Le 01 juillet, date commémorative du recouvrement de l’Indépendance du Rwanda : c’est un recouvrement de l’Indépendance et non une accession à l’Indépendance.

PP2013

Mwalimu Mureme Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais M.C.R. [= Abasangirangendo: Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes]                                                                    

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A. Introduction

La date du 01 juillet est une date extrêmement importante dans l’Histoire du peuple rwandais. C’est la date commémorative du recouvrement de l’Indépendance du Rwanda. On dit bien recouvrement de l’Indépendance et non une accession à l’Indépendance. Cependant, cette date n’intéresse que les politologues et les politiques rwandais civils et laïcs, non Banyakazu et non Banyegisuti.

Il est tout de suite à bien noter que par Akazu, on entend le Habyalimanisme et par Banyakazu, l’ensemble des Habyalimanistes et de leurs alliés divers dits « Abase b’Abanyakazu ». Par Igisuti, on entend la noblesse tutsie moderne faction Abâkagâra et par Banyegisuti, l’ensemble des nobles Tutsi Bêga Bâkagâra et leurs alliés divers dits « Ibibânda », sachant que tous les Tutsi Bêga ou autres Ibibânda ne sont pas forcément des nobles Tutsis. Le présent article a pour but de savoir le pourquoi de ce fait singulier et d’expliquer ce phénomène politique collectif rwandais. Pour ce faire, il importe d’expliquer la résolution 1746 (XVI) des Nations unies, le recouvrement de l’indépendance, le néocolonialisme belge et de tirer le bilan du colonialisme et du néocolonialisme belge. Pour lors, il sied tout de même de réfléchir un peu sur le protectorat moderne américain.

B. C’est un recouvrement de l’Indépendance et non une accession à l’Indépendance.

L’un des déterminants principaux du modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme » porte sur l’importance de la date du 1er juillet 1962 dans l’Histoire du Rwanda. Le modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme » affirme haut et fort qu’en date du 1er juillet 1962, le Rwanda à recouvré son indépendance, mais non pas accédé à l’indépendance comme veulent le faire croire le modèle Akazu et le modèle colonial Marcel d’Hertefelt, Jan Vansina, Hans Meyer, Luc de Heusch, Marcel Pochet, Louis Jaspers, Julien Nyssens et Machin Chouette. Il est à noter également que le modèle Siyasa  prétend, quant à lui, que rien ne s’est passé au Rwanda à cette date-là.

Voici, sous la plume de Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, ce que dit le modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme » : « A la date prévue du 1er juillet 1962, le drapeau belge fut baissé et le drapeau rwandais hissé ! Le Rwanda devenait désormais une République indépendante et souveraine. Une date inoubliable, marquant un tournant définitif, irréversible ! Nous n’acceptons pas de nous conformer ici à l’usage qui, dans les déclarations les plus solennelles et les plus officielles, veut que le 1er juillet 1962, le Rwanda devint indépendant ou accéda à l’Indépendance. Nous préférerions, quant à nous, dire que le Rwanda recouvra son Indépendance. Ce pays, en effet, à la différence de territoires ex-coloniaux, ne fut pas une création allemande ou belge. Ce ne fut pas le colonisateur qui en rassembla les différentes zones en une unité politique composite, à laquelle il aurait imposé un nom de son invention. Il l’a trouvé tel quel, indépendant depuis toujours, sous son nom « Rwanda ». Le 1er juillet a donc été en réalité la date à laquelle le Rwanda se vit restituer son indépendance temporairement mise en veilleuse, arbitrairement confisquée, par le colonisateur. C’est là un aspect culturel, pour ainsi dire, doctrinal que le langage courant, qui va de soi dans les milieux politiques internationaux, ne devrait pas nous faire perdre de vue. La célébration en liesse de notre 1er juillet, fête nationale par excellence, n’est pas plus enthousiasmante en tant que mémorial d’un don supposé que l’étranger aurait accordé au peuple rwandais, que comme mémorial de la restitution de notre Bien national le plus précieux ».

Compte tenu de cela, le modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme » et le Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais (M.C.R.), soulignent plusieurs fois et martèlent qu’en date du 01 juillet 1962, l’Etat-nation unitaire millénaire rwandais a recouvré son indépendance et non accédé à l’indépendance.

Sur ce, comment cela c’est il passé ?

C. La résolution 1746 (XVI) des Nations unies

De droit, en date du 27 juin 1962, l’assemblée générale a voté sa résolution 1746 (XVI) par laquelle (paragraphe 2 et 3), elle « décide, en accord avec l’autorité administrante, d’abroger l’accord de tutelle du 13 décembre 1946 concernant le Ruanda-Urundi le 1er juillet 1962, date à laquelle le Rwanda et le Burundi deviendront deux états indépendants et souverains ; fait appel au gouvernement belge pour qu’il retire et évacue ses forces encore stationnées au Rwanda et au Burundi pour qu’à partir du 1er juillet 1962, les troupes belges en cours d’évacuation n’aient plus de rôle à jouer et pour que l’évacuation soit terminée au 1er août 1962, sans préjudice des droits souverains du Rwanda et du Burundi » (cfr XVIème session, annexes, p. 67).

