, les Banyiginya qui sont arrivés au Rwanda au premier millénaire après Jésus-Christ étaient des métis nés d’anciens Égyptiens, d’Éthiopiens, de Nubiens, de Somaliens, d’Arabes, etc. Il est intellectuellement malhonnête de le nier. En vérité, la lignée royale rwandaise est issue de sang Ankolé, Nubien, Éthiopien, Somalien, Hinda, Arabe, etc. Il est même possible qu’il y ait du sang juif dans leurs veines, puisque d’anciens Égyptiens se mariaient avec des femmes juives. On sait quand même très bien que les Juifs ont vécu en Afrique durant 210 ans, dont 116 dans la servitude, en esclavage auprès des Noirs africains en Égypte ancienne. Les Juifs eux-mêmes le disent (voir le Torah). Le fait est aussi que tous les Juifs ne sont pas rentrés. Le linguiste Bantu qui imagine des frontières entre les sociétés, les cultures et les langues humaines est très bête. En Égypte ancienne, les Juifs faisaient partie du menu peuple. Les Juifs épousaient des femmes Noires. Les Noirs épousaient des femmes juives. Il y a du sang juif et Arabe en Afrique noire, voire même au Rwanda. Ce n’est pas une baliverne. Les colonialistes belges devraient se mêler de ce qui les regarde. Les Gaulois ne sont pas nos ancêtres. Et Mgr Alexis Kagame Se-Mateka ne l’a jamais dit. 

C. Les questions non sensées du linguiste Bantu

Il arrive que des gens rencontrent des difficultés parce qu’ils se posent des questions auxquelles les réponses ne peuvent pas être éprouvées. C’est souvent le cas des littéraires qui n’ont pas d’aptitudes scientifiques. Ces questions s’appellent des questions non sensées. Les vrais scientifiques, quant à eux, posent des questions auxquelles les réponses peuvent être vérifiées. Faire de la sorte conduit à résoudre les problèmes. L’observation statistique postule un document destiné à recevoir le relevé des caractères observés pour chacune des unités statistiques de la collectivité étudiée. Le questionnaire est un document extrêmement important. Il existe plusieurs formes de questionnaires, des qualités d’un bon questionnaire, des manières de poser des questions, etc. Il est donc très important de bien poser ses questions. C’est avec ça qu’on reconnaît tout de suite un vrai chercheur et un apprenti sorcier.

L’exemple archétypal de questions non sensées nous est donné par le linguiste Bantu quand il se demande si c’est le groupement socio-familial [Abanyiginya, Abega, Abaha, Abakono, etc.] qui est apparu avant la sous-population statistique Amôko [Hutu, Tutsi, Twa] ou l’inverse. Voilà un exemple extrême d’une déclaration que l’on peut argumenter dans les deux sens sans parvenir à aucun résultat valable. On appelle en français, ces questions, des questions non sensées, des questions inutiles, des questions irrépondables ou des questions bizarres. On appelle en Kinyarwanda, ces questions « = Ibibazo by’amanyembwa ». C’est pourquoi les scientifiques posent toujours des questions productives, sur lesquelles on peut travailler. On expose un problème de telle sorte qu’il suggère un moyen utile de le résoudre. Par ailleurs, toute recherche a une idée directrice, une problématique et un modèle d’analyse. Dans le cas d’espèce, il ne devrait s’agir que de l’élaboration d’un projet de société rwandaise convainquant.

Les questions du linguiste Bantu sont des questions non sensées [= Ibibazo by’amanyembwa]. Cela veut dire qu’il s’agit de questions dont les solutions ne peuvent pas être éprouvées et vérifiées et, en plus, dont l’une ou l’autre réponse n’apporte aucun élément nouveau. Il s’agit de questions non nécessaires et inutiles. Au fait, le linguiste Bantu tourne en rond. Son article est inutile. Il ne sert à rien à la société rwandaise. Le linguiste Bantu est un colérique littéraire qui s’imagine que balancer des phrases françaises sur plusieurs pages est un indicateur d’intellectualité. Quelle misère !

L’autre danger des questions non sensées est qu’elles peuvent amener les personnes à être inquiètes et à devenir anxieuses. Les questions non sensées dérangent inutilement le public. Le public rwandais non initié peut finalement en avoir marre et renvoyer dos à dos tous les chercheurs colonialistes belges, missionnaires, nationaux, etc. On dirait même que c’est le but recherché. Ce grabuge [= iyi Rwaserera] ne profite qu’au néocolonialiste belge qui tient absolument à embrouiller la société rwandaise et à créer le brouillard sur sa part imputable dans le chaos rwandais. On en connaît qui composent des articles et les filent à de jeunes chercheurs rwandais pour publication sous un nom apparent ou qui les dirigent carrément en rangs serrés. Ils les influencent trop. Ils sont capables de n’importe quoi.

En bref, le linguiste Bantu erre comme un vagabond. Il vadrouille. Ses questions consistant à savoir qui apparût le premier au Rwanda : la sous-population statistique (Hutu, Tutsi ou Twa) ou le groupement socio-familial (Abanyiginya, Abega, Abaha, Abakono, Abagesera, etc.) sont des questions non sensées. Il serait analogue de se poser la question consistant à savoir qui apparût le premier sur Terre entre l’Homme et la Femme. Tout ça, c’est pour embrouiller la société rwandaise et bien se marrer. Les Belges aiment beaucoup ces histoires-là. Ça les fait lire aux éclats. Comme ça, ils sont rassurés qu’il y a pire que chez eux, alors que ce sont eux-mêmes qui ont causé tout cela. La colonisation belge, ça ne faisait quand même pas rire le peuple rwandais. En définitive, la vérité est que les Tutsi et les Hutu Baha, les Tutsi et les Hutu Bakono, les Tutsi et les Hutu Bashingo, etc., sont arrivés au Rwanda Tutsi et Hutu Baha, Bakono, Bashingo, etc. Les Tutsi Banyiginya ont créé le Rwanda Tutsi Banyiginya. Les Tutsi Bazigaba, Basinga, etc, ont été vaincus Tutsi Bazigaba, Tutsi Basinga, etc. Par ailleurs, il y avait, au Rwanda ancien, un système de castes qui avait ses propres modalités d’organisation et de fonctionnement. Il y a lieu de voir, à cet effet, mon article précédent intitulé : La présence des Hutu, des Tutsi et des Twa dans un même groupement socio-familial prouve que les sous populations statistiques « Amôko = Hutu, Tutsi et Twa» ne sont pas des ethnies, mais plutôt des anciennes castes du Rwanda ancien..

D. Le linguiste Bantu fait abstraction de la communication non verbale rwandaise

Chaque peuple est un peuple unique. Chaque société a ses propres logiques, se propres critères de scientificité, ses propres prophètes et sa propre finalité. Chaque société utilise la communication non verbale. C’est-à-dire qu’en l’absence de mots, on ne peut pas ne pas communiquer. Le comportement inconscient est une forme de communication : des signaux non verbaux, posture, expression, jeux, vêtements, musique, les couleurs, les arts, l’uburere, l’ubupfura, l’ubunyangamugayo, l’umurava, la mimique, etc.

