Le montage grossier et l’amalgamation du Habyalimaniste Zédoc Bigega intitulé « Rwanda : Le parti au pouvoir joue à fond la carte régionaliste ».

PP 26072014

Mwalimu Mureme Kubwimana,                                                                                                      Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                               Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                        Promoteur scientifique et coordonnateur général                                                                                       du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais (= M.C.R.)                                                              

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A. Introduction

On a été sidéré par l’article du Habyalimaniste Zédoc Bigega intitulé : http://www.musabyimana.net/lire/article/rwanda-face-au-risque-dune-opposition-unie-le-parti-au-pouvoir-joue-a-fond-la-carte-regionaliste/index.html . Cet article a été publié au site web habyalimaniste de Gaspard Musabyimana. Le manipulateur Zédoc Bigega est entrain d’agresser les organisateurs de la journée, – du 16.08.2014-, commémorative de l’extermination des politiques, des officiers, des journalistes et des prisonniers de droit commun Banyenduga par Juvénal Habyalimana Rutemayeze et ses comparses. Il va même jusqu’à les dévaloriser et à les présenter comme de vraies marionnettes du FPR. Le présent article a pour but de disloquer cette fichue machine de propagande de l’Akazu à usage extérieur. Il a également pour but d’établir le bien fondé de cette journée commémorative du 16 août 2014 et d’incriminer l’article en question, en lui imputant plusieurs sortes de manipulations destinées à manipuler l’opinion publique. Il importe de réfuter le montage grossier et l’amalgamation de ce bandit Habyalimaniste masqué qui n’a même pas le courage de ses opinions. Le citoyen est un homme libre. 

B. Concepts, définitions et noms de règne à savoir une fois pour toutes (= Iyo umuntu agiye gukora ihulizo, agomba kuvuga icyo yita x, y, z kandi ibyo ntawe ubijyaho impaka. Aho humvikane burundu) :

  • Soit l’Akazu, le Habyalimanisme
  • Soit l’Igiti, la noblesse tutsie moderne faction Abâkagâra
  • Soit les Banyakazu, les Habyalimanistes et consorts ou bien les extrémistes et totalitaristes Hutu Habyalimanistes
  • Soit les Banyegiti, les nobles Tutsis modernes faction Ega Bâkagâra
  • Juvénal Habyalimana a pour nom de règne Rutemayeze (= nom de règne choisi par les prophètes rwandais du passé et confirmé par Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge le 01 juillet 1973). [= Rutemayeze ruzagenda runono umubambuzwashakwe rukazicwa n’imbogo y’ishyamba !].
  • Paul Kagame a pour nom de règne Rwabujindili (= nom de règne choisi par le prophète rwandais Magayane qui, à la même occasion, donna à Théodore Sindikubwabo, celui de Rusukumo, à Pasteur Bizimungu, celui de Bihwahwa).
  • En Sciences historiques rwandaises, le nom de règne est le plus important. [= Izina ly’umukuru w’igihugu akili Umuhutu, Umututsi cyangwa Umutwa lihalirwa umulyango we.]

C. Le montage grossier du Habyalimaniste Zédoc Bigega intitulé « Rwanda : le Parti au pouvoir joue à fond la carte régionaliste ».

Le montage grossier en question s’explique par plusieurs sortes de manipulation couramment pratiquées par les Habyalimanistes en général et en particulier, par les officiers militaires Banyakazu. Battus à plate couture sur le champ de bataille, les officiers militaires Habyalimanistes se sont réfugiés sur le champ politique rwandais où, masqués sous des pseudonymes, ils continuent de commettre une anarchie caractérisée. Au fait, ce sont des politicards intrigants très méprisables. Ce sont des nostalgiques du MRND-CDR : bref, des Habyalimanistes. Les Habyalimanistes (= Banyakazu) demeurent les témoins putréfiés d’une grande ivresse du pouvoir tyrannique et totalitaire habyalimaniste dont ils profitaient trop largement. Leur rôle est moins politique que thérapeutique. Ils gèrent les désarrois nés d’un deuil impossible. Ils ne comprennent pas encore ce qui leur est arrivé. Ils ne comprennent pas qu’ils sont politiquement morts. Ils cherchent à pratiquer tous les voies et moyens de retourner un jour au pouvoir. Ils ne réalisent pas que c’est fini et terminé pour eux, usque in aeternum. Ils sont troublés quand ils apprennent, dans les manuels d’Histoire du Rwanda, que Juvénal Habyalimana Rutemayeze est le tyran militaire sanguinaire le plus totalitaire et le plus débridé de toute l’Histoire du Rwanda. « Koko pe ! Habyalimaan wacu abe bure ! » – « Ubu rwose koko tubigenze dute ? ». [= Urwishigishiye ararusoma = on récolte ce que l’on a semé]. 

1. « Gucengana »

« Gucengana » veut dire utiliser des concepts assez bien connus, mais qu’on a soi-même préalablement mal définis. C’est prendre les gens pour des ignares (= gufata abantu nk’injiji). C’est le cas par exemple du concept « parti-état ». Les Habyalimanistes définissent le concept parti-état de telle sorte qu’il s’applique exactement au FPR et non au MRND. Le raisonnement consiste à employer une démonstration qui présuppose l’acceptation de la conclusion ou qui n’a de sens que lorsque l’on croit déjà en la conclusion. De ce fait, la personne qui applaudit ce discours a été, en fait, roulée, du fait qu’elle n’ait pas fait attention à la fausseté des concepts utilisés.