D. Le recouvrement de l’indépendance

A la date prévue du 1er juillet 1962, le drapeau belge fut descendu, plié, rangé et emporté. A sa place fut hissé le nouveau drapeau tricolore de la République rwandaise (rouge, jaune comprenant en son beau milieu la lettre R noire, vert). C’était incroyable mais vrai. Le Rwanda devenait désormais une République indépendante et souveraine. Il recouvrait son indépendance. C’est une date inoubliable marquant un tournant définitif et irréversible dans l’Histoire du Rwanda.

Au même moment, était chanté avec beaucoup d’émotions l’hymne national du Rwanda :

Rwanda rwacu, Rwanda gihugu cyambyaye

Ndakuratana ishyaka n’ubutwali.

Iyo nibutse ibigwi wagize kugeza ubu,

Nshimira Abarwanashyaka

Bazanye Repubulika idahinyuka.

Bavandimwe b’uru Rwanda, rwacu twese,

Nimuhaguruke,

Turubumbatire mu mahoro, mu kuli,

Mu bwigenge no mu bwumvikane.

Imhundu nizivuge mu Rwanda hose.

Repubulika yakuye ubuhake.

Ubukolonize bwagiye nk’ifuni iheze.

Shinga umuzi demokarasi.

Waduhaye kwitorera abategetsi.

Banyarwanda: abakuru namwe abato,

Mwizihiye U-Rwanda.

Turubumbatire mu mahoro, mu kuli

Mu bwigenge no mu bwumvikane.

Bavuka Rwanda mwese muvuze impundu.

Demokarasi yarwo iraganje.

Twayiharaniye rwose twese uko tungana.

Gatutsi, Gatwa na Gahutu

Namwe Banyarwarwanda bandi mwabyiyemeje,

Indepandansi twatsindiye, twese hamwe,

Tuyishyigikire.

Tuyibumbatire mu mahoro, mu kuli

Mu bwigenge no mu bwumvikane.

Nimucyo disingize ibendera lyacu.

Harakabaho na perezida wacu.

Barakabaho abaturage b’iki gihugu.

Intego yacu Banyarwanda:

Twishyire kandi twizane mu Rwanda rwacu.

Twese hamwe, twunge ubumwe, nta mususu.

Dutere imbere ko.

Turubumbatire, mu mahoro mu kuli

Mu bwigenge no mu bwumvikane.

E. Le néocolonialisme belge

Après les festivités du recouvrement de l’indépendance, l’ancien résident général belge, Jean-Paul Harroy, suggéra que le Rwanda, pays désormais indépendant et souverain, voulût bien passer avec la Belgique un accord bilatéral concernant le stationnement, ne fût-ce que temporaire, de certains contingents des troupes à évacuer. Mais le gouvernement rwandais s’en tint à la résolution 1746 (XVI). Il faut ajouter, en effet, que l’assemblée générale (paragraphe 4), avait invité le secrétaire général, à envoyer sans délai au Rwanda et au Burundi un représentant accompagné d’un groupe d’experts chargés, entre autres, de surveiller le retrait et l’évacuation des forces belges conformément à cette résolution. Dès lors, le gouvernement n’avait qu’à laisser faire, sans plus aucune crainte de représailles qu’aux stades antérieurs on pouvait croire possible, puisque l’opération se passait devant les témoins de l’ONU. Ainsi, le matériel militaire récemment évacué du Burundi, restait-il acquis, par la force des choses, à la garde nationale naissante. Les troupes belges rapatriées étaient visiblement irritées en constatant que Grégoire Kayibanda était strict en affaires. Celui-ci était d’accord pour la coopération militaire rwando-belge, mais refusa carrément la présence des troupes belges au Rwanda à nouveau indépendant pour quelque raison que ce soit. Jean-Paul Harroy s’en alla très mécontent et écrira dans ses mémoires : « Kayibanda, l’ingrat ! ». Quelle gratitude peut-on éprouver à l’égard d’un colonisateur, à plus forte raison d’un colonial belge de l’acabit de Jean-Paul Harroy, Jan Vansina, Marcel D’Hertefeft, J.J. Maquet, Léon De Paeuw, François Vanderstraeten, Guy Logiest, Marcel Pochet, Louis Jaspers, Julien Nyssens et de bien d’autres terreurs ? C’est vraiment dommage que jusqu’à sa mort, Jean-Paul Harroy n’ait jamais compris à quel point la colonisation fait souffrir.