À cette occasion, on confirme de nouveau l’ethnométhodologie de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Par substrat causal, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka entend la conception du monde, la pensée profonde et les attitudes mentales qui en résultent, lesquelles, quoique non historicables en elles-mêmes, organisent les évènements et en expliquent le sens dans une société à logique supranaturelle. Le Cwezisme et le Kimeza-Milyango sont la colonne vertébrale de l’Histoire du Rwanda ancien. Il est impossible d’écrire l’Histoire du Rwanda ancien en faisant fi des mystères de la foi des Rwandais anciens, en s’en moquant ou en les dénigrant.

Bref, des preuves abondent prouvant que la culture rwandaise appartient plus à la civilisation Cwezi  nilotique qu’à la civilisation Bantu et que l’apport de l’Éthiopie-Nubie et l’Égypte ancienne à la culture rwandaise est indéniable, notamment : l’Ubwiru, l’Ubucurabwenge, les Ibisigo, les Ibitekerezo, les Inanga, les Indilimbo z’Ingabo, les Ibyivugo, les Ibitekerezo by’Ingabo, les Imitwe y’Inka, les Amazina y’Inka, les Ibitekerezo by’Imilyango, l’Igisoro égyptien, l’inanga égyptien, le gukenyera no kwitera égyptien, la Symbologie rwandaise, la Liturgie politique rwandaise d’origine égyptienne, etc.

Compte tenu de ce qui précède, il est aberrant de nier la provenance de certaines sous-populations statistiques rwandaises (= Amôko) du Ndorwa, d’Ankolé, du Karagwe, de Kyamutwara, du Bunyoro, de Somalie, d’Éthiopie, de Nubie, de l’Égypte ancienne, etc. Si tout cela est arrivé d’Égypte ancienne, de Nubie, d’Éthiopie, de Somalie, du Bunyoro, etc., au Rwanda, c’est qu’il y a des sous-populations statistiques rwandaises qui l’ont apporté. [= Ntibyizanye !]. [= Urugero : Igisoro cyavuye muli Égypte ! Gukenyera no kwitera byavuye muli Égypte ! ]. Les vaches, les moutons, les chèvres, la bananeraie, etc., proviennent de l’étranger. Ils ne sont pas indigènes. La bananeraie a été apportée par des Hutu Banyoro, les vaches, les moutons, etc., par des Hima-Tutsi. Serait-ce une faute de le dire ? Sincèrement, on ne voit pas ce qu’il y a à reprocher à Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Il a très bien fait les choses. Le menteur (= umubeshyi), c’est plutôt le linguiste Bantu. On réitère en totalité les positions de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka.

E. Les déclarations du linguiste Bantu sont des idées stéréotypées et des déclarations sans faits établis.

1. Le Linguiste Bantu fait preuve d’idées stéréotypées.

On convient que comparer et caractériser, c’est expliquer en permanence les ressemblances et les différences, analyser les processus spécifiques, donc, souligner l’originalité. Or, le linguiste  Bantu généralise systématiquement. Il fait preuve d’idées stéréotypées. Il confond tous les modèles d’Histoire du Rwanda : le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », le modèle missionnaire, le modèle colonial Jan Vansina, Marcel D’Hertefelt, Luc De Heusch, Hans Meyer et Machin Chouette, etc. Le but est de diffamer tous les modèles d’Histoire du Rwanda, hormis le modèle colonial. Et c’est Jan Vansina, -la pire excrétion du colonialisme belge-,  qu’il met sur un piédestal. Pour lors, il met dans le même sac tous les autres modèles : le père Pagès, le chanoine de Lacger, Delmas, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, etc. Il ne voit que des similitudes et ignore les différences. Il réagit avec négativité. Au fait le linguiste Bantu se fait des illusions. Le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme» et le modèle missionnaire sont deux modèles tout à fait différents. Concrètement, il aurait dû d’abord dénombrer les différents modèles d’Histoire du Rwanda, ensuite montrer les ressemblances et les différences, ensuite analyser les informations et enfin, tirer des conclusions. Pour ce faire, il aurait dû procéder par la méthode de l’indexation. L’indexation est justement utilisée pour montrer qu’il n’y a pas d’universalité dans le monde réel. Chaque modèle, chaque auteur, chaque personne, chaque chose est unique et a des caractéristiques uniques. C’est donc une analyse à plusieurs degrés qu’il aurait dû faire.

La vérité est que Pagès, Louis de Lacger, Delmas, etc., appartiennent au modèle missionnaire tandis que Mgr Alexis Kagame Se-Mateka et Mwalimu Mureme Kubwimana appartiennent au modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme ». Ce sont donc deux modèles tout à fait différents. Il est absolument faux de raconter ceci « Monseigneur Alexis Kagame, un des premiers élèves de l’école européenne (notamment élève des pères De Decker et Van Overschelde), ne pouvait que reproduire les théories en vogue, d’autant plus que cela ne le desservait pas en tant que membre de la dynastie nyiginya, fonctionnaire de la cour. Quelle que soit la reconnaissance qui lui est due en tant que pionnier des travaux historiographiques et transcripteur des littératures orales de cour, on ne peut que regretter que les erreurs partagées par les Européens aient été enseignées et transmises de génération en génération par le biais de l’école ». Ça c’est du Jan Vansina tout craché. La vérité est que Mgr Alexis Kagame Se-Mateka n’a pas reproduit les théories en vogue et il n’était, ni membre de la dynastie nyiginya, ni fonctionnaire de la cour. Sa profession et sa mission d’historien n’avaient rien à voir avec le grand séminaire de Nyakibanda. Si oui, tous les abbés formés à Nyakibanda avec lui eussent été des historiens. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka n’est pas un transcripteur des littératures orales de cour. Il n’a pas partagé d’erreurs avec les Européens. Son œuvre s’inscrit dans le cadre de l’ethnométhodologie. Au contraire, la vérité est qu’il critiquait sévèrement tous ces auteurs-là que le linguiste Bantu affirme qu’ils étaient ses maîtres. Il était vraiment un scientifique très indépendant, très vérace, très laborieux et très puissant. Il avait un caractère passionné impérieux laborieux large. Ça, ce n’est pas un caractère faible ou influençable. « Inganji Kalinga » est un ouvrage très éloquent. Voyons, par exemple, à la page 14, au paragraphe 12 du tome 1 : « Noneho rero, iki gitabo ntikigiye kwandikwa ku bulyo bwa Kizungu : Kiratekereza iby’U-Rwanda rwa kera, mu rulimi rwacu, kandi ku bulyo Abanyarwanda babitekereza, kinabikuye ruhande ! Byongeye kandi, ubwo tutali Abazungu, ntituzilirwa dukorakora muli ibyo bintu bitaduhimbaje, ali byo Abazungu bikundira. Tuzibasira gusa ibitekerezo bya kera, tubijyane umujyo umwe, tuzabigeze kuli iyi ngoma ya Mutara ».

Il est donc clair et net qu’Inganji Kalinga est un ouvrage original. Il est donc manipulateur de lui faire dire ce qu’il ne dit pas à des fins néocolonialistes belges non avouées. « Inganji Kalinga » est un ouvrage très considérable dont le peuple rwandais avait très grandement besoin. De 1943 jusqu’au jour d’aujourd’hui en 2014, -on le sait très bien-, il déplaît au colonialiste belge très désireux de destruction de la société rwandaise. « Inganji Kalinga » ne s’adresse pas aux Belges, s’il vous plaît. C’est ça qu’ils ne comprennent pas. Mais qu’est-ce qu’ils nous veulent, ces types-là ? On le défendra et, au besoin, on contre-attaquera. Le Rwanda a une épaisseur historique et culturelle extrêmement vaste ; de beaucoup plus vaste que celle de la Belgique. Cela, le colonialiste belge ne l’a jamais supporté. Il tient toujours à dévaloriser et à étouffer tout ouvrage s’y rapportant. Il a quelque chose sur la conscience. L’article en question est un exemple éloquent. C’est un article téléguidé par le néocolonialisme belge. Le colonialiste belge vit à l’époque coloniale belge. C’est un dominateur invétéré. La résistance contre la domination est un devoir. À bas le néocolonialisme belge !  Foin aux vieux clochards coloniaux belges rabougris [= Barakanywa Akazi ka Rusasa na Ntarabana !]. La réalité rwandaise existe encore malgré eux et ne dépendra jamais d’eux ! 

