Rwanda – Burundi : Ingérences pan-hima-tutsistes de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi dans le gouvernement et l’administration de l’État laïc et social burundais.

PP MUREME 26072014

 

Mwalimu MUREME Kubwimana

Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

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A. Introduction

En dates du 07 au 09 octobre 2015, s’est tenue, au foyer de charité de Remera-lya-Ruhondo, au Rwanda, une rencontre ordinaire de l’assemblée de l’association des conférences épiscopales du Rwanda et du Burundi, en abrégé ACOREB. À l’issue de cette rencontre, l’ACOREB a sorti un communiqué de presse ad hoc qu’il y a lieu de trouver en PDF et sur Internet au lien ci-contre : http://eglisecatholiquerwanda.org/fr/index.php/2-non-categorise/58-acorebrwanda . En bref, les évêques catholiques du Rwanda et du Burundi congratulent le régime politique rwandais du FPR [= Inkotanyi] et se positionnent très négativement sur la vie politique burundaise. Puis, ils formulent des recommandations politiques à l’intention des gestionnaires de l’État burundais et des protestataires.

Sur base de ce fait historique, une question de départ se pose. Quelle analyse politique peut-on faire du communiqué de presse en question ? Pourquoi et comment ? Certes, l’analyse politique du communiqué de presse en question est d’autant plus opportune et importante que des évêques burundais se sont associés avec des évêques rwandais pour discuter politique rwandaise et politique burundaise. De ce fait même, l’intérêt à agir et le droit de le faire, dans l’un ou l’autre sens, des politologues et des politiques rwandais, sont avérés. Pour lors, le présent article est structuré comme suit :

  • Les opinions militantes activées de l’association des conférences épiscopales du Rwanda et du Burundi
  • La manipulation de l’association des conférences épiscopales du Rwanda et du Burundi
  • L’ACOREB occulte la réalité réelle rwandaise et protège les intérêts pan-hima-tutsistes du Totalitarisme moderne du FPR [= Inkotanyi].
  • La déconfiture de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi
  • l’Église catholique du Rwanda et du Burundi est une épave éventrée et vide de la grande entreprise colonialiste vaticano-belge
  • Conclusion

B. Les opinions militantes activées de l’association des conférences épiscopales du Rwanda et du Burundi

  1. Qu’est-ce qu’une opinion militante activée ?

Par opinion militante, on entend une opinion collective d’un mouvement sociopolitique, d’un mouvement politique ou d’une organisation militante non gouvernementale. Par opinion publique ou collective activée, on entend celle des personnes mobilisées, engagées, informées, organisées, mais qui n’est pas du tout ni une opinion de l’État ni une opinion de masse. Manifestement, le discours politique de l’ACOREB s’inscrit dans le cadre des opinions militantes activées.

Or, le Rwanda et le Burundi sont, par définition, des Républiques et assurément des Républiques indivisibles, laïques et sociales. On convient aussi que l’Église catholique est, quant à elle, une institution religieuse.

Or, selon l’État laïc et social, la liberté religieuse est avant tout une liberté d’opinion religieuse, la liberté de pratique pouvant être restreinte au nom de l’intérêt commun. Le maintien de cette liberté de pratique implique de ne favoriser aucune religion par rapport aux autres ou aux non-croyants, d’interdire l’ingérence des institutions religieuses dans le gouvernement et l’administration et de ne pas accorder un statut spécifique aux pratiquants de certaines religions. L’État laïc et social s’impose donc des lois s’appliquant à tous, qui peuvent parfois contredire les règles de certaines communautés ou interdire certaines pratiques.

  1. Qu’en est-il au juste de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi ?

À l’époque coloniale belge, l’Église catholique faisait partie du dispositif colonial belge. Or, après le recouvrement de l’indépendance le 1er juillet 1962, il n’y a pas encore de loi de séparation des Églises et de l’État. Une certaine confusion d’origine typiquement coloniale s’est installée dans l’esprit du magister ecclésial catholique. Les évêques, les curés et compagnie l’ont intériorisée de sorte que l’Église catholique est toujours et reste une colonisation culturelle.

Au Rwanda et au Burundi, -voire même ailleurs-, l’Église catholique romaine se définit, par son nom, comme l’unique vraie foi. Les autres Églises sont considérées comme des hérésies corrompant les dogmes. Le peuple rwandais est infantilisé. Les Grands-Maîtres Cwezi Lyangombe et Kiranga sont considérés comme des dieux païens, ce qui est absolument faux. L’ancien et mystique ordre Cwezi (= Kimeza-Milyango) est considéré comme « Imihango ya Shitani  = le culte de Satan ». L’Église catholique va même jusqu’à appeler les gouvernants rwandais ou burundais ses fils et ses filles car, dit-elle, elle monopolise Dieu. Jésus-Christ a dit : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi ». D’ailleurs, rien ne prouve qu’il ait vraiment dit ça puisque Jésus-Christ n’a rien écrit et qu’aucun enregistrement de lui n’existe [= Bajye babeshya abana n’abakecuru !]. Cependant, on serait d’accord, s’il avait dit : « Je suis une voie », puisque toutes les voies mènent à Dieu : Kimeza-Milyango, Catholicisme, Protestantisme, Islam, etc. Tout cela est préjudiciable à l’État laïc et social rwandais ou burundais. Tout cela doit cesser. L’Église catholique est une Église comme toutes les autres. Elle n’a droit à aucun statut spécifique spécial.