Par ailleurs, Jean-Paul Harroy a osé dire que la révolution rwandaise était une révolution assistée. Autant la noblesse tutsie n’était pas une noblesse assistée, autant la révolution rwandaise n’était pas une révolution assistée. Au Rwanda, la Belgique se range toujours du côté du plus fort du moment. Il appartenait donc aux Rwandais de le découvrir et de lui dire qu’ils le savaient déjà. La révolution rwandaise n’était pas une révolution assistée. Les Hutu, les Twa et les Tutsis défavorisés se sont vraiment très bien défendu et la Belgique ne pouvait pas s’y opposer. La Belgique était huée par la Communauté internationale. Elle avait trop nui en Afrique centrale. La vérité est qu’elle a plutôt récupéré cette révolution et ce recouvrement de l’indépendance sous forme de néocolonialisme belge. Les Tutsi ont raison de dire que le Rwanda est retombé sous la tutelle belge  en date du 05 juillet 1973 et qu’il a recouvré la deuxième fois son indépendance en date du 04 juillet 1994. Le Rwanda n’a été indépendant que sous le régime révolutionnaire civil Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge (= la première République rwandaise). Du 05 juillet 1973 au 04 juillet 1994, le Rwanda était de nouveau sous la tutelle belge. Là où le public ignorant se trompe beaucoup, c’est de croire que le Rwanda était sous la tutelle française. La France était un partenaire privilégié par la langue française. Le Rwanda était plutôt vraiment sous la tutelle belge. Ce sont réellement les armées Hima-Tutsi venues d’Ouganda qui ont enfin chassé le colonialiste belge du Rwanda.

F. Le résultat global du colonialisme et du néocolonialisme belge

Le résultat global du colonialisme et du néocolonialisme belge est négatif et incommensurable. Il est surtout opportun de parler de la part de responsabilité flagrante imputable à la Belgique dans le chaos rwandais, sachant par ailleurs que la Belgique a hérité des inimitiés dont elle ne peut pas être tenue pour responsable. Avant le colonisateur belge, c’était le colonisateur allemand.  

D’abord, la Belgique est mal venue au Rwanda. L’invasion belge du Rwanda a causé au peuple rwandais un traumatisme sans précédent. C’est en mai 1916 que les premiers colonisateurs Allemands ont été vaincus. Puis la Belgique est arrivée et s’est très mal comportée au Rwanda (cfr Mureme Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, l’Harmattant, Paris, 2010). Elle est partie officiellement du Rwanda le 01 juillet 1962 après y avoir posé une bombe à retardement et, au fait, en accordant au Rwanda une indépendance empoisonnée. Là réside l’origine de tout le chaos rwandais contemporain. L’âme du chaos rwandais contemporain est à la fois militaire et néocolonialiste belge. Le Rwanda est retombé sous la Tutelle belge le 05 juillet 1973.

Quelle est cette bombe à retardement que la Belgique a posée au Rwanda en 1960-1962 ? Réponse : la création d’une armée mono régionale Kiga, et qui pis est, qui a été laissée entre les mains d’un jeune homme très faux nommé Juvénal Habyalimana Rutemayeze, favori du colonel B.E.M. Guy Logiest, auteur du méfait. Avec la création d’une armée mono régionale Kiga, ce fut la création de l’Akazu. Comment cela s’est-il passé ? La Belgique en avait assez avec les Tutsi. Les Hutu et les Tutsi défavorisés venaient de chasser la noblesse tutsie du pouvoir. Le colonel B.E.M. Guy Logiest est un militaire qui ne connaissait pas le Rwanda. Il arrive en posant deux questions : qui sont les fauteurs de trouble ? Qui sont les personnes sûres ? Les fauteurs de trouble, tout le monde les connaissait : c’était la noblesse tutsi et consorts à qui le pouvoir séculaire venait d’échapper. Quant aux personnes sûres, il fallait consulter l’avis des prétendus spécialistes et très vite, parce que le colonel n’avait pas de temps à perdre.

Ainsi furent donc consultés, en tant que soi-disant spécialistes, les chercheurs coloniaux de l’Institut pour la Recherche Scientifique en Afrique Centrale : J.J. Maquet, Marcel D’Herteflet, André Coupez et Jan Vansina. Ceux-ci dénommaient les Hutu du Nduga (Kibungo, Kigali, Gitarama, Butare, Gikongoro, Kibuye et une partie de Byumba) les Hutu éthiopides, c’est-à-dire apparentés aux Tutsi (métissés ou matrimonialement alliés aux Tutsi). Ceci est quand même vrai. En Nduga, rares sont les Hutu qui n’ont aucune goutte de sang Tutsi dans leurs veines. [= Twebwe rwose birazwi!]. Excepté les clans dynastiques, matri dynastiques ou alliés, tous les autres clans Tutsi ont aussi du sang Hutu dans leurs veines. Les spécialistes dont il s’agit qualifiaient les Hutu de Cyangugu, d’Hutu Imbo et les Hutu de Gisenyi, de Ruhengeli et d’une partie de Byumba, de nègrilles Hutu purs non métissés.

