Rwanda : Dénonciation de la duplicité et du non-fondé de l’opinion politique commune habyalimaniste de Marie-Madeleine Bicamumpaka

PORTRAIT MUREME 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

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  1. Introduction

En date du 20 juillet 2016, sur Internet, au forum web DHR « Democracy-Human-Rights », sous le thème « Andreya Sebatware arasubiza abana ba Grégoire Kayibanda ku ibaruwa bamwandikiye (vidéo) », au cours d’un débat d’idées, Ndimbati Jonas répondit à Jean Mugabo en abondant dans le sens de Marie-Madeleine Bicamumpaka. Celle-ci, en effet, a lancé l’affirmation suivante : « Nyakubahwa Grégoire Kayibanda yali yaragoswe n’agaco k’abantu badatomoye, bagiye bamukoresha amakosa akomeye, c’est-à-dire : « Grégoire Kayibanda était tombé entre les mains d’une association de malfaiteurs en bande organisée qui l’induisait constamment en erreurs très graves » ». Sous-entendu : « Il fallait sauver la patrie ! Le coup d’État du 05 juillet 1973 était absolument fondé ».

Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] s’insurge contre cette déclaration fallacieuse, -typiquement habyalimaniste-, sans faits établis. C’est archifaux ! Absolument faux ! Le présent article n’a pas l’intention de s’intéresser au débat global évoqué, mais a plutôt uniquement pour but de dénoncer la duplicité et le non-fondé de l’opinion politique commune habyalimaniste de Marie-Madeleine Bicamumpaka. Il s’agit d’une gigantesque manipulation datant du coup d’État du 05 juillet 1973, laquelle manipulation fait état d’un gouffre très profond dans lequel, n’eût été l’intervention héroïque de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, une association de malfaiteurs en bande organisée allait précipiter la société rwandaise toute entière. Voilà le mythe du salut de la nation rwandaise par le sauveur de la patrie Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Il ne tient absolument pas du tout la route. C’est à démolir complètement. Sauveur de la patrie !!! Oyoyoyoyooo !

Pour ce faire, le présent article s’impose une démarche dialectique, structurelle et analytique, et se structure comme suit :

  • Introduction
  • La duplicité de Marie-Madeleine Bicamumpaka.
  • Dénonciation du non-fondé de l’opinion politique commune habyalimaniste de Marie-Madeleine Bicamumpaka.
  • Considérations générales
  • Conclusion
  1. La duplicité de Marie-Madeleine Bicamumpaka.

Il est à rappeler qu’en date du 15 août 2014, à Bruxelles, la même Marie-Madeleine Bicampaka assista très pieusement à la cérémonie du souvenir célébrée en l’honneur des martyrs de la Démocratie et de la République tués par l’Akazu de Juvénal Habyalimana Rutemayeze après son coup d’État insensé du 05 juillet 1973. Il est donc très surprenant que le même individu se permette, aujourd’hui en juillet-août 2016, -soit seulement deux ans après-, de qualifier lesdits martyrs de « Association de malfaiteurs en bande organisée : Nyakwubahwa Grégoire Kayibanda yali yaragoswe n’agaco k’abantu badatomoye, bagiye bamukoresha amakosa akomeye ! ». Voilà une preuve matérielle prouvant que Marie-Madeleine Bicamumpaka est une Habyalimaniste masquée.

Assurément, Marie-Madeleine Bicamumpaka est entrain de répéter ce que tous les Habyalimanistes [= les Banyakazu], -surtout les Bakiga Habyalimanistes-, disent depuis 1973. Elle ne dit rien de nouveau. La question qui se pose maintenant est de savoir si oui ou non elle est en possession des pièces justificatives prouvant l’affirmation qu’elle lance. Au fait, c’est toujours à celui qui lance une affirmation d’apporter une preuve scientifique ou matérielle, et plus celle-ci relève de l’extraordinaire, plus la preuve doit être très solide.