Paradoxalement, le fait est que le communiqué de presse de l’ACOREB du 09 octobre 2015 évite très soigneusement de s’ingérer dans le gouvernement et l’administration de l’État laïc et social rwandais, mais s’ingère carrément dans ceux de l’État laïc et social burundais. Voici, à ce propos, ce qui y en est dit : « En analysant les situations socio-ecclésiales dans les Églises du Rwanda et du Burundi, les évêques constatent avec amertume  que la crise politique au Burundi devient de plus en plus profonde et frappe durement la population, surtout dans la ville de Bujumbura. Cette situation qui prévaut au Burundi a provoqué l’afflux des réfugiés vers les pays voisins dont le Rwanda qui en a accueilli un grand nombre. Devant cette situation dramatique, les évêques condamnent toute forme de violence. Et pour en sortir, ils appellent tous les protagonistes à privilégier la voie du dialogue politique inclusif qui permettra à tout citoyen de donner sa propre contribution pour une paix durable et d’éviter que la crise n’embrase la sous-région. Pour le cas du Rwanda, les évêques reconnaissent les efforts fournis pour le maintien de la sécurité et le pas franchi dans le Développement du pays. Ils encouragent le processus de réconciliation en cours et la recherche de la justice distributive. Par ailleurs, ils relèvent qu’il y a encore des défis à relever notamment celui de la pauvreté et du chômage des jeunes. ».

Compte tenu de tout ce qui précède, il s’agit manifestement d’opinions militantes activées. Ce ne sont pas des opinions religieuses. L’ACOREB est entrain de jouer un rôle de militant, de politique ou de politologue, alors que ce n’est pas le rôle de l’Église catholique. Il est même très aberrant que des évêques catholiques burundais aillent au Rwanda s’associer aux évêques catholiques rwandais pour se positionner pour ou contre la vie politique burundaise. Il est tout de même condamnable que des évêques rwandais, sous prétexte d’être associés aux évêques catholiques burundais, se permettent de se positionner pour ou contre la vie politique burundaise. Ça ne les regarde pas.

C. La manipulation de l’association des conférences épiscopales du Rwanda et du Burundi

  1. Confusion entre « Mission », « Évangélisation » et « Paroisse »

À l’époque coloniale belge, le Vatican et la Belgique avaient signé un contrat de coopération et d’assistance mutuelle. L’Église catholique remplissait une mission au Ruanda-Urundi. Ça s’appelait une mission. Il s’agissait d’une mission religieuse européenne en terre païenne africaine, à la disposition de laquelle mission européenne le colonisateur mettait les voies et moyens nécessaires (des biens publics et des ressources publiques). Ce n’était ni une mission rwandaise, ni une mission burundaise.

Pour lors, l’Église catholique gérait les biens publics et les ressources publiques en lieu et place d’un peuple qui ne savait pas se prendre en charge. C’est comme cela que disaient le colonisateur belge et l’Église catholique. Toutes les immobilisations corporelles, y compris les églises et les écoles, étaient construites avec l’argent du contribuable rwandais et burundais. De vastes terres et des meilleures furent distribuées gratuitement à l’Église catholique et bien sûr, à plaisir et sans coût d’expropriation aucun. Les propriétaires étaient chassés comme des animaux sauvages. Les maisons étaient détruites ou brûlées dans une terreur inouïe. Personne ne pouvait refuser. Sans bourse délier, de vastes boisements furent plantés sur ces terres par le même peuple lui-même sous forme de travaux communautaires non rémunérés. Les missionnaires eux-mêmes vivaient des sueurs du peuple rwandais et du peuple burundais. Tout cela a enfoncé les masses populaires dans la misère, puis le colonisateur belge et l’Église catholique exploitaient cette misère.

  1. Des luttes impitoyables entre religieux Hutu et Tutsi au sein de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi

Après le recouvrement de l’indépendance le 1er juillet 1962, alors des luttes impitoyables se sont engagées entre religieux Hutu et Tutsi au sein de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi pour le contrôle de l’immense patrimoine public que le colonisateur belge avait indûment, frauduleusement et abusivement cédé à l’Église catholique au lieu de le remettre à l’ayant droit, c’est-à-dire à la République rwandaise et au Royaume du Burundi. C’était plutôt, après la remise-reprise entre le colonisateur et l’État indépendant, à la République rwandaise et au Royaume du Burundi de « Kugenera » les nouvelles paroisses et les congrégations religieuses. La mission européenne ne possédait pas les biens publics mis à sa disposition. Pour rafler seule toute la mise, en complicité avec le colonisateur belge, l’Église catholique a semé exprès la confusion entre mission religieuse, évangélisation et paroisse, puis brouillé les conflits. Assurément, la mission catholique était agissante et gestionnaire mais non propriétaire. À vrai dire, les paroisses n’existent qu’à partir de 1962. Toutefois, -après le recouvrement de l’Indépendance-, de nombreuses nouvelles paroisses et l’archevêché lui-même était dirigés par des missionnaires d’Afrique qui continuaient à s’appeler des missionnaires. C’a jeté davantage de confusion dans les esprits.