Il y avait surtout, à cette époque-là, un charlatan qu’on prenait pour un chercheur, un vrai escroc colonial belge, qui travaillait en étroite collaboration avec les services des renseignements coloniaux belges depuis 1957 et sillonnait le Rwanda sous la couverture d’un soi-disant grand projet de récolte des traditions historiques narratives au Rwanda. C’est Jan Vansina. Alors, cette bourrique ajouta quelque chose de terrible. Il affirmait ceci : « Dans la partie septentrionale et occidentale du royaume du Rwanda, il y avait des provinces souveraines qu’il fut difficile d’incorporer dans le domaine Nyiginya. En effet, toutes les tentatives de conquêtes de ces provinces furent un échec, car il n’y avait pas de moyens pour parvenir à ce que les Hutu du Rwanda occidental acceptent en même temps la perte d’une souveraineté et un statut d’infériorité dans une société à castes. Même la force armée ne pouvait y contraindre que temporairement, puisque chaque campagne militaire était suivie d’une révolte. Et la complexité des structures politiques rwandaises ne réussit pas à pallier à cet échec. En 1900, le Rwanda n’était pas un état uni. La conquête de l’Ouest s’avérait illusoire, malgré les efforts d’adaptation de la prolifération des structures politiques que l’ingéniosité des dirigeants tutsis y déploya ».

Par parenthèse, ceci est évidemment absolument faux ! Il est erroné de raconter qu’en 1900 le Rwanda n’était pas un Etat-nation unitaire ! C’est même précisément là-bas en Inkiga en date du 29 mai 1894 que le Mwami du Rwanda Kigeli IV Rwabugili a reçu le colonisateur allemand Gustav Adolf, Comte Von Götzen. Celui-ci l’a personnellement écrit dans ses mémoires. Bien plus, le royaume du Rwanda allait jusqu’en Bufumbira et au Nord Kivu. Des preuves matérielles existent. C’est en Inkiga que le tambour dynastique Rwoga a été intronisé +/- en 1091. Il y a indéniablement beaucoup de lieux saints rwandais en Inkiga datant du 11ème siècle. Par exemple, des cérémonies rituelles régulières étaient organisées en Buhanga dans la vallée de la Mukungwa en « Buhoma-Rwankeli » en l’honneur de Gihanga au vu et au su de tout le monde. Un ficus géant (= Ikigabiro) indiquant l’emplacement de sa résidence y avait été planté au 15ème siècle par le Mwami Yuhi II Gahima II en guise de vénération.

Par ailleurs, les Bagesera du Bushiru : Suzanne Nyirazuba (= mère de Juvénal Habyalimana), Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, Protais Zigiranyirazo, Séraphin Rwabukumba et autres, sont des descendants des Hima-Tutsi immigrés, récemment Hutisés (= agriculteurs), originaires du Gisaka, apparentés à Mgr Aloys Bigirumwami et à Dominique Mbonyumutwa : tous issus de sang royal Hima-Tutsi et des descendants directs du Mwami Tutsi Ruregeya, fils du Mwami Tutsi Kwezi-kw’i-Rusangwe, fils du Mwami Tutsi Kimenyi III Rwahashya alias Kimenyi Ikimenyi, fils du Mwami Tutsi Ntaho, fils du Mwami Tutsi Mutuminka, fils du Mwami Tutsi Kimenyi II Shumbusho, fils du Mwami Tutsi Kabunda, fils du Mwami Tutsi Kimenyi I Musaya, etc… [= NONE ABA NIBO BIGIZE IBIKONGOTE BY’ABAHUTU !]. [= Si n’Abatutsi bagufi. Ni Ibikomangoma !]. [= Mwali muzi ko Umututsi wigize Umuhutu aliwe uba « IGIKONGOTE CY’UMUHUTU » agakabya ?]. « Igikongote » veut dire « un extrémiste ».  « Igikongote cy’Umuhutu » veut dire « un extrémiste Hutu ». Élie Sagatwa était un Tutsi, de père Tutsi et de mère Tutsie. Juvénal Habyalimana Rutemayeze était un Hutu métissé. Sa Maman était apparentée à Mgr Aloys Bigirumwami, tous deux issus de sang royal Hima-Tutsi. [= N’abandi n’abandi, ntarondoye ! Nta soni kwilirwa babeshya abantu ! Ibinyoma by’Abanyakazu bigomba gushira burundu mu Rwanda. Ibintu by’ibirumirahabili byiyoberanya ! ]