L’exemple archétypal de « gucengana » nous est donné par l’article en question de Zédoc Bigega, à la première phrase même. Dés le départ, le type mine et piège le débat. Voici un exemple archétypal : « Après vingt ans de règne sans partage sur le Rwanda, l’ancienne rébellion venue d’Ouganda devenue parti-état qu’est le FPR commence à réaliser que son règne peut aussi prendre fin ». Un opposant à qui on dit que le règne du FPR peut prendre fin est tout de suite réveillé. Si on commence par lui dire que cela fait un règne sans partage de vingt ans ; qu’il s’agit d’une ancienne rébellion venue d’Ouganda, il acquiesce spontanément. Alors, le manipulateur insère tout de suite son truc « le parti-état » qu’est devenu le FPR. Si vous êtes attentifs et que vous objectez que le FPR n’est quand même pas un parti-état, le manipulateur sort tout de suite son deuxième truc et vous traite de collaborateur du FPR (= intimidation). Dès lors, vous vous tenez bien et il vous a. Voilà les Habyalimanistes. Ils sont très bien formés dans l’art de la manipulation. Ce sont des hommes très faux. Ce sont des pourritures [= Ni abantu b’ibibore. Nta bantu balimo. Bapfuye bahagaze]. Ils sont morts en eux-mêmes. Il ne faut pas les écouter.

La vérité est que le FPR n’est pas un parti-état. C’est du pseudo-pluralisme, c’est-à-dire qu’on a plusieurs partis politiques satellites, qu’on a un sénat, une assemblée nationale marquée par une forte participation féminine, un premier ministre, etc. Néanmoins le FPR contrôle très étroitement la vie politique. Le FPR canalise l’expression populaire en vue de déboucher sur un perpétuel renouvèlement  de la confiance. Par rapport au MRND, c’est donc un système politique totalitaire amélioré. Le MRND était trop tyrannique et trop totalitaire. C’était un vrai parti-état. Il est inutile de cacher quoique ce soit. On a les statuts du MRND. On a la constitution de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Pas de sénat. Pas de premier ministre. Juvénal Habyalimana Rutemayeze était président de la République à vie, président fondateur du MRND, Premier ministre de lui-même, ministre de la défense, chef d’état-major de la gendarmerie, chef d’état-major de l’armée, etc., etc., etc. Juvénal Habyalimana Rutemayeze est le Mwami le plus totalitaire et le plus débridé de toute l’Histoire du Rwanda. C’est la vérité. Paul Kagame Rwabujindili est moins totalitaire que Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Paul Kagame Rwabujindili n’est pas un ivrogne. Il n’est pas débridé. Juvénal Habyalimana Rutemayeze, lui, était un ivrogne irréfléchi et un obsédé sexuel.

Par ailleurs, la différence entre les deux régimes politiques réside au niveau des personnalités respectives des deux chefs d’état. Le régime Akazu est le régime le plus tyrannique et le plus totalitaire de toute l’Histoire du Rwanda. Cependant, Juvénal Habyalimana Rutemayeze avait un caractère mou, léger, indécis et débridé. Alors, toute la tyrannie et tout le totalitarisme du régime Akazu ont été surtout récupérés par sa femme Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et sa belle-famille et alliés (= Protais Zigiranyirazo, Élie Sagatwa, Séraphin Rwabukumba, Laurent Serubuga, etc.). Par contre, le régime Igiti est un système politique totalitaire amélioré c’est-à-dire le pseudo-pluralisme. Bien plus, Paul Kagame Rwabujindili est un ascète qui a un caractère puissant (= un passionné impérieux impétueux) qu’il utilise malheureusement mal (= violence, aveuglement, cruauté et ethnocentrisme Hima-Tutsi excessif). Il a des aptitudes d’homme d’état, -en tout cas plus que Juvénal Habyalimana Rutemayeze-, malheureusement, à l’instar de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, il n’est pas politiquement, macroéconomiquement, humainement et sociologiquement bien formé. Ce n’est pas une élite intellectuelle. De plus, à l’instar de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, il ne maîtrise pas non plus la gestion de la société rwandaise. De ce fait, il ne maîtrise pas non plus la transformation de la société rwandaise. Paul Kagame Rwabujindili est plutôt un très bon capitaine. C’est un guerrier et un dictateur militaire borné, ethnocentrique et autoritaire. C’est une énergie dynamique affective. Il est de beaucoup plus énergique que Juvénal Habyalimana Rutemayeze (= cya Habyalimana Rutemayeze cyali ikigabo kijijita, kikundira ifuraha, inzoga, inyama n’abagore). C’est ça, en somme, qui fait que le régime FPR est moins totalitaire mais plus violent que le régime MRND. De plus, Paul Kagame Rwabujindili, qui est quand même plus lutteur, plus concepteur et plus stratège calculateur que Juvénal Habyalimana Rutemayeze a, hélas, un problème dans son for intérieur au niveau de sa personnalité et certainement plusieurs blessures non traitées et non cicatrisées dans son Égo. Il n’a aucune empathie envers les Hutu et les Twa qui pourtant eux aussi sont des Rwandais ayant le droit de jouir du Rwanda. Il est par exemple incapable de se mettre à la place des Twa et des Hutu sans terre, des prisonniers Hutu animalisés, ravalés au rang de bêtes et du menu peuple en général. C’est un noble Tutsi hautain et dédaigneux. Ceci est impardonnable. Enfin, le cerveau d’un homme est un petit appareil de rien du tout. On ne peut lui demander que ce dont il est capable. Le pouvoir absolu use trop le cerveau. À moins qu’on ne soit dans une monarchie constitutionnelle ou mystico-patrimoniale, le maximum scientifiquement prescriptible, c’est quatorze ans. Sinon, on devient ivre de pouvoir, justement à l’instar de la loque humaine (= cya gishushungwe) Juvénal Habyalimana Rutemayeze. De là découle également le vieillissement du FPR et de son régime. Et c’est ce vieillissement qui lui sera fatal.

