Rwanda : Candidature chimérique du padri défroqué Thomas Nahimana, un politicard Français d’origine rwandaise, candidat chef d’État rwandais aux élections présidentielles d’août 2017

PORTRAIT MUREME 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

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A. Introduction

Lors de son congrès extraordinaire tenu à Paris en France du 07 au 09 février 2014, le parti Ishema, fondé en France le 28 janvier 2013 par l’abbé Thomas Nahimana, a décidé de participer aux élections présidentielles d’août 2017. Le candidat président devant porter le flambeau du parti auxdites élections a été désigné en la personne de l’abbé Thomas Nahimana. La date d’arrivée au Rwanda du parti Ishema fut fixée au 28 janvier 2016. À ce propos, il est à préciser tout de même que l’attachement de Thomas Nahimana à la date du 28 janvier dénote sa tendance Habyalimaniste-Mbonyumutwiste.

Le présent article a pour but de prouver que tout cela était pure comédie et que la candidature du padri défroqué Thomas Nahimana, un politicard Français d’origine rwandaise, candidat chef d’État rwandais aux élections présidentielles d’août 2017, est tout à fait chimérique. Il s’agit d’une gigantesque manipulation. Cependant, quoique chimérique, cette candidature intéresse la Science politique rwandaise au plus haut degré. Il est, en effet, permis à tout acteur politique engagé de traiter toute candidature de candidat au pouvoir politique. Il importe donc d’en analyser les tenants et les aboutissants et surtout de l’éventer. La principale question de départ qui se pose est celle-ci : « Qu’est-ce que c’est que ça ? ». Puis, plusieurs questions secondaires dérivées en découlent. À quelle espèce politique appartient le candidat chimérique Thomas Nahimana ? Quels sont les enjeux de cette comédie grotesque ? Quelle prédiction peut-on faire sur l’issue de cette agitation politique stérile ? À qui profite-t-elle ?

En un mot, le présent article a pour but d’éclairer le peuple rwandais et la Communauté internationale sur le jeu et la malfaisance du candidat chimérique Thomas Nahimana. Pour lors, le présent article s’impose une démarche thématique, chronologique et dialectique. Il se structure comme suit :

  • Introduction
  • Étude des évènements
  • Espèces politiques peuplant la sphère politique d’un pays
  • Le candidat chimérique Thomas Nahimana : de quel politicard s’agit-il au juste ?
  • Explication de l’aspect caméléonesque du candidat chimérique Thomas Nahimana
  • Candidature chimérique du padri défroqué Thomas Nahimana
  • Prédiction sur l’issue de l’agitation stérile du candidat chimérique Thomas Nahimana
  • Conclusion

 B. Étude des évènements

  1. Les faits

Pour commencer, la date du 28 janvier 2016 préalablement fixée ne fut pas respectée. Rien de tout cela ne se fit. Une autre date fut fixée, qui elle-même fut plusieurs fois ajournée et ainsi de suite jusqu’à la fixation de la date du 23 novembre 2016. Les raisons avancées qui étaient à la base de ces reports successifs très étonnants furent qu’un courrier très confidentiel avait été adressé au chef d’État rwandais et qu’une réponse indispensable était attendue et que des pourparlers étaient vivement souhaités entre le FPR-Inkotanyi et l’Ishema Party avant de prendre l’avion pour Kigali.

Puisque finalement le départ a été fixé au 23 novembre 2016 et qu’il a eu effectivement lieu, cela veut dire qu’une réponse du chef d’État rwandais a été reçue ; que des pourparlers ont eu lieu et que quelque chose a été convenu. Oui, le départ a eu lieu, mais l’arrivée à Kigali n’a pas eu lieu. La délégation d’Ishema Party composée de trois dirigeants du parti, -à savoir Thomas Nahimana, Vénant Nkurunziza, Nadine Claire Kansinge en compagnie de son bébé Kejo Skyler, âgé de 7 mois-, a été bloquée à Naïrobi, à l’aéroport international Jomo Kenyatta. Il est à faire remarquer que Thomas Nahimana avait pourtant dit que la délégation comprendrait cinq personnes mais au jour « j », ils étaient trois.

Bref, le blocage fut dû au refus de la direction générale rwandaise de l’immigration et de l’émigration d’autoriser leur débarquement au Rwanda. Ils ont tenté de faire une manifestation pacifique dans les locaux de l’aéroport afin d’exiger le déblocage de la situation. Kigali resta sourd à leur contestation. Finalement, au deuxième jour, au nom des excellentes relations d’amitié et de coopération existant entre le Kenya et le Rwanda, les autorités kenyanes prièrent les manifestants de bien vouloir dégager. L’intérêt suprême kenyan prime en effet sur les intérêts de trois petits manifestants rwandais. Et c’est ainsi qu’ils rebroussèrent chemin bredouille.

  1. Avis et considérations de la majorité de l’opposition rwandaise

Au vu de tout cela, la majorité de l’opposition rwandaise se méfie et reste extrêmement circonspecte. Elle pense qu’il y a anguille sous roche et que Thomas Nahimana est un comédien achevé. Elle le traite comme un type vantard, malhonnête et retors. L’immense majorité de l’opposition politique rwandaise le traite à juste titre de politicard arriviste, sans scrupules, notamment des politiciens rwandais de valeur : Boniface Twagilimana, premier vice-président des FDU-Inkingi ; Théophile Ntirutwa, un autre dirigeant politique des FDU-Inkingi ; Innocent Twagiramungu, avocat au Barreau de Bruxelles depuis 2005 ; etc.

En bref, la critique générale très sévère des comportements manifestés du curaillon défroqué Thomas Nahimana se résume en ce que son action politique n’est, au fait, qu’une agitation politique stérile qui s’explique par plusieurs variables qualitatives explicatives :

  • L’approche politique de Thomas Nahimana est une fiction et une tromperie.
  • Il s’agit d’une opposition artificielle et d’un attrape-nigaud, juste pour détourner l’attention de la Communauté internationale sur la vraie opposition politique rwandaise.
  • Thomas Nahimana n’a pas de projet de société. Il essaie de piquer des idées à gauche et à droite dans des projets de société convaincants existants, mais il est incapable d’élaborer un projet de société.
  • Envoyer un courrier secret à un tyran militaire sanguinaire génocidaire qu’on devrait condamner publiquement, recevoir de sa part une réponse et la garder secrète, cela aussi est en soi un point singulier qui présente des caractères anormaux et drôles.

Voilà pourquoi l’immense majorité de l’opposition rwandaise va jusqu’à qualifier la manifestation à Naïrobi de Thomas Nahimana et compagnie, de pure comédie. Thomas Nahimana est un sacré farceur. Tant que les courriers en question ne seront pas publiés, le scepticisme restera de rigueur. En conséquence, l’immense majorité de l’opposition rwandaise condamne ce jeu et ces enjeux secrets.

Pour lors, Thomas Nahimana est considéré comme un escroc politique. Il est, en effet, inacceptable de s’engager dans une action politique perdue d’avance, le voulant et le sachant et pardessus le marché, de circuler sur toute la planète en disant au revoir et en demandant des cotisations aux gens pour une entreprise politique vouée à l’échec. À quoi aura-t-il servi, cet argent ? Et qui contrôlera son utilisation ? Le fait est que Thomas Nahimana est le percepteur, le caissier, le comptable, le dirigeant du parti politique Ishema Party, le destinateur et l’utilisateur des fonds. Cela est d’autant plus douteux et litigieux qu’il est connu, par ailleurs, que Thomas Nahimana reçoit un financement occulte. C’est ça, en général, les pasteurs, les padri ou les militaires rwandais. C’est exactement comme des escrocs coloniaux belges ! En un mot, c’est en raison de tout cela, que la comédie politique du curaillon défroqué Thomas Nahimana est très largement désapprouvée. Il s’agit d’une mise en scène. Le président de la République rwandaise qui sortira gagnant des élections d’août 2017 est d’avance très bien connu. C’est son Excellence Paul Kagame Rwabujindili. Aucun changement politique n’est possible au Rwanda par des moyens démocratiques. Donc, à vrai dire, Thomas Nahimana est un fanfaron, une girouette et un idiot utile.