Voilà les négrilles Hutu purs non métissés du Rwanda occidental de Jan Vansina ! Mais, qu’est ce qu’il raconte ce charlatan Jan Vansina ? Contrairement à ce qu’affirme Jan Vansina, les populations des Inkiga ne sont pas des Hutus pur non métissés. C’est vraiment aberrant, cette trouvaille ! Les Inkiga sont remplis d’immigrés Banyenduga Hima-Tutsi ou Hutu métissés. La plus grande partie de la population indigène des Inkiga ont dû fuir très loin en RDC actuelle ou en Ouganda actuel, en Buhunde, en Butembo, en Kigezi, en Bunyampaka, etc., devant tant d’invasions Bagesera, Bazigâba, Babânda, Bêga, Basîndi, Basînga, etc. Même le fameux Ndungutse Birasisenge n’était pas un Hutu. C’était un Tutsi. C’est ça, la recherche colonialiste belge ! Divide ut regnes = Divise, afin de régner. Les chercheurs coloniaux belges étudient les Noirs comme s’ils étudiaient les animaux ou les troupeaux d’animaux sauvages. Pourtant, un chercheur étranger qui ferait des choses pareilles en Belgique serait condamné sans délai. Quelle horreur ! Voilà justement le venin « Akazu » que l’escroc colonial belge Jan Vansina avait sélectionné, après trois années de recherches laborieuses, à l’intention du colonel BEM Guy Logiest, afin de disloquer l’Etat-nation unitaire millénaire rwandais à toutes fins utiles belges. Faire ça à un peuple est un crime impardonnable. Le colonisateur belge a assené au peuple rwandais un coup trop violent. Le peuple rwandais s’est évanoui.

Bref, le colonel B.E.M. Guy Logiest venait de trouver les hommes qu’il lui fallait pour mettre sur pied la nouvelle garde nationale rwandaise, devant être constituée essentiellement de Hutu purs non métissés Bakiga du Nord et Nord Ouest, qualifiés dans le jargon de l’IRSAC (= Institut colonial belge pour la Recherche Scientifique en Afrique Centrale) de vrais nègres, autrement dit de négrilles Hutus, à opposer aux Tutsis et aux Hutus métissés. C’est donc grâce aux considérations de Jan Vansina qu’il a pu ainsi fixer son choix. Les virus du chaos rwandais contemporain, ce sont le colonel BEM Guy Logiest, Jean-Paul Harroy, J.J. Maquet, François Vanderstraeten, Léon De Paeuw, Jan Vansina et Marcel D’Hertefelt. À cause de J.J. Maquet, Marcel d’Hertefelt, André Coupez et Jan Vansina, par le truchement de monsieur l’abbé Naveau, de Léon De Paeuw, de François Vanderstraeten et du colonel B.E.M. Guy Logiest, c’est la Belgique qui a mis sur pied l’École des Officiers de Kigali (E.O.) sur une base tribaliste et régionaliste. Conformément aux conclusions des chercheurs coloniaux belges, les jeunes hommes Hutu purs non métissés de Gisenyi et Ruhengeli furent recrutés par des missionnaires belges, spécialement monsieur l’abbé Naveau et favorisés. La Belgique fonda l’École des Officiers (E.O.), continua à la parrainer même après le recouvrement de l’indépendance et à la régionaliser bien sûr. De la sorte, la Belgique faisait d’une pierre deux coups : d’abord, s’assurer que les Tutsi sont neutralisés, ensuite, ne pas donner trop d’importance aux nouveaux dirigeants révolutionnaires Hutu métissés dits éthiopides car, sans l’armée, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge devra se soumettre à la Belgique : sinon, gare à lui. On ne peut parler de République rwandaise et de gouvernants républicains qu’après Kamaramhaka et qu’à dater de la signature du protocole de l’autonomie interne intervenue entre Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge et Paul-Henry Spaak en date du 21 décembre 1961, juste six mois avant le recouvrement de l’Indépendance.

La République rwandaise a été édictée par l’assemblée législative (issue de Kamarampaka) le 26 octobre 1961. Elle est théoriquement devenue effective le 21 décembre 1961 après la signature obligatoire du protocole de l’autonomie interne, mais pratiquement le 1er juillet 1962. La République rwandaise veut dire un régime démocratique républicain dans une République. C’est un contresens total de parler de République rwandaise et de président de la République rwandaise avant le protocole de l’autonomie interne intervenu le 21 décembre 1961. [= Abavuga ngo Dominique Mbonyumutwa yaba yarabaye preziba bo rwose ni abatekamutwe, umutwe warangije gushilirana. Mbonyumutwa yasinye iyihe PROTOCOLE ? Yayisinyanye nande ? Lyali ? Yarahiye imbere yande ? Hejuru y’iyihe constitution ?  ]. Non ! [= Ibyo by’i Gitarama bavuga, LONI yabaye ikibyumva ihita ibyamagana. Birangilira aho. Ahubwo, bose, Hutu-Tutsi-Twa, babategeka kujya muli Kamarampaka. Byali amafuti y’Umubiligi colonel Guy Logiest. N’Ububiligi ubwabwo bwavuze ko byali amafuti.]. Bref, au 1er juillet 1962, c’était trop tard pour le tout premier président de la République rwandaise, en l’occurrence Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge. Les dés de l’armée belgo-kiga était déjà jetés. Des officiers supérieurs étaient déjà là, presque tous Kiga et très bien soutenus par les officiers belges qui les avaient d’avance recrutés et formés. Les officiers militaires colonialistes belges étaient de vieux roublards. Avant de céder l’Indépendance, ils ont d’abord tendu des pièges fatals aux hommes politiques civils rwandais. [= Igisilikare cy’U-Rwanda, Ababiligi bagishyizeho muli 1960, n’uwo Kayibanda atazi ko azaba prezida w’U-Rwanda].