Parallèlement auxdites luttes impitoyables entre religieux au sein de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi, les uns et les autres sont soutenus par leurs cousins militaires qui sont au pouvoir. Pour contrôler les institutions religieuses, chaque camp détruit le clergé du camp adverse. Pendant le génocide des Hutu Burundais, de nombreux prêtres, frères et sœurs Hutu ont été décimés ou persécutés par les forces armées hima-tutsi des tyrans militaires sanguinaires Hima Michel Micombero, Jean-Baptiste Bagaza et Pierre Buyoya. L’Église catholique n’a rien dit. Pendant le génocide des Tutsi et des Hutu centristes, de nombreux prêtres, frères et sœurs Tutsi Rwandais ont été décimés par le MRND-CDR-GP-Interahamwe du tyran militaire sanguinaire Juvénal Habyalimana Rutemayeze. L’Église catholique n’a rien dit. Il est par ailleurs à bien noter que l’archevêque, Mgr Vincent Nsengiyumva (= un Hutu Mwûngura), était un cousin de Juvénal Habyalimana Rutemayeze ; que Mgr Joseph Ruzindana, évêque de Byumba, était un cousin de Théoneste Bagosora, etc. Réciproquement, depuis les débuts de la reconquête du Rwanda et pendant le génocide des Hutu, des Twa et des Tutsi centristes, de très nombreux prêtres, frères et sœurs Hutu Rwandais ou étrangers ont été décimés par les armées pan-hima-tutsites du tyran militaire sanguinaire Paul Kagame Rwabujindili, à commencer par cet évêque-là, Mgr Vincent Nsengiyumva et cet autre évêque-là, Mgr Joseph Ruzindana, etc. Il y aurait lieu d’évoquer également l’emprisonnement injuste et ultérieurement, l’élimination de Mgr Augustin Misago, évêque de Gikongoro. L’Église catholique du Rwanda n’en dit évidemment rien. [= Imbere ya Kagame Rwabujindili ntimukopfora. None, Nkurunziza muramushakaho iki ?].

Au bout du compte, au début du 21ème siècle, l’Église catholique du Rwanda et du Burundi est totalement dominée par les Hima-Tutsi au très grand détriment des Hutu et des Twa. Cependant, au Burundi, l’arrivée au pouvoir, en 2005, des Hutu militairement aussi forts que les Hima-Tutsi inquiète trop le magister ecclésial hima-tutsi. Les évêques, les prêtres, les frères et les sœurs Hima-Tutsi ne se sentent plus assurés de pouvoir sauvegarder leur domination interne au sein de l’Église catholique burundaise. Par contre, au Rwanda voisin, tant que le FPR [= Inkotanyi] restera au pouvoir, l’Église catholique rwandaise sera la Chose Hima-Tutsi. C’est sûr et certain.

C’est donc tout cela qui fait que l’ACOREB est biaisée et centrée sur le Rwanda. L’Église catholique du Rwanda est tombée sous la griffe du FPR [= Inkotanyi]. Elle est parfaitement contrôlée et se complaît dans son erreur. En général, les évêques, les prêtres, les frères et les sœurs Hima-Tutsi sont plus au service du FPR [= Inkotanyi] que de l’Église catholique. Ce sont des agents doubles. Ce sont des Pan-Hima-Tutsistes. Ils exercent un pouvoir discret d’influence politique dans le système politique totalitaire du FPR [= Inkotanyi] de sorte que, dans la mesure du possible, les Hima-Tutsi puissent régner éternellement sur le Rwanda et si possible aussi, reconquérir la totalité du pouvoir politique au Burundi, selon exactement le modèle rwandais de Paul Kagame Rwabujindili ou ougandais de Yoweri Kaguta Museveni.

  1. L’opinion militante activée, manipulant, de l’ACOREB

Voilà pourquoi l’opinion militante activée de l’ACOREB sur la vie politique burundaise est une opinion à fréquence dominante pan-hima-tutsiste. Elle ne correspond pas du tout, ni à la réalité réelle burundaise, ni à l’opinion publique burundaise. Les Pan-Hima-Tutsistes ont pour consigne de travail de se solidariser les uns avec les autres et de se coaliser contre les Hutu, les Twa et les Tutsi non Pan-Hima-Tutsistes [= non Banyegisuti]. Ils mettent en branle toutes leurs forces politiques, économiques, militaires, financières, religieuses, sociales, etc. Leur machine de propagande à usage intérieur et à usage extérieur est terrible. Par le communiqué en question, l’ACOREB        est entrain de revigorer le Pan-Hima-Tutsisme burundais. Les évêques Hima-Tutsi Burundais souhaitent une aide morale permanente de leurs confrères rwandais. Ils ont peur de l’évolution en cours du pouvoir politique au Burundi. Ils souhaitent le renversement de Pierre Nkurunziza et la mort politique du CNDD-FDD. C’est bien là le hic.

Cette manipulation fine consiste à faire admettre un fait sans devoir le justifier. On roule les gens adultes comme on roule les enfants. Les évêques catholiques sont des champions en la matière. Ils se dissimulent derrière la charité pour s’immiscer dans toutes les situations voulues, pour pouvoir tenir un discours politique, s’exprimer au nom du peuple et finalement prétendre à l’organisation de la société globale et à l’influence politique, ce qui ne les concerne vraiment pas. Le communiqué en question de l’ACOREB en est un exemple typique. En quelques mots, cette manipulation fine pourrait se résumer comme ceci : « La crise politique burundaise a provoqué l’afflux des réfugiés vers les pays voisins dont le Rwanda qui en a accueilli un grand nombre. Évidemment, notre Caritas devait voler sans tarder à leur aide, à leur secours. La Caritas Rwanda leur apporte une assistance très appréciable. Il est donc évident qu’en tant que responsables concernés, il nous appartient d’analyser la crise burundaise et de nous positionner ». Et c’est donc comme cela qu’ils s’arrogent le droit de s’immiscer dans la vie politique burundaise, tout en cachant une arrière-pensée de complicité pan-hima-tutsite.