2. Les déclarations du linguiste Bantu sont des déclarations sans faits établis.

Voici ce que raconte le linguiste Bantu aux paragraphes du milieu du texte : « Du fait que les dénominations Hutu-Tutsi et Twa, par ailleurs, n’existaient pas encore à cette époque de la formation du Rwanda, Mgr Alexis Kagame est bien confondu. Pour justifier la supériorité de la dynastie nyiginya et s’alignant ainsi sur l’idéologie européenne, il fait une hypothèse assez tendancieuse selon laquelle d’autres clans qui se mariaient avec les nyiginya étaient peut-être aussi des Tutsi ». Bon Dieu ! Il y a des gens qui racontent des mensonges sur Internet pour empêcher la manifestation de la vérité. Les néocolonialistes belges et leurs perroquets sont des querelleurs.

Ici, le linguiste Bantu se comporte comme le colonialiste belge. Il y a des choses qu’il ne comprend pas. Il fait quand même semblant de très bien les comprendre parce qu’il a décidé de passer pour un savant qu’il n’est pas du tout. Et ça devient encore plus aberrant. En conséquence, on se devra toujours de répéter ce qui suit :

  • Les Hutu, les Tutsi et les Twa ne sont pas des ethnies [« amayetini » = mot inexistant en Kinyarwanda qu’on a faussement traduit par « Amôko »] : ce sont de simples sous-populations statistiques « Amôko ».
  • Tutsi veut dire « Umuhatsi » c.-à-d. Maître. Après la Révolution rwandaise de 1959, on ne parle plus d’Umuhatsi mais plutôt d’Umutegetsi. Mais le mot « TSI » est toujours de rigueur. Il ne s’agit plus de guhaka. Il s’agit de gutegeka.
  • Les Tutsi étaient une caste et en plus c’était des initiés Cwezi. Un initié Cwezi ne donne jamais la main de sa fille à un non initié Cwezi. À plus forte raison un Tutsi ne donnait pas la main de sa fille à un non initié Cwezi. Le jeune homme ne choisissait pas la jeune fille. Il ne la connaissait même pas. C’étaient les familles qui les mariaient.

Il est critiquable de parler du Rwanda ancien alors qu’on n’y comprend rien. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka ne fait aucune analyse tendancieuse. Le fait est que tous les clans qui se mariaient avec les Banyiginya étaient des clans d’initiés. Ce n’est pourtant pas très difficile à comprendre. Le Français Mgr Léon-Paul Classe, UN ÉTRANGER, avait lui-même décrété, -au Rwanda s’il vous plaît et pas en France-, qu’aucune famille rwandaise chrétienne ne pouvait marier sa fille à une famille rwandaise non chrétienne. Alors, pourquoi quand ce sont les Chrétiens ou les Musulmans qui le décrètent, c’est normal ? Mais quand ce sont les Cwezi qui le décrètent, c’est horrible ? Pourquoi ?  Pourquoi ce qui est Chrétien est magnifique alors que ce qui est Cwezi est horrible ? Pourquoi ? L’hypothèse assez tendancieuse, c’est plutôt ce genre de schémas mentaux colonialistes belges ou gallicanistes.    

Mgr Alexis Kagame Se-Mateka analyse très bien les choses. Il est donc idiot de raconter qu’il est bien confondu. C’est une agression pure et simple à la mémoire très honorée de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Celui-ci est décédé le 02 décembre 1981. Il ne peut pas être confondu. À la rigueur, le linguiste Bantu devait s’attaquer à l’ouvrage « Inganji Kalinga » ou au modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », mais pas à la personne décédée de l’auteur. Par ailleurs, le linguiste Bantu devrait plutôt montrer au public l’ouvrage scientifique qu’il a lui-même publié sur cette thèse, le présenter et dire en quoi ses propres conclusions démolissent l’œuvre de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Il est inadmissible de se targuer d’une supériorité intellectuelle bon marché en agressant, en plus, moyennant des déclarations sans faits établis. Ce sont des déclarations intentionnelles qui n’honorent pas leur auteur. Elles en disent plus sur le linguiste Bantu lui-même que sur Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. C’est un indice révélateur. Le type ne comprend pas le Cwezisme. Il ne comprend pas ce que c’est une monarchie mystico-patrimoniale tutsie. Il ne comprend pas ce que c’étaient des mariages rituels entre initiés. Il ne comprend pas ce que c’est l’initiation. Il ne comprend pas qu’avant la création du « Rwanda rugali rwa Gasabo », il y avait l’empire du Rwanda antique et qu’avant celui-ci, il y avait l’empire des Basinga-Barenge. Il ne comprend pas que les castes Hutu, Tutsi ou Twa étaient répandues sur tout le plateau africain des grands lacs. Donc la culture rwandaise n’est pas une civilisation. Elle n’est pas l’œuvre des seuls Banyiginya. La culture rwandaise appartient à l’ensemble de la civilisation africaine des grands lacs. Le linguiste Bantu n’y comprend rien du tout. Il se contente des déclarations, mais ne prouve rien. Or, c’est à celui qui lance une affirmation qu’incombe la charge de la preuve.

3. Une dissertation littéraire n’est pas un article scientifique.

On convient que tout article scientifique se doit d’être très bien composé. Néanmoins, une dissertation littéraire n’est pas un article scientifique. Quand les scientifiques travaillent sur des problèmes scientifiques, ils utilisent la méthode scientifique : ce qui n’est pas le cas de l’article en question. Même la question de départ est une question non sensée. Que faire des consciences qui ont intégré l’idée de groupes ethniques, se demande le linguiste Bantu ? D’abord, il ne prouve pas l’existence de groupes ethniques au Rwanda. Ensuite, il ne prouve pas que l’idée de groupes ethniques a été intégrée dans la société rwandaise. Il ne dit pas ce qu’il peut faire des consciences et il ne prouve même pas qu’il soit capable d’observer ces consciences, de les éprouver et de les vérifier. Il ne montre pas l’instrument dont il disposerait pour évaluer ces consciences. Il tourne en rond. En s’inscrivant dans le cadre des consciences, l’article en question se pose des questions auxquelles les réponses ne peuvent pas être éprouvées. Ça veut dire quoi, les consciences ? Il n’en donne même pas une définition opérationnelle. Voilà le genre de questions qui peuvent amener les personnes à être inquiètes et à devenir anxieuses. Le linguiste Bantu est un charlatan.  