On convient que Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge et ses co-accusés ont été jugés par la cour nationale à Ruhengeli et condamnés à mort ou à perpétuité. Mais ce sont des ouï-dire. On l’a seulement appris sur les ondes de la radio nationale et on l’a lu dans les médias. Mais, à ce que l’on sache, personne d’autre que les Habyalimanistes [= les Banyakazu] n’a vu les copies de jugement du procès. Formulée autrement, la question qui se pose est de savoir si Marie-Madeleine Bicamumpaka le sait pour l’avoir ouï dire ou lu dans les journaux comme tout le monde, ou pour avoir exploité les copies de jugement en question. Dans le premier cas, elle a tort de claironner une déclaration sans faits établis. Dans le deuxième cas, elle a l’obligation d’appuyer sa déclaration par des références judiciaires précises ou par un lien internet menant aux fameuses copies de jugement. Sinon, Marie-Madeleine Bicamumpaka est une femme vulgaire trop basse et un esprit mesquin.

En effet, en l’absence de preuves matérielles, pour juger un fait historique, il faut, soit être un juge formé pour cela, soit être un historien consacré ou un politologue consacré. Là encore, il faut être vraiment très bien expérimenté. Voilà pourquoi le jeune juge est encadré ; le jeune historien est dirigé; le jeune politologue aussi. Or, le fait est que Marie-Madeleine Bicamumpaka n’est ni l’un ni l’autre. Aussi se doit-elle de fournir publiquement les preuves prouvant sa déclaration.

Toutefois, en réalité, il semblerait que ce soit plutôt les FDU-Inkingi II qui soient entrain de torpiller exprès le MN-Inkubili. C’est un coup bas. Les FDU-Inkingi II et le MN-Inkubili sont deux tendances politiques opposées issues des FDU-Inkingi I initiales. Marie-Madeleine Bicamumpaka est un agent double [= ikirumirahabili]. Il est évident que Marie-Madeleine Bicamumpaka a prémédité son acte dans le dessein de rabaisser certains individus ou certains types. Cette femme-là a un caractère colérique para-sanguin étroit. C’est une femme mobile et versatile. C’est une femme menteuse, très fausse, -sachant très bien feindre-, une politicarde intrigante, cynique et sadique, absolument indigne de confiance. Avec un individu pareil, il ne faut jamais se mettre en colère. Il faut éviter des réactions impulsives. Il faut traîner les pieds avant de réagir. La politique, c’est très différent de l’armée. Il est donc recommandable d’être le plus calme possible, le plus patient possible, le plus rationnel possible, mais le plus dur possible. Elle finira par abandonner. [= Ni urwiyenzo. Ali muli MN-Inkubili atayilimo. Cyangwa yarangije kuyivamo]. En tout état de cause, il apparaît que son point de vue et celui de deux dirigeants du MN-Inkubili, -Eugène Ndahayo et Nkiko Nsengimana-, divergent très significativement. Les Bakiga Habyalimanistes Banyakazu sont des hypocrites très forts dans l’art de ruser, d’infiltrer et de torpiller [= kuvuruguta]! Il faut donc séparer à temps le bon grain de l’ivraie : sinon, ça cafouillera ! [= Findi findi, irutwa na So araroga : dire crûment sa pensée à quelqu’un, -que « son père est empoisonneur »-, est préférable à une amitié feinte !].

Il faut le dire à haute voix : Juvénal Habyalimana Rutemayeze est le tyran militaire sanguinaire le plus totalitaire et le plus débridé de toute l’Histoire du Rwanda, tandis que Paul Kagame Rwabujindili est le tyran militaire sanguinaire le plus menteur, le plus aveuglé, le plus violent et le plus cruel de toute l’Histoire du Rwanda !

Par voie de conséquence, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] fait savoir au MN-Inkubili que toute organisation comptant au nombre de ses membres, ne fusse qu’un seul Habyalimaniste [= Munyakazu] ou un seul Paul-Kagamiste [= Munyegisuti], le repousse.

