Les trois principaux symbolisants du patriotisme rwandais

PP2013

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Centriste Gitériste-Kayibandiste, Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                                  

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Qu’est-ce le nationalisme rwandais ? Quels sont les principaux symbolisants du patriotisme rwandais ? Qui sont les plus grandes comètes rwandaises ?

1. Le Rwanda : un état-nation unitaire millénaire

INTAGARA

  1. Le symbolisant : Intagara (= la conchoïde rwandaise)
  2. Le symbolique (= la pratique sociale) : Intagara constitue l’élément principal du décor des salons d’honneur rwandais publics ou privés. Cependant, le Munyarwanda qui n’a pas de salon sait symboliquement que le véritable salon rwandais se trouve dans le cœur du Munyarwanda. 
  3. Le rapport de symbolisation (= l’explication) : Le Rwanda est un état-nation unitaire millénaire ayant une épaisseur culturelle et historique extrêmement vaste. C’est dans ce cadre que s’inscrivent tous les systèmes rwandais de représentation du monde. Le Munyarwanda les vit intensément en paroles, en pensées et en actes.  

2. L’amour de la Patrie (concernant les hommes) :

  1. Le symbolisant : un collier de grosses perles bleues et de petites perles blanches (= urunigi rw’abaganji)
  2. Le symbolique (= la pratique sociale) : L’homme rwandais portait au coup un collier visible ou pas, formé de grosses perles bleues et de petites perles blanches (= urunigi rw’abaganji). L’avantage supplémentaire de ce collier est qu’il est fabriqué localement par des spécialistes rwandais (= nabo bagomba gutezwa imbere !).
  3. Le rapport de symbolisation (= l’explication) : Les grosses perles bleues signifient que l’homme rwandais est prêt à mourir pour la Patrie. Les petites perles blanches signifient que l’homme rwandais croit en la perfection et en la discrétion (= kugira ibanga). La perfection, c’est l’Ubunyamibwa. Le Rwandais croit qu’il évolue sur la voie de l’Ubunyamibwa (= la perfection). Il se doit donc de s’améliorer constamment. Être Inyamibwa (= une personne presque parfaite) est le but ultime d’un initié rwandais. Presque tous les Rwandais étaient des initiés.

3. L’amour jusqu’au sacrifice suprême [= urukundo rudashira] (concernant les femmes) :

  1. Le symbolisant : Intuku y’inganji.
  2. Le symbolique (= la pratique sociale) : Un collier de perles rouges. Il symbolise l’amour jusqu’au sacrifice suprême. Mu Kinyarwanda, abategarugoli barakenyera, bakitera, bagatega urugoli, bakambara intuku y’inganji. L’avantage supplémentaire de ce collier est qu’il est fabriqué localement par des spécialistes rwandais (= nabo bagomba gutezwa imbere !).
  3. Le rapport de symbolisation (= l’explication) : Au Rwanda ancien, ce genre de collier était fabriqué par des spécialistes résidant à Muko-wa-Gihango en Nyakare aux environs de Nyakizu, dans la région de Butare. Le rouge symbolise le sacrifice suprême et le collier de perles rouges, l’amour maternel et patriotique. Les Bategarugoli rwandais portent justement un collier dit Intuku y’inganji (= iyo bakenyeye, bakanitera, bagatega urugoli, bakambara n’Intuku y’inganji). Elles sont vraiment très chics. 

4. Conclusion 

À toutes fins utiles, une précision très importante s’impose en rapport avec le nationalisme rwandais. Le nationalisme rwandais n’est pas un nationalisme intégral. Il ne s’agit pas d’un nationalisme étroit. Il s’agit d’un nationalisme large et légitime. C’est de la légitime défense. C’est un mouvement social fondé sur la prise de conscience par une communauté de former une nation en raison des liens tribaux, sociaux, culturels qui unissent les membres de cette communauté et qui revendiquent le droit de former une nation autonome. Quels que soient les conflits qui divisent les Rwandais, personne ne souhaite la sécession, l’appartenance à une autre nation ou la partition du Rwanda. Tout le monde veut voir un Rwanda uni et entier. C’est une mentalité qui date de très longtemps, mais surtout du règne du Mwami Cyilima II Rujugira Ntiruterwa.