Effectivement, jusqu’au 1er juillet 1962, la Belgique décidait de tout au Rwanda. Les affaires militaires étaient qualifiées d’affaires de techniciens. À l’indépendance, c’était trop tard pour Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge. L’embryon de l’armée rwandaise était un fait accompli et irréversible. Tout bien considéré, la Belgique est, à 86,69 %, la responsable du chaos rwandais contemporain. Elle laisse les leaders Hutus faire leur révolution, mais leur refuse l’armée, sachant très bien qu’ils n’arriveront à rien sans l’armée. Tout compte fait, c’est la Belgique qui a divisé les Rwandais et creusé les tombeaux des politiques révolutionnaires Banyenduga. Le résultat global de tout cela est que, 32 ans après, le Rwanda est retourné à la case départ des années 1950. Tous ont finalement perdu : Belgique, Hutu purs non métissés, Hutu métissés, Tutsi défavorisés, Twa, Église catholique. La Belgique devrait avoir quelque chose sur la conscience. Elle a enfoncé le peuple rwandais. Du début à la fin, les intérêts de la Belgique ont toujours primé sur ceux du Rwanda, même au Rwanda. La Belgique a donné l’indépendance d’une main et de l’autre, elle a complètement verrouillé le phénomène de l’indépendance au travers le domaine militaire, de manière à continuer à contrôler le Rwanda à travers ses poulains officiers militaires Kiga intouchables.

Ce n’est un secret pour personne, les premières promotions de l’E.O. furent essentiellement composées de jeunes hommes Kiga, ‘’Hutu non métissés’’. Voilà les garçons qui mèneront le Rwanda à l’aventure. Parmi eux, il faut d’avance remarquer en tête Juvénal Habyalimana Rutemayeze, qui fut un faux major de la première promotion (= baramubereye, major yali Pierre Nyatanyi), grand favori de l’abbé belge Naveau, des missionnaires blancs de Rambura et du colonel B.E.M. Guy Logiest et qui resteront ses amis. Il est à rappeler que le père de Juvénal Habyalimana, Jean Baptiste Ntibazilikana, était catéchiste chez les missionnaires Blancs et que son grand-père Rugwiro, – de là découle la dédicace du village Urugwiro-, était leur cuisinier. À chaque fois que Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge voulait desserrer l’étau militaire Kiga qui se resserrait autour de lui, la coopération militaire belge lui expliquait que les affaires militaires sont des affaires de techniciens, d’aptitudes et d’ancienneté. Absolument soutenu par la Belgique, Juvénal Habyalimana était donc l’officier le plus ancien, ministre de la garde nationale et chef d’état-major. C’est ainsi que la régionalisation de l’armée continua à croître d’une manière exponentielle, jusqu’au renversement du régime révolutionnaire civil Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge. Après quoi, ce fut même pire. Finalement, ironie du sort, le colonialiste belge a été définitivement chassé du Rwanda par ceux-là mêmes qu’il avait lui-même chassés en 1959. C’est en 1994 que le Rwanda a recouvré pour la deuxième fois son indépendance vis-à-vis de la Belgique. En 1990-1994, les Tutsis ont été des Bagabo. En vertu de quoi des étrangers peuvent-ils venir chasser des Rwandais du Rwanda ? En guise de preuve, le vieux colonial Belge rabougri Julien Nyssens s’est lui-même vanté publiquement d’avoir personnellement chassé du Rwanda le Mwami Kigeli V Ndahindurwa. Quelle autre preuve veut-on avoir ?

Il ne faudrait pas confondre les causes et les conséquences. Paul Kagame Rwabujindili et son FPR ne sont pas les causes. Ce sont des conséquences logarithmiques, logiques et inévitables. Entre eux et le néocolonialiste belge, qui avait plus que qui droit au Rwanda ? Le fait est que sans leur très courageuse intervention, le néocolonialiste belge n’eût jamais quitté le Rwanda et l’Akazu n’eût jamais été mise hors d’état de nuire. Le peuple rwandais était condamné à souffrir indéfiniment leur tyrannie. À quelque chose, malheur est bon. Il avait été dit par tous les clairvoyants rwandais du passé que l’éradication de l’Akazu et du colonialisme belge du Rwanda coûterait trop cher au peuple rwandais. L’Igisuti est un anti-Akazu et un anti-Colonialisme belge trop amer et certainement trop épuisant. Alors, quand toutes les conditions seront remplies, l’Igisuti tombera de lui-même et le Rwanda se rétablira. La condition nécessaire est d’abord et avant tout de détruire totalement et définitivement la volonté politique des Banyakazu (= FDLR-FOCAKAZU, FCLR-Ubumwe, C.P.C., RUD-Urunana rw’Abanyakazu, etc.) de retourner au pouvoir. [= Kwikingiliza Faustin Twagiramungu Rukokos ntacyo bivuze. Habe na gito !

