ONU – Rwanda : Exposé de la résolution N° 1605 (XV) 21 AVRIL 1961 des Nations unies condamnant le coup d’État belgo-hutu de Gitarama en date du 28/01/1961 ; rejetant, déboutant et disqualifiant sans équivoque le candidat illégalement et irrégulièrement désigné, -Dominique Mbonyumutwa.

  1. Introduction

La question qui se pose est de savoir si le congrès national de Gitarama en date du 28 janvier 1961 fut une pure comédie ou une réalité réelle. Autrement dit, est-ce que oui ou non Dominique Mbonyumutwa fut président de la République rwandaise ? La réponse est évidemment : « Non ! ». Le candidat illégalement et irrégulièrement désigné à Gitarama, -Dominique Mbonyumutwa-, a été rejeté, débouté et disqualifié sans équivoque par les Nation unies par résolution 1605 (XV) 21 AVRIL 1961 QUESTION DE L’AVENIR DU RUANDA-URUNDI pour la bonne et simple raison que le congrès des Hutu à Gitarama le 28/01/1961 était dénué de tout fondement légal.

L’autre fait est qu’il n’existe qu’un et un seul protocole d’autonomie interne dans l’Histoire du Rwanda. Le premier président de la République rwandaise, c’est donc celui qui l’a signé. Ceci est simple comme bonjour. La question qui se pose est donc de savoir qui l’a signé, -entre Dominique Mbonyumutwa et Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge- ? Allons-y !

  1. Le congrès des Hutu à Gitarama le 28/01/1961 était dénué de tout fondement légal

Le fondement légal du congrès national de Gitarama, c’est l’ordonnance n° 02/16 du 15 janvier 1961 doublée de l’ordonnance n° 02/17 du 25 janvier 1961, -toutes les deux du résident général belge Jean-Paul Harroy-, accordant l’autonomie interne au Rwanda d’une manière unilatérale et irrégulière au profit des révolutionnaires Hutu.

Or, par suite des protestations véhémentes de l’UNAR s’exprimant devant les Nations Unies au nom de la sous-population Tutsi très gravement lésée, par leur résolution N° 1605 du 21 avril 1961 (994ème séance plénière), celles-ci ont invalidé toutes les résolutions issues du congrès en question, vilipendé et sommé la Belgique de désavouer son résident général Jean-Paul Harroy. Or, sur cet ordre impératif des Nations Unies, la Belgique, en personne, a cassé les ordonnances fantaisistes en question n° 02/16 du 15 janvier 1961 et n° 02/17 du 25 janvier 1961 et les a déclarées nulles et de nul effet, le 30 mai 1961, à Bruxelles, devant « la commission onusienne élections-référendum » et ce en présence même du fauteur, en l’occurrence le résident général Jean-Paul Harroy [= Byali amafuti y’Ababiligi kandi nabo ubwabo barabyemeye]. Là, il fut décidé que seul le ministre des affaires étrangères et du Ruanda-Urundi signera, le moment venu, le document de protocole d’autonomie interne, mais après le referendum décidé par l’ONU et dit en Kinyarwanda « Kamaramhaka ».

Donc le congrès national de Gitarama n’est pas une réalité réelle et ne peut pas être considéré comme un fait historique. Donc le chef d’État rwandais Dominique Mbonyumutwa n’a pas existé. Il n’existe que dans les têtes de sa famille et consorts Habyalimanistes (= les Banyakazu). C’est une gigantesque manipulation. C’est une légende du Totalitarisme habyalimaniste (= l’Akazu).

Le premier président de la République rwandaise, c’est Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge qui, après le referendum « Kamaramhaka » intervenu le 25 septembre 1961, signa, -comme il se devait-, en date du 21 décembre 1961, ensemble avec le ministre belge des affaires étrangères et du Ruanda-Urundi, en l’occurrence Paul-Henry Spaak, le document historique de protocole d’autonomie interne. Avec le ministre ! Pas avec le résident général Jean-Paul Harroy (= le cafouilleur) ! C’est précisément grâce à cet acte authentique que le Ruanda-Urundi est redevenu le Rwanda et le Burundi et que le Rwanda a pu recouvrer son indépendance le 01 juillet 1962. Grégoire Kayibanda est vraiment Se-Bwigenge.

[= Abatutsi bagomba kwemera Kamaramhaka. Ni cya kimwe kuko barangije kwemera Republika. Niba wemera Republika ni uko wemera Kamaramhaka. Ahasigaye Abahutu n’Abatwa nabo nibashyire bemere ko iby’i Gitarama byali amafuti. Mbonyumutwa nta mu perezida ulimo. Habe n’uw’agateganyo !].

  1. L’action politique du 28/01/1961 à Gitarama est une violence politique belgo-hutu et un coup d’État avorté

Par contre, à Gitarama, à travers un mouvement républicain manipulé, dans l’ombre du colonisateur belge, un groupe de révolutionnaires Hutu, bien intentionnés mais mal inspirés, a tenté d’exprimer le désir de voir le territoire rwandais devenir une République rwandaise. Or, le référendum « Kamaramhaka », décidé par l’ONU, bien avant même cette pure comédie, avait justement pour but de donner plutôt la parole au peuple rwandais [Voir résolution 1580 (XV) 20 décembre 1960 – Question Mwami].

En conséquence, la Sociologie politique rwandaise approfondie appelle l’événement de Gitarama une violence politique et un coup d’État avorté. Il s’agissait bien sûr d’une manipulation du colonialiste belge (= un parfait intrigant) et c’est cette manipulation que la vraie marionnette du néo-colonialisme belge, en l’occurrence Juvénal Habyalimana Rutemayeze, a voulu récupérer. L’enterrement de Dominique Mbonyumutwa au petit stade de Gitarama fut une supercherie politique de type tyrannique et totalitaire habyalimaniste.

Non ! Avant le référendum « Kamaramhaka », il n’y a ni République rwandaise, ni président de la République rwandaise.

Voici ci-après, la résolution en revue :

resolution-n-1605-xv-21-avril-1961-onu-nr019848a-1

Fait à Paris, le 22 septembre 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

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CACHET MCR