Pourtant, les réfugiés burundais n’ont pas demandé l’asile politique à l’Église catholique. Ils ne lui ont jamais demandé de s’exprimer en leur nom. Oui, il est très appréciable que la Caritas Rwanda ait apporté de l’aide aux réfugiés burundais. On n’en disconvient pas. Mais cela n’autorise pas l’Église catholique à s’immiscer dans les affaires intérieures du Burundi, dans la vie politique burundaise et dans les conflits burundo-burundais. Aider un réfugié n’autorise pas ipso facto à s’immiscer dans sa vie privée ou publique. Tout au plus, l’Église catholique a le droit de tout faire pour le maintien de la foi chrétienne des réfugiés burundais et pour la propagation permanente des croyances religieuses chrétiennes catholiques dans les camps de réfugiés. Un point, c’est tout.

Hélas, même en Europe, c’a toujours été comme ça, avec l’Église catholique. Elle est incorrigible. Elle est trop orgueilleuse et très profondément retorse. Elle vous rend un petit service et en contrepartie, elle exige des avantages colossaux. Un moment donné, en Europe, les gens en ont eu marre et ont claqué la porte. Dans le cas d’espèce, il est très probable que la Chrétienté Hutu, Twa, Tutsi non Banyegisuti burundaise et rwandaise se détournera de plus en plus de l’Église catholique avec son Mgr Simon Ntamwana, son Mgr Évariste Ngoyagoye, son Mgr Smaragde Mbonyintege, son Mgr Philippe Rukamba, son padri Thomas Nahimana et Consorts. L’Église catholique du Rwanda et du Burundi, c’est de l’Irondakôko, de l’Ubutekamutwe, de l’Ubuhake et de l’Ubukoloniza.

D. L’ACOREB occulte la réalité réelle rwandaise et protège les intérêts pan-hima-tutsistes du Totalitarisme moderne du FPR [= Inkotanyi].

« Pour le cas du Rwanda, dit le communiqué de l’ACOREB, les évêques reconnaissent les efforts fournis pour le maintien de la sécurité et le pas franchi dans le Développement du pays. Ils encouragent le processus de réconciliation en cours et la recherche de la justice distributive. Par ailleurs, ils relèvent qu’il y a encore des défis à relever, notamment celui de la pauvreté et du chômage des jeunes ».

Tout bien considéré, le constat sociopolitique des évêques rwandais et burundais est absolument faux. L’approche normative et les stratégies argumentatives sont inexactes et non sincères. Le langage est subjectif, hypocrite et ethnocentriste.

Assurément, les caractéristiques du Mal-Développement rwandais que les évêques évoquent ne sont que des apparences extérieures et des conséquences. Les vraies causes du Mal-Développement rwandais sont plutôt structurelles. La société globale rwandaise est à la fois désarticulée, déstructurée et dominée. Les dominations internes de la tyrannie militaire sanguinaire de l’Akazu [= le Habyalimanisme] suivie de celle de l’Igisuti [= le Pan-Hima-Tutsisme] n’ont fait qu’accroître la désarticulation. La responsabilité respective de l’Akazu et de l’Igisuti est indéniable. La responsabilité du néo-colonialiste belge dans le Mal-Développement rwandais est également indéniable.

Preuves économétriques à l’appui, depuis le 05 juillet 1973, on a, au Rwanda, une croissance économique [= iyongêra-bukûngu] sans Développement économique [= itûnga n’itûnganirwa]. Cette croissance économique rwandaise, qui n’est pas une croissance économique moderne, n’a profité qu’à l’Akazu, au néo-colonialiste belge et à l’Igisuti. La société rwandaise est une société totalement épuisée par le Totalitarisme moderne « Akazu (= une armée mono régionale Kiga) ». Le Habyalimanisme (= l’Akazu) et le Pan-Hima-Tutsisme (= l’Igisuti) ne sont pas des projets de sociétés. Ce sont des non-sociétés, des contre-sociétés et de l’auto-colonisation.

Compte tenu de la défectuosité des ressorts et du moteur de la société rwandaise, sans transformation profonde de la société rwandaise, même l’espoir du Développement économique, social et culturel du Rwanda est tout à fait chimérique. Assurément, la noblesse tutsi moderne faction Abâkagâra finira comme l’Akazu a fini. L’Akazu ou l’Igisuti, c’est kif-kif. Le Totalitarisme moderne est voué à l’échec. Il ne restera plus que ruines et deuil.

Voilà tout ce que cachent les évêques du Rwanda et du Burundi. Concrètement, s’ils ne sont pas à la hauteur des jeux politiques et des enjeux socio-économiques, alors pourquoi claironnent-ils des bêtises ? Ils feraient mieux de se calfeutrer dans le discours religieux où ils sont peut-être plus spécialisés que d’autres prêtres Hutu, Twa ou Tutsi défavorisés qui n’ont pas eu la chance d’entrer dans les bonnes grâces du Vatican par le truchement, soit du néo-colonialiste belge, soit de quelques cousins du pape François 1er , du pape Benoït XVI ou du pape Jean-Paul II [le père pallotin Henri Hoser [= Ni we washyiragaho abasenyeri], et Machin Chouette). Au fait, l’Église catholique est une institution religieuse aux coutumes féodales fondées sur le colonialisme belge. L’Église catholique est un instrument de néo-colonialisme.