En bref, cet article n’est pas un article scientifique. Pour l’être, il faudrait transformer toutes les questions non sensées qu’il se pose en questions productives. Il faut déterminer la situation rwandaise puis, se demander comment faire pour s’en sortir. Pourquoi ? Et quels sont les objectifs rentables qui devraient être visés. La vérité est que le Rwanda vit dans une situation totalitaire post coloniale belge intervenue par suite du coup d’état militaire du 05 juillet 1973. Le scientifique traite les faits et rien que les faits. Les consciences qui ont intégré l’idée de groupes ethniques ne sont que mensonges. L’extermination des politiques, des officiers, des journalistes et des prisonniers de droit commun Hutu Banyenduga par le tyran militaire sanguinaire Hutu [1973-1990] Juvénal Habyalimana Rutemayeze, est-ce là une intégration de l’idée de groupes ethniques ? La noblesse Tutsi faction Mwami qui s’oppose à la noblesse Tutsi moderne faction Abâkagâra, est-ce là une intégration de l’idée de groupes ethniques ? Les camarades du 05 juillet 1973 qui se sont entre-déchirés, après leurs forfaits, et Alexis Kanyarengwe qui a pris le large pour sauver sa peau, est-ce là une intégration de l’idée de groupes ethniques ? Toujours est-il que quand on n’y comprend rien, on commence toujours à moraliser et à parler d’intégration de l’idée de groupes ethniques. En vérité, le conflit rwandais est un conflit politique et social endogène concrétisé. Ce n’est pas un conflit Hutu-Twa / Tutsi. Ce n’est pas un conflit Kiga / Nduga. Le linguiste Bantu est déconnecté de la réalité objective. Ses déclarations n’ont rien à voir avec la réalité réelle. Le linguiste Bantu est un manipulateur Mutekamutwe.

F. Sur-généralisation et approche anachronique du linguiste Bantu

Le linguiste Bantu fait preuve de sur-généralisation et son approche est anachronique. Son article est bourré d’illusions d’invariance et d’illusions de linéarité. Il s’agit manifestement du brouillage des conflits. Au lieu de rétro dire, il postcipe.  Cette sorte de manipulation s’appelle, en Kinyarwanda,  « gufitira ». Cela veut dire chercher à tout prix une explication à une situation troublante sans audit, sans recherche et sans respect des règles de l’art. Cela s’appelle niveler par le bas. En un mot, on ne peut vraiment étudier une chose que dans son rapport aux autres choses de son temps.

Concrètement, l’ouvrage de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka intitulé « Inganji Kalinga » doit être placé dans le contexte du temps. Tout ouvrage porte les empreintes de l’époque à laquelle il a été écrit, voire même l’évangile de Jésus-Christ. « Inganji Kalinga » a été écrit à l’époque coloniale belge, sous diverses contraintes qu’il serait trop long d’énumérer ici. Depuis lors, tout a changé. La monarchie mystico-patrimoniale rwandaise a pris fin. Le colonisateur belge a enfin décampé. Il convenait donc d’étudier les conditions de sa publication en fonction de la situation politique et sociale. Il fallait analyser son ésotérisme, son idée directrice, sa question de départ et ses objectifs. C’est alors et alors seulement, qu’on se rend compte que tout cela a évolué avec le temps et la situation. Le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme » a évolué. « Inganji Kalinga », c’est de la matière première et fourniture historique. Ce n’est pas un produit fini historique. Si on perd de vue cette réalité objective, on fait fausse route.

La technologie de pointe du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », c’est la Théorie de la spirale de la violence rwandaise. Cet ouvrage publié en février 2014 n’a plus que de lointains rapports avec « l’Inganji Kalinga ». C’est vraiment le produit fini sorti de l’usine de production historique rwandaise. C’est donc le produit fini du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme » qu’il faut consommer aujourd’hui en 2014 et non la matière première et fourniture d’il y a 71 ans, en 1943. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka lui-même a réédité « Inganji Kalinga » en 1972, sur demande du premier président de la République rwandaise, en collaboration avec l’État rwandais, l’université nationale du Rwanda et l’institut national de la recherche scientifique. Il en est sorti deux ouvrages : les abrégés de l’Histoire du Rwanda. « Inganji Kalinga » doit donc être étudié uniquement dans son rapport avec les autres ouvrages de son temps, mais pas dans son rapport avec la Linguistique Bantu d’aujourd’hui en 2014. La Linguistique Bantu d’aujourd’hui en 2014 doit plutôt se mesurer avec la Sociologie politique rwandaise approfondie d’aujourd’hui en 2014 du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme ». Là, au moins, on livrerait un combat à armes égales. Le linguiste Bantu d’aujourd’hui en 2014 fait preuve de lâcheté en préférant aller se mesurer à « Inganji Kalinga » de 1943. À cette époque-là, la Linguistique Bantu elle-même était dans un état embryonnaire. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka est l’un de ses principaux pionniers. La Linguistique Bantu s’est notamment engraissée de la sueur du front de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Que vient-il encore raconter ici ce linguiste Bantu ingrat ? La réputation de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka défie la calomnie. Si le linguiste Bantu est un Mugabo, qu’il affronte plutôt la Sociologie politique rwandaise approfondie du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme ». En tout cas, honnêtement parlant, la Sociologie politique rwandaise approfondie n’ira jamais se mesurer avec le manuel belge de Linguistique Bantu de 1954. Ce ne serait pas non plus compliqué de faire signer cela par un jeune Belge. On aurait aussi beaucoup de choses à dire sur la Linguistique Bantu belge de 1954 surtout au sujet du chapitre intitulé « Le Noir Congolais vu par nos écrivains coloniaux (251 pages, 12 photos hors-texte) : mémoire collectif ». Malheureusement le colonialiste belge ne change pas. Il se croit tout permis en Afrique noire.

En bref, l’on ne peut vraiment étudier quelque chose que dans son rapport aux choses de son temps. Tout change et tout évolue constamment. Aujourd’hui, il est impossible d’expliquer la politique rwandaise avec la Linguistique Bantu. La politique rwandaise ne peut plus s’expliquer que par la Sociologie politique rwandaise approfondie. Vanter l’utilité de la Linguistique Bantu en politique rwandaise est un charlatanisme aveugle. La Linguistique Bantu est incapable d’analyser le moindre phénomène politique collectif rwandais. Si le linguiste Bantu veut devenir un politologue, il doit absolument laisser de côté la Linguistique Bantu et s’orienter vers la Science politique.

G. L’article en question du linguiste Bantu est très intentionnel.

L’auteur manifeste des problèmes d’ajustement. C’est une histoire vue d’en haut. Il ne s’agit pas de la réalité réelle. Ce sont des déclarations sur les déclarations, sur les déclarations de la Linguistique Bantu. Or, la Linguistique Bantu et la Sociologie politique rwandaise approfondie diffèrent sur tous les points. Leurs conclusions sont divergentes. L’article en revue ne correspond pas du tout à la réalité rwandaise. Ce sont des représentions linguistiques globales étrangères des systèmes rwandais de représentation du monde. L’article en revue est un exposé général de la manière dont, du point de vue de la Linguistique Bantu, les choses rwandaises devraient être. Ce ne sont pas des conclusions d’une recherche scientifique dûment menée. Ce sont des jugements intentionnels. Or, en Sciences politiques, il n’existe pas de recettes. Chaque société a sa propre finalité. Le fait est que les inférences du linguiste Bantu sont fallacieuses. Dans les faits, la langue rwandaise n’est même pas une langue 100 % Bantu. Les linguistes Bantu ont des forces. On n’en disconvient pas. Mais, ils ont aussi des faiblesses. Ils sont très faibles en Algèbre matricielle, en Algèbre linéaire, en Économétrie avancée des variables qualitatives, en Ethnométhodologie, en Sociologie politique rwandaise, etc. Comme ils sont incapables de déterminer le degré de Bantuité, le degré de Hima-Tutsité, le degré de pigméité de la Culture rwandaise, alors, ils mettent tout simplement sur le Kinyarwanda une étiquette trop facile  pour eux « Langue Bantu ». Or, c’est une étiquette vague qui arrange les linguistes Bantu, mais qui n’arrangent pas du tout les choses rwandaises. Ce n’est donc pas significatif. On doit rejeter ça.

