Rwanda : Enjeux magico-religieux de la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi [= saint patron des réfugiés] pour les besoins paul-kagamistes de dépouilles opimes [= Kagame Rwabujindili arashakashakisha ibinyita bya Kigeli V Ndahindurwa].

[= Document technique à l’intention de l’avocat de l’opposition rwandaise à la capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi (= saint patron des réfugiés)].

PORTRAIT MUREME 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Représentant du modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

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A. Introduction

Exactement comme dans toutes les batailles historiques du Passé autour de la dépouille mortelle d’un Roi [= un Mwami], depuis le 16 octobre 2016, il se passe, à Oakton en Virginie aux États-Unis d’Amérique, une bataille sans trêve ni merci autour de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi [= saint patron des réfugiés] entre d’une part la noblesse tutsi faction Mwami soutenue par le peuple rwandais et d’autre part, la noblesse tutsi faction paul-kagamiste. Qu’est-ce que c’est ça ? Quels sont les tenants et les aboutissants de cet évènement historique majeur ? Quel intérêt et quelle qualité ont-elles à agir dans la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, de vraies femmes Tutsi Bahindiro répondant respectivement aux noms de Speciosa Mukabayojo, Christine Mukabayojo, Angela Kale Kayihura ? Qu’ont-ils à foutre dans cette bataille rangée Mgr Smaragde Mbonyintege, évêque catholique romain de Kabgayi ; Mgr Japhet, évêque de je ne sais quoi et le vieux pasteur roublard Ezra Mpyisi ? [= Ni akumiro ni ukuli kw’Imana !].

Le présent article a pour but d’éclairer la Société rwandaise, la Communauté internationale, la Justice américaine et l’avocat de l’opposition rwandaise à la capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, pourtant défini comme étant un exilé rwandais banni par le Colonisateur extrémiste tutsi paul-kagamiste. Il est vraiment très suspect de réclamer à cor et à cri le rapatriement de la dépouille mortelle d’un type qu’on a soi-même dégradé et banni, allant jusqu’à oser claironner sur les ondes de la Radio Rwanda, -plus précisément à Mukarange-, être tout-à-fait prêt à le charcuter s’il ose revenir. Pourquoi alors réclamer son corps après l’avoir soi-même dégradé et banni ? Tant de questions méritent tant de réponses !

Pour ce faire, le présent article s’impose une démarche thématique, chronologique et dialectique et se structure comme suit :

  • Introduction
  • Récit de tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi [= saint patron des réfugiés].
  • Histoire des très graves conflits de pouvoirs, d’intérêts et d’aspirations entre la noblesse tutsi faction Mwami et la noblesse tutsi faction Abâkagâra
  • La reconquête du pouvoir politique rwandais et la colonisation extrémiste tutsi
  • Effets pervers du système colonial extrémiste tutsi et irruption du M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes].
  • Enjeux magico-religieux de la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi
  • Bannissement en 2013 de Kigeli V Ndahindurwa par le Colonisateur extrémiste Tutsi
  • Conclusion              

B. Récit de tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi [= saint patron des réfugiés].

  1. Mort du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa et controverse au sujet d’un éventuel rapatriement de sa dépouille mortelle.

C’est dans la nuit du 15 au 16 octobre 2016 que le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa est mort à Oakton en Virginie aux États-Unis d’Amérique, à l’âge de 80 ans, d’une mort non encore identifiée. Il est né le 29 juin 1936 à Kamembe en Kinyaga, au bord du lac Kivu. Son père est Yuhi V Musinga Rugwizakulinda et sa mère, la reine Mukashema, une noble Tutsi Mwêga. Cette information fut donnée en tout premier lieu au public très tôt le matin du 16 octobre 2016 par le journal pro-gouvernemental http://igihe.com/amakuru .