3. Avis et considérations d’une infime minorité de l’opposition politique rwandaise

Par contre, une infime minorité de l’opposition politique rwandaise pense plutôt que le candidat Thomas Nahimana est « un Inyamibwa : un saint homme qui pourrait devenir un saint », un héros national et un homme d’État rwandais de grande envergure, qui a décidé d’aller affronter corps à corps un lion féroce en son propre territoire. Pour lors, elle estime qu’il sied plutôt de le soutenir sous toute forme, morale, politique, matérielle et surtout, financière. Cependant, des gens pensent, en tout cas, qu’il s’agirait ici, au fait, de Thomas Nahimana lui-même, et de ses copains qui se dissimuleraient sous plusieurs pseudonymes à la fois sur Internet. C’est vraiment très rigolo ! Affronter corps à corps un lion féroce en son propre territoire !!! On verra bien !

4. Flot insensé de paroles de Faustin Twagiramungu Rukôkôs

À ce sujet, en date du 28 novembre 2016, représenté par son président Faustin Twagiramungu Rukôkôs, le parti politique RDI-Rwanda rwiza condamne le régime rwandais du FPR.-Kagame pour ses entraves à la démocratie et à la liberté des opposants à mener toute action politique dans leur pays. Le parti RDI-Rwanda rwiza dénonce et condamne la fâcheuse décision du gouvernement rwandais de refuser à la délégation du parti Ishema l’entrée au Rwanda qui était prévue le 23 novembre 2016. Pour terminer, Faustin Twagiramungu Rukôkôs lance un appel pressant à toute l’opposition politique rwandaise extérieure entière : « Nous voudrions enfin lancer un appel pressant à la vingtaine de partis politiques d’opposition opérant en dehors du Rwanda, afin qu’ils engagent, sans plus tarder, une concertation visant à définir les modalités d’un retour au Rwanda à effectuer ensemble le plus tôt possible. Il ne fait point de doute qu’un tel retour en force des opposants rwandais dans leur mère patrie ferait trembler davantage le dictateur de Kigali, qui prend souvent un malin plaisir à mépriser l’opposition rwandaise et à dénigrer sa capacité à imposer un changement politique au Rwanda. ». Qu’est ce que c’est que ça comme proposition ?Voilà exactement ce qu’on appelle un flot insensé de paroles. Au fait, Faustin Twagiramungu Rukôkôs est entrain de débiter d’un air très sérieux des bêtises qu’il croit avoir un air savant et profond. Toutefois, ses fanfaronnades n’impressionnent personne. Il ne bluffe plus personne.

5. Déclaration du chef d’État rwandais Paul Kagame Rwabujindili

Dimanche le 11 décembre 2016, le chef d’État rwandais Paul Kagame Rwabujindili a fustigé la direction générale de l’immigration et de l’émigration pour avoir refusé à Thomas Nahimana la rentrée au Rwanda. Le chef d’État n’a pas été d’accord avec les raisons avancées pour refuser la rentrée au Rwanda d’un refugié politique rwandais. Il a précisé que s’il y a des crimes pour lesquels il est poursuivi, il faudrait justement le laisser rentrer afin d’être poursuivi par la Justice nationale. Le chef d’État s’exprimait devant le bureau politique du FPR-Inkotanyi qui avait rassemblé la même semaine à peu près deux mille militants. Il a invalidé l’argument selon lequel Thomas Nahimana est susceptible de propager l’idéologie du génocide. Il a tenu à souligner qu’un type comme Thomas Nahimana ne peut pas perturber l’ordre social rwandais. Il a martelé qu’il ne faut plus empêcher un refugié politique rwandais quelconque de rentrer chez lui au Rwanda, quand bien même il serait muni d’un passeport étranger. Ce n’est pas pratique, cela, a-t-il conclu. Pour lors, Thomas Nahimana se devait de partir pour le Rwanda. Il n’y avait plus d’obstacle à brandir.

 C. Espèces politiques peuplant la sphère politique d’un pays

Sous l’aspect politique, organisationnel et fonctionnel, dans n’importe quel pays, les espèces politiques peuplant la sphère politique sont : les politologues, les dirigeants politiques, les militants, les membres ou les sympathisants de mouvements ou de partis politiques. Les politologues sont des acteurs politiques, -engagés ou non engagés selon le cas-, tandis que tous les autres sont, quant à eux, par définition, des acteurs politiques engagés. Un acteur politique engagé est toute personne qui exerce une action politique dans le gouvernement ou dans l’opposition. Les principaux acteurs politiques engagés sont les hommes d’État, les hommes politiques, les politiciens, les politicards et les totalitaristes militaristes et comparses.

  1. Qu’est-ce un homme d’État [= Sûgu]?

En premier lieu, un homme d’État [= Sûgu] est un homme du peuple. En Kinyarwanda, Sûgu veut dire un homme d’État. C’est un acteur politique engagé et un héros national. Il s’agit soit d’un chef d’État, soit d’un politologue consacré, soit d’un homme politique qui a su manifestement changer sa société ou qui l’a marquée sous une forme quelconque très considérable. C’est sa plus haute Excellence. C’est un symbolisant de la société en question. Au Rwanda, il reçoit un surnom national héroïque politique. D’après Richard Nixon : « Le politicien suit le peuple, alors que le peuple suit l’homme d’État ». Au fait, seule l’Histoire peut permettre de distinguer les véritables hommes d’État, c’est-à-dire après les faits. Par exemple, un chef d’État qui laisse, après lui, le déluge, ne peut pas être considéré comme un homme d’État. Au Rwanda, n’est manifestement pas un homme d’État Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Il est d’ailleurs impensable qu’un jour, qui que ce soit puisse oser restaurer le MRND-CDR. Juvénal Habyalimana Rutemayeze est partout maudit, même en Inkiga. Par contre, sont assurément des hommes d’État rwandais Cyilima II Rujugira Ntiruterwa, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, Joseph Gitera-Se-Republika, Mutara III Rudahigwa Se-Muco, Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, [= saint patron des réfugiés], etc.

Par ailleurs, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka n’est pas un homme d’État rwandais car il ne fut pas un acteur politique engagé. C’est un savant. Son surnom « Se-Mateka » est plutôt un surnom national héroïque scientifique.

  1. Qu’est-ce un homme politique [= intiti muli politike]

En second lieu, un homme politique [= intiti muli politike] est mû par une grande ambition réalisatrice et surtout par ses idéaux. Il a un idéal politique. Il a le don d’organisation. Il est polyvalent : Économie, Science politique, Anthropologie sociale et culturelle, Sociologie, Mathématiques, Histoire, Littérature du Pays, Comptabilité, Finances publiques, etc. Il a une excellente mémoire. Il est très compétent. C’est une élite intellectuelle. C’est un spécialiste des Sciences politiques nationales. Il est très intéressé par toute la société globale entière. Son rôle s’inscrit plus dans le cadre d’un courant idéologique que dans celui d’un simple parti politique. Un homme politique ne se bat pas pour un poste. Il se bat pour la maîtrise de la gestion et de la transformation profonde de toute la société globale entière. Il s’attèle donc à l’élaboration idéologique et doctrinale. C’est quasiment un politologue engagé. C’est un professionnel. Il ne fait que ça. Il fait « Le Politique » c’est-à-dire la Science politique, fait de « La Politique (= la pratique politique) » et publie. Il est objectif et peu diplomate. Il n’a peur de personne. Il dit crûment sa pensée sans prendre de détours dans l’expression. Son style reflète la chaleur d’une énergie dynamique affective et cette chaleur inquiète parfois l’égoïsme de certaines personnes trop bornées et trop froides. [= inyandiko ze cyangwa imvugo ye, birababa]. Il est nécessairement un des plus hauts dirigeants d’un mouvement politique donné. Il appartient à un courant idéologique et doctrinal bien connu auquel il a adhéré dès sa jeunesse et qui marquera toute sa vie. Il ne change jamais de doctrine politique. Il est extrêmement déterminé. C’est un politique orthodoxe. Il s’attèle à une lutte politique de très longue haleine qui aboutira assurément un jour à la victoire de ses camarades, ou de leurs continuateurs. Voilà sa récompense.