E. La déconfiture de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi

La déconfiture de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi s’explique par plusieurs variables qualitatives explicatives indéniables, à savoir : des cérémonies pompeuses et un catéchisme catholique d’abrutissement et d’obscurantisme colonial vaticano-belge, l’ingérence du magister ecclésial dans la vie politique nationale, etc.

  1. Des cérémonies pompeuses et un catéchisme catholique d’abrutissement et d’obscurantisme colonial vaticano-belge.

Par définition, la liberté de conscience qui englobe la liberté de religion et la liberté par rapport à la religion (freedom of and from religion), désigne le choix fait par un individu des valeurs ou des principes qui vont conduire son existence. Ce choix est, de manière générale, plus ou moins encadré par les lois du lieu d’existence.

Or, qu’il y a-t-il dans l’Église catholique du Rwanda et du Burundi ? On y observe des cérémonies pompeuses et un catéchisme catholique d’abrutissement et d’obscurantisme colonial vaticano-belge. Ces faits sont extrêmement impressionnants pour les enfants qui les découvrent pendant la période de l’enfance et de l’adolescence. Cependant, la véritable vie commence à 21 ans, quand on est totalement majeur. Or, là, ce qui est donné par l’Église catholique est très insatisfaisant. On est là tous ensemble à recevoir les mêmes enseignements : enfants, jeunes, adultes, vieux, vieillards, alphabétisés, analphabètes, etc. Bien entendu, ces enseignements tournent toujours autour de l’histoire interminable de Jésus-Christ et de l’histoire du peuple juif. Et, on est là jusqu’à ce que ce soit fini. Un jour, on rentre, convaincu que les valeurs et les principes qui doivent conduire son existence sont à chercher ailleurs et on ne retourne plus. Il s’agit là d’une foi infantile.

Le plus choquant dans tout ça, en ce qui concerne particulièrement l’Église catholique du Rwanda et du Burundi, c’est l’orgueil démesuré du magister ecclésial. Alors que la loi reconnaît la liberté de conscience pour tout le monde, l’Église catholique, elle, ne la reconnaît pas pour les non Chrétiens. Le cours de catéchisme catholique est une école d’abrutissement et d’obscurantisme colonial vaticano-belge. L’ancien et mystique ordre Cwezi est considéré comme le culte de Satan. Les Grands-Maîtres Cwezi Lyangombe et Kiranga sont considérés comme des dieux païens, ce qui est absolument faux. C’est de la concurrence déloyale. Finalement, après le décampement du colonisateur belge, le peuple rwandais et le peuple burundais ont maugréé : « Si l’Église catholique n’aime pas la Culture rwandaise, la Culture burundaise, elle aussi n’a qu’à retourner chez elle en Europe ». Au fait, c’a été une erreur monumentale d’entrer en guerre contre la Culture rwandaise ou la Culture burundaise. L’Église catholique, qui n’a pas voulu écouter à temps Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, commence à le regretter. Le colonisateur belge le prenait pour un mystique Mwiru, alors que ce n’était pas vrai. Mgr Alexis Kagame Se-Mateka était vraiment une excellente aubaine.

Certes, au Rwanda ou au Burundi, la Culture rwandaise ou la Culture burundaise, -« Urulimi, Umuco, Kimeza-Milyango »-, est Nyiligihugu. Il est très erroné de s’attaquer à la Culture du pays d’accueil et à la Civilisation africaine du plateau des grands lacs. La Culture rwandaise, -ou la Culture burundaise-, n’est pas une culture satanique. Le Kinyarwanda n’est pas du tout « Imihango ya Shitani », le Kirundi non plus. Le Satan n’existe ni au Rwanda ni au Burundi. Le peuple rwandais et le peuple burundais ne connaissaient même pas ce mot. C’est par les missionnaires étrangers qu’ils l’ont appris.

Par ailleurs, l’Église catholique a manipulé l’évangile. Il y a eu plusieurs évangélistes et tous n’avaient pas le même regard sur Jésus-Christ. Seuls Jean, Luc, Marc et Mathieu ont été sélectionnés et recommandés à la Chrétienté. Puis, leurs ouvrages ont été enjolivés par la hiérarchie et réédités. Comme toute analyse historique, l’histoire de Jésus-Christ est une estimation multidimensionnelle, mais non la réalité réelle de Jésus-Christ. Aucune autre âme ne pourrait cerner un Avatar de si haut niveau. Lui seul eût dû écrire sa réalité réelle. Au fait, l’évangile est à la fois historique, mystique, mythique et légendaire. Et en plus, il est marqué par l’époque où les faits en question se sont produits, c’est-à-dire l’époque impériale romaine. L’évangile n’est donc pas la vérité 100 % absolue. Il faut être extrêmement circonspect quand on le transpose dans les sociétés noires africaines, c’est-à-dire des sociétés dominées et traumatisées par la traite négrière et par la colonisation perpétrée justement par la même Europe chrétienne, qui, en outre, prétendait être envoyée par Dieu : « « Notre Seigneur Jésus-Christ nous a envoyés. Il nous a dit: « Allez partout le monde et prêchez la bonne nouvelle. ». Et nous vous apportons la bonne nouvelle. Heureux les pauvres ! » ».

Or, le fait est que d’un côté, le missionnaire raconte la fameuse bonne nouvelle mais de l’autre côté concomitamment, agissant en complicité avec le missionnaire, le colonisateur belge vole, pille, viole, tue, détruit, saccage tout, … C’est donc une gigantesque manipulation. Est-ce que vraiment la colonisation est « une bonne nouvelle » ? Sur ce, voilà pourquoi l’Église catholique est entrain d’essuyer un échec cuisant au Rwanda et au Burundi. On ne donne pas ce qu’on n’a pas. Le colonialiste belge lui-même n’est pas chrétien. On la connaît très bien cette bobine. C’est un criminel confirmé. Il est prouvé que c’est une crapule.