Présentement, ce sont les abcès politiques Habyalimanistes qui nourrissent artificiellement le totalitarisme moderne du FPR et le légitiment. Ils lui offrent un discours politique compréhensible. La communauté internationale (USA, UE, ONU, MONUSCO, CIGRL, SADC, etc.) convient que les FDLR sont des pourritures avancées Habyalimanistes indignes d’être placées à la tête d’un pays. En vérité, l’opposition rwandaise n’arrivera à rien du tout si elle ne crève pas d’abord de gré ou de force les abcès politiques Habyalimanistes qui la paralysent. Le fait est que les politicards intrigants rwandais évitent soigneusement de condamner la dictature militaire et le totalitarisme moderne de Juvénal Habyalimana Rutemayeze de peur de fâcher les Habyalimanistes qui sentiraient une allusion directe à la dictature militaire plus tyrannique et plus totalitaire de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Le mot dictature ou totalitarisme moderne indispose les Habyalimanistes.  Alors, tout cout, ils condamnent la seule personne du chef de l’état Paul Kagame Rwabujindili et parfois le FPR des Tutsi. Ils s’enferment dans la dichotomie Hutu-Twa/Tutsi. C’est également dans ce piège que Faustin Twagiramungu Rukokos est tombé. Mais c’est une erreur très grave. Pour être crédible, il faut politiquement et objectivement condamner scientifiquement le Totalitarisme moderne qui sévit au Rwanda depuis le 05 juillet 1973 et non le seul chef d’état Paul Kagame Rwabujindili ou le seul FPR. C’est ça l’objectivité. Voilà pourquoi les extrémistes Tutsi qui sont très intelligents arguent les attaques habyalimanistes de subjectives, très fausses et déplacées. On ne comprend justement pas pourquoi la dictature militaire sanguinaire et le totalitarisme moderne de Juvénal Habyalimana Rutemayeze ainsi que le génocide des Hutu centristes et des Tutsi sont des sujets tabous. Pourquoi ? Il y a anguille sous roche ! Somme toute, la communauté internationale n’a pas confiance aux politicards intrigants rwandais. Elle les traite de protestataires et de pétitionnaires mais non de révolutionnaires. Partout où ils vont en rendez-vous, on les écoute et, après leur départ, on critique leurs idées simplistes.     

Si, se rendant compte qu’à la longue, l’ethnocentrisme Hima-Tutsi excessif, -certainement très robuste pour eux durant l’époque précédente-, de Paul Kagame Rwabujindili les mènerait ultérieurement à l’aventure, et pour amorcer un atterrissage en douceur, les stratèges calculateurs du FPR décidaient de remplacer Paul Kagame Rwabujindili par un autre FPR, proche de Paul Kagame Rwabujindili mais moins tribaliste, de l’espèce du Burundais Pierre Buyoya par exemple, cela constituerait une nouvelle donne dans la sphère politique rwandaise. [= Uretse ko Rwabujindili atabyemera. Ibyahanuwe biba byarahanuwe]. Soit ! Il est très probable que les politicards intrigants rwandais, qui n’arrivent pas à se représenter correctement la politique rwandaise et le système politique totalitaire qui sévit au Rwanda depuis le 05 juillet 1973, seraient complètement déstabilisés. Ça leur prendrait au moins cinq ans pour revoir leurs copies. Ils sont incompétents en politique. On ne sait pas ce qu’ils veulent. Voilà pourquoi face au FPR, l’opposition rwandaise devrait plutôt aligner en première ligne, non pas des politicards intrigants, mais plutôt des élites intellectuelles non Habyalimanistes, n’ayant jamais été membres d’aucun gouvernement, et n’ayant pas le goût du gain ainsi que le désir du pouvoir, de l’argent et des honneurs. Les politologues engagés sont plus difficiles à déstabiliser et plus extrêmement déterminés que les politicards intrigants. On est dans un processus révolutionnaire. On n’est pas dans une campagne électorale. C’est ça qu’il faut comprendre.

Assurément, il se révèle que la Communauté internationale qui a été choquée par ce qui s’est passé au Rwanda en 1994 n’acceptera jamais le retour au pouvoir des Habyalimanistes (= Banyakazu) et surtout n’acceptera jamais que le FPR soit remplacé par les pourritures avancées Habyalimanistes « FDLR » qui se sont mises au ban de la Communauté internationale. Dans l’intérêt suprême de la Société rwandaise, les Habyalimanistes devraient sincèrement jeter l’éponge et laisser les nombreux génocidaires Habyalimanistes qui se dissimulent dans leurs rangs se rendre ou être livrés à la justice qui les poursuit. Les Habyalimanistes agissent uniquement par rapport à leurs uniques intérêts personnels égoïstes. On les connaît très bien, ces gangsters. Pour eux une opposition qui ne leur permettrait pas de reconquérir leur pouvoir perdu doit être sabotée et torpillée [= Abasilikare b’Abanyakazu nibo bavuruguta opozisiyo]

En bref,  la situation totalitaire qui sévit le Rwanda date du 05 juillet 1973. Dans une révolution, il faut toujours dire la vérité ou s’abstenir [= Vuga ukuli cyangwa wicecekere]. Sinon, les générations futures remettrons en cause notre révolution et nous prendront pour des forcenés. Il faut arrêter de mentir. Les Habyalimanistes sont incapables de changer la société rwandaise. Donc, ils doivent jeter l’éponge. Un point, c’est tout.

2. « Kubeshya = mentir »

« Kubeshya », c’est mentir. Les Habyalimanistes se mentent effrontément à eux-mêmes.

Un exemple archétypal de cette sorte de manipulation se trouve au premier paragraphe de l’article en question de Zédoc Bigega. En un mot, une fois que l’interlocuteur ou le lecteur est intimidé, alors les Habyalimanistes ouvrent leur appareil de propagande des FDLR à usage extérieur. Des mensonges ! Toujours des mensonges et rien que des mensonges ! Il s’agit d’un discours politique habyalimaniste archifaux. Il ne correspond pas du tout à la réalité et à la situation des FDLR.