Un homme politique [= intiti muli politike] est très intéressé par son peuple. Il met hors jeu ses propres enjeux personnels égoïstes. Il laisse son « Ego » ou son « Moi » à côté. Son « Moi » est minimisé. L’orgueil et l’égoïsme ont de moins en moins d’emprise sur lui. C’est un caractère puissant et intense. Il a un degré de patriotisme très élevé. Il s’adonne passionnément à l’élévation du degré de conscience de son peuple. C’est un stratège calculateur. C’est comme un pilote d’avion. Il se tient un peu à l’écart, dans une sorte de laboratoire politique. Il ne se fait donc pas voir ou entendre souvent, mais on sait qu’il est là et ça se voit. C’est un lutteur infatigable. Il est très sérieux et très appliqué. Il est incorruptible. Ses erreurs politiques sont rares. Il ne décide rien sans avoir préalablement fait une analyse politique rigoureuse. Cependant, on ne demande à un caractère que ce dont il est capable. C’est un concepteur-définisseur. Il ne faut pas lui demander de faire de la propagande, de la vulgarisation ou de la diplomatie. Ça, il faut le demander aux politiciens, aux journalistes et aux diplomates. Lui, c’est un architecte. Il parle peu, écoute beaucoup, lit beaucoup, se documente beaucoup, enquête, analyse beaucoup, produit beaucoup, et éclaire autant la société que son mouvement politique. En général, il a un caractère passionné, flegmatique, ou exubérant apôtre. Il s’engage à mort [= Ni Ahorukomeye]. Il est prêt à mourir pour la cause pour laquelle il lutte. C’est un nationaliste. Son but est le Bien-être général et le meilleur devenir national. Voilà pourquoi ses relations sont très difficiles avec des hommes froids, insensibles, bornés et égoïstes. Il est donc craint et il le sait. Il doit donc tout le temps veiller spécialement à sa sécurité, car il risquerait de se faire assassiner ou emprisonner par des totalitaristes militaristes. Mais, qu’on l’aime ou qu’on ne l‘aime pas, un homme politique est un grand cerveau clair et net. Exemples d’hommes politiques rwandais : Aloys Munyangaju, Emmanuel Gapyisi, Boniface Ngulinzira, Mureme Kubwimana, Joseph Sebarenzi, Boniface Benzinge [= Ntiyarwaniye kwima ingoma. Yarwaniye umurage w’ingoma ! Yabungabunze Ubwiru bw’Abanyarwanda !], etc.

  1. Nota bene : Un homme d’État et un homme politique sont éperdument amoureux de leur pays.

Enfin, il sied d’ajouter que, sauf cas de force majeure, un homme politique opte rarement pour une autre nationalité. Il est convaincu que ça l’éloignerait davantage de son peuple et remettrait en cause son idéal politique. Il a donc une et une seule nationalité, soit celle de son pays bien-aimé. Même en exil, il reste réfugié politique, voire même à vie, à l’instar du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi. C’est un patriote passionné. Il est éperdument amoureux de son pays. Il ne peut pas oser dire à son propre peuple qu’il est très fier d’être devenu un national d’un autre pays. Il sait très bien que cela dégoûte beaucoup trop le menu peuple défavorisé. Cela n’est d’ailleurs pas un discours [= ijambo] d’un homme politique. En guise d’exemple dégoûtant le menu peuple, Faustin Twagiramungu Rukôkôs, ancien Premier ministre rwandais, a osé déclarer un jour, très fièrement, sur les ondes d’une radio étrangère, qu’il est devenu cosmopolite. Pourquoi alors ne laisse-t-il pas de côté la politique nationale rwandaise, puisqu’on ne peut pas être à la fois cosmopolite et nationaliste ? [= Ni akumiro !]. Voilà un politicard intrigant, arriviste, véreux, etc. Celui-ci veut des droits partout, mais ne veut d’obligations nulle part. Assurément, aucune société au Monde ne pourrait compter sur un cosmopolite pareil, ni la société belge, ni la société rwandaise.

Enfin, s’agissant de Boniface Benzinge, le Mwiru principal Mutsôbe, il importerait de préciser, à l’intention de la Communauté nationale et internationale, que le Code sociétal rwandais du Rwanda ancien (= l’ancien testament rwandais) est devenu archaïque et devrait donc être clôturé, mais absolument accompli, restauré, actualisé, repeint et ce en collaboration très étroite avec les Biru. Le Bwiru du Rwanda, c’est un patrimoine national rwandais et une spécificité inaliénables. Ce sont « Les Pyramides du Rwanda ». Aucune société au Monde n’a jamais dégradé, déchiré ou chiffonné son ancien testament ! [= Niyo yaba Impyisi imeze ite cyangwa Umuzungu umeze ate, ntabwo Abanyarwanda bamwemerera kubusenya ! Iyo Mpyisi ishaka gusenya Ubwiru bw’Abanyarwanda, ni nde ? Ibyo ntibishoboka ! Azabanze atwike Bibliya ye y’Umwûka wera ! Maze ndebe ko abyemera ! ].

Conséquemment, dans l’entre-temps, les Sciences politiques rwandaises se devront de coopérer avec de vrais détenteurs attitrés de l’Ubwiru qu’elles n’ont aucune difficulté à reconnaître et qui ne sont d’ailleurs pas, ni des Bahindiro, ni des Bâkagâra, ni des pasteurs protestants, ni des évêques catholiques romains, ni des sœurs de roi, ni des nièces ou de petites-nièces de roi, ni des cousins de roi appartenant aux différents clans Bibanda, ni des escrocs quelconques, ni même les enfants du Mwami, excepté son unique successeur qui n’est même pas obligatoirement son fils. Mibambwe IV Rutalindwa n’était pas fils de Kigeli IV Rwabugili. Kigeli I Mukobanya n’était pas fils de Cyilima I Rugwe. Un Mwiru est un initié, un mystique et un maître Cwezi très discret. L’Ubwiru est une Liturgie mystico-politique identitaire, un savoir, un savoir-faire et un savoir-être. Ce n’est pas du n’importe quoi Mpyisi-Mukabayojo-Paul-Kagamiste ! Paul Kagame Rwabujindili peut faire tout ce qu’il veut au Rwanda. Mais qu’il sache qu’après lui, tout le totalitarisme paul-kagamiste sera totalement, parfaitement et définitivement curé de A à Z. [= Ararushywa n’ubusa. Ntazashobora Ubwiru bw’U-Rwanda. N’Ababiligi byarabananiye na nkanswe Abâkagâra !].

Il est enfin à ajouter que par définition, les Bahindiro et les Bâkagâra ne sont pas du tout des Biru. Leurs magouilles sont donc nulles et de nul effet. À toutes fins utiles, malgré les uns et les autres, il n’est pas judicieux de creuser ce point.

[= Uko byakavuzwe koko, « Inkotanyi zizalya akalibwa n’akatalibwa ». Inkotanyi zibaye « Bukolikoli bwa Nzikoraho » ! Nyamara kandi, ngo : « Nyamwanga kumva, ntiyanze kubona ! »].

  1. Qu’est-ce un politicien [= umunyapolitike cyangwa umunyepolitike]  

En troisième lieu, un politicien [= Umunyapolitike] est mû par son ambition politique. Il n’a pas beaucoup d’idéal politique et ne s’embarrasse pas de Science politique. Ce n’est pas un concepteur-définisseur. Ce n’est pas un stratège calculateur ou un mathématicien politique comme l’est naturellement un homme politique. Il n’entre pas au laboratoire politique à l’instar de l’homme politique. C’est plutôt un improvisateur avéré et un homme de terrain. C’est un propagateur. Il a un talent oratoire remarquable [= Nta mibare ya politike azi. Aliko azi kuvuga no guca hilya no hino kandi nabyo bifite akamaro cyane ! ]. Il parle plus qu’il n’écrit, excepté quelques travaux reconnus journalistiques ou de fin d’études. Il se plaît avec les foules, les forums ou les médias de discussion. Il sait converser et parler à bâtons rompus, dans des causeries ou des discussions en forums publics. C’est un propagateur, un mobilisateur et un vulgarisateur. Il est physiquement très courageux. Il a une grande motricité. C’est comme une hôtesse de l’air. Il a un degré de patriotisme moyen ou supérieur à la moyenne. Il est sincèrement et réellement intéressé par le peuple. Il est très fort dans la propagande, la mobilisation, la vulgarisation et la diplomatie. Mais, tout compte fait, il vise quand même secrètement plus que proportionnellement le pouvoir, les honneurs et les privilèges que procure le pouvoir.