Scientifiquement, il faudrait d’abord poser toutes les équations simultanées rwandaises, à savoir : l’équation congénitale innée rwandaise, l’équation traditionnelle rwandaise, l’équation colonialiste belge et consort, et l’équation totalitariste rwandaise moderne. Résoudre un système d’équations, c’est tout résoudre en totalité.  Or, la Linguistique Bantu ne traite aucune de ces équations. Elle n’étudie que la langue rwandaise. La Linguistique Bantu est donc biaisée, non convergente, non efficace et non robuste. La Linguistique Bantu professée par les colonialistes belges et certains français proches d’eux est même pire. L’équation colonialiste belge est un sujet tabou. Or, elle doit absolument figurer dans le système d’équations simultanées rwandaises. Il faut appeler le colonisateur belge, le colonisateur belge. Il est intellectuellement très malhonnête de subtiliser l’équation colonialiste belge pour faire plaisir à la Belgique. Il faut être juste. Le colonisateur belge n’est pas venu au Rwanda pour faire plaisir au peuple rwandais. Et maintenant, pour clouer le bec au peuple rwandais, on recourt à la manipulation en utilisant des Rwandais eux-mêmes. Le néocolonialisme belge vient d’apprêter ses armes et de créer un nouveau brouillard, en l’occurrence la Linguistique Bantu. Quelque chose de formidable ! Attention, le linguiste Bantu arrive ! Cette sorte de manipulation s’appelle en Kinyarwanda « gukangaranya ». La méthode de « gukangaranya » consiste à évoquer une théorie qui dépasse les contradicteurs ; qui est peut-être même hors sujet ou qu’on ne maîtrise pas bien soi-même. Mais au moins, on espère que les gens vont rester bouche bée. En Sciences politiques rwandaises, le recours à la Linguistique Bantu est parfaitement déplacé, mais très efficace auprès de ceux qui n’y connaissent rien et qui sont tout prêts à y croire. Le but consiste à blanchir le colonisateur belge et à imputer la plus grande part du chaos rwandais contemporain aux écrivains missionnaires, aux explorateurs et à Mgr Alexis Kagame Se-Mateka qui a écrit « Inganji Kalinga ». C’est parce que Mgr Alexis Kagame Se-Mateka a écrit « Inganji Kalinga » en 1943 qu’il y a, depuis lors, la misère et le chaos au Rwanda ! On se trompe manifestement sur les causes. C’est une gigantesque manipulation qui ne profite qu’au colonialiste belge. Combien de Rwandais ont-ils vraiment lu tous ces ouvrages du passé très faussement incriminés ?

Certes, l’âme du chaos rwandais contemporain est militaire avec, à l’origine, une armée mono régionale Kiga créée de toutes pièces par le colonisateur belge deux ans avant le recouvrement de l’indépendance.  Le père Pagès, le chanoine Louis de Lacger, les pères De Decker, Van Overschelde, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, etc., sont innocents. La Belgique a donné au Rwanda une indépendance empoisonnée. Elle a lâché l’indépendance d’une main et, de l’autre main, elle a complètement verrouillé le phénomène de l’indépendance. C’était une bombe à retardement. Elle a explosé en 1990-1994. Voilà le hic !  [= Umusilikare w’Umukiga w’Umunyakazu ntimuzi icyo ali cyo mwa bantu mwe ! Muli abatesi nta kindi. Aragafungirwa mu Ruhengeli. Rero ngo Kalinga ni yo yamaze Abahutu ! Eee ! Nkundabashiru yashahuye Abahutu b’Abanyenduga bangana iki ?]. Le fait est que les militaires qui ont fait la pluie et le bon temps au Rwanda jusqu’en 1994 étaient formés depuis 1960 par la Belgique et non par Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. En outre, après le coup d’état du 05 juillet 1973, tous les colonialistes belges sont revenus en force au Rwanda. Le Rwanda était sous la tutelle belge. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka était jugé proche de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge à qui il donnait des leçons d’Histoire du Rwanda. Il était ouvertement très critiqué pour son amitié avec le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco, puis avec Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge. Il était publiquement très critiqué par ceux-là mêmes qui sont poursuivis pour tribalisme et crimes de génocide, notamment Léon Mugesera, Ferdinand Nahimana et Maniragaba Balibutsa. Il est très aberrant de raconter que ces totalitaristes et extrémistes Hutu qui le critiquaient sévèrement étaient ses admirateurs. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka est un scientifique et non un homme politique. Par contre, s’il y a quelque chose qu’il faut imputer sur le compte du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », c’est l’inspiration du Centrisme révolutionnaire rwandais. Ses positions se sont toujours situées dans le juste milieu. Ses conclusions correspondent avec la réalité réelle rwandaise. Le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme » n’a donc absolument rien à voir avec le modèle « Akazu » ni avec le modèle Siyasa, ni avec le modèle colonial belge. Le linguiste Bantu confond tout.

H. Le linguiste Bantu répète comme un perroquet le cours du colonialiste belge

1. L’important n’est pas ce qu’on sait, mais ce qu’on sait faire avec ce qu’on sait.

Les sages disent que l’important n’est pas ce qu’on sait, mais ce qu’on sait faire avec ce qu’on sait. Ce n’est pas parce que le linguiste Bantu dit que le Kinyarwanda est une langue Bantu qu’il faut admettre cela comme un dogme scientifique. Il est aberrant de réduire le Kinyarwanda à une simple langue Bantu. Quelque lié qu’il soit à l’ensemble des langues Bantu, le Kinyarwanda transcende de très loin cette simple appartenance linguistique. Le Kinyarwanda est d’abord et avant tout une langue sacrée. Le Kinyarwanda est l’âme du peuple rwandais. Il faudrait donc préalablement pénétrer son mystère et son génie. Cela exige une observation participante. Sans quoi, on joue le jeu des chercheurs colonialistes belges que critiquait justement Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Le linguiste Bantu insiste sur le fait  qu’ils le critiquent, mais il oublie que nous aussi, nous les critiquons très sévèrement. Et alors ! Avant d’apprendre par cœur et de répéter comme un perroquet les théories de la Linguistique Bantu, il faudrait d’abord la critiquer et montrer ses limites.

Ça, ce sont, au fait, les thèses des néocolonialistes belges. Acquiescer à tout ce qu’ils disent et leur demander  de nous aider à transformer profondément la société rwandaise, c’est réclamer le néocolonialisme belge. Au contraire, le jour où les néocolonialistes belges seront contraints de ne plus trop s’intéresser au Rwanda, c’est alors que notre pays arrivera au bout du tunnel ! Il faut donc mettre en plein jour leurs desseins secrets. Il ne faudrait surtout pas que le Rwanda retombe sous le joug de l’Akazu et du néocolonialisme belge à la chute du FPR. Les néocolonialistes belges veulent absolument imposer leurs schémas mentaux qui ne collent pas du tout avec la réalité objective rwandaise. Même le dictionnaire Kinyarwanda / Français que propose le néocolonialiste belge est très faux. Le linguiste Bantu d’obédience belge agit par rapport aux motivations néocolonialistes belges. Il est incapable de s’harmoniser avec la conscience nationale rwandaise, c’est-à-dire se fondre dans la culture rwandaise. Il n’arrive pas à plonger. Et le linguiste Bantu rwandais apprend ce qu’on lui apprend par besoin de diplôme. Après le diplôme, ce sont les soubresauts de la vie, surtout en Occident. Le fait est qu’on ne peut pas pratiquer la Linguistique Bantu et vivre d’elle en Occident.