On saisit donc cette opportunité pour renvoyer le lecteur désireux de connaître la vraie situation des FDLR aux déclarations suivantes de l’Union européenne, des USA, de la MONUSCO et de la Communauté Sant’ Egidio de Rome papale :

Avec ça, on se rend tout de suite compte que les Habyalimanistes sont entrain de manipuler inutilement l’opinion publique de diverses façons :

a)      En faisant ce qu’on appelle en Kinyarwanda « gufitira ». « Gufitira » veut dire chercher à tout prix une explication à une situation troublante au lieu d’accepter la réalité qui est. Techniquement, cela s’appelle niveler par le bas. Au lieu de rétro dire, on postcipe.  Au lieu de prédire, on anticipe. C’est de l’aveuglement. Le parti pris ferme l’esprit à tout éclaircissement. Il n’est pire aveugle que celui qui ne veut pas voir ou il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre. L’avenir des FDLR n’intéresse pas la Communauté internationale et encore moins la majorité absolue du peuple rwandais. Ce qui les intéresse, c’est l’avenir du Rwanda.

b)      En faisant également ce qu’on appelle en Kinyarwanda « kwînângîra ». « Kwînângîra », c’est répondre à tort et à travers que c’est faux. Au fait, on refuse la réalité. On s’accroche à ses positions. On se cramponne. Les Habyalimanistes disent systématiquement à ceux qui voient les choses différemment qu’eux que ce sont là des non sens très probablement inspirés par le pouvoir de Kigali. Pour eux, même la Communauté internationale se trompe. Elle interprète très mal ce que demandent les FDLR. Elle ne connaît pas les FDLR. Elle est corrompue. Elle est vendue par Kigali. Elle n’est pas digne de confiance.

c)      Et en allant même jusqu’à user des grossièretés (= ibitutsi). Quiconque ne voit pas les choses de la même manière que les FDLR-FOCAKAZU Habyalimanistes, est considéré comme un fou, un malade mental ou un être bouché. Les Habyalimanistes veulent à tout prix reconquérir le pouvoir perdu au Rwanda alors que c’est impossible. Alors, ils sont déchirés de devoir accepter de prendre la vie comme elle est devenue pour eux : eux, les hommes forts d’hier, devenus aujourd’hui des vauriens. Les grossièretés (= ibitutsi) constituent sans doute l’argument le plus utilisé lorsqu’on se retrouve dans une  situation très délicate. Voilà l’état mental des anciennes terreurs Habyalimanistes. Toute terreur doit être éradiquée.

d)     En somme, la volonté politique des Habyalimanistes (= Banyakazu) de retourner au pouvoir doit être totalement et définitivement détruite. Les F.D.L.R. doivent être liquidées : la place des génocidaires Habyalimanistes n’est pas à la tête d’une organisation humaine, mais plutôt à la barre du tribunal.

D. L’amalgamation (= ukuvangavanga) du Habyalimaniste Zédoc Bigega intitulé : « Rwanda : le Parti au pouvoir joue à fond la carte régionaliste ».

L’amalgame est une méthode consistant à englober artificiellement en exploitant un point commun, diverses formations ou attitudes politiques. Le fait est par exemple que le FPR est anti-Akazu et que le mouvement politique d’opposition à l’Akazu et au FPR est ipso facto aussi anti-Akazu. Alors, les Habyalimanistes disent : « Puisque vous tous, vous êtes anti-Habyalimanistes, donc, vous êtes tous des FPR et des INYENZI-Inkotanyi ». Dans ce cas, le Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais notamment, qui est à la fois anti-Akazu et anti-FPR, pourrait aussi amalgamer et dire : « Puisque le FPR et l’Akazu sont tous deux opposés à nous, alors, l’Akazu et l’Igiti, c’est kif kif ». On ne le dit pas parce que l’amalgamation est une manipulation.

L’exemple archétypal de cette sorte de manipulation nous est donné par l’article en question de Zédoc Bigega aux trois derniers paragraphes. Il y est dit ce qui suit : « Enfin, le FPR qui, décidément quand il s’agit de semer la zizanie est devenue inégalable, vient de sortir un autre lièvre de son sac : la mort des politiciens de la 1ère République. L’on sait que ce dossier est sensible et délicat dans ce sens que ces politiciens arrêtés après le coup d’État du 5 juillet 1973 ne furent jamais jugés mais déclarés quelques années après comme ayant péri en prison. Mais comme la quasi-totalité de ces politiciens étaient originaires du centre et sud du pays faussement baptisé « Nduga », cette bavure restera comme une pomme de discorde entre les « Bakiga » et les « Banyenduga ». Même après les regrets du gouvernement Habyarimana et de lui-même, l’indemnisations des familles des victimes, et plusieurs autres gestes de bonne volonté,… les « Banyenduga » garderont en-tête que le régime Habyarimana et par ricochet tous les « Bakiga » comme leur « inzigo » (quelqu’un à qui on doit appliquer la vendetta). Et voilà que le FPR s’engouffre dans cette brèche et 41 ans après les faits, il propose qu’il y ait désormais chaque année, à partir du 16 août 2014, une commémoration de la mémoire des victimes du coup d’État de 1973. Commémorer la mémoire des siens est un droit et une bonne pratique et d’ailleurs on peut être sûr que les proches des politiciens de la 1ère République le font chaque fois qu’ils le peuvent dans le recueillement et dans la dignité et cela depuis plus de 40 ans. Ce qui est nouveau en cette année 2014, c’est que cela soit fait par communiqué de presse et que l’on indique justement que ce sera pour la première fois que cet événement pourra avoir lieu. Le FPR voudrait attiser les haines entre les descendants des politiciens de la 1ère république et ceux des anciens dignitaires du régime Habyarimana qu’il ne s’y prendrait pas autrement. Il fallait y penser ».

De cette amalgamation, il ressort trois sortes de manipulation, à savoir : Kuvuga amateshwa, kuvuga amanyembwa, gutesha abandi agaciro.