G. Quid du protectorat moderne américain

Il ne faut pas comparer l’incomparable. Sur ce, on fait remarquer que les relations, dont tout le monde parle beaucoup, existant de nos jours entre les États unis d’Amérique et le Rwanda, ne peuvent en aucun cas se nommer le néocolonialisme américain. Les Américains n’ont jamais colonisé personne et ils ne le souhaitent pas. Tout au plus, il pourrait s’agir de protectorat moderne. Or, le protectorat moderne américain est mille et une fois préférable au néocolonialisme belge. [= Wahatswe, wahakwa n’umugabo]. S’il faut absolument être soutenu par un plus fort que soi dans cette jungle terrestre, mieux vaut être soutenu par un homme puissant et très sérieux que par un homme faible, faux, voyou, malhonnête, brouillon, dévergondé et très compliqué. On vient de nommer le colonialiste belge. Les mots manquent pour qualifier cette calamité de la peste. Toutes les souffrances dont souffre si atrocement le peuple rwandais, c’est à cause de lui. Ce sont les malheurs des peuples rwandais, burundais et congolais qui ont surtout fait le bonheur de la Belgique. La Belgique devrait avoir quelque chose sur la conscience.  

Assurément, le nouveau protecteur moderne américain, qui n’a pas d’antécédents au Rwanda, est moins dangereux que le néocolonialiste belge qui a placé des pièges très forts dans chaque coin et recoin du Rwanda. Le néocolonialiste belge est un individu extrêmement mesquin qu’il faudrait à tout prix éviter mais, évidemment, sans jamais entrer en guerre contre la Belgique qui n’y est souvent pour rien [= mu Babiligi halimo Ababiligi babi cyane koko bo kwitondera cyane ! Ni bo bitwa néocolonialistes]. Il sied de rappeler que le colonialisme belge est privé. Il ne s’agit pas du tout du gouvernement belge. Le néo-colonialiste belge est un être extrêmement retors, borné et égoïste. Il est capable de n’importe quoi. [= Ni impyisi Mahuma]. Le gouvernement belge ne savait même pas toujours très bien ce que font les Belges au Rwanda (aventure, vagabondage, vols, viols, concussions, concubinage, prostitution, culture du cannabis (= urumogi) dans la forêt de Nyungwe, exportation des minerais et de petits de gorilles de montagne, latifundialisme « ibikingi », abattage et viande gratuite des animaux du parc national du Nil-Kagera, contrôle de l’Est du Zaïre, etc.). L’administration coloniale locale belge était pourrie et cachetière sur pas mal de sujets. Quand, par exemple, le gouvernement belge a appris tardivement que le colonel BEM Guy Logiet, Jan Vansina, Marcel D’Hertefelt, Naveau, Léon De Paeuw, François Vanderstraeten et quelques missionnaires Blancs Belges avaient mis sur pied une école d’officiers Kiga et une armée mono régionale Kiga à leur solde, il ne pouvait que s’indigner, sans plus.

En Belgique, les Belges ne s’entendaient pas. Le gouvernement belge était très instable. C’était une foire, là-bas. Les décisions venaient au compte-gouttes. Et quand elles venaient, elles arrivaient trop tard. C’est ça, la Belgique coloniale ! Elle courait toujours après les événements. Entre la métropole et le terrain, les Belges ne s’entendaient pas. Sur le terrain, les coloniaux Belges ne s’entendaient pas. C’était la pagaille dans cette vermine. En conséquence, le néocolonialisme belge pêchait en eau trouble. Pour un historien rwandais, c’est un cauchemar indescriptible. C’est dans ce désordre infernal que le néocolonialiste belge s’est lié d’amitié avec sa très chère créature, en l’occurrence la Bourgeoisie Hutu « Akazu » corrompue. Ce n’est un secret pour personne. Même aujourd’hui en Belgique, ça continue. Ils font des conférences à gauche et à droite, au vu et au su de tout le monde, main dans la main afin de tâcher de reconquérir le Rwanda. Bien entendu, les faux historiens Banyakazu, bardés de doctorats bidon en Histoire du Rwanda, ne diront jamais ça. Leur dernière trouvaille est sans doute de demander une préface et une postface à un vieux colonial belge pour pouvoir écrire quelque chose sur l’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale. Alors, ils concluent que la Belgique n’y est pour rien.

Vous vous rendez compte ! Coloniser à fond un pays durant 46 ans au vu et au su de tout le monde, puis raconter qu’on n’y est pour rien. Comme si on n’y avait même jamais été. Or, des preuves matérielles existent. C’est plutôt une gigantesque manipulation belgo-Akazu. [= Abashukanyi bibwira ko bazi ubwenge. Aliko mu by’ukuli, ubushukanyi si ubwenge. Ubushukanyi ni amanyembwa]. Non, pour expliquer les phénomènes politiques collectifs rwandais, il faut d’abord tirer un bilan de la colonisation belge du Rwanda puis auditer l’entreprise coloniale belge qui a indéniablement des effets dans le présent au Rwanda, au Burundi et en RDC (= au Kongo). Le malheur du peuple rwandais, c’est d’avoir été colonisé par la Belgique. On ne donne pas ce qu’on n’a pas. Avant de vouloir gouverner les autres, il faut d’abord savoir se gouverner soi-même. Voilà la vérité.   