Bref, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka l’a dit ; Mwalimu Cheikh Anta Diop l’a confirmé ; Mwalimu Mureme Kubwimana le reconfirme : « L’apport de l’Éthiopie-Nubie et de l’Égypte ancienne à la culture rwandaise est indéniable ». Il appartient plutôt aux jeunes d’approfondir ce thème plutôt que de le repousser sans avoir eux-mêmes rien vérifié. Il faudrait vraiment manier cet argument d’autorité néocolonialiste belge avec prudence. Autorité veut dire ici les études linguistiques menées par des linguistes Belges et compagnie sur les langues noires africaines. Il n’est jamais mauvais de tenir compte de leurs avis. C’est même recommandé. Néanmoins, cela ne constitue jamais une preuve en soi. L’unanimité des experts Belges et compagnie sur le fait que le Kinyarwanda est une langue 100 % Bantu ne prouve qu’une chose : c’est que l’opinion opposée à la leur sera très critiquée en Europe. Voilà alors le jeune linguiste Bantu qui s’emmène et dit : « C’est vrai parce que les linguistes Bantu Belges et compagnie le disent ». C’est archifaux ! La vérité rwandaise n’est pas soumise au vote des experts Belges et compagnie. Cela ne veut absolument rien dire. Les linguistes Bantu Belges et compagnie peuvent croire à tout ce qu’ils veulent. Croire à quelque chose ne le prouve pas. Au contraire, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, Mwalimu Cheikh Anta Diop et Mwalimu Mureme Kubwimana prouvent très bien que l’apport de l’Éthiopie-Nubie  et de l’Égypte ancienne  à la culture rwandaise est indéniable. Même le mot Bantu lui-même est d’origine égyptienne. Banti veut dire en égyptien ancien « les hommes ». Il est donc non correct de trop s’appesantir sur le mot Muntu-Bantu. D’autres variables sous-jacentes et d’autres sous-modèles devraient être élaborés. C’est comme cela qu’on verrait que la culture rwandaise appartient plus à la civilisation Cwezi Nilotique qu’à la civilisation Bantu.

En tout état de cause, l’origine du chaos rwandais contemporain ne réside pas dans les Amôko Hutu, Tutsi ou Twa. Pas du tout ! L’âme du chaos rwandais contemporain est militaire. Il s’agit du Totalitarisme moderne et de l’Autoritarisme militaire. On convient que le Totalitarisme moderne est d’origine coloniale belge et allemande Nazi. C’est donc le mode de gouvernement qui est trop mauvais, lui-même venant de l’extérieur. Juvénal Habyalimana Rutemayeze a été intronisé par la Belgique. C’était une vraie marionnette du néocolonialiste belge. Le brigand ne pouvait donc être fracassé que par des forces armées étrangères, avec toutes les conséquences subséquentes. Les militaires rwandais n’ont aucun respect de la vie humaine. En général, ce sont des voleurs, des assassins, etc. Ils doivent quitter le pouvoir. Les militaires doivent être soumis aux autorités civiles et laïques. Et voilà le hic ! Le peuple rwandais s’est évanoui. L’équation colonialiste belge et l’équation totalitariste rwandaise moderne sont vérifiées. Elles doivent absolument figurer dans le système d’équations simultanées rwandaises qui n’ont absolument rien à voir avec les écrits des missionnaires Français et encore moins avec ceux de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka. Sinon, on pourrait aussi soutenir que c’est parce qu’Hergé a écrit « Tintin au Congo » que Mobutu a tyrannisé le Congo et que la RDC est Mal-développée. Il serait tout de même aberrant de dire que c’est « Tintin au Congo » d’Hergé qui a plongé le Congo dans la misère et le chaos. Alors pourquoi dirait-on que c’est « Inganji Kalinga » de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka qui a plongé le Rwanda dans la misère et le chaos ? D’accord, celui-ci a dit qu’il y a des Hutu d’origine Bantu, des Tutsi d’origine Hima-Tutsi et des Twa d’origine Pygmée. Mais ce n’est certainement pas pour cela que les militaires rwandais sont totalitaires. Habyalimana Rutemayeze/Kanyarengwe-Lizinde-Biseruka-etc. étaient tous des Hutu. Kagame Rwabujindili/Kayumba-Gahima-Rudasingwa-Karegeya-Byabagamba-Rusagara-Rujugiro-etc. sont tous des nobles Tutsi. Donc ce qui ne va pas au Rwanda n’a strictement rien à voir avoir l’Ubuhutu, l’Ubututsi, l’Ubunyenduga, l’Ubukiga, les Amadini, etc. Il faut arrêter ce montage grossier. La vérité historique est qu’il sévit au Rwanda, depuis le 05 juillet 1973, une situation totalitaire post coloniale belge très catastrophique.  Il s’agit tout simplement d’un trop mauvais mode de gouvernement.

2. Il est nécessaire de relativiser les choses

Il est nécessaire de relativiser les choses lorsque l’on fait des déclarations sans faits établis. Le discours du jeune linguiste Bantu n’est pas un discours scientifique. Ce sont des déclarations sans faits établis, dictées par le néocolonialiste belge et compagnie. C’est une attitude très dommageable qui bloque la communication. La personne qui a cette attitude n’arrive pas à apprendre ni à changer. C’est du « Ndiyo Bwana ». À ce que les africanistes Belges et compagnie disent, je n’ajoute rien. Pourquoi ? La catégorie des langues Bantu n’existe que dans les têtes des linguistes Bantu. La réalité objective est tout autre. Il n’y a pas de catégories dans la nature. Il est rébarbatif de classer les langues africaines en Bantu et en non Bantu, puisque déjà, le Kinyarwanda est à la fois Bantu et non Bantu. Les limitations de l’orientation bivalente de la linguistique Bantu sont donc avérées. Aucune discipline ne peut, à elle seule, tout décrire de la réalité rwandaise. L’article en revue ne reflète qu’une sélection personnelle d’un tout petit détail du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme ». Cette sorte de manipulation s’appelle en Kinyarwanda « Kwiyenza ». Il s’agit de chercher les poux sur la tête de quelqu’un. Cette méthode s’attache souvent en l’analyse suspicieuse et à charge d’un certain nombre de détails insignifiants sur un sujet, afin de repousser une théorie adverse et ce, même si les preuves amenées par celle-ci ne sont pas négligeables. Or, dans le modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme », il n’y a aucun détail troublant. Tout est très bien prouvé avec des preuves indiscutables. Avant même de se donner la peine d’étudier ce modèle, le jeune diplômé linguiste Bantu prend parti pour ses parrains néocolonialistes Belges et compagnie. Ce n’est pas un débat intellectuel. Il est donc misérable de faire abstraction de l’essentiel du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme » pour n’abstraire qu’un seul détail mineur et en plus, mal interprété.