En résumé, c’est le catéchisme colonial vaticano-belge qui doit être détruit et non la Culture rwandaise ou la Culture burundaise. Maintenant que le brigand colonial belge a foutu le camp et que ce prédateur monstrueux ne reviendra plus jamais au Rwanda, ni au Burundi, l’Église catholique doit avoir les pieds sur Terre. L’Église catholique a eu son heure de gloire. La colonisation culturelle de l’Église catholique doit cesser. Une commission de politologues rwandais et d’ecclésiologues rwandais devra être mise sur pied pour délimiter les champs religieux rwandais, et pour désinfecter le cours de catéchisme catholique dispensé au Rwanda. Par ailleurs, il est recommandable qu’un jour, l’Assemblée nationale rwandaise puisse s’atteler à l’élaboration d’une loi de séparation des Églises et de l’État afin de mieux encadrer la liberté de conscience et la liberté de religion au Rwanda. C’est absolument pareil pour le Burundi.

  1. Un magister ecclésial insoumis ou rampant.

Il est exact et sincère que la liberté de conscience soit mieux encadrée par les lois au Rwanda et au Burundi. Sinon, la société rwandaise et la société burundaise sont foutues. Trop d’animaux politiques se cachent au sein de l’Église catholique. Le sacerdoce est une couverture confortable. Il n’est pas possible, dans un si court article, de les désigner tous ni de dresser la psychographie idiologique de chacun. En voici quand même quelques numéros :

a. Mgr Léon-Paul Classe :

C’était un politicard intrigant. Mais, quand il s’agit d’enjoliver l’image de leurs escrocs religieux, certains ecclésiastiques ne tarissent pas d’éloges mystificateurs. Dans son ouvrage « A. van Overschelde, Monseigneur Léon-Paul Classe: apôtre du Ruanda : un audacieux pacifique, Collection Lavigerie, Grands Lacs, 1948, 197 pages », A. van Overschelde tente très scandaleusement de présenter ce voyou comme un passionné pacifique. Non ! Mgr Léon-Paul Classe n’était pas un passionné. C’était un nerveux. Il n’était pas un pacifique. C’était un anarchiste. Les souffrances du peuple rwandais ont notamment pour cause le trop long épiscopat à Kabgayi de ce brigand religieux lorrain. Il a bâti sur du sable l’Église catholique du Rwanda.

b. Mgr Simon Ntamwana :

Un animal politique déguisé en évêque, un colérique moraliste, un Ego surdimensionné qui, à lui seul, s’imagine être une institution habilitée à interpréter la Constitution de la République du Burundi, un manipulateur des foules, mobile et versatile, plus porté au discours politique qu’au discours religieux.

c. L’abbé Thomas Nahimana :

Un padri très répréhensible, un feinteur très désireux d’argent et des honneurs, dévergondé, trimballant femme et enfant et finalement un politicard intriguant sans projet de société, mais toujours sous l’étiquette fallacieuse de padri. Qu’est-ce que c’est ça dans un État laïc et social ? Pour être candidat président de la République rwandaise, un padri devrait d’abord défroquer et s’engager à ce qu’il ne réintégrera pas le magister ecclésial en cas de défaite.

d. L’évêché de Butare :

Une dynastie noble tutsi d’évêques Pan-Hima-Tutsistes. Le très long règne de Mgr Jean-Baptiste Gahamanyi a été marqué par la duplicité, la magouille, la trahison, des intrigues, la mesquinerie, le tribalisme, etc. Celui de son successeur, Mgr Philippe Rukamba, neveu de Mgr Aloys Bigirumwami, est pire, tellement pire que même les Tutsi de Butare le maudissent sans cesse. À vrai dire, le Catholicisme à Butare n’est plus qu’un moribond pan-hima-tutsiste-kibungiste.

e. Mgr Smaragde Mbonyintege :

Un évêque rampant aux mœurs féodales pan-hima-tutsistes corrompues.

f. Mgr Évariste Ngoyagoye :

Un évêque Pan-Hima-Tutsiste, un agent double, un homme très faux, un hypocrite patenté, un politicard intriguant, une espèce de sépulcre blanchi dont parlait Jésus-Christ au temps des Pharisiens.

g. Etc.

Somme toute, la résultante de tous ces vecteurs opposés est que le Catholicisme est sur le déclin au Rwanda et au Burundi. À n’en pas douter, l’Église catholique a fait faillite au Rwanda et au Burundi. Au Rwanda, on a observé des chrétiens baptisés massacrer d’autres chrétiens baptisés, y compris des prêtres, des frères et des sœurs, dans des églises, voire même démolir des églises. On a observé des rebelles Hima-Tutsi chrétiens baptisés massacrer des évêques, des prêtres, des frères et des sœurs Hutu. Du jamais vu au Rwanda ancien où les Cwezi fraternisaient. [= Imbyeyi isuzumirwa mu cyansi : c’est au fruit qu’on juge l’arbre]. C’est alors qu’il fut possible d’évaluer les valeurs et les principes apportés respectivement au Rwanda et au Burundi par les religions nouvelles. D’abord, les Cwezi, eux, se comportent exactement comme les Chrétiens primitifs ou les Esséniens de Judée. « Les Cwezi = Imandwa za Kimeza- Milyango » veut dire « Les adeptes [= Imandwa] de la Sagesse antique [= Kimeza-Milyango] ». Ils scellent un pacte secret de fraternité et deviennent comme des frères et des sœurs [= Igihango]. Ce n’est malheureusement pas le cas au sein de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi où, même être frère et sœur ne veut plus rien dire. Au sein de l’Église catholique, c’est l’entremangerie générale. Si dénigrés soient-ils, les Cwezi [= Imandwa-za-Kimeza-Milyango], les Barokore, les Témoins de Jéhovah, les Francs-maçons, les Rosicruciens, etc. n’ont jamais atteint un si bas degré de bestialité, d’animalité, de violence, d’aveuglement et de cruauté. L’Église catholique n’a réellement rien apporté à ses Chrétiens [= Ni ibisambo bitereye aho gusa !].