H. Conclusion 

Au terme de cet article, il y a lieu maintenant de répondre à la question de départ consistant à savoir pourquoi la date du 01 juillet, commémorative du recouvrement de l’Indépendance n’intéresse que les politologues et les politiques rwandais civils et laïcs non Banyakazu et non Banyegisuti.

Voici la réponse. Quand le colonialiste belge n’aime pas quelque chose, d’office l’Akazu ne l’aime pas non plus. Or, le fait est que le colonialiste belge n’aime pas sincèrement la date du 01 juillet, commémorative du recouvrement de l’Indépendance du Rwanda. Il aurait aimé coloniser le Rwanda, le Burundi et le Kongo éternellement. Donc, l’Akazu n’aime pas sincèrement la date du 01 juillet, commémorative du recouvrement de l’Indépendance du Rwanda. Elle aime plutôt la date du 05 juillet, commémorative du coup d’Etat militaire Kiga, autrement dit la date du retour de la Tutelle belge. Par ailleurs, depuis la fin de l’époque coloniale belge, la noblesse tutsi garde au colonialiste belge un chien de sa chienne, c’est-à-dire lui garde rancune et lui ménage vengeance. Le fait est que le colonialiste belge est un être extrêmement retors et traitreusement double qui ne sympathise qu’avec lui-même. Hormis les Banyakazu, tous les Rwandais ont fini par le démasquer. On a été trop longtemps manipulé par les missionnaires blancs qui n’étaient que des agents doubles, plus au service du colonialiste belge qu’au service du peuple rwandais. De très nombreuses preuves matérielles existent (Mgr Léon-Paul Classe, l’abbé Naveau, le père Deschamps, le père Omer Roucoux alias Gafuku, etc..).

En un mot, tout ce qui sent du colonialisme belge donne des nausées de dégoût à la noblesse tutsi rwandaise.  Or, il est vrai que le régime tyrannique et totalitaire Akazu sentait trop du colonialisme belge. Le Rwanda était retombé sous la Tutelle belge. Sur ce point, la noblesse Tutsi a tout à fait raison. La Belgique a tellement manœuvré qu’elle est revenue en force coloniser le Rwanda en date du 05 juillet 1973. Mais là où ces Tutsi n’ont pas du tout raison, c’est que le 01 juillet 1962 est vraiment la date du recouvrement de l’indépendance du Rwanda. Grégoire Kayibanda est vraiment Se-Bwigenge et c’est pour cela qu’il a été renversé et assassiné par Juvénal Habyalimana Rutemayeze à l’instigation du néocolonialiste belge. Il gênait le néocolonialiste belge. La noblesse tutsi a le droit de faire tout ce qu’elle veut dans son Rwanda. Néanmoins, elle ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Un vrai homme politique, c’est un « Nyamutegerakazazejo ». C’est un stratège calculateur. C’est quelqu’un qui réussit là où d’autres ont échoué. C’est un rationnel. Ce n’est pas un émotionnel. Ce n’est pas un populiste à l’instar de Faustin Twagiramungu Rukokos. Ce n’est pas un grand parleur [= Politike ni imibare. Politike si ibigambo]. En mettant dans le même sac le doublet Joseph Gitera Se-Repubulika & Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge (= les victimes) et Juvénal Habyalimana Rutemayeze (= le criminel), les imbéciles sont entrain de radicaliser les Hutu. [= Nabo balimo baratuma Abahutu balitsira]. Un stratège calculateur ne pédalerait pas trop à la fois sur le doublet Joseph Gitera Se-Repubulika & Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge et sur Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Il devrait pédaler trop fort sur l’un et peu sur l’autre, tout en prenant le soin de déterminer le groupe social le plus crédible. Cela aurait l’avantage de ne pas casser leur avenir au Rwanda [= Bazajya babibacyulira]. Le Rwanda appartient quand même à tous les Rwandais. Un jour ou l’autre, la roue de la fortune tournera. Sinon, les nobles Tutsi Banyegisuti finiront comme « Mwungeli wa Nyankaka ». Ils n’auront personne pour leur donner un gobelet d’eau. [= Barakabya guhemuka. Nyamara, ubamba Isi, ntakurura]. [= Ntimuzavuge ko mutabwiwe !]   

I. Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)

2)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10436 – 5 (594 pages)

3)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 –  296 – 99314 – 3 (436 pages)

4)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0 (412 pages)

Fait à Paris, le 27 juin 2017

Mwalimu Mureme Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes]                                                             

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