Au fait, les linguistes Bantu donnent des solutions simplistes aux questions très complexes. Et qui pis est, une fois qu’ils les ont données, ils croient très fort aux étiquettes qu’ils ont collées arbitrairement aux langues dites Bantu. Ils font comme si ces étiquettes qu’ils ont données aux langues dites Bantu étaient vraies. Or, ce sont des inférences qui en sont finalement arrivées à passer pour des faits. C’est ainsi que les linguistes Bantu affirment mordicus que le Kinyarwanda est une langue 100 % Bantu, alors que ce n’est pas du tout vrai. Faire une fausse interprétation des inférences à la place des faits est la spécialité des linguistes Bantu. Et qui pis est, ils ne voient rien au-delà de leur spécialité. Ils veulent tout rattacher à leur spécialité. Ils oublient que ce ne sont que des littéraires. Ce ne sont pas des scientifiques. Ce ne sont pas des statisticiens. Ils ne maitrisent pas le langage numérique. Dans ces conditions, il est impossible de profiter des innombrables possibilités nouvelles qu’offre la technologie moderne de l’observation, de l’analyse des informations et des conclusions. Il est absolument non correct de décrire la réalité rwandaise contemporaine en langage littéraire. Voilà pourquoi, en Sciences historiques rwandaises, les littéraires sont de plus en plus perdus. Ils ont des difficultés avec les mathématiques. Ils n’ont pas d’aptitudes scientifiques. Ils ne sont pas du tout à l’aise en Méthodes statistiques, en Analyse historique, en Macroéconomie, en Économétrie et en Macro Histoire. Or, l’Histoire est devenue inséparable avec la Macro Économie approfondie et l’Économétrie avancée des variables qualitatives. C’est pourquoi les macro-historiens par excellence sont aujourd’hui de plus en plus des passionnés ou des flegmatiques scientifiquement plus doués, plus scientifiques et plus véraces qu’eux. L’Histoire est vraiment devenue une science cumulative, mais non plus de la littérature ou de la simple dissertation. Faire de l’Histoire, ce n’est pas raconter des histoires. Faire de l’Histoire, c’est faire une analyse historique rigoureuse. Voilà donc les défauts d’intelligence du jeune linguiste Bantu. Au fait, avec sa Linguistique Bantu, il n’ira pas très loin.

I. Considérations générales

Compte tenu de ce qui précède, il siérait de formuler les considérations générales suivantes :

  1. Les schémas mentaux linguistiques Bantu ne correspondent pas du tout à la réalité objective rwandaise. Les langues Bantu ne sont pas des jumeaux identiques. Même les jumeaux ne sont pas identiques. L’identité totale des langues Bantu est tout à fait chimérique. La linguistique Bantu dé-hima-tutsise, dé-pigméise, dé-antiquo-égyptise, dé-cwezise, dé-nubise et dé-éthiopioanise la Culture rwandaise. Celle-ci appartient plus à la civilisation Cwezi nilotique qu’à la civilisation Bantu. Il est donc extrêmement important d’aller au-delà des généralités pour mieux analyser les cultures noires africaines en général et la culture rwandaise en particulier.
  2. La politique, c’est l’art d’organiser la société. Il est impossible d’organiser la société rwandaise en se servant des schémas linguistiques Bantu faux, qui ne correspondent pas à la Culture rwandaise. La Linguistique Bantu s’est trop calfeutrée dans les limitations de son orientation bivalente. Le Kinyarwanda est plus qu’une simple langue Bantu. Le Kinyarwanda, c’est l’âme du peuple rwandais. Le Kinyarwanda est une langue sacrée. La société rwandaise a une épaisseur historique et culturelle extrêmement vaste. Il y a énormément de substrats et de superstrats dans la culture rwandaise. Il est donc impossible de faire de la politique rwandaise en se servant de la Linguistique Bantu. Celle-ci est aussi utile. Elle a son importance. On n’en disconvient pas. Néanmoins, pour faire la politique rwandaise, il faut plutôt se servir de la Sociologie politique rwandaise approfondie.
  3. En bref, le débat sur l’ethnicité dans le cadre de la Linguistique Bantu est tout à fait déplacé. Les Hutu, les Tutsi et les Twa ne sont pas des ethnies : ce sont des anciennes castes du Rwanda ancien et donc, de simples sous-populations statistiques. Le Kinyarwanda est leur âme-nation. Il est donc à la fois Bantu, Hima-Tutsi et Pygmée. Faire abstraction des schémas mentaux linguistiques Bantu inadaptés et indexer le Kinyarwanda en tant que langue sacrée particulière et culture Cwezi  nilotique pourraient certainement contribuer à une meilleure compréhension de la situation.

J. Conclusion

En définitive, l’article en revue du linguiste Bantu est d’une nullité lamentable. Il se pose des questions non sensées ; fait abstraction de la communication non verbale rwandaise ; fait montre d’idées stéréotypées. Il s’agit des déclarations sans faits établis ; d’anachronisme et de sur généralisation. En un mot, c’est un article très intentionnel.

Et qui pis est, l’article en revue du linguiste Bantu sent du néocolonialisme belge et consorts. Le fait est que le néocolonialisme belge n’a jamais désarmé. Il n’accepte pas que ses forfanteries biscornues soient catégoriquement rejetées. Il est en plein désarroi. Bon gré malgré, la société rwandaise se redresse et le condamne. Alors, il tente d’utiliser de jeunes diplômés rwandais formés en Belgique ou dans une université française de même modèle. Toujours est-il que ce n’est pas aux néocolonialistes Belges et consorts qu’il appartient de refonder les Sciences historiques rwandaises, par marionnette interposée. Ce n’est pas à eux de décider ce qui est le plus important à retenir en Histoire du Rwanda ou d’établir la chronologie du Rwanda. Leurs schémas mentaux sont tellement aberrants qu’ils ne correspondent nullement à la réalité réelle rwandaise. L’article en revue du linguiste Bantu est une projection fidèle de ces schémas mentaux défectueux. Les schémas mentaux qui suppriment l’équation colonialiste belge du système d’équations simultanées rwandaises est une trop fausse carte. Si Rwandais soit-on, il est très sot de raisonner belgiquement ou françaisement dans la résolution du système d’équations simultanées rwandaises.

En vérité, il ne faut pas se leurrer d’illusions. Le colonialiste belge ne fera jamais son mea culpa. Il n’a rien fait de mal au peuple rwandais, dit-il. Il n’a fait que coloniser. La colonisation n’est pas un acte immoral : c’est un acte hautement moral, souligne-t-il. Il se donne toujours raison et affirme que ce sont les écrits des missionnaires français et de « leur élève » Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, qui ont semé le chaos et la misère au Rwanda. Il soutient que le conflit rwandais est un conflit qui a été envenimé par d’autres acteurs dont il ne fait aucunement partie. Il est très sadique, le colonialiste belge. Il affirme même qu’il n’a pas eu assez de temps pour coloniser et civiliser. Il s’imagine qu’on regrette sa colonisation. La colonisation a été hâtive, soutient Paul Antheunissens [De la décolonisation belge au génocide rwandais, Editions Sources du Nil, Lille, 2009]. Paul Antheunissens : quel crétin ! Pourtant, la simple évocation de l’invasion allemande de la Belgique et de la capitulation du Roi Léopold III en date du 28 mai 1940, fait rougir les Belges. Il est donc très critiquable qu’un peuple qui a connu tant de souffrances excrète des chercheurs de cet acabit. Pourtant, les Rwandais, eux aussi, sont des Humains. Eux aussi ont beaucoup trop souffert de la colonisation belge.