Pour redresser la situation de l’Église catholique, il faudrait d’abord la dépolitiser et la dé-pan-hima-tutsiser. Étant donné que les fidèles se répartissent suivant plusieurs appartenances politiques et sociales, il serait correct, pour n’importe quelle Église et n’importe quel Ordre, de ne jamais discuter Politique à l’église ou dans les locaux de la paroisse ; de ne pas prendre parti et bien entendu de ne jamais publier une opinion militante non religieuse sous quelque prétexte que ce soit. En guise d’exemple, il suffirait d’écouter le discours suivant de Mgr Simon Ntamwana, archevêque de Gitega : https://www.youtube.com/watch?v=G8lwP3ZhAg0 et on se rend tout de suite compte que l’Église catholique du Burundi s’est trop égarée. Ça, c’est un discours politique. De celui-ci a découlé le vocable suivant pratiqué depuis lors par les insurgés burundais : « Sindumuja ». Or, Mgr Simon Ntamwana n’est ni un politologue, ni un politique, ni un militant de parti politique. Ce Mgr Simon Ntamwana est un danger public. On ne peut vraiment pas prétexter la liberté de conscience et la liberté de religion pour tenir un discours si politique [= gushyushya imitwe !]. Ce qui n’est pas autorisé à un évêque Français en France, Italien en Italie, Belge en Belgique, ne devrait pas non plus être autorisé à des évêques noirs en Afrique noire. Le Christianisme est venu pour apporter des valeurs et des principes, mais pas pour organiser la société africaine. C’est aux politologues, aux politiques et à l’État laïc et social du pays concerné qu’incombe l’organisation de la société globale.

F. L’Église catholique du Rwanda et du Burundi est une épave éventrée et vide de la grande entreprise colonialiste vaticano-belge

Le Catholicisme rwando-burundais est marqué par l’époque à laquelle il s’est implanté au Rwanda et au Burundi, c’est-à-dire l’époque coloniale européenne. Plusieurs arguments prouvent que l’Église catholique du Rwanda et du Burundi est une épave éventrée et vide de la grande entreprise colonialiste vaticano-belge, notamment les suivants.

D’abord, d’une part, l’Église catholique rwandaise est un monstre froid composant avec le Totalitarisme moderne pan-hima-tutsiste rwandais. Elle est parfaitement contrôlée par le FPR [= Inkotanyi] et harmonise très bien avec le tyran militaire sanguinaire Paul Kagame Rwabujindili. Elle est comme celui-ci veut qu’elle soit. Au Rwanda, le fameux discours politique d’un Mgr Simon Ntamwana, – https://www.youtube.com/watch?v=G8lwP3ZhAg0 -, qu’on a déjà cité plus haut est sûrement et certainement intenable [= Ibyo Ntamwana na Ngoyagoye bigira i Burundi, mu Rwanda ntibabyigira]. D’autre part, l’Église catholique burundaise est un monstre enragé, rusant et manipulant pour le retour au pouvoir du Totalitarisme moderne pan-hima-tutsiste burundais. Maintenant qu’enfin le Burundi est dirigé par un vrai chef d’État africain moderne, très sensible aux sentiments collectifs et très intéressé par les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi défavorisées, alors l’Église catholique pan-hima-tutsiste du Burundi a peur et elle sort de ses gonds. Elle refuse de composer avec un pouvoir politique dirigé par des Hutu et des Tutsi centristes. Elle est farouchement opposée au CNDD-FDD et au président Pierre Nkurunziza.

De là résulte que la politique de communication de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi s’est transformée en action de propagande pan-hima-tutsiste, l’ACOREB étant alors un outil de manipulation pour imposer une certaine opinion militante activée. L’ACOREB donne l’impression qu’il s’agit de l’opinion publique rwando-burundaise puisqu’il est dit que l’Église catholique est la principale religion du Rwanda et du Burundi, ce qui est absolument faux. En outre, l’opinion collective de l’ACOREB n’est rien de moins que la convergence des opinions individuelles privées dominantes d’évêques Hima-Tutsi Rwandais et Burundais. Après 115 ans de colonisation culturelle du Rwanda et du Burundi, voilà l’image estimée de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi. Si vantés soient-ils, ses résultats sont médiocres. Les évêques catholiques du Rwanda et du Burundi sont des hommes faux associés dans un club d’hypocrites Pan-Hima-Tutsistes. En conséquence, l’ACOREB devrait être très bien encadrée par la loi. Les évêques du Rwanda et du Burundi ont le droit de s’associer, mais ils n’ont pas celui de discuter Politique dans leur association. Il est très condamnable que des évêques burundais aillent au Rwanda s’associer avec des évêques rwandais en vue de se positionner contre la vie politique burundaise et contre le régime politique en place au Burundi. C’est la Politique qui encadre les Églises et non l’inverse.