  1. Dénonciation du non-fondé de l’opinion politique commune habyalimaniste de Marie-Madeleine Bicamumpaka.

À l’analyse, il ressort que la déclaration sans faits établis de Marie-Madeleine Bicamumpaka relève de l’opinion politique commune habyalimaniste et à ce titre, il est légitime de lui opposer une parade politique générale commune centriste gitériste-kayibandiste.

Nous sommes des Basangirangendo, c’est-à-dire des Centristes Gitéristes-Kayibandistes et c’est notre droit le plus absolu reconnu par la loi internationale des droits de l’Homme. D’une part, nous rendons hommage aux grands hommes suivants : Mgr Alexis Kagame Se-Mateka (= né à Kiyanza, et recensé originaire de Ruhengeli), Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge (= originaire de Gitarama), Joseph Gitera Se-Republika (= originaire de Butare), Mutara III Rudahigwa Se-Muco (= originaire de Nyanza). D’autre part, nous gardons la mémoire honorée des martyrs de la Démocratie et de la République dont la liste des noms est reprise ci-après.

LISTE DES MARTYRS 1

LISTE DES MARTYRS 2Or, se basant sur le jugement du procès de la cour nationale des crimes et délits contre la sûreté intérieure de l’État, les Habyalimanistes [= les Banyakazu], voire même les Habyalimanistes masqués au nombre desquels compte Marie-Madeleine Bicamumpaka, avancent à maintes reprises que la plupart des grands hommes et des martyrs de la Démocratie et de la République auxquels les Basangirangendo rendent hommage, formaient une association de malfaiteurs en bande organisée.

Il y a tout de même lieu de préciser que la cour nationale en question a été créée le 09 juin 1974 par Juvénal Habyalimana Rutemayeze ; qu’elle siégeait à Ruhengeli et qu’elle était présidée par le major Bonaventure Ntibitura, domicilié aujourd’hui à Rome en Italie. C’est en date du 29 juin 1974 que ladite cour nationale a condamné le président Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge et sept de ses collaborateurs à la peine de mort et d’autres à la prison à vie. Le 19 juillet 1974, Juvénal Habyalimana Rutemayeze a commué la peine de mort en détention à perpétuité. C’est un fait historique. Les Basangirangendo en ont été informés par la voie des ondes de la radio nationale. Voilà l’association de malfaiteurs en bande organisée dont parle Marie-Madeleine Bicamumpaka.

N’a empêché, hélas, que malgré tout, les martyrs de la Démocratie et de la République ont été tous détruits en prison (61/65) sur la période allant de 1973 à 1980 ou ailleurs (4/65) sur la période allant de 1980 à 1990. Elles furent abominables, les circonstances de leur extermination. C’était trop bestial. La vérité historique exige de relater ce fait, afin que la postérité rwandaise se souvienne de la barbarie des Banyakazu et sache à jamais que tuer est un mal et que, tôt ou tard, le mal se retourne contre son auteur et son responsable. Toutes les générations rwandaises maudiront Juvénal Habyalimana Rutemayeze. À la prison de Ruhengeli, les malheureux étaient enfermés dans des Kamironko, c’est-à-dire des cachots noirs, sans lumière, infestés de rats, de punaises et d’autres bestioles. Ils mouraient d’inanition. Certains en étaient arrivés à boire de l’urine pour subsister longtemps et à tremper des bouts de leurs haillons dans des excréments pour trouver de la fraîcheur. D’autres ont été purement et simplement assommés ou enterrés vivants. Voilà la véritable nature du régime Akazu.

Voilà pourquoi les Basangirangendo exigeront toujours, mais toujours, que justice leur soit rendue et qu’un procès de réhabilitation en bonne et due forme puisse avoir lieu. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] refuse catégoriquement l’amnistie générale. Il refuse catégoriquement que cette affaire soit close dans un simulacre de dialogue inter-rwandais que ne cessent de réclamer l’Akazu et consorts, pendant qu’au même moment, les Habyalimanistes exigent que l’affaire de l’abattage de l’avion présidentiel rwandais à Masaka, le 06 avril 1994, soit, elle, jugée par une cour internationale des crimes contre l’Humanité. C’est donc une politique de deux poids et deux mesures.