Somme toute, un politicien [= Umunyepolitike] s’intéresse plus aux postes et à la façon d’y accéder qu’à l’organisation de la société globale en tant que telle. Il est plus intéressé par la gestion et le contrôle de l’appareil de l’État et il en est bien capable. Cependant, sa faiblesse indéniable est qu’il est subjectif, impatient et empressé. [= Yumva Paul Kagame Rwabujindili yavanwaho muli uwo mwaka ! Yajya kubona akabona umwaka urashize, undi uratashye. Akubika umutwe ngo : « Yebaba weee ! ». Ntiyumva ko processus révolutionnaire ishobora no kurenza imyaka 30 kandi ikarangira yivuganye Umubisha-Nyakuvunumuheto ! Yenda n’ababitangiye barapfuye, bose yarabamaze ! ]. C’est son impatience qui lui fait commettre quelques erreurs politiques. Tout bien considéré, il n’est pas aussi stratège calculateur, aussi mathématicien politique, aussi rationnel, aussi vérace, aussi sévère, aussi strict, aussi rigoureux, aussi productif qu’un homme politique. Mais, en tout cas, c’est un homme honnête et un type vraiment bien : meneur, affable, aimable, social, cordial, populaire, responsable. Il a souvent un caractère actif exubérant, ou para actif exubérant, etc. En un mot, il sait vraiment s’engager et c’est un homme sérieux ou une femme sérieuse sur qui on peut compter. Au Rwanda, les exemples sont légion : Fréderic Nzamurambaho, Agathe Uwilingiyimana, Donat Murego, Félicien Gatabazi, Seth Sendashonga, Landoald Ndasingwa, Anastase Makuza, Calliope Mulindahabi, André Kameya, etc.

  1. Qu’est-ce un politicard [= Umunyamatiku] ?

En quatrième lieu, un politicard [= Umunyamatiku] est un acteur politique engagé arriviste, sans scrupules. C’est un esprit sans âme. Il ne s’intéresse ni à l’organisation de la société globale, ni à la gestion, ni au contrôle de l’appareil de l’État. Il ne sert que ses propres desseins. C’est un homme faux. Il ne sait pas et ne veut pas s’engager. C’est un homme ou une femme sur qui on ne peut pas du tout compter. C’est un vieux roublard. C’est un froid profiteur. C’est un feinteur. Il sait très bien feindre. [= Kwibwira ko muli kumwe ni ukwishuka cyane kuko we yibanira n’inyungu ze gusa zonyine rukumbi. Sosiyete ntacyo imubwiye. Aliyoberanya. ]. Il n’a pas d’idéal politique du tout. Il n’a pas de doctrine politique. Il n’a pas de piste directrice. C’est un vrai comédien achevé. Il est mobile et versatile. Il prend de grands airs, mais au fait il n’est pas du tout intéressé ni par le peuple, ni par les membres de son propre parti politique, ni par Benewabo, ni par personne d’autre. Il est égoïste, individualiste, cupide, désireux d’argent et peu compatissant. Il est très peu animé par le désir du bien public. Il est de cœur très froid et s’intéresse peu au peuple. Il est insensible aux sentiments collectifs. Il ne se soucie pas des citoyens mais il essaie quand même d’en donner l’impression et prétexte toujours l’intérêt général. Mais ce n’est que dans les mots. Il joue avec des mots.

Son discours est trompeur. Il n’y a pas de concordance entre les paroles, les pratiques et les actes. Tout simplement, il sait se comporter diplomatiquement. Il se tire des situations difficiles avec une souplesse remarquable. Il est très fort dans le tact et la diplomatie. Il est très malin et très flatteur [= akalimi keza gasize amavuta]. Pour mystifier et se tirer d’affaire, il recourt souvent au mensonge, à la manipulation, à l’intrigue, à la pirouette, au slogan creux. Il sait converser, mais il est inutile de discuter avec lui car il est de mauvaise foi. Il sait parler et tenir le crachoir dans des médias. Il parle beaucoup trop, s’agite beaucoup, mais ne produit presque rien. C’est un vieux renard. Il a le goût du gain personnel. Son degré de patriotisme est très bas. Il change souvent de position politique et se contredit finalement. Il a souvent un caractère sanguin ou para-sanguin, etc. C’est un mondain et un snob. Il est acculturé. Il est très désireux d’argent et des honneurs. Il court après les plaisirs. En général, c’est un vieux coureur, un sacré farceur et un fanfaron. Il est véreux. Il est très rusé. C’est un retors terrible. C’est un type très malhonnête. C’est un numéro !

Il est très compliqué de connaître son bord, mais on finit finalement par découvrir ses diaboliques machinations. Ce n’est qu’alors que son jeu est découvert et que, démasqué, tout décontenancé, le politicard est reconnu [= amaherezo, abantu bose baramumenya], à l’instar de Marc Rugenera, de Dominique Mbonyumutwa, de Faustin Twagiramungu Rukôkôs, d’Amandin Rugira l’ancien, d’Ezra Mpysi, de Pierre-Célestin Rwigema, d’Albert Rukerantare, de Théodore Sindikubwabo, de Valens Kajeguhakwa, de Boniface Rutayisire, de Gérard Rwigemera, de Paul Rwarakabije, d’André Sebatware, d’Évode Uwizeyimana, de Thomas Nahimana, etc. En bref, le politicard ne sert que ses propres intérêts personnels égoïstes. C’est un caméléon très difficile à classer. Il peut changer de front à tout moment. Il est prêt à n’importe quoi pour obtenir un poste ou pour occuper une position qui arrange ses propres intérêts personnels égoïstes. Il ne se bat que pour ses propres intérêts personnels égoïstes. Rien que pour ça ! Son égoïsme démesuré est dû au degré élevé de sa primarité et au degré bas de son émotivité. En Politique, il a trop de torts envers la société globale. C’est un type non indiqué pour la politique. Au Rwanda, de tout temps, les exemples de politicards sont légion : Dominique Mbonyumutwa, Pierre-Célestin Rwigema, Valens Kajeguhakwa, Ezra Mpyisi, Marc Rugenera, André Sebatware, Justin Mugenzi, François Ndungutse, Gérard Karangwa Semushi, Faustin Twagiramungu Rukôkôs, Anastase Gasana, Gérard Ntashamaje, Théodore Sindikubwabo, Pasteur Bizimungu Bihwahwa, Jean Marie Vianney Mugemana, Anastase Munyandekwe, Augustin Iyamuremye, Frank Habineza, Thomas Nahimana, Alfred Mukezamfura, Stanley Safali, Esdras Kayiranga, Amandin Rugira l’ancien, Amandin Rugira le jeune, Boniface Rucagu, Paul Rwarakabije, Philippe Mpayimana, Gérard Rwigemera [= un crétin], Evode Uwizeyimana, etc.

[= Icyiza cy’i Burayi na Amerika, ni uko iyo udashoboye politike, ukunja amashati ukajya muli affaires, ubundi ukaba umuyoboke usanzwe. Naho muli Afrika ni : « Mbanze ntegeke, nibe, mbone gukira ! ». Nyamara, Politike ni urukundo ruhebuje rw’igihugu n’imhano yo kulibagiza Sosiyete. ].

  1. Qu’est-ce un totalitariste militariste [= umunyagitugu] ?

En dernier lieu, un totalitariste militariste est un partisan du pouvoir autoritaire et d’un régime tyrannique et totalitaire. Il est pire qu’un politicard. Il aime dominer les autres par la force et par la violence. C’est une terreur et un danger public. Il veut rafler toute la mise ; veut tout posséder ; veut tout dominer ; veut tout monopoliser et ne veut rien partager du tout. Il est trop froid, trop insensible, trop borné et trop égoïste. Il n’a aucune moralité. Il n’a aucun respect de la vie humaine. Alors, son stratagème usuel est d’endormir la méfiance. En général, tous les Kiga Habyalimanistes [= les Banyakazu], tous les Hima-Tutsi Paul-Kagamistes [= les Banyegisuti], sont comme cela. Ce sont des totalitaristes militaristes : Juvénal Habyalimana Rutemayeze, Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, Protais Zigiranyirazo, Élie Sagatwa, Séraphin Rwabukumba, Laurent Serubuga, Aloys Ntiwiragabo, Théoneste Bagosora, Jean Ngayinteranya, Paul Kagame Rwabujindili, Jeannette Kagame Nyirarwabujindili, Tito Rutaremara, Jacques Nziza, Jean Sayinzoga, Rwigamba Balinda, etc. Ce sont des escrocs, des colons, des coloniaux, et des esclavagistes. Les Kiga Habyalimanistes se particularisaient par l’agitation politique stérile sous forme « d’Animation » tandis que les Hima-Tutsi Paul-Kagamistes, quant à eux, se particularisent par « le Blablabla » sous forme de Rwanda Day, d’Imishyikirano ou de National Prayer Breakfast. Alors que le Habyalimanisme est marqué par le caractère sanguin primesautier étroit, le Paul-Kagamisme est marqué par le caractère colérique para-sanguin étroit.