En date du 17 octobre 2016, une certaine Spéciose Mukabayojo, sœur de Ndahindurwa, se définissant comme étant la représentante du clan royal des Bahindiro [= Les Bahindiro appartiennent au groupement socio-familial des Banyiginya Benendoli], publia, à Washington DC, le communiqué laconique suivant : « Le clan royal a la douleur de porter à la connaissance du public la mort de sa Majesté le Mwami du Rwanda Kigeli V Ndahindurwa. Le clan royal demande au peuple rwandais de bien vouloir attendre les résultats de l’autopsie, en vue d’éviter de raconter des racontars futiles et frivoles au sujet de cette mort. Le clan royal, de concert avec le Conseil royal rwandais, informe le peuple rwandais entier, les amis et connaissances, que Kigeli V Ndahindurwa est mort le 15 octobre 2016. Il était hospitalisé dans un hôpital, dans la ville d’Oakton en Virginie, aux États-Unis d’Amérique. Tout ce qui concerne les funérailles sera annoncé prochainement. Le clan royal saisit cette occasion pour demander à tous les Rwandais d’éviter les commérages circulant sur Internet et propageant des rumeurs non vérifiées au sujet de la mort du Mwami Kigeli V. Le clan royal demande encore aux Rwandais de bien vouloir patienter et attendre les résultats médicaux au sujet de ce qui est arrivé au Mwami Kigeli V et l’a emporté. Le clan royal condamne tous ceux qui continuent de colporter sans faits établis des rumeurs mettant en cause certaines autorités ou certaines gens ».

Interrogé par la voix de l’Amérique, en date du 17 octobre 2016, sur cette mort, le chancelier et directeur de cabinet du Mwami, en l’occurrence Boniface Benzinge, répondit brièvement ceci : « Nous attendons les résultats médicaux pour en savoir quelque chose. Tout ce qu’on sait, c’est que le Mwami était une personne âgée de 80 ans et qu’à cet âge, on est vulnérable. Mais il faut attendre les résultats de l’autopsie que nous avons demandée. Par ailleurs, c’est une très grande perte nationale. Cet homme aimait beaucoup le peuple rwandais et le Rwanda. Il accueillait tout le monde sans distinction aucune. Cet homme s’est beaucoup dépensé pour le Rwanda et a beaucoup fait pour le Rwanda jusqu’à la dernière minute de sa vie. Il priait beaucoup pour la Rwanda et pour le peuple rwandais. C’était un homme très croyant, aimant beaucoup Dieu. C’est vraiment une très grande perte nationale. Mais il faut prendre la vie comme elle est. Un jour, on va mourir ».

En date du 17 octobre 2016, le parti politique caméléon et pro-FPR nommé « Green party » dirigé par Habineza Frank, claironna la demande de rapatriement de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi en ces termes : « Green party a la douleur d’apprendre la mort du dernier Mwami du Rwanda Kigeli V Ndahindurwa, survenue hier aux États-Unis d’Amérique où il était réfugié politique. Green party supplie avec insistance le gouvernement rwandais de bien vouloir faciliter le rapatriement de la dépouille mortelle et s’en occuper d’urgence. Green party supplie avec insistance le gouvernement rwandais d’engager les voies et moyens nécessaires en vue du rapatriement rapide de la dépouille mortelle du Mwami dans sa patrie le Rwanda et d’organiser en sa faveur des funérailles nationales en sa qualité d’ancien chef d’État rwandais ayant œuvré au recouvrement de l’indépendance et à la décolonisation du Rwanda ».

En date du 17 octobre 2016, saisissant la balle au bond, comme une girouette, Faustin Twagiramungu Rukôkôs, président du parti politique d’opposition en exil, RDI-Rwanda rwiza, surenchérit dans la lutte pour le rapatriement de la dépouille mortelle du Sûgu en ces termes : « Le parti politique RDI-Rwanda rwiza demande avec insistance au gouvernement du Rwanda de faire tout ce qui est pratiquement possible pour que le Mwami Kigeli V Ndahindurwa soit inhumé au Rwanda sans entrave aucune et qu’il le soit avec tous les honneurs dus à un ancien chef d’État. Il convient qu’il soit enterré à Mwima-na-Mushirarungu, à Nyanza, aux côtés de son frère aîné Mutara III Rudahigwa. Il est également nécessaire que l’État rwandais puisse demander à l’État belge de montrer l’emplacement du tombeau du Mwami Yuhi V Musinga enterré secrètement à Moba au Congo belge, de sorte que lui aussi puisse être enterré à Mwima-na-Mushirarungu aux côtés de ses enfants ».