En gros, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] affirme et affirmera toujours que la cour nationale des crimes et délits contre la sûreté intérieure de l’État, siégeant à Ruhengeli en juin 1974 et présidée par le major Bonaventure Ntibitura, n’a pas respecté les directives et principes généraux applicables à toute procédure judiciaire. Les accusés n’étaient pas représentés par un avocat et n’ont donc pas eu accès aux services d’un avocat. Alors qu’ils étaient des civils, ils ont été jugés par un tribunal militaire présidé par un militaire, en l’occurrence le major Bonaventure Ntibitura, qui n’était même pas formé pour juger. Leurs droits ont été bafoués pendant le déroulement du procès. La cour nationale en question les a jugés de façon hâtive et excessive, selon les circonstances et les directives de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, et surtout en fonction des ses propres intérêts politiques personnels égoïstes. Cette cour n’était donc ni juste ni véritable. Elle n’a pas jugé d’après les critères clairement définis. Et qui pis est, les condamnés n’ont pas eu le droit de faire examiner leur peine par une juridiction supérieure. En outre, en prison, ils n’ont pas eu droit à un traitement humain. Par ailleurs, assignées à résidence surveillée au niveau communal, les familles des martyrs n’ont été informées de rien du tout, ni des copies de jugement, ni des dates de décès, ni des circonstances de l’enterrement, etc. Rien ! Rien ! Au contraire, très longtemps après, Joseph Habiyambere, directeur du Service central de Renseignement, leur a fait signer des papiers dont personne d’entre eux ne sut le contenu.

Le comble de la médiocrité, l’Akazu et son instrument pourri, en l’occurrence le Belge Paternostre de la Mairieu, ont le culot de fanfaronner en disant que Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge eût laissé des notes précieuses à l’intention des journalistes et des chercheurs, témoignant des très bonnes conditions de sa détention, demandant pardon et adressant au nouveau chef d’État rwandais l’assurance de sa plus haute considération. Il s’agissait au fait d’un montage grossier destiné à permettre à l’usurpateur Juvénal Habyalimana Rutemayeze de légitimer son coup d’État. Il a fait signer de force, en prison, des notes, par le prisonnier politique « le Président Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge », afin d’étouffer la voix de sa conscience qui n’était pas en paix. Et il file les notes ainsi escroquées par contrainte à un Belge instrument d’Akazu, en disant : « Vous voyez ! Même Grégoire Kayibanda a reconnu sa défaite et m’a accablé de félicitations et d’éloges ! ». Mais quelle défaite ?

Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] conteste les notes en question, fustige les escrocs et condamne avec force cette gigantesque manipulation. Il informe Paternostre de la Mairieu qu’il le poursuivra en justice pour faux et usage de faux. Non seulement Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge n’avait pas le droit de faire de la simple correspondance, mais surtout il n’avait pas celui d’élaborer un document politique ni de faire de la politique en prison. Il était gardé en permanence, jour et nuit, à la toilette, au lit, assis, debout, etc. Il n’avait à sa disposition ni papier, ni carnet, ni stylo, ni bois de chauffage, ni matières et fournitures à consommer, ni rien du tout. Il était prisonnier de ses tombeurs au pire sens du terme « prisonnier ». Ce n’est pas parce que tant de mensonges ont été écrits par un Blanc Occidental Belge Wallon qu’ils peuvent devenir la vérité historique. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] somme Paternostre de la Mairieu et son patron « l’Akazu » d’exhiber l’original des fameuses notes écrites par Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge en prison, de les publier et de les mettre à la disposition de tous les chercheurs sans exception aucune. Si ce sont des notes écrites par le chef d’État Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge en prison à l’intention de l’usurpateur Juvénal Habyalimana Rutemayeze et du peuple rwandais, pourquoi alors doivent-elles être confiées à un Belge et uniquement à Paternostre de la Mairieu? Pourquoi ?