Enfin, ils ont respectivement tous deux de nombreux auxiliaires, des comparses [= Ubukingilizo] à l’instar d’Édouard Karemera, Mathieu Ngirumpatse, Olivier Nduhungirehe, Pierre-Damien Habumuremyi, Moussa Fazil Harelimana, Bernard Makuza, Aimé Bosenibamwe, Gatabazi Jean Marie Vianney, Édouard Bampoliki, Mureshyankwano Marie Rose, Marcel Gatsinzi, Jérome Ngendahimana, les Bahindiro Rwâkagâristes [= abagambanyi], etc.

D. Le candidat chimérique Thomas Nahimana : De quel politicard s’agit-il au juste ?

Au vu de tout ce qui précède, il se révèle que Thomas Nahimana, candidat chimérique président de la République rwandaise, appartient à l’espèce politique des politicards. C’est un politicard, un sacré farceur et un fanfaron. Aller aux élections dans un système politique totalitaire, -face à un tyran militaire sanguinaire qu’on avait pourtant commencé la Politique en condamnant avec force-, est un stratagème astucieux de se rendre, de s’inféoder et de faire allégeance. Ici, il ne s’agit donc pas du tout ni d’un homme d’État, ni d’un homme politique, ni d’un politicien, ni d’un totalitariste militariste et comparse. En un mot, il s’agit d’une girouette et d’un politicard arriviste, sans scrupules, véreux, intrigant et retors.

  1. Plusieurs faits prouvent que le candidat chimérique Thomas Nahimana est un politicard arriviste et sans scrupules.

Par arriviste et sans scrupules, on entend une personne dénuée de scrupules, qui veut arriver, réussir dans le monde par n’importe quel moyen. Il se croit tout permis. Il se moque de l’organisation fonctionnelle de la sphère politique. Pourtant, là-bas, les rôles sont forcément distincts, séparés et incompatibles. Là, il existe des savants, des intellectuels mêlés aux combats de la vie politique, des religieux ou des philosophes œuvrant à l’identification et à la promotion des valeurs universelles et des journalistes. Et chaque type d’acteur a un discours particulier qui lui est propre.

Le fait est que Thomas Nahimana vadrouille. Il veut tout être à la fois : un acteur politique engagé, un philosophe ou un théologien, un prêtre ou un religieux, un journaliste. Il mélange la religion, la Politique, la Philosophie, la Théologie et le Journalisme. Il veut profiter des avantages de chaque rôle tout en évitant les obligations de chaque rôle. Quel cafouillage ! Son discours politique est difforme et très médiocre [= alivuruguta, yarangiza akavuruguta ibintu byose, ubundi akivuguruza !].

  1. Plusieurs faits prouvent que le candidat chimérique Thomas Nahimana est un politicard véreux.

« Thomas Nahimana est-il prêtre ou pas ? ». Thomas Nahimana précise bien qu’il est bel et bien prêtre. Il a fait le petit séminaire à Nyundo et puis 2 ans au grand séminaire de Kabgayi. En raison de la guerre de 1994, il a poursuivi le grand séminaire à Nyakibanda et a été ordonné prêtre le 14 juillet 1999. Il a commencé son sacerdoce dans la paroisse de Nyamasheke, puis à Hanika, et afin à Muyange. Il a dirigé pendant 6 ans la commission Justice et Paix dans la paroisse de Nyamasheke, et ce dans le cadre national. Puis, il va enseigner au petit séminaire de Cyangugu.

Bref, on le savait prêtre catholique romain. On savait que ces gens-là n’ont ni femme ni enfants. Or, depuis 2010, le public ne cesse de répéter que ce n’est pas le cas chez Thomas Nahimana. Or, en vérifiant et en revérifiant, on se rend effectivement compte que Thomas Nahimana a une femme et des enfants. Force est donc de constater que padri Thomas Nahimana a été malhonnête avec l’Église catholique romaine. Il est véreux. Pour lors, il est naturel de conclure que quelqu’un qui a été malhonnête avec l’Église catholique romaine ; qui est malhonnête avec l’opposition politique ; sera ipso facto malhonnête avec la société globale. Être malhonnête avec l’Église catholique romaine, c’est être malhonnête avec la société globale rwandaise, puisque celle-là est incluse dans celle-ci. Normalement, on ne devrait pas être amené à le dire, mais puisqu’il est candidat-président de la République rwandaise, il importe de le dire. On a le droit de traiter toute candidature au pouvoir politique.

  1. Plusieurs faits prouvent que le candidat chimérique Thomas Nahimana est une girouette.

Lesdits faits sont nombreux et variés. Les principaux d’entre eux se rapportent à l’enchainement alterné des prises de positions politiques de Thomas Nahimana sur les évènements de 2015-2016 au Burundi.

Pendant l’insurrection d’avril-mai 2015 au Burundi dans quelques quartiers de Bujumbura, Thomas Nahimana était en pleine euphorie et soutenait corps et âme ce qu’il appelait le début des révolutions du Plateau africain des grands lacs pour chasser le tyran sanguinaire Pierre Nkurunziza. Il appelait les insurgés morts dans leur insurrection des martyrs et appelait à prier pour eux : « « Dukomeze dusabire Ubutwali abaturanyi b’Abarundi binjiye « mu bihe bidasanzwe » byo guharanira uburenganzira bwabo. Kuva na kera kose « amaraso y’abamaritiri » nta na limwe yapfuye ubusa, ahubwo yakomeje kuba ifumbire n’umusemburo w’ubwigenge bwa Rubanda. Uwanyu, Padiri Thomas Nahimana ».

Le jour de la tentative de coup d’État du 13 mai 2015 de Godefroid Niyombare, Thomas Nahimana était très ravi, mais très exigeant : « Igisigaye ubu, ni ukureba uko abasilikare b’U-Burundi bagiye kubyitwaramo kugirango umutekano ugaruke mu gihugu kandi ubutegetsi busubizwe abasivili mu maguru mashya ». Pour lui, c’était une révolution. Mais la seule inquiétude n’était qu’une et une seule : « Aho imbuto za Revolusiyo ya Rubanda ntizigiye gusarurwa n’abasilikali nko mu gihugu cya Égypte ?».

Toutefois, il a suffi que son Excellence Pierre Nkurunziza vainque l’insurrection et maîtrise la situation pour que Thomas Nahimana change le fusil d’épaule et flatte le vainqueur, le considérant comme un élu de Dieu : « Uwatowe na Rubanda aba ali intore y’Imana ». Par ailleurs, il a été su qu’en 2016, profitant des financements occultes anti-Nkurunzizistes, Thomas Nahimana est allé séjourner quelques jours dans un hôtel à Bujumbura, en essayant en vain de se renseigner et de prendre contact avec les autorités burundaises afin de leur présenter le projet de la nouvelle génération rwandaise et de son organisation paramilitaire FPP-Urukatsa. Face au dédain railleur des autorités burundaises, Thomas Nahimana dut se résoudre à finaliser le projet de rapatriement au Rwanda de son parti politique Ishema Party. À vrai dire, celui qui a été pris une fois à mentir n’est plus jamais cru. On ne trompe pas un État comme on trompe un être humain. Un État n’est pas une personne humaine. Un État n’agit que par rapport aux intérêts supérieurs de son propre peuple.

E. Explication de l’aspect caméléonesque du candidat chimérique Thomas Nahimana

L’aspect caméléonesque du candidat chimérique Thomas Nahimana s’explique essentiellement par son caractère sanguin primesautier et ses intérêts divers franco-rwandais.