Tout bien considéré, jusqu’ici, d’une part, le Mwami w’abami Gihanga I Ngomijana, le Mwami Kigeli I Mukobanya Se-Bumwe, le Mwami Mutara I Semugeshi Se-Mandwa, le Mwami Cyilima II Rujugira Ntiruterwa, le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco, et Inyamibwa y’urwanamiza Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, sont les meilleurs cadeaux que la noblesse tutsie rwandaise a offert au Rwanda. Ils sont respectivement le père de la Nation, le père du Nationalisme rwandais, le père du Mysticisme rwandais, le père de la Patrie, le père de la Renaissance culturelle rwandaise et le père des Sciences historiques rwandaises. D’autre part, Joseph Gitera Se-Repubulika et Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, sont les meilleurs cadeaux que la sous population Hutue a offerts au Rwanda. Ils sont respectivement le père de la République rwandaise et le père du Recouvrement de l’indépendance. Ne pas reconnaître l’héroïsme national de ces plus grandes comètes rwandaises, c’est méconnaître profondément les systèmes rwandais de représentation du Monde. 

Bref, ce n’est pas le nationalisme rwandais qui a joué un rôle dans l’apparition de l’état-nation unitaire millénaire rwandais. Non ! La nation rwandaise est une nation très anciennement constituée.  C’est le résultat d’un processus de longue période. Le nationalisme rwandais est apparu très ultérieurement pour renforcer l’unité de l’état-nation unitaire millénaire rwandais existant.

Enfin il est à bien noter qu’il n’existe pas de parenté entre Mgr Alexis Kagame Se-Mateka et Paul Kagame Rwabujindili. Aussi, pour les distinguer, l’Histoire du Rwanda a-t-elle résolu de nommer Mgr Alexis Kagame Se-Mateka et le dictateur rwandais Paul Kagame Rwabujindili (= surnom choisi d’avance en 1977 par le prophète rwandais Magayane). Il est également à savoir que le dictateur rwandais précédent, en l’occurrence Juvénal Habyalimana [05.07.1973-06.04.1994] fut surnommé Rutemayeze Cyambarangwe par la prophétesse rwandaise Nyirabiyoro en +/- 1725, en ces termes « Rutemayeze Cyambarangwe ruzagenda runono Umubambuzwashakwe, rukazicwa n’imbogo y’ishyamba ». « Umubambuzwashakwe » veut dire un chef d’état matinal qui est réveillé par un réveille-matin. Il s’agissait de Grégoire Kayibanda.

Dans cette vision du 18ème siècle, « Rutemayeze Cyambarangwe » veut dire quelqu’un qui commet un coup d’état en portant un uniforme léopardé (= uniforme militaire belgo-rwandais). Gutema ayeze veut dire commettre un coup d’état injustifié, assassiner les occupants de l’espace politique et rafler toute la mise. [= Abanyakazu bo bamwita « Ruticumugambi » ngo kuko yabiciye Kayibanda na bagenzi be b’Abanyenduga. Ntacyo bitwaye aliko, ngo : « Akagabo gahimba akandi kataraza ». Niba kwica abantu alibyo kuba Ruticumugambi, noneho na Kagame Rwabujindili wamwishe ni Ruticumugambi kubera ko yishe umubisha yo kagenda buheli. Nyamara, kwica abantu rwose nta mugambi ulimo !]

[= Abanyakazu ni abatekamutwe. Igishobora abatekamutwe ni ukubabera ibamba.  Ntibazagaruke ngo badusubire ! Birabeshya ay’ubusa aliko biliya Bimparagata. U-Rwanda ruzasubira mu gitereko cyarwo. Byanze, bikunze ! Bazumirwa ! Nta Rwanda rw’Abanyakazu, Interahamwe zabo n’AbaGePe b’Abakiga ruzongera kubaho !