En conséquence, compte tenu de ce qui précède, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] déclare qu’il est inacceptable, intolérable et condamnable de continuer à accuser et à juger les martyrs de la Démocratie et de la République alors même qu’on les a déjà accusés, jugés, condamnés, exécutés et enterrés dans une fosse commune. À l’heure qu’il est, il est plutôt impérieux de publier les copies de jugement du procès de la cour nationale en question à l’intention du peuple rwandais. Un jugement est, par définition, un acte public [= urubanza rucibwa mu ruhame rwa benshi]. Pourquoi alors avoir caché pendant tant d’années ces copies ? Pourquoi cacher les circonstances de leurs décès respectifs, s’ils étaient traités dignement ? Pourquoi cacher l’emplacement exact de la fosse commune où ils ont été jetés ? Au lieu de s’abaisser jusqu’à faire amende honorable au peuple rwandais entier, les Habyalimanistes [= les Banyakazu] masqués, de l’acabit de Marie-Madeleine Bicamumpaka, cherchent plutôt à rabaisser les martyrs de la Démocratie et de la République, à continuer à livrer contre eux de très fausses accusations dénuées de tout fondement et à endoctriner des gens trop crédules.

Enfin, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] précise qu’il n’est pas ayant droit en tant que tel. Toutefois, des ayant-droit comptent au nombre de ses membres, de ses militants et de ses dirigeants. Pour lors, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] est un mouvement politique révolutionnaire rwandais luttant pour la promotion du changement social au Rwanda et ayant entre autres objectifs, de faire établir « le tribunal national des crimes contre la société rwandaise [= Urukiko rwa Mbûga] » afin que cesse l’impunité et la tyrannie militaire sanguinaire au Rwanda. Les Bakiga Habyalimanistes [= les Bakiga Banyakazu] s’imaginent être issus des cuisses de Jupiter alors que ce sont des Rwandais au même pied d’égalité que tout Rwandais. Leur armée mono-régionale Kiga a dérangé leurs cerveaux. Ils devraient dire adieu à leurs illusions. Leur règne est fini et terminé. Il ne reviendra plus jamais au Rwanda.

  1. Considérations générales

Au terme des développements précédents, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] saisit cette occasion afin de mettre certaines choses au point pour le public, et formuler deux considérations utiles.

a. Que faire face au stratagème favori de la diversion des Habyalimanistes Banyakazu ?

Les Habyalimanistes Banyakazu sont surtout des militaires, des miliciens, des politicards intrigants, et des agents secrets très profondément retors et très actifs primaires étroits. En vérité, ils sont même plus disponibles dans les médias que les extrémistes Tutsi. Cela veut dire que les élites intellectuelles extrémistes Tutsi sont, quant à elles, plutôt très occupées à tyranniser le peuple rwandais et n’ont donc pas trop de temps pour les débats politiques dans les médias.

Bref, en politique, le stratagème principal des Habyalimanistes Banyakazu, c’est la diversion, la dérobade, l’échappatoire, le faux-fuyant et la pirouette. Les Habyalimanistes Banyakazu sont traumatisés quand l’on parle de la destruction des martyrs de la Démocratie et de la République sous le règne de Juvénal Habyalimana Rutemayeze et du génocide des Tutsi et des Hutu modérés. Pour lors, ils font tout de suite une diversion. Ils se mettent tout d’un coup à parler de « l’association des malfaiteurs en bande organisée qui eût existé autour de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge » ; « d’une constitution qui fut modifiée et signée par le chef d’État» ; « des gens qui furent suspendus du MDR-PARMEHUTU » ; « des militaires qui furent mutés par le chef d’État » ; « de la garde nationale et de la police nationale qui furent fusionnées » ; « des gens qui se fussent enivrés le 04 juillet 1973 » ; etc. ; comme si cela faisait partie du sujet débattu et était des arguments pour justifier la destruction des martyrs très faussement présentés comme une association de malfaiteurs en bande organisée ! Ils vont même plus loin et traitent de régionaliste le débatteur, -qui exige que justice soit rendue-, sous prétexte que la plupart des martyrs sont de sa région!