1. Kuvuga amateshwa = déraisonner

« Kuvuga amateshwa », c’est déraisonner. Comment ? « Kuvuga amateshwa » est un raisonnement fallacieux structuré sur une implication fausse. On confond tout. Plus simplement, « kuvuga amateshwa », c’est tout confondre. « Amateshwa », c’est la confusion ainsi créée. Autrement dit et techniquement, c’est une erreur grossière de traiter une implication simple comme une implication réciproque. On pourrait mieux comprendre ce que c’est « Kuvuga amateshwa » à l’aide de l’illustration suivante un peu plus détaillée.

Soit « M = être Mwakagâra »

Soit « NT = être noble Tutsi »

Soit « T = être Tutsi »

Soit « N = être Munyenduga »

Soit « C = être réputé cruel »

Le fait est que les Bâkagâra sont des nobles Tutsi Banyenduga réputés aussi cruels que les Hutu Bakiga Bashiru. C’est-à-dire que « M » implique simplement « NT, T, N et C ». Néanmoins « NT, T, N et C » n’implique pas « M » car :

  • Tous les Banyenduga ne sont pas des nobles Tutsi
  • Tous les Banyenduga ne sont pas des Tutsi
  • Tous les Tutsi ne sont pas des nobles Tutsi
  • Tous les Tutsi ne sont pas des Bâkagâra
  • Tous les Tutsi ne sont pas des Banyenduga
  • Tous les nobles Tutsi ne sont pas des Bâkagâra
  • Tous les Tutsi ne sont pas cruels
  • Tous les nobles Tutsi ne sont pas cruels.
  • Tous les nobles Tutsi Bâkagâra ne sont pas cruels

Quand quelqu’un commence à tout confondre, il fait ce qu’on appelle en Kinyarwanda « kuvuga amateshwa ». Et c’est bien le cas des totalitaristes et extrémistes Hutu Habyalimanistes. Pour eux :

  • Il n’y a ni Tutsi défavorisés, ni nobles Tutsi, ni rien du tout. Il n’y a que des Tutsi et tous sont cruels. Donc, présentement, à Kigali, c’est un régime cruel Tutsi.
  • Même les Hutu du Nduga sont des Tutsi. L’ennemi est partout. [= Inyenzi zalivanze].

De leur côté, pour les totalitaristes et extrémistes Tutsi Banyegiti (= la noblesse Tutsi moderne faction Abâkagâra) :

  • Il n’y avait ni Hutu défavorisés, ni Bourgeois Hutu, ni Banyakazu, ni rien du tout. Il n’y avait que des Hutu et tous sont cruels. Des hyènes : impyisi. C’était là un régime cruel pourri Hutu.
  • L’ennemi est partout [= Ni ibiterahamwe gusa gusa].

La vérité se trouve dans le juste milieu, c’est-à-dire au Centre. Le régime Akazu n’était pas un régime Hutu. Il s’agissait d’un clan politique. La majorité des Hutu étaient opprimés. Même des Hutu du Nord étaient persécutés. Même des officiers militaires Kiga, copains de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, -par exemple Alexis Kanyarengwe-, ont dû prendre le large pour sauver leur peau. Mêmement, le régime actuel n’est pas un régime Tutsi. C’est un régime Igiti (= la noblesse Tutsi moderne faction Abâkagâra). Il s’agit d’un clan politique. La majorité des Tutsi murmurent entre les dents. Pour eux, c’est quand même mieux que dans le passé, mais des injustices et des inégalités sociales flagrantes existent. Même des nobles Tutsi sont persécutés. Des Tutsi fuient le régime qu’on dit Tutsi. Même le Mwami Tutsi Kigeli V Ndahindurwa vit en exil. Il est dans la même opposition que nous. En somme, le conflit rwandais n’est ni un conflit tribal Hutu-Twa / Tutsi, ni un conflit régional Kiga / Nduga. C’est un conflit politique et social endogène concrétisé. Il est aberrant et extrêmement dangereux que des politicards intrigants qui n’y comprennent rien dans la société rwandaise osent se mettre à faire de la politique. Il est impossible d’organiser une société qu’on ne connaît même pas. C’est dommage que des militaires Habyalimanistes vaincus se convertissent, sous divers pseudonymes en politicards intrigants et continuent à ravager la sphère politique rwandaise [= Akajagali kose kali muli sosiyete nyarwanda karaterwa n’abasilikare]. Voilà l’héritage colonial infâme du colonisateur belge.

2. Kuvuga amanyembwa

« Kuvuga amanyembwa », c’est avancer un argument de faible (= amanyembwa), très ridicule et qui n’honore pas son auteur.

L’exemple archétypal de « kuvuga amanyembwa » se trouve au 5ème paragraphe de l’article en question du Habyalimaniste Zédoc Bigega. Il y est dit ce qui suit : « L’on sait que ce dossier est sensible et délicat dans ce sens que ces politiciens arrêtés après le coup d’état du 05 juillet 1973 ne furent jamais jugés mais déclarés, quelques années après, comme ayant péri en prison. Mais, comme la quasi-totalité de ces prisonniers étaient originaires du Centre et Sud du pays faussement baptisé « Nduga », CETTE BAVURE restera comme une pomme de discorde entre les Bakiga et les Banyenduga, même après les regrets du gouvernement Habyalimana et de lui-même, l’indemnisation des familles des victimes et plusieurs autres gestes de bonne volonté —. Les Banyenduga garderont en tête que le régime Habyalimana et par ricochet, tous les Bakiga comme leurs « inzigo » (quelqu’un à qui on doit appliquer une vendetta) ».