À qui mieux-mieux, en date du 18 octobre 2016, comme un forcené, les FDU-Inkingi, représentées par Emmanuel Mwiseneza, surenchérissent dans la lutte pour le rapatriement des dépouilles mortelles d’anciens chefs d’État dans les termes suivants : « Le parti politique FDU-Inkingi demande au pouvoir politique rwandais détenu par le président Kagame et son FPR de ne pas négliger l’évènement de la mort de Jean-Baptiste Ndahindurwa. Il leur demande de faire preuve d’humanisme et de faire le nécessaire pour que Jean-Baptiste Ndahindurwa soit enseveli au Rwanda, pays qu’il dirigea, et demande que cela soit fait dans le strict respect dû à un ancien chef d’État. Cela, c’est un devoir moral incombant à l’État de Kigali. Par ailleurs, le parti FDU-Inkingi demande à l’État rwandais de faire le nécessaire pour que, dans le cadre de la recherche de la paix sociale rwandaise, il soit établi un cimetière spécial réservé aux anciens chefs d’État. De la sorte, tous, sans exception, pourront être traités au même pied d’égalité dans un cimetière national commun et celui-là devra être considéré comme un symbole d’unité du peuple rwandais et de l’histoire de sa vie ».

Par parenthèse, il est tout de suite à faire remarquer que, pis que le communiqué du RDI-Rwanda rwiza, le communiqué des FDU-Inkingi est une moquerie très basse. Établir un cimetière spécial national réservé aux anciens chefs d’État rwandais ne causerait en rien la Paix sociale rwandaise et ne pourrait même pas être considéré comme un symbole d’Unité du peuple rwandais et de l’histoire de sa vie. Avoir été chef d’État rwandais ne suffit pas pour être un héros national. Tout dépend de la personnalité de chacun. Être chef d’État par coup d’État militaire et assassinat du président en place n’est pas un acte d’héroïsme. Il serait idiot et absolument trompeur d’enterrer Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge à côté de son assassin Juvénal Habyalimana Rutemayeze ; d’enterrer celui-ci à côté de son assassin Paul Kagame Rwabujindili ; d’enterrer Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi à côté de son ennemi juré Paul Kagame Rwabujindili ; etc. Il est donc manifeste que toute la machination des FDU-Inkingi consiste à redorer le blason de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, en l’occurrence un tyran militaire sanguinaire génocidaire, absolument indigne de respect. Il importera plutôt de traduire ce type devant le tribunal national des crimes contre la société rwandaise [= Urukiko rwa Mbuga] chargé de juger les types.

Au contraire, plutôt que de rendre hommage aux tyrans militaires génocidaires Juvénal Habyalimana Rutemayeze et Paul Kagame Rwabujindili, il faudra plutôt réhabiliter et honorer la mémoire de tous les Rwandais Hutu, Twa et Tutsi morts martyrisés autant dans les prisons colonialistes extrémistes Kiga de Juvénal Habyalimana Rutemayeze que dans les prisons colonialistes extrémistes Tutsi Ega. Un jour, le peuple rwandais montrera bien à Juvénal Habyalimana Rutemayeze et à Paul Kagame Rwabujindili que c’est un peuple heureux malgré eux. Non ! Il ne vénérera jamais ces grands criminels !

Bref, la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi ne peut pas être remise entre les mains de son ennemi juré, le grand criminel Paul Kagame Rwabujindili et elle ne reposera jamais aux côtés des tyrans militaires sanguinaires génocidaires Paul Kagame Rwabujindili et Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Pourquoi est-ce que sous son règne, lui, Juvénal Habyalimana Rutemayeze n’a-t-il pas établi ce fichu cimetière? Pourquoi n’a-t-il pas témoigné du respect envers Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge et n’a-t-il pas traité sa dépouille mortelle avec respect, faisant plutôt drôlement montre de préférence pour un Dominique Mbonyumutwa qui ne fut jamais Chef d’État rwandais. [= Nta soni gusaba abo mwimye !]