La parade est très simple. En effet, si l’on se met à répondre à toute cette diversion-là, on se laisse détourner et arracher des mains le droit fondamental d’exiger « que justice soit rendue aux martyrs de la Démocratie et de la République détruits par l’Akazu sous le règne de Juvénal Habyalimana Rutemayeze ». Il faut donc toujours réitérer l’exigence « que justice soit rendue aux martyrs de la Démocratie et de la République tués par l’Akazu sous le règne de Juvénal Habyalimana Rutemayeze », et ne pas laisser les Habyalimanistes tranquilles. Il faut les accuser sans cesse jusqu’au jour où Justice sera rendue auxdits martyrs. On argumentera comme ceci : « Trêve de manipulations ! À supposer que la Constitution ait été abusivement modifiée ; à supposer que les collaborateurs de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge fussent une « association de malfaiteurs en bande organisée ayant sévi autour de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge » ; à supposer tout ce que vous voulez ; pourquoi alors les détruire en prison alors qu’ils étaient des prisonniers politiques résignés et qu’ils n’étaient pas condamnés à mort ? Pourquoi les détruire ? Pourquoi les enterrer secrètement ? Pourquoi ne pas remettre les dépouilles mortelles à leurs familles respectives ? Pourquoi cacher les copies de jugement du procès ? Est-ce vraiment normal tout cela ? Non ! Justice doit être rendue ! ». Puis préciser tout de suite qu’exiger que justice soit rendue n’est pas du tout être régionaliste. Ça n’a rien à voir !

b. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] a même horreur du régionalisme

Contrairement aux très fausses accusations de l’Akazu moribonde, manifestement, les martyrs en question n’étaient pas uniquement des Banyagitarama et le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] n’est donc pas un mouvement politique régionaliste. Il faut arrêter les mensonges. Tout d’abord, il y a lieu de très bien relire et analyser la liste des grands hommes et des martyrs de la Démocratie et de la République auxquels le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] rend hommage. Ils sont répartis sur toutes les régions du Rwanda : Kigali, Gitarama, Nyanza, Butare, Gikongoro, Cyangugu, Kibuye, Gisenyi, Ruhengeli, Byumba, Kibungo. Cela donne déjà de bonnes indications sur le bastion sociologique du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] qui est bel et bien national. Les membres du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] ne sont pas uniquement des Banyagitarama. Ce n’est pas vrai. Même le promoteur scientifique et coordonnateur général, Mwalimu Mureme Kubwimana, n’est pas Munyagitarama. Il n’a jamais été membre ni du MDR-PARMEHUTU ni du MDR rénové. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] est très bien expliqué dans son projet de société.

Pourquoi alors le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] ne publie-t-il pas la liste de ses membres ? Allez-vous promener ailleurs. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] fait ce qu’il veut. Il n’est tenu de rien fournir à personne. Ça ne regarde personne. On est dans un processus révolutionnaire. On n’est pas dans une campagne électorale. Dans un processus révolutionnaire, on met en avant l’idéologie révolutionnaire et c’est le politologue consacré du mouvement politique révolutionnaire qui la pilote publiquement et qui ne fait que ça. Il s’occupe de l’élaboration idéologique et doctrinale. Il ne parle presque jamais de lui-même. Il ne court pas les villes et les campagnes. On ne met pas non plus en avant les acteurs, -responsables de commission, militants, membres, sympathisants-, qui, eux, agissent le plus discrètement possible et de leur propre initiative, partout où ils veulent agir. Ils s’organisent et se coordonnent comme ils veulent, de manière informelle, en fonction des réalités du terrain. Il s’agit de faire la critique radicale de la situation auto-coloniale Akazu ou Igisuti qui sévit au Rwanda depuis le 05 juillet 1973 et qui est jugée inacceptable, intolérable et condamnable. Par définition, l’idéologie révolutionnaire est essentiellement refus total et rejet d’un présent, au nom d’un avenir qui en doit être entièrement différent. Il ne s’agit donc pas de « Kwiyamamaza », c’est-à-dire, de battre la campagne, le pays, et les chemins en quête de soutiens électoraux. La méthodologie électorale et la méthodologie révolutionnaire sont deux choses complètement différentes. Les Basangirangendo ne sont candidats à rien du tout ! Ils n’ont à demander d’autorisation à personne, surtout pas au tyran militaire sanguinaire sclérosé de Kigali qu’ils méprisent absolument. L’idéologie révolutionnaire proclame, d’abord et avant tout, la reconstruction de la société tout entière sur des bases nouvelles non néo-colonialistes et non auto-colonialistes Akazu ou Igisuti.

Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] estime qu’aucun changement politique n’est possible par des moyens démocratiques dans un système politique postcolonial auto-colonial. Il importe d’abord de le démolir. La résistance à l’oppression est un devoir qui implique une extrême détermination et de bons calculs stratégiques. Il est très naïf de le voir autrement. Dans une société non industrielle, postcoloniale, post-génocides, prérévolutionnaire, il est absolument nécessaire d’élaborer et de propager l’idéologie révolutionnaire. C’est elle seule qui peut transformer profondément et fortifier une société fragmentée par le système colonial belge et le système postcolonial auto-colonial Akazu ou Igisuti. Un parti politique sans idéologie révolutionnaire est une coquille creuse et une politicaillerie inutile. Il faut être très sincèrement intéressé par le bien-être général du peuple et le salut de la société toute entière et non par le pouvoir, les honneurs et l’argent à l’instar des totalitaristes auto-colonisateurs du MRND et du FPR-Inkotanyi. Ceux-ci passent comme finissent tous les cauchemars, tandis que le Rwanda survit, reste et les maudit. Ce sont des Sekudeta Rutemayeze, des Rwabujindili-rulya- ntiruhage, etc. Quand l’on est un grand homme, il faut faire les choses de façon que des gens soient fiers de vous rendre hommage pendant plusieurs siècles. C’est ça que les tyrans ne comprennent pas. Aujourd’hui, il serait très ignominieux de se déclarer publiquement GP, MRND-CDR, génocidaire ou Interahamwe Habyalimaniste. Les Bakiga Habyalimanistes en ont honte. Ils le cachent. Demain, il sera très ignominieux de se déclarer Paul-Kagamiste comme il l’est aujourd’hui de se déclarer Hussein-Habréiste, Samuel-Doeiste, Charles-Tayloriste, etc.

En bref, un mouvement politique révolutionnaire représente un courant idéologique précis [= Intekerezo; dispose d’un projet de société convaincant et publiable dans une maison d’édition ; rend hommage à de grands hommes historiques nationaux précis [= Intwali zidasanzwe musingiza] et à des martyrs précis [= Abatabazi mwibuka] et est piloté par un politologue consacré. Dans l’ordre des préséances, les politologues se placent au premier rang, les dirigeants politiques au deuxième rang, les militants au troisième rang, les membres au quatrième rang, les sympathisants au cinquième rang et les observateurs [= Abavumbyi b’ibitekerezo] au dernier rang. Un mouvement politique révolutionnaire n’est donc pas un rassemblement de protestataires simplement unis par la protestation contre le gouvernement en place afin de le remplacer ou d’obtenir des postes dans la gestion et le contrôle de l’appareil de l’État à l’instar du CNARED burundais, de la CPC, du RDI-Rwanda rwiza, de Ishema party, du RNC, de l’ADC-Ikibili, de l’ADRN-Igihango, des FDU-Inkingi, du CNR-Intwali, des FDLR, du PS-Imberakuli, etc. Ceux-ci s’appellent des abcès politiques sans lendemain. [= Ni ibibyimba bidatinda gutulika]. Au lieu de faire des mouvements politiques, ils font des abcès politiques et se lancent dans un semblant de campagne électorale. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] ne fait pas de la protestation car les gouvernements passent mais le pays reste. C’est un vrai mouvement politique révolutionnaire.