BAVURE ?! BAVURE ?! L’on est tout simplement sidéré par la bassesse d’âme et la mesquinerie d’esprit des Habyalimanistes Banyakazu. Il ne faut jamais répondre aux amanyembwa. Aux amanyembwa, il faut opposer un silence de mépris. Ne recevant pas de réponse, le fanfaron y réfléchira davantage et découvrira de lui-même qu’il est bête. À ce propos, on invite le lecteur à lire et à relire l’article précédent pour juger aisément du reste. http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/lextermination-des-politiques-des-officiers-des-journalistes-et-des-prisonniers-de-droit-commun-banyenduga-par-juvenal-habyalimana-rutemayeze-et-ses-comparses-1973-1990-est-un-crime-de-g/  Que veut-on qu’on réponde à un génocidaire Habyalimaniste de cet acabit qui affirme qu’un crime de génocide est une bavure et qui croit que les seuls grands crimes contre nature qu’il connaisse, c’est l’assassinat de Juvénal Habyalimana Rutemayeze et des Bakiga Banyakazu ? L’assassinat du président Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, de son épouse Verediana Mukagatare, l’extermination des politiques, des officiers, des journalistes et des prisonniers de droit commun Banyenduga ne sont qu’une et une seule bavure ! Ce ne sont même pas plusieurs bavures ! Il est donc absolument inutile de discuter avec un animal sauvage pareil. [= igisimba nk’iki]. C’est une agression insupportable [= Ni agasomborotso gakabije]. 

3.  « Gutesha undi (cg abandi) agaciro » : dévaloriser l’autre (ou les autres)

« Gutesha undi (cg abandi) agaciro » signifie dévaloriser l’autre ou les autres. Au lieu de dire ce qu’on pense sincèrement, on agresse les autres. On les salit. La tendance à salir les autres s’appuie généralement sur l’agressivité et la frustration. Au lieu de critiquer les faits et gestes, les comportements, les fautes, les erreurs, on s’attaque directement à la personne sacrée de l’auteur. L’agresseur est victime d’une illusion, celle de l’objectivité : « on ne voit pas les choses comme elles sont, mais comme on est, disent les sages ». À son insu, l’agresseur est entrain de trahir son âme basse et son esprit mesquin. Il est entrain de dévaloriser les autres pour se revaloriser. Si vous êtes dans un même endroit et que l’agresseur vous agresse verbalement, ne répondez rien du tout. Ne jouez pas son jeu. Évitez ce type là et trouvez-vous un prétexte pour vous éclipser mais en faisant tout de même attention à ce type-là. S’il s’agit d’une agression écrite par Email ou sous forme d’article sur un forum web, il faut voir et réfléchir sept fois. Si c’est une attaque bête, on l’ignore absolument. Son but, c’est précisément de vous déstabiliser. Alors, il ne faut pas se laisser déstabiliser.

On sait très bien que chez les officiers militaires Banyakazu, la terreur est un stratagème. Je reçois par exemple parfois, dans ma boîte Email de réception, des messages m’accablant d’injures atroces de la part d’un certain Zac Biampa que j’ai finalement très bien identifié comme étant le colonel Emmanuel Neretse alias Zac Biampa et parfois alias Sandra Munyana. Le colonel Emmanuel Neretse est apparenté [= Benewabo cyangwa Abaturanyi] à Munyampeta, à Joseph Nzirorera, à Alphonse Ntilivamunda : beau-fils de Juvénal Habyalimana (+).  Bref, j’ai mis tous ces noms-là et autres pareils dans les spam. Puis, quand j’ai le temps, je détruis ces agressions. Je ne réponds donc jamais. Répondre à des histoires pareilles, c’est se laisser déstabiliser. Il est misérable d’envoyer des messages pareils à une personne qu’on ne connaît pas. C’est comme si l’on envoyait son crachat au laboratoire. Il y a des experts qui savent analyser. C’est cela que cette bourrique (= iki kinyamusozi) colonel Emmanuel Neretse ne comprend pas. Pour moi, c’est donc bien qu’ils continuent à m’envoyer leurs échantillons. Comme cela je fais le suivi de mes malades au moindre coût. Bref, les officiers militaires Habyalimanistes Bakiga Banyakazu sont morts en eux-mêmes. En 1994, ils ont été foudroyés par un phénomène tout à fait inattendu. En 1990-1994, les Tutsi ont été des Bagabo. Ils ont taillé en pièces un monstre hideux et finalement parvenu à détruire sa machine génocidaire [= Akagabo gahimba akandi kataraza]. Bravissimo !! En politologue, j’analyse le contenu de leurs messages et dénombre un certain nombre de blessures non cicatrisées chez ces animaux sauvages. Je constate même que leurs blessures s’enveniment de jour en jour. Ces animaux sauvages ne comprennent pas ce qui leur est arrivé. Ils ont du mal à s’accepter tel qu’ils sont devenus. Ils ont mal dans leur peau. Ils ont besoin de se revaloriser en dévalorisant les autres. Au fond, ils ont une mauvaise image d’eux-mêmes. Hier, c’était des terreurs au Rwanda. Aujourd’hui, ce sont des vauriens. Ils sont en plein désarroi. Ils réalisent finalement que le prophète Magayane a prophétisé juste. J’ai récemment appris de l’un de mes informateurs Bakiga qu’ils se disent entre eux : « Tiens, tiens ! Magayane avait dit tout ça. Souvenez-vous bien, il a dit : « Amaraso y’Abanyenduga azabasama. Ubutegetsi buzabacika bubacitse. Ibya Habyalimana n’abantu be bizaba birangiye burundu. Nta Mushiru uzongera gutegeka U-Rwanda bibaho, mu Mateka y’U-Rwanda, nyuma y’umushiru umwe gusa usigaye Bihwahwa byo ku ruzi rw’iwanyu. Dore, dore, ikibazo cy’Abanyenduga bishwe kizababera ingorabahizi nyuma y’imyaka mirongo ine ». Depuis le 05 juillet 1973, cela fait donc quarante ans !

Il est infernal de trop s’attacher aux biens du monde alors qu’un jour, on les perdra d’une façon ou d’une autre ou qu’on mourra en hurlant d’impuissance parce qu’on quitte son pouvoir et son immense patrimoine, à l’instar de Juvénal Habyalimana Rutemayeze ou de Mouammar Kadhafi [= Bapfuye nabi barakagenda buhere]. Pourtant, c’est la faute à soi-même qui n’a pas compris le sens des vies, le but de l’existence et la destinée de l’homme.