  1. Premier déterminant : le caractère sanguin primesautier de Thomas Nahimana

Thomas Nahimana a un caractère sanguin primesautier. C’est un comédien achevé. Il sait très bien feindre. [= Thomas Nahimana ni Gashukabapfu. Mu idini, caractère ya Nahimana nta mupadiri wibereyemo ! Muli politike, caractère ya Nahimana nta munyepolitike wibereyemo ! ]. Thomas Nahimana est égoïste, individualiste, affairiste, cupide, désireux d’argent. Il est très peu animé par le désir du bien public. Il n’attache de l’importance qu’à ce qui l’arrange. Il est de cœur très froid et s’intéresse peu aux Chrétiens, à la paroisse ou au peuple. Il ne s’intéresse au peuple que dans des mots, mais en vérité, ça ne vient pas du cœur. Il joue avec des mots. Son discours est trompeur. Il ment. Il manipule. C’est un esprit sans âme. Il n’y a pas de concordance entre ses paroles, ses pratiques et ses actes. Autant il jouait avec l’infantilisme des Chrétiens, autant il joue avec la vie du peuple rwandais.

C’est assurément un caractère intelligent qui sait bien converser et parler dans les médias. Il n’est pas rigoureux. Il est plutôt souple. Mais cette souplesse a pour contrepartie l’impuissance à systématiser. Il fait preuve de défaut de systématicité. Il n’a pas d’idéal. C’est un mondain. Il ne sert que ses propres desseins. Il n’a pas de scrupules. Il a une très forte et très exigeante sexualité. La preuve en est justement qu’il a été incapable de continuer sur la voie du sacerdoce. Bien entendu, maintenant, il voudrait se faire une légende selon laquelle il a laissé de côté le sacerdoce parce que la patrie est en danger et qu’il faut faire quelque chose pour la sauver. C’est de l’échappatoire. Non ! Il faut dire crûment les choses. Il a été incapable de continuer sur la voie du sacerdoce [= Ubupadiri bwaramunaniye none alimo arateka umutwe muli politique. Ibyo tubanze tubyumvikaneho !]. Thomas Nahimana est un escroc sociopolitique.

Cependant, tout cela ne veut pas du tout dire que Thomas Nahimana est mauvais. Non ! Pas du tout ! Non ! Nahimana n’est pas méchant. Il est poli et courtois. Il sait se comporter diplomatiquement. Il est très fort dans le tact et la diplomatie. Tout simplement, il est très foncièrement malhonnête. Il ment. C’est un hypocrite. C’est un sépulcre blanchi. C’est un exemple archétypal de sanguin primesautier. La caractérologie politique fait remarquer que c’est le caractère le plus malhonnête de toute l’Histoire politique et sociale de l’Humanité. En politique, c’est le pire caractère qui soit. C’est un caractère cynique et sadique. Il ne sert que ses propres desseins personnels égoïstes. C’est un caractère absolument indigne de confiance. À tout moment, il peut changer de front ou trahir. C’est justement ce caractère qui est entrain de ravager l’Afrique noire postcoloniale. C’est à cause de lui que l’Afrique noire souffre tant. Les politologues Noirs Africains devraient prendre leur courage entre les deux mains pour le dire haut et fort. L’avenir d’un peuple prime sur l’amour-propre d’un politicard intrigant. La politique n’est pas un cirque cérémonial pompeux. La politique, c’est l’art d’organiser toute la société globale entière. Ce n’est pas de l’hypocrisie.

Or, n’ayant pas d’idéal religieux et voulant manipuler l’opinion publique nationale et internationale, le candidat chimérique Thomas Nahimana aggrave son cas. Assurément, son sentiment religieux est très bas. Quand on a un idéal sacerdotal, on ne défroque pas au bras d’une femme et qui pis est, bras dessus, bras dessous avec des enfants. Qu’est-ce que c’est que ça comme sacerdoce ? Tout simplement, Thomas Nahimana a perdu la route. Il a perdu son chemin et il se trompe encore de chemin. Il s’imagine qu’il y a lieu d’exploiter la misère et les frustrations sociales du peuple rwandais pour se refaire une virginité. Mais, il a tort et il juge de travers. Le sentiment religieux est directement proportionnel au sentiment patriotique. Un sentiment religieux très bas implique réciproquement un sentiment patriotique très bas. Ce type n’est pas fait pour être à la tête de la société. Autant il a été malhonnête avec l’Église catholique romaine, autant il sera malhonnête avec la société globale rwandaise.

Enfin, il est à très bien noter qu’ici, le politologue est entrain d’expliquer crûment que Thomas Nahimana a perdu son chemin et qu’il se trompe encore de chemin. Il faut prendre un caractère tel qu’il est. On ne demande à un caractère que ce dont il est capable. Quand on a un caractère sanguin primesautier ; une très forte et très exigeante sexualité comme Thomas Nahimana ; on ne va pas se faire prêtre et on ne fait pas de la politique. Ça ne peut pas marcher ! Par contre, il pourrait par exemple s’orienter dans la grande diplomatie, dans la petite diplomatie, dans les affaires, au barreau, dans des ONG, etc. Ses ambitions présidentielles sont vraiment insensées. Un vrai homme politique ne s’engage jamais dans une voie barrée, ni dans une action politique vouée à l’échec.

Il y a donc anguille sous roche. Il a commencé en se comptant au nombre des opposants extrêmement déterminés. Aujourd’hui, il se compte au nombre des opposants conseillers, se définissant comme étant un opposant responsable qui doit être prêt à aller sur le champ politique au Rwanda même et définissant les opposants révolutionnaires comme étant des opposants irresponsables. Au nombre de qui se comptera-t-il demain ? Qu’est-ce la responsabilité [= responsabilité ni ukujya gutanga candidature itazemerwa mu matora y’ikinamico, wicungira inyungu zawe zonyine gusa ?]? Voilà un politicard intrigant !

Trêve de manipulations ! Un réfugié politique reconnu ne peut pas retourner dans son pays d’origine aussi longtemps que les raisons qui ont été à la base de son exil prévalent. Ce n’est donc pas de l’irresponsabilité. L’irresponsabilité, c’est plutôt de retourner s’encroûter dans un système colonial décrié qu’on a fui. Pour lors, l’opposition politique n’a pas pour but de donner des conseils au tyran, mais plutôt de le renverser.

  1. Deuxième déterminant : les intérêts franco-rwandais de Thomas Nahimana

La France est une société très sérieuse et très solidaire. Quiconque veut retourner dans son pays d’origine afin d’aller y fonder une entreprise quelconque est encouragé et soutenu financièrement. Cependant, il faut être clair et net. Il ne faut pas dire : « Je pars et je reste ». Ce sont des financements très contraignants. Il est possible de jouer le jeu du bailleur de fonds et en même temps de se mettre soi-même les bâtons dans les roues, de sorte qu’on parte avec l’argent et qu’on revienne plus tard en disant que ça n’a pas marché. Pour lors, il faut vraiment être extrêmement prudent. Quand on s’engage à partir, il faut partir.

Cependant, une question très importante se pose, alors. On demande l’asile politique en France en exposant par un récit personnalisé et circonstancié les évènements à l’origine de son départ de son pays, ainsi que ses craintes de persécutions en cas de retour dans son pays d’origine. Puis, la qualité de réfugié est reconnue et le réfugié politique est placé sous la protection juridique et administrative de la France. Après quoi, le réfugié politique a le droit d’engager une procédure de naturalisation. Comment se fait-il alors qu’une fois la nationalité française obtenue, muni de son beau passeport français, le type puisse, le sourire aux lèvres, retourner allégrement, dans son pays d’origine et cette fois-ci, sans plus de craintes de persécutions alors même que le régime politique n’a pas du tout changer ? On ne comprend pas comment la naturalisation puisse effacer les craintes de persécutions qu’on faisait valoir auparavant ! C’est très fourbe et très illogique. Plus d’un Français se posent cette question ! C’est incompréhensible.

C’est justement l’inconséquence des réfugiés économiques menteurs comme ce Thomas Nahimana, qui fait qu’aujourd’hui les nouveaux arrivants en France ont de plus en plus de difficultés à être crus et reconnus. [= Ni abahemu ! Balikunda bonyine bagakabya !].