Voilà pourquoi, pour le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], la première priorité n’est pas de galvaniser le menu peuple rwandais puisqu’il est déjà sensibilisé par la misère désespérée dans laquelle le système postcolonial auto-colonial Akazu ou Igisuti l’ont enfoncé, mais qu’il est incapable de renverser le régime tyrannique et totalitaire de Paul Kagame Rwabujindili. Donc, la première priorité, c’est l’alimentation du processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise et la nécessité absolue de convaincre la communauté internationale en utilisant des langues étrangères, tout en sachant très bien que personne ne peut planifier une révolution. La Révolution éclate justement d’elle-même quand le processus révolutionnaire touche au terme de son mûrissement. Mais personne ne sait ni quand, ni comment. Une chose est sûre et certaine : le totalitarisme moderne est voué à l’échec. En politique, il ne faut pas être empressé. Il faut s’engager à mort et être très patient. Ce Paul Kagame Rwabujindili peut espérer y passer autant d’années qu’il veut. Le peuple rwandais concassera son Totalitarisme moderne et lui arrachera ce pouvoir dont il abuse tyranniquement ! C’est un ignorant et un sot !

  1. Conclusion

En dernière analyse, il est prouvé que la déclaration sans faits établis par laquelle Marie-Madeleine Bicamumpaka avance que les collaborateurs de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge étaient une « Association de malfaiteurs en bande organisée : Nyakwubahwa Grégoire Kayibanda yali yaragoswe n’agaco k’abantu badatomoye, bagiye bamukoresha amakosa akomeye ! » est une opinion politique commune habyalimaniste. À ce titre, il est légitime de lui opposer une parade politique générale commune centriste gitériste-kayibandiste.

C’est archifaux ! Absolument faux ! Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] affirme et affirmera toujours que la cour nationale des crimes et délits contre la sûreté intérieure de l’État, siégeant à Ruhengeli en juin 1974 et présidée par le major Bonaventure Ntibitura, n’a pas respecté les directives et principes généraux applicables à toute procédure judiciaire. Voilà pourquoi les Basangirangendo exigeront toujours, mais toujours, que justice soit rendue aux martyrs de la Démocratie et de la République détruits par l’Akazu sous le règne de Juvénal Habyalimana Rutemayeze de 1973 à 1990 et qu’un procès de réhabilitation en bonne et due forme puisse avoir lieu. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] refuse catégoriquement l’amnistie générale. Il refuse catégoriquement que cette affaire soit close dans un simulacre de dialogue inter-rwandais que ne cessent de réclamer l’Akazu et consorts, pendant qu’au même moment, les Habyalimanistes exigent que l’affaire de l’abattage de l’avion présidentiel rwandais à Masaka, le 06 avril 1994, soit, elle, jugée par une cour internationale des crimes contre l’Humanité. C’est donc une politique de deux poids et deux mesures.

Trêve de manipulations ! À supposer que la Constitution ait été abusivement modifiée ; à supposer que les collaborateurs et co-accusés de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge fussent une « association de malfaiteurs en bande organisée ayant sévi autour de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge » ; à supposer tout ce que l’Akazu veut ; pourquoi alors les détruire en prison alors qu’ils étaient des prisonniers politiques résignés et qu’ils n’étaient pas condamnés à mort ? Pourquoi les détruire ? Pourquoi les enterrer secrètement ? Pourquoi ne pas remettre les dépouilles mortelles à leurs familles respectives ? Pourquoi cacher les copies de jugement du procès ? Est-ce vraiment normal tout cela ? Non ! Justice doit être rendue !

Fait à Paris, le 03 août 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir vous adresser à l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&sr=7

CACHET MCR