Bref, quand il s’agit d’une attaque qui transgresse la vérité, il faut rétablir la vérité. Mais là encore, il faut d’abord laisser longtemps reposer l’attaque, plusieurs semaines ou plusieurs mois. C’est exactement ce qu’on est entrain de faire ici. Pour lors, on se contente de tout nier en bloc sans chercher à prouver quoique ce soit, car ce qui est affirmé sans preuves peut être nié sans preuves. En fait, c’est toujours à celui qui lance une affirmation d’apporter une preuve.  Dans l’article en question, Zédoc Bigega dénigre et dévalorise les organisateurs de la journée commémorative de l’extermination des politiques, des officiers, des journalistes et des prisonniers de droit commun Banyenduga. Il estime que ça ne devrait pas se faire. Il les taxe de collaborateurs du FPR. Celui-là même qui a tabassé leur armée mono régionale Kiga. En conséquence, on va lui répondre comme il se doit  au point suivant.

E. Le bien-fondé de la journée commémorative (le 16.08.2014) de l’extermination des politiques, des officiers, des journalistes et des prisonniers de droit commun Banyenduga par Juvénal Habyalimana Rutemayeze et ses comparses.

Contrairement  à ce qu’affirment les Habyalimanistes (= Banyakazu), l’extermination des politiques, des officiers, des journalistes, des prisonniers de droit commun par Juvénal Habyalimana Rutemayeze [= 1973-1990] est un crime de génocide. « 62 personnes furent assassinées dans des conditions horribles, sur l’ordre de Théoneste Lizinde. Celui-ci présentait une liste de condamnés à mort au chef de la sécurité de Ruhengeli, Jean-Maurice Sebahunde, qui la transmettait au commandant Stanislas Biseruka, commandant de place de Ruhengeli et à Sembagare, directeur de la prison. Les malheureux étaient alors privés d’eau et de nourriture pendant une longue période et, quand ils étaient à bout, – l’un d’entre eux put subsister durant 59 jours -, le Commandant Stanislas Biseruka fournissait une escorte de militaires qui les conduisaient à Gisenyi où des fosses communes avaient été creusées. Quand ils n’avaient pas été achevés en cours de route, ils étaient tout simplement enterrés vivants ! Ceux qui étaient emprisonnés à Gisenyi furent assassinés dans les mêmes conditions d’une sauvagerie bestiale. Certains d’entre eux, terrassés par la soif, déchiraient leurs habits et trempaient les morceaux dans les canalisations des ordures des autres prisonniers pour avoir un peu d’eau ». Il ne s’agit pas d’une bavure. Il s’agit d’un crime de génocide.

Ce crime n’a pas été commis par tous les Bashiru et encore moins par tous les Bakiga. Il a été commis par Juvénal Habyalimana Rutemayeze, Laurent Serubuga, Protais Zigiranyirazo et consorts. Il n’y a donc aucune pomme de discorde entre les Bakiga et les Banyenduga. Les criminels doivent rendre personnellement des comptes (= Icyaha ni gatozi). Il est inutile de chercher à se dissimuler derrière les Bakiga. Les Banyenduga n’ont aucun problème avec les Bakiga, absolument aucun. Il n’y a aucun inzigo (= vendetta en vue) entre eux. Par ailleurs, l’initiative de l’organisation  de la journée commémorative de ladite extermination émane des orphelins, des veuves et des amis des familles très éprouvées. Je suis bien informé et suis au courant de cette décision depuis début mars dernier. Je témoigne et je l’atteste sur l’honneur. Il est inacceptable d’accuser les gens sans preuve. Le FPR n’y est absolument pour rien du tout. Le FPR ne s’est engouffré dans aucune brèche. Il n’y a aucune brèche pour le FPR dans cet évènement. Le FPR y est tout à fait étranger. Il n’a et n’aura jamais rien à y faire. Personne n’est donc entrain d’attiser les haines entre les descendants des politiques de la 1ère République rwandaise et ceux des anciens dignitaires du régime Akazu. Il ne s’agit pas de haïr les gens. Il s’agit tout simplement d’honorer la mémoire des personnes qui étaient très chères aux organisateurs et aux participants. Les organisateurs et les participants sont des hommes libres. Ils n’ont besoin, ni de l’autorisation du FPR, ni de l’autorisation de Zédoc Bigega, ni de l’autorisation de l’Akazu. C’est une commémoration tout à fait légitime. Il appartient à quiconque soutient le contraire de s’y opposer et d’apporter les preuves de ses convictions. Les concernés feront les choses par rapport à eux-mêmes et au devoir de mémoire et non par rapport aux intérêts du FPR ou de l’Akazu. Ils n’ont rien contre personne, mais cherchent plutôt à valoriser des hommes et des femmes considérables comme des libérateurs nationaux (= Abatabazi ba Demokarasi). Si cette commémoration blesse l’Akazu, c’est son problème. Elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même. L’article de Zédoc Bigega est plutôt une trop mauvaise interprétation des faits. Ses propos sont déplacés. C’est déjà un indice très révélateur. Un crime de génocide a été commis. C’est un délit pénal. Il faut que justice soit faite. Un point, c’est tout.