La Sociopathie postcoloniale belge perdure même encore jusqu’aujourd’hui en 2014. Les missionnaires blancs, les anthropologues européens, les vieilles idéologies manichéennes, le père Pagès, le chanoine Louis de Lacger, les pères De Decker et Van Overschelde, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, sont vraiment des boucs-émissaires. Ce ne sont pas eux qui ont créé l’armée mono régionale Kiga. Celle-ci a été créée en secret par l’administration locale coloniale belge à l’insu des organisations politiques rwandaises et dans un premier temps à l’insu même du gouvernement belge qui fut surpris. Juvénal Habyalimana Rutemayeze a lui-même tout confirmé dans une interview accordée à Marie France Cros le 31.10.1989. Il a tout avoué. Il a rejeté toute la responsabilité sur la Belgique. Il a précisé que la création de l’armée mono régionale Kiga est une œuvre totalement belge, à laquelle personne d’autre n’a, d’aucune façon, participé. Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge lui-même n’était même pas encore au pouvoir quand cette décision a été prise et mise en exécution. Quand il deviendra chef d’état rwandais, il sera mis devant un fait accompli. L’opération fut montée unilatéralement par le colonisateur belge qui n’avait pas de comptes à rendre aux Rwandais. Il n’y avait pas d’autonomie interne. Il n’y avait pas d’indépendance. Il n’y avait pas de souveraineté. Les Belges faisaient tout ce qu’ils voulaient au Ruanda-Urundi. De droit, même le Rwanda n’existait pas. Coutumièrement, le Mwami du Rwanda était Kigeli V Ndahindurwa Jean-Baptiste. Or, lui-même était très marginalisé et neutralisé. De droit, il n’existait que le Ruanda-Urundi. Le tout puissant patron de la résidence militaire de Kigali, c’était le terrible résident militaire colonel BEM Guy Logiest, qui lui-même agissait, tant bien que mal, sous les ordres du vice-gouverneur général Jean-Paul Harroy, résident à Usumbura. Les dires de Juvénal Habyalimana Rutemayeze ont été confirmés par Léon De Paeuw à l’occasion du 49ème anniversaire du recouvrement de l’indépendance du Rwanda, lors d’une conférence tenue à Bruxelles vendredi 01 juillet 2011 sur le thème : « De la Garde Nationale (GN) à la défaite des Forces Armées Rwandaises (FAR) : 1960-1994 ». Au recouvrement de l’indépendance, l’armée mono régionale Kiga était un fait belge accompli et irréversible. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka et Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge n’y ont absolument été pour rien [= Habe na buke]. En vérité, les parrains de l’Akazu sont Marcel D’Hertefelt, Jan Vansina, le colonel BEM Guy Logiest, le major François Vanderstraeten, le capitaine Léon De Paeuw et l’abbé Naveau. On se rend finalement compte qu’aujourd’hui encore en 2014, le néocolonialiste belge est toujours entrain de manipuler l’opinion publique en utilisant des Rwandais légers. Quoique non parfaits, les vieux livres des missionnaires blancs et de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka des années 1940-1950 n’ont absolument rien à voir avoir la situation totalitaire rwandaise moderne.   

Somme toute, il est très recommandable, au Rwanda, d’ignorer les théories néocolonialistes belges propagées par certains chercheurs néocolonialistes belges, par, au moins, un professeur Akazuiste Français isolé (Bernard Lugan), et bien sûr, par leurs perroquets rwandais plus désireux de diplômes que du redressement du Génie du peuple rwandais. Ils leur enseignent n’importe quoi. Pour la part du Rwanda, l’une des façons de s’en sortir est de fonder le premier, le deuxième et le troisième cycle en Sciences politiques rwandaises, – y compris les Sciences historiques rwandaises-, au Rwanda même et d’éviter carrément les professeurs étrangers néocolonialistes. Il y a lieu alors de procéder à la validation de leurs diplômes, à l’examen de leurs publications, à l’évaluation de leurs thèses et de leurs autres ouvrages. Il y va de la vie du peuple rwandais et non de la vie du peuple belge, français ou autre. Il ne faut pas jouer avec la vie d’un peuple. La réussite de la formation des futurs dirigeants rwandais est absolument indispensable. Ce n’est pas une affaire à confier aux étrangers. Il faut rwandiser l’université rwandaise. En cette matière, comme professeur d’université rwandaise, mieux vaut un simple Master professionnel Rwandais expérimenté qu’un soi-disant docteur étranger déconnecté des réalités rwandaises, surtout pas un colonialiste Belge ou un Français marginal de l’acabit de Bernard Lugan ! On les connaît maintenant très bien, ces bobines ! Ce Bernard Lugan a prétendu que l’Akazu, ça n’a jamais existé et que le génocide des Hutu Centristes [1973-1994] et le génocide des Tutsi [1990-1994] n’étaient que « des Imvururu, c.à.d. de la Violence anomique ou spontanée ». Il faut démythifier le mythe du Doctorat. C’est très urgent. C’est une très grave erreur de confier la formation de jeunes rwandais à des bourriques pareilles.        

Tant que le néocolonialiste belge et consorts aura l’occasion de fabriquer des dirigeants rwandais, il en fabriquera d’aussi mauvais que possible à l’instar de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, -l’exemple archétypal de très bon élève belge. Son objectif, en effet, n’est pas la réorganisation de la société rwandaise, mais plutôt une meilleure pénétration dans la société rwandaise. Il ne voit pas les intérêts de la société rwandaise. Il ne voit que les siens. Il est donc trop sot et trop naïf de ne pas étudier et de ne pas rejeter le néocolonialisme belge, de ne pas connaître le néocolonialiste belge et de ne pas déchiffrer ses schémas mentaux. Il faut définitivement renoncer à cette relation. Nous n’avons pas les mêmes croyances sociétales. Le plus grand perdant, en effet, c’est le peuple rwandais. On souffre trop à cause du colonialisme belge et il ne l’admettra jamais. Il se juge toujours innocent. Il suffit d’analyser le contenu de ses écrits ou des écrits de ses poulains. C’est incroyable, mais vrai, il existe des Rwandais qui montrent les dents dès qu’on dit la vérité historique de la colonisation belge. C’est très grave ! « Ne touches plus à la Belgique. C’est ma seconde patrie, m’a téléphoné un jour un ancien dignitaire rwandais aujourd’hui naturalisé Belge ». « Vas te promener ailleurs !  Je n’ai aucune envie de toucher à la Belgique. J’analyse tout simplement l’Histoire de mon unique Patrie, « le Rwanda », à l’époque coloniale belge. Moi, je n’ai pas besoin de seconde patrie. Il n’est pas possible que le Rwanda ferme la porte et que le peuple rwandais aille se trouver une seconde patrie. Toi et ta famille, vivez heureux dans votre seconde patrie, lui ai-je répondu ! ».

[= Baca umugani mu Kinyarwanda ngo : « ukeza abami babili, aba abeshya umwe muli bombi].

K. Références bibliographiques   

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)

2)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10436 – 5 (594 pages)

3)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 –  296 – 99314 – 3 (434 pages)

4)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0  (438 pages)

5)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un état-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)

6)       MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)

7)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-03206-1 (310 pages)

Fait à Paris, le 01 septembre 2014    

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                         Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                          

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