En somme, l’Église catholique du Rwanda et du Burundi se prépare des ennuis et court des risques. C’est du gallicanisme moyenâgeux à démolir ou à réfectionner. Celui qui a été pris une fois à mentir n’est plus jamais cru. Paul Kagame Rwabujindili n’est ni invincible ni immortel. Il est vincible et mortel. Quand son règne tyrannique et totalitaire finira, l’Église catholique du Rwanda et du Burundi risque de rendre des comptes et l’ACOREB risque d’être bien assainie.

G. Conclusion

Au terme de la présente analyse politique du communiqué de presse du 09 octobre 2015 des conférences épiscopales du Rwanda et du Burundi (= ACOREB), il ressort que les opinions militantes activées et la manipulation fine de l’ACOREB sont aberrantes. L’ACOREB occulte la réalité réelle rwandaise et protège les intérêts pan-hima-tutsistes du Totalitarisme moderne du FPR [= Inkotanyi]. Cela s’explique principalement par la déconfiture de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi. Celle-ci est une épave éventrée et vide de la grande entreprise colonialiste vaticano-belge. Ce n’est plus de l’Ecclésiologie, ni de la Théologie pastorale, c’est du militantisme pan-hima-tutsiste d’obédience néo-colonialiste belge.

Pour guérir des blessures si profondes, l’Église catholique ne peut être le remède indiqué, surtout qu’elle-même faisait partie du dispositif colonial c’est-à-dire de l’affection d’origine coloniale belge dont souffrent atrocement la société rwandaise et la société burundaise. Pour se développer, l’Europe a d’abord rejeté le Catholicisme. Pour se développer, le Rwanda et le Burundi devront d’abord rejeter l’obscurantisme catholique et promouvoir les valeurs et les principes intrinsèques rwandais et burundais. La richesse d’un peuple se trouve dans son âme, pas dans l’âme du colonisateur, étranger, et à plus forte raison, belge : un prédateur si monstrueux [= umubisha].

En conséquence, une loi de séparation des Églises et de l’État s’impose autant au Rwanda qu’au Burundi, soit, concrètement, en vue de : la fin de la colonisation culturelle, l’encadrement de la liberté de conscience, l’encadrement de la liberté de pratique religieuse, la démolition du catéchisme colonial vaticano-belge, le décompte final, la remise en cause et la suppression définitive du statut spécifique apparent accordé par l’Histoire du Rwanda et du Burundi à l’Église catholique. Oui, le maintien de la liberté de pratique religieuse est indiscutable, mais il implique de ne favoriser aucune religion par rapport aux autres ou aux non-croyants et d’interdire l’ingérence des institutions religieuses dans la vie politique du pays. L’Église catholique doit aussi se conformer aux lois et aux règlements du Rwanda ou du Burundi et faire montre d’humilité.

Ceci est un signal d’alarme. Ce n’est pas une rupture entre la Chrétienté rwandaise centriste gitériste-kayibandiste et l’Église catholique. Non ! Les ponts ne sont pas encore coupés. On n’est pas des anti-Christ. On n’a aucun problème avec Jésus-Christ. On ne juge pas les valeurs et les principes chrétiens. Tout simplement, on a des problèmes avec le Pan-Hima-Tutsisme d’obédience néo-colonialiste belge sévissant au sein de l’Église catholique du Rwanda et du Burundi. De nos jours, l’Église catholique du Rwanda et du Burundi s’est carrément prostituée au Pan-Hima-Tutsisme d’obédience néo-colonialiste belge. Le colonisateur belge n’est pas parti. Ce prédateur monstrueux se cache au sein de l’Église catholique. Et il a pas mal de valets rwandais ou burundais. Une bande d’évêques pan-hima-tutsistes d’obédience néo-colonialiste belge se dissimulent derrière l’ACOREB et l’épiscopat et pédalent sans arrêt.

Le Rwanda et le Burundi doivent d’urgence divorcer d’avec le monstre hideux néo-colonialiste belge. Avec lui, la vie est impossible.

H. Remarque finale

Il faudrait vraiment corriger toutes les bêtises des missionnaires européens jusqu’aux noms propres de colline écorchés. Ils se comportaient comme en territoire conquis. Il est à faire remarquer, par exemple, qu’on dit Remera-lya-Ruhondo et non Remera-Ruhondo ; Remera-lya-Rukoma et non Remera-Rukoma ; Remera-lya-Kigali et non Remera-Kigali ; Gitisi-na-Nyamagana et non Gitisi-Nyamagana ; Ubutantsinda-bwa-Kigoma-na-Muyange et non Ubutantsinda-Kigoma-Muyange, etc. Pourtant, chez eux, on dit Déville-lès-Rouen et non Déville-Rouen ! Eux ne sont pas d’accord si vous omettez la conjonction sur Déville-lès-Rouen. Ils rougissent. Mais chez nous, ils faisaient tout ce qu’ils voulaient et rebaptisaient tout pour leur plaisir.

I. Références bibliographiques

  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10436 – 5 (594 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99314 – 3 (434 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0 (438 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un état-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet de  société centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-03206-1 (310 pages)

 

Fait à Paris, le 30 octobre 2015

Mwalimu MUREME Kubwimana

Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir vous adresser à l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&sr=7

CACHET MCR