Bref, la surenchère augmenta et vira à la supercherie politique. En date du 19 octobre 2016, un communiqué non signé commença à circuler sur Internet sous forme de tract et se définissant comme émanant du clan royal résidant au Rwanda. Il disait ceci : « Les représentants du clan royal résidant au Rwanda ont décidé que la dépouille mortelle du Mwami Kigeli V Ndahindurwa devra être rapatriée et enterrée au Rwanda. Ils remercient très vivement le peuple rwandais en général et le gouvernement rwandais en particulier pour l’aide de toute sorte qu’il a bien voulu consentir en faveur de notre clan dans tout le processus de rapatriement, de funérailles, d’enterrement et d’autres actions subséquentes ».

Sans tarder, en date du 20 octobre 2016, au nom du clan royal représenté à Washington DC et à Oakton autour de la dépouille mortelle, Spéciose Mukabayojo réfuta catégoriquement ce truc, le taxant de rumeurs sans fondements. Pour leur part, en date du 21 octobre 2016, au nom des membres du clan royal résidants présents au Rwanda, Médard Rutijanwa déclara ceci à propos dudit tract : « Ce tract-là, nous ne savons pas celui qui l’a publié. Notre position est identique. Mais la nôtre, nous allons la donner et la signer ». Cela fut fait le jour même. En outre, il fut décidé d’envoyer à Oakton en Virginie une délégation de neuf personnes comprenant notamment Ezra Mpyisi, l’évêque de Kabgayi Mgr Smaragde Mbonyintege et Mgr Japhet. La délégation arriva en Amérique le 26 octobre 2016. Les pourparlers entre les deux sous-groupes familiaux royaux eurent lieu le 27 octobre 2016. Aucun accord ne fut trouvé. Comme le sous-groupe venu du Rwanda tenait absolument au rapatriement de la dépouille mortelle, il ajouta que si aucun accord continue à ne pas être trouvé, il s’en remettrait à la Justice américaine.

Pour couper court à toute cette spéculation, dans une interview accordée à la Voix de l’Amérique mardi le 02 novembre 2106, Boniface Benzinge, Chancelier et directeur de cabinet du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, refusa l’aide proposée par le gouvernement rwandais pour le rapatriement de la dépouille mortelle. Et d’ajouter : « Pour notre part, le rapatriement de la dépouille mortelle au Rwanda n’est pas du tout envisageable, quand bien même ils le souhaitent. En ce qui me concerne, en ma qualité de directeur de cabinet du Mwami, je leur ai bien expliqué que je dois me conformer strictement à sa dernière volonté qui doit être absolument respectée. Je pense aussi que dans toute culture et dans tout droit interne ou public international, l’on s’en tient strictement à la dernière volonté de la personne décédée, d’autant plus que Kigeli V Ndahindurwa était en outre réfugié politique et avait déposé une demande d’asile. Et la qualité de réfugié lui a été reconnue. Il voyageait avec un titre de voyage. Il était placé sous la protection juridique et administrative des États-Unis. Ça veut donc dire ce que ça veut dire ».

Et c’est alors que la sœur de Kigeli V Ndahindurwa, Spéciose Mukabayojo, changea d’avis et devint le porte-parole du sous-groupe de Kigali. Elle et une nièce de Kigeli V Ndahindurwa, nommée Christine Mukabayojo signèrent, à Washington DC, le jeudi 03 novembre 2016, le communiqué suivant : « Le clan royal du Mwami Kigeli V remercie très vivement tous les pays qui ont bien voulu l’accueillir durant son exil. Le clan royal saisit cette occasion pour porter à la connaissance du peuple rwandais, des amis et des parents, que la dépouille mortelle du Mwami sera rapatriée au Rwanda et inhumée à Mwima à Nyanza, dans sa patrie, là où précisément il fut intronisé. Il sera inhumé en présence du peuple rwandais qu’il a aimé toute sa vie. La date des funérailles sera communiquée prochainement ». Alors là, cet évènement mit toute la société extrémiste tutsi en effervescence.

  1. Échec de la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi.