5. Remarque finale :   

C’est sous les régimes tyranniques et totalitaires « Akazu » et « Igiti », -soit la première dictature militaire rwandaise et la deuxième dictature militaire rwandaise-, que, pour la première fois dans l’Histoire du Rwanda, de prétendus chefs d’état rwandais abandonnent carrément la société rwandaise aux Batekamutwe étrangers de toutes religions, de tous ordres et de toutes sectes pour ne s’intéresser qu’au pognon et au contrôle de l’appareil de l’état (= Igisilikare n’Imali ya Leta ) c.-à-d. l’armée, la police ou la gendarmerie, le partage des portefeuilles ministériels, le budget de l’état, les finances publiques, le patrimoine de l’état, les aides bilatérales et multilatérales à empocher, le marché du travail pour Nkunzinkunzi, les sociétés parastatales ou mixtes pour Nkunzinkunzi. Les sectes religieuses se bousculent et se multiplient de jour en jour. Voilà l’un des indicateurs d’une société abandonnée. [= Sosiyete nyarwanda ni nyirantabwa].

Les faux hommes d’état rwandais Habyalimana Rutemayeze ou Kagame Rwabujindili ne voient pas, ne connaissent pas et ne comprennent pas l’essentiel, c’est-à-dire la société globale rwandaise. Ils s’isolent de la société, s’enferment dans une tour d’ivoire où ils sont protégés contre le peuple par leur armée, une armée trop violente de type colonial. Ils ont carrément copié le modèle colonial belge. Ce sont des tyrans militaires, autoritaires et totalitaires. C’est de l’auto-colonisation. Juvénal Habyalimana Rutemayeze singeait le colonel belge BEM Guy Logiest qui l’avait fasciné. Leurs solutions sont trop bestiales et trop simplistes : « TIREZ ! ». Ils s’imposent au peuple rwandais par la violence d’état et sont, ipso facto, démolis par la violence sociale qu’ils ont eux-mêmes véhiculée. Ils meurent très violemment et après eux, c’est le déluge ! Les terreurs ! C’est du jamais vu au Rwanda.

En conséquence, le peuple rwandais est en plein désarroi. C’est un peuple qui a encore une âme, mais qui n’a plus d’esprit. La société rwandaise est totalement épuisée. Un climat de défiance généralisée règne entre les Rwandais. Pour s’en sortir, il faut absolument une transformation profonde de la société rwandaise (= la 2ème révolution rwandaise). Les militaires (= abasilikare) et les ecclésiastiques (= abapadiri n’abapasitori) doivent être soumis aux autorités politiques civiles et laïques. L’organisation de la société, ce n’est pas leur rôle. Ils n’y comprennent rien du tout. [= Ngabo abantu balimo batwicira U-Rwanda bo gatsindwa n’IMANA y’i Rwanda !].

Le peuple rwandais se doit, d’abord et avant tout, d’apprivoiser son armée et de sermonner les escrocs religieux qui n’ont pour objectif que la colonisation culturelle [= Intagara ni imihango ya Shitani ! Intuku y’inganji ni imihango ya Shitani ! Ibyo bintu ntitubishaka, biradutera ishozi ! Izo ni inkuru mbi ! Ahubwo mujye muduha amaturo, tuzajya tubabwira Inkuru nziza n’ibintu byiza muzajya mutumiza iwacu ! Muranyumvira ! ]. Non ! Il faut laisser le peuple rwandais vivre sa vie comme il veut la vivre, dans sa propre personnalité. Chaque société a sa propre finalité, ses propres logiques et ses propres prophètes.  

6. Références bibliographiques :  

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un état-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)

2)       MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)

3)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-03206-1 (310 pages)

Fait à Paris, le 01 septembre 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                                  Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                         Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                               Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »                                                          

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