 F. Candidature chimérique du padri défroqué Thomas Nahimana

Le présent point a pour but d’admettre qu’en qualité de citoyen Français, Thomas Nahimana avait bel et bien le droit d’aller faire du tourisme au Rwanda avec un visa kenyan. Par contre, on soutient qu’il n’a pas le droit d’être candidat président de la République rwandaise. Par ailleurs, il est même absolument impossible qu’il ait pu renoncer à sa nationalité française d’ici août 2017. La perte de la nationalité française est compliquée et quasiment incertaine. À vrai dire, Thomas Nahimana n’a aucune envie d’y renoncer. Alors, pourquoi ment-il ? Au fait, Thomas Nahimana est un vieux roublard, n’ayant ni foi ni loi. Sa candidature est chimérique. En voici les preuves.

  1. Thomas Nahimana est un citoyen Français et non un citoyen Rwandais.

Thomas Nahimana est entrain de jeter exprès la confusion dans les esprits. Personne ne nie que ce soit du sang rwandais qui coule dans ses veines. On n’en disconvient pas. Là n’est pas la question. Assurément, le Rwanda est un État-nation unitaire millénaire. Mais ce n’est plus le Rwanda ancien. Depuis le 01 juillet 1962, le Rwanda est devenu une Économie ouverte avec État. De nos jours, on peut avoir du sang rwandais et ne pas être un citoyen rwandais. On peut aussi ne pas avoir du tout de sang rwandais et être quand même un citoyen rwandais. L’essentiel, c’est l’intégration et la citoyenneté identitaire rwandaise. Donc, il existe des Rwandais d’origine qui ne sont plus des citoyens rwandais et qui ont acquis respectivement une nationalité étrangère et vice versa. Le sang et la citoyenneté, c’est deux choses différentes. L’important, ce n’est pas le sang, mais plutôt la citoyenneté, l’intégration, les valeurs et les principes partagés. En bref, un citoyen rwandais veut dire une personne civique rwandaise [= umuyoboke wa Leta y’U-Rwanda], qu’il coule, oui ou non, dans ses veines du sang rwandais. Donc, Thomas Nahimana n’est pas un citoyen rwandais puisqu’il a refusé de faire allégeance à l’État rwandais légalement représenté par le FPR-Inkotanyi. [= Ni gutyo Thomas Nahimana yanze kuyoboka Leta y’U-Rwanda iyobowe na FPR-Inkotanyi, arahunga, alimuka !].

  1. Du citoyen rwandais au réfugié rwandais. Qu’est-ce l’État rwandais ? Qu’est-ce un citoyen rwandais ?

L’État rwandais, c’est l’autorité souveraine s’exerçant sur le peuple durablement établi sur le territoire rwandais. De fait et de droit, aujourd’hui, depuis 1994, cette autorité souveraine est exercée par le FPR-Inkotanyi. Les citoyens rwandais, ce sont donc les habitants du Rwanda qui ont des droits et des obligations envers l’autorité en question et qui ont fait allégeance à l’État rwandais légalement représenté par le FPR-Inkotanyi. Donc, un citoyen rwandais est une personne civique ayant des droits et des obligations envers l’État rwandais légalement représenté par FPR-Inkotanyi.

Au contraire, un réfugié rwandais est un national rwandais qui a refusé de faire allégeance à cet État rwandais légalement représenté par le FPR-Inkotanyi ; qui a préféré émigrer [= kwimuka] ou s’exiler [= guhunga] et qui a même des craintes de persécution en cas de retour au Rwanda. C’est bien le cas de Thomas Nahimana à qui la qualité de réfugié a été reconnue et qui était placé sous la protection juridique et administrative de la France (= OFPRA). Depuis lors, Nahimana n’est plus un citoyen rwandais. C’est un réfugié rwandais.

  1. Du refugié rwandais au citoyen français

Or, en France, peut être naturalisé sans condition de stage, tout étranger qui a obtenu le statut de réfugié en France et qui le souhaite et le demande. Le fait est que Thomas Nahimana l’a demandé et a été naturalisé Français. C’est un citoyen français ayant des droits et des obligations envers la France. C’est un national rwandais, c’est-à-dire que c’est assurément du sang rwandais, mais ce n’est pas une personne civique rwandaise. C’est une personne civique française.

  1. Pour être candidat Président de la République rwandaise, il faut être une personne civique rwandaise (= un citoyen rwandais).

L’article 99 de la Constitution rwandaise révisée en 2015 stipule que pour être candidat à la présidence de la République rwandaise, il faut remplir les conditions suivantes :

  • Être de nationalité rwandaise d’origine
  • Ne détenir aucune autre nationalité
  • Etc.

Ces deux premières conditions sont très bien fondées. Sinon, le Rwanda pourrait se retrouver avec un Français chef d’État rwandais, payé par le peuple rwandais, mais qui est en réalité une personne civique française (= un citoyen français). Ce serait une subordination indirecte de l’État rwandais à l’État français.

Or, Thomas Nahimana est un citoyen français. Donc, il ne peut pas être candidat chef d’État rwandais. Sa prétendue candidature est chimérique. C’est un mirage politique monté pour abuser des gens trop crédules. Nahimana est un escroc politique. Il voudrait rouler tout le monde au Rwanda, -comme le font des escrocs Congolais en Rd-Congo à l’instar de Samy Bodibanga-, comme quoi il est prêt à remettre tous ses papiers français aux autorités rwandaises. Le peuple rwandais devrait savoir que la renonciation à la nationalité française, c’est beaucoup plus compliqué que ça. Ça ne se fait pas comme cela. La perte de la nationalité française n’est pas un droit. C’est une faveur qui peut être accordée ou refusée par la France. Il faudra donc refuser les mensonges de Thomas Nahimana et le réprimander. C’est un sacré farceur qui se moque du Monde.

  1. Repasser du citoyen français au citoyen rwandais est un exercice très compliqué.

Voici le cheminement :

  • Il faut d’abord réintégrer la citoyenneté rwandaise et prouver qu’on l’a très bien réintégrée.
  • Ensuite, il faut s’installer durablement au Rwanda durant au moins 10 ans et prouver à la France qu’on est bien installé au Rwanda, c’est-à-dire qu’on est une personne qui a réussi au Rwanda. La France ne largue jamais ses citoyens dans le vide.
  • Les demandes de perte de nationalité française sont formulées auprès des préfectures ou des postes consulaires français à l’étranger sous la forme d’une simple requête manuscrite accompagnée de l’avis du préfet ou du consul et des pièces justificatives.
  • La décision favorable est concrétisée par un décret de libération des liens d’allégeance à l’égard de la France signé par le ministre de l’Intérieur, en charge de l’instruction des demandes d’acquisition de la nationalité française et de perte de celle-ci, lequel décret est publié au Journal officiel de la République française.
  • Le décret de perte de la nationalité française ne sort ses effets qu’une fois publié au Journal officiel. Entre-temps, le requérant peut se désister et la France aussi peut changer d’avis. La perte de la nationalité française n’est pas un droit. C’est une faveur qui peut être accordée ou refusée par la France [= Thomas Nahimana, rero, arahambiliye].
  1. Thomas Nahimana est un sacré farceur

Le fait est que Thomas Nahimana connaît tout ça. C’est un juriste. Il le fait donc exprès. Il est cynique [= Arakina ku mubyimba Abanyarwanda.]. Tout simplement, il veut se mettre en vedette afin de détourner l’attention de la Communauté internationale sur la vraie opposition rwandaise et surtout, sur le FPR-Inkotanyi. On ne sait pas pourquoi. En tout état de cause, il est entrain de légitimer un système colonial extrémiste hima-tutsi rwandais paul-kagamiste. Et tôt ou tard, on en saura davantage.

  1. Remarque

Enfin, il ne faudrait pas non plus tout confondre, quand même ! Thomas Nahimana a osé comparer son cas à celui de Paul Kagame Rwabujindili. Il est cynique et sadique. C’est un heureux du Monde. Il n’a jamais été réfugié en Afrique pour en goûter ! Il ne sait pas ce que c’est être réduit à une pénible extrémité en compagnie d’une famille à nourrir ! On peut aller en Ouganda se faire passer pour Ougandais afin de survivre ; en RD-Congo, se faire passer pour Congolais pour survivre ; au Burundi se faire passer pour Burundais afin de survivre ; etc. ; c’est très possible, très légitime et très justifiable. Mais personne ne peut aller en France se faire passer pour Français pour survivre. Demander et acquérir la nationalité française est un acte très difficile, très significatif et très considérable. Ce n’est pas de la simple légitime débrouillardise. On ne peut pas être nationalisé Français sans avoir passé le cérémonial d’allégeance. Acquérir la Nationalité française est un message clair et net d’adieu à la citoyenneté rwandaise. Il faut dire la vérité. [= Utagera i Bwami, abeshywa byinshi!]. Oui, par après, des gens veulent bien et peuvent même retourner s’enrichir au Rwanda ! Mais, à ce qu’on sache, il n’a jamais été question de renonciation à la nationalité française. Tout bien considéré, la nationalité française est pratiquement irréversible. La perte de la nationalité française n’est pas un droit. Il faut le savoir. C’est une faveur qui ne s’accorde que très difficilement, à plus forte raison à un candidat chef d’État. Ça ne fait rien du tout à la France que le chef d’État rwandais soit un citoyen Français !