F. Conclusion

Au terme des développements précédents, il y a lieu d’en faire ressortir les composantes principales :

  • Contrairement  à ce qu’affirment les Habyalimanistes (= Banyakazu), l’extermination des politiques, des officiers, des journalistes, des prisonniers de droit commun Banyenduga par Juvénal Habyalimana Rutemayeze [= 1973-1990] est un crime de génocide.
  • Ce crime n’a pas été commis par tous les Bashiru et encore moins par tous les Bakiga. Il a été commis par Juvénal Habyalimana Rutemayeze, Laurent Serubuga, Protais Zigiranyirazo et consorts. Il n’y a donc aucune pomme de discorde entre les Bakiga et les Banyenduga.
  • Les organisateurs et les participants à ladite journée commémorative sont des hommes libres. Ils n’ont besoin, ni de l’autorisation du FPR, ni de l’autorisation de Zédoc Bigega, ni de l’autorisation de l’Akazu. C’est une commémoration tout à fait légitime. Si cette commémoration blesse l’Akazu, c’est son problème. Elle n’a qu’à s’en prendre à elle-même.

Il y a lieu également de constater dans la sphère politique rwandaise, l’existence indéniable de quatre courants idéologiques, à savoir les Centristes révolutionnaires rwandais (= Centristes Giteristes-Kayibandistes), les Traditionalistes-progressistes, les Rwâkagâristes, les Habyalimanistes et les autres. Ceux-ci ne constituent pas, à vrai dire, des courants idéologiques. Ce sont des modérations de gauche ou des modérations de droite. Les modérés de droite flottent entre les Rwâkagâristes et les traditionalistes-progressistes (= la noblesse tutsie faction Mwami). Les modérés de gauche flottent entre les Centristes Gitéristes-Kayibandistes et les Habyalimanistes. Cependant, à proprement parler, le Habyalimanisme et le Rwâkagârisme (= Igiti cya Rwâkagâra) ne sont pas des courants idéologiques, mais plutôt des systèmes politiques totalitaires modernes.

Compte tenu de l’observation précédente, en vue d’une plus grande participation démocratique au pouvoir politique rwandais, il siérait d’accepter la réalité qui est et de ne pas miroiter la réalité qui n’est pas. Le conflit rwandais est un conflit politique et social endogène concrétisé. Ce n’est, ni un conflit Hutu-Twa / Tutsi, ni un conflit Kiga / Nduga. La dichotomisation imaginaire de la sphère politique rwandaise  en FPR – Tutsi et en opposition Hutu-Twa est vraiment irréelle. C’est du tribalisme. Les tribalistes sont victimes d’une illusion, celle de l’objectivité = « On ne voit pas les choses comme elles sont, mais comme on est, disent les sages ». [= Babona ibintu nk’uko babaye. Ntibabona ibintu uko bili]. Ils vivent dans leur monde, dans leur rêve et dans leur cauchemar. C’est une non-société et une contre-société. Le tribalisme est absolument déplacé. Le peuple rwandais a donc intérêt à s’inscrire dans le cadre de vrais courants idéologiques. Ce sera la seule façon de guérir les fractures sociales très graves (FS1896, FS1959, FS1973, FS1980, FS1994) dont souffre la société rwandaise. Le préalable n° 1, c’est vraiment de les montrer du doigt et de ne pas les cacher comme font les Habyalimanistes.

L’extermination des politiques, des officiers, des journalistes et des prisonniers de droit commun Banyenduga par Juvénal Habyalimana Rutemayeze et ses comparses est une réalité qui est. Néanmoins, cette réalité n’implique nullement le régionalisme. On a des Habyalimanistes en Inkiga et en Nduga. On a des Centristes Gitéristes-Kayibandistes en Nduga et en Inkiga. Tous les Bakiga ne sont pas des Habyalimanistes. On en a des preuves. Tous les Banyenduga ne sont pas des Centristes Gitéristes-Kayibandistes. Saviez-vous qu’à Butare, les Banyenduga Habyalimanistes étaient pires que le propre frère cadet de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, en l’occurrence Séraphin Bararengana ? Et alors, où est le régionalisme dans tout ça ? Le régionalisme est un attrape-nigaud. Alexis Kanyarengwe, Théoneste Lizinde, Stanislas Biseruka, Pasteur Bizimungu, J.B. Birara, Aloys Nsekalije, Thomas Ngaruye, Anselme Nkuliyekubona etc., l’ont appris à leurs dépens.

En définitive, on confie tout cela, pour leur gouverne, principalement aux Habyalimanistes (= Banyakazu) : Gaston Iyamuremye, Sylvestre Mudacumura, Pacifique Ntawuruhunga alias Omega, Bazeye fils Laforge, Emmanuel Neretse, Athanase Gasake, François Burasa, Aloys Ntiwiragabo, Laurent Serubuga, Bonaventure Ntibitura, Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, Séraphin Rwabukumba, Baligira Félicien, Protais Zigiranyirazo, Bararengana Séraphin, Basabose, Bizimungu Augustin, Bushishi Mathias, Higaniro Alphonse, Dukuze Augustin, Kabuga Félicien, Maniragaba Balibutsa, Mpiranya Protais (+?), Ndalihoranye Jean Baptiste, Ndereyehe Charles, Neretse Fabien, Nkuba Patrice, Nkubili Paulin, Ntabakuze, Ntirugilimbabazi Denis, Nyirasafali Gaudence, Nyirurugo Chrysostome, Nzabagerageza Charles, Segasayo Maximin, Sekagansa Augustin, Simbizi Stanislas, Dr Uwimana, etc., etc. À toute cette horde de bandits et d’assassins Habyalimanistes masqués, on se doit de dire : « À bas l’Akazu ! »

En somme, la volonté politique des Habyalimanistes (= Banyakazu) de retourner au pouvoir doit être totalement et définitivement détruite. Les F.D.L.R. doivent être liquidées : la place des génocidaires Habyalimanistes n’est pas à la tête d’une organisation humaine, mais plutôt à la barre du tribunal.

G. Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 –  296 – 99314 – 3 (434 pages)

2)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0  (438 pages)

3)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un état-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)

4)       MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)

5)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-03206-1 (310 pages)

Fait à Paris, le 7 août 2014

Mwalimu Mureme Kubwimana,                                                                                                  Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                          Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                                  Promoteur scientifique et coordonnateur général                                                                                 du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais (= M.C.R.)                                                        

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