G. Prédiction sur l’issue de l’agitation stérile du candidat chimérique Thomas Nahimana

Il est sûr et certain que l’action politique du candidat Thomas Nahimana est vouée à l’échec. Comment cela se passera-t-il ?

D’abord, il ne faudrait pas sous-estimer le FPR-Inkotanyi. Paul Kagame Rwabujindili vient de passer 22 ans au pouvoir. Lui et ses extrémistes Hima-Tutsi Paul-Kagamistes ont amassé des milliers de milliards. Ce n’est que ça qui les intéresse. Ils se fichent éperdument des conditions de vie du peuple rwandais, à plus forte raison des masses populaires Hutu, Twa et Tutsi défavorisées. Alors, ils voudraient rester indéfiniment au pouvoir. Paul Kagame Rwabujindili est coriace. Naïrobi, c’était le stratagème du test. Et il a été concluant. Il s’est révélé que Thomas Nahimana est une coquille creuse. Il n’est pas de la même trempe que Victoire Ingabire Umuhoza qui est une femme active exubérante meneuse large et une politicienne considérable. Thomas Nahimana, lui, est un homme très faux, un politicard intrigant et un chenapan. S’il arrive au Rwanda, l’urgence ne sera donc pas de le coffrer mais plutôt de le retourner s’il ne l’est pas déjà.

Ensuite, même en cas d’élections démocratiques, transparentes et libres, un curaillon défroqué [= wananiwe n’ubupadiri], ayant un caractère sanguin primesautier, ne peut battre aucun chef d’État en exercice. Autant il a été malhonnête avec l’Église catholique romaine, autant il sera malhonnête avec la société globale rwandaise. Le peuple rwandais est très sensible à ce genre d’arguments moraux. Contrairement à ce que Thomas Nahimana s’imagine, dans cette campagne électorale, son pire ennemi, ce sera plutôt l’Église catholique romaine. Il a été incapable de bien se conduire dans le sacerdoce. Il a déçu la Chrétienté. Et maintenant, il voudrait être gratifié et élu président de la République rwandaise. Aucun peuple ne peut cautionner cette conduite scandaleuse. Non ! Thomas Nahimana ne sera jamais président de la République rwandaise. Lui-même le sait sans doute. [= Abanyarwanda bageze kure. Ni byo. Aliko kandi, Nahimana yibasuzugura ngo akabye !].

Enfin, s’il arrive au Rwanda, tandis que l’Église catholique sera entrain de le rejeter catégoriquement, le FPR-Inkotanyi préférera donc une réaction différée et très angoissante. Il va prouver par là qu’il n’a pas peur de lui : ce qui est vrai. Le but premier sera plutôt de le contraindre par tous les moyens possibles à renoncer à sa nationalité française qui est sa fierté. Et c’est là que l’affaire se corsera. Thomas Nahimana essayera de trouver un subterfuge pour enfouir sa nationalité française dans une remise mensongère de ses papiers français à la manière de Samy Bodibanga en RD-Congo. Le FPR-Inkotanyi refusera, car il sait que la renonciation à la nationalité française ne se fait pas devant les autorités rwandaises, mais plutôt en bonne et due forme devant les autorités françaises à l’ambassade de France au Rwanda. Le FPR-Inkotanyi va alors exiger un décret français de perte de la nationalité française et exigera que ce décret sorte d’abord au journal officiel en France. Thomas Nahimana sera très désagréablement surpris. Or, il est très clair qu’il ne voudra jamais renoncer à sa nationalité française. Il n’est pas prêt à perdre ses allocations, son assurance maladie, son logement en France, son médecin traitant, ses divers droits sociaux, etc. Alors, son mensonge présidentiel s’arrêtera par là. Après quoi, tout dépendra des aléas politiques absolument imprévisibles.

H. Conclusion

De tout ce qui précède, il ressort qu’il y a anguille sous roche. Thomas Nahimana est un sacré farceur. Autant il a été malhonnête avec l’Église catholique ; autant il est malhonnête avec l’opposition politique rwandaise ; autant il sera malhonnête avec la société globale rwandaise. Thomas Nahimana veut être padri ; avoir une femme et des enfants ; être Français et être chef d’État rwandais. C’est tout à fait vénal.

Thomas Nahimana est un caméléon et une girouette. Il n’y a que rhétorique et bluff dans Thomas Nahimana [= arabeshya kandi agacabiranya. Ni Rusisibiranya. Ni umutekamutwe]. Sa candidature aux élections présidentielles d’août 2017 au Rwanda est purement et simplement chimérique. Elle ne sera pas du tout retenue. Il est donc foncièrement malhonnête de torpiller pendant tant d’années le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise dans une comédie si grotesque qui fera fiasco. Il s’agit d’une agitation politique stérile, d’une trahison et d’une politique caméléonesque.

Au fait, Thomas Nahimana est un agent double et un traître. Ça se sent et ça se clarifiera davantage, ou ça se retournera contre lui à court ou moyen terme. Thomas Nahimana sait très bien qu’il est Français. Il sait très bien qu’un citoyen Français ne peut pas être candidat président de la République rwandaise ou chef d’État rwandais, – quand bien même coule, dans ses veines, du sang rwandais. Il sait très bien qu’il n’a aucune envie de renoncer à la nationalité française, absolument aucune ! Il sait très bien que, même s’il avait envie d’y renoncer, la perte de la nationalité française exige une très longue procédure qui dure au moins dix ans. Il sait donc très bien qu’au moment des élections présidentielles en août 2017, il sera encore un citoyen Français. Alors, pourquoi tant de tapages ? Alors, pourquoi avoir sillonné toute la planète Terre pendant deux ans en mentant ? Pourquoi continue-t-il d’extorquer des appuis financiers d’opposants et de bailleurs de fonds ignorants ? Pourquoi gêne-t-il tant exprès la vraie opposition politique rwandaise ? Pourquoi claironne-t-il sans cesse partout une candidature présidentielle qu’il sait lui-même pertinemment, en tant que juriste, qu’elle est simplement chimérique ? Pourquoi ?

Bref, Thomas Nahimana fait semblant de faire de l’opposition politique, mais en vérité, son agitation politique stérile a pour but d’amoindrir la pertinence révolutionnaire de la vraie opposition politique rwandaise, de mettre la confusion dans la sphère politique rwandaise et d’embarrasser fort la Communauté internationale. Or, cette agitation politique stérile profite au système colonial extrémiste hima-tutsi rwandais paul-kagamiste [= Igisuti]. Ce n’est donc pas la présidence de la République rwandaise qui intéresse Thomas Nahimana. Non ! À vrai dire, il joue le jeu du FPR-Inkotanyi.

En un mot, Thomas Nahimana est entrain de desservir délibérément l’opposition politique rwandaise et, ipso facto, de servir le FPR-Inkotanyi. On ne sait pas pourquoi. Il faudra attendre voir. Mais d’ores et déjà, Thomas Nahimana est politiquement mort.

I. Références bibliographiques

  • MUREME Kubwimana, Cours d’Introduction générale aux Sciences historiques rwandaises, Édition SCIPORWA, Rouen, janvier 2017
  • MUREME Kubwimana, Manuel d’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010 (594 pages)
  • MUREME Kubwimana, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012 (434 pages)
  • MUREME Kubwimana, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris (438 pages)
  • MUREME Kubwimana, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un État-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014 (510 pages)
  • MUREME Kubwimana, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014 (650 pages)
  • MUREME Kubwimana, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014 (310 pages)
  • MUREME Kubwimana, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010 (638 pages) [= Clôturé].

Fait à Paris, le 23 janvier 2017

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

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