Après quoi, d’après l’enquêteur Kamuzinzi du journal http://www.inyenyerinews.org/ , munis de ce communiqué manipulant, la sœur de Kigeli V Ndahindurwa, Spéciose Mukabayojo, ses nièces Christine Mukabayojo, Angela Kale Kayihura et leurs enfants, s’en allèrent au Money & King Vienna Funeral Home d’Oakton réclamer la dépouille mortelle de Kigeli V Ndahindurwa Jean Batiste. Or, leurs pièces justificatives étaient fausses et très ridicules. Les responsables de la maison funéraire rejetèrent leur demande. Et ils se mirent tous à rouspéter et à crier à tue-tête à la fois ; Spéciose Mukabayojo hurlant qu’il s’agit de son frère ; Christine Mukabayojo, qu’il s’agit de son oncle ; leurs enfants, qu’il s’agit de n’importe quoi ! Christine Mukabayojo avait pour interprète son enfant aîné. Money & King Funeral Home appela Boniface Benzinge, directeur de cabinet du Sûgu, ainsi que le directeur de la fondation Kigeli V Foundation. À leur arrivée, il leur fut exposée la demande inacceptable des escrocs venus capturer la dépouille mortelle en brandissant des documents illégaux et irréguliers au regard du droit interne américain.

Boniface Benzinge démolit sur le champ leur escroquerie, exhiba le titre de séjour et le titre de voyage de Kigeli V Ndahindurwa selon lesquels la qualité de réfugié a été reconnue à Ndahindurwa Jean-Baptiste ; son statut de réfugié politique était régi par les dispositions de la Convention de Genève du 28 juillet 1951 relative au statut des refugiés ; et selon lesquels Ndahindurwa Jean-Baptiste était placé sous la protection juridique et administrative des États-Unis. Donc, la dépouille mortelle du Sûgu est une dépouille mortelle de réfugié placé sous la protection juridique et administrative des États-Unis. Assurément, ses craintes de persécutions en cas de retour dans son pays d’origine, le Rwanda, n’ont pas cessé du fait de sa mort. Au contraire, il y a davantage de craintes de persécutions de sa dépouille mortelle en cas de rapatriement dans son pays d’origine, le Rwanda.

Ce que voyant, le directeur de cabinet du Sûgu décida d’avertir qui de droit du danger de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, de demander sa plus grande sécurisation et d’informer la Communauté nationale et internationale. Vendredi le 04 novembre 2016, il accorda une interview à la radio BBC Gahuza-milyango en ce sens. Le même jour, il accorda une interview à Serge Ndayizeye, journaliste de la radio Itahuka. Dans cette interview, Boniface Benzinge révéla sans ambages le rôle secret du gouvernement rwandais dans toute cette controverse et ses diverses dissimulations. Il défit le montage grossier de Claude-François Rukeba, -fils de François Rukeba-, vendu par Kigali et se targuant à faux titre d’être conseiller du Sûgu alors qu’il n’en est rien. Par contre, Claude-François Rukeba lui-même n’existe pas puisqu’il s’est lui-même déclaré mort au Canada, pour pouvoir resurgir aux États-Unis sous un autre faux nom. Qui peut donc croire en un menteur de cet acabit ? Boniface Benzinge précisa avec raison que le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi est un patriarche national et non un simple fils de Yuhi V Musinga, frère de Spéciose Mukabayojo. Il a joué plusieurs rôles dans la société rwandaise. Tous doivent être pris en considération. Boniface Benzinge s’est apitoyé sur le rôle minable d’Ezra Mpyisi et s’en est indigné. Boniface Benzinge ne comprenait pas comment de prétendues princesses rwandaises vivant elles-mêmes en exil, puissent exiger le rapatriement de la dépouille mortelle du Sûgu dans un Rwanda qu’il a fui en raison de craintes de persécutions et où elles-mêmes ne vivent même pas. Alors, pourquoi vouloir faire envoyer la dépouille mortelle dans un pays où elles-mêmes n’ont pas envie de s’installer ? Pour qui se prennent-elles, en quelle qualité et dans quel intérêt agissent-elles ? Voilà des questions secondaires dérivées qui méritent des réponses, plus bas.

Enfin, Boniface Benzinge informa le public que les trois femmes-là ont engagé un avocat pour la poursuite de l’affaire devant les tribunaux et pour la part du Conseil royal rwandais et de la Fondation Roi Kigeli V, des dispositions avait été prises pour engager aussi un avocat. Il a été également demandé au Haut Commissariat des nations unies de dépêcher un avocat dans ce procès afin de défendre les droits de la dépouille mortelle de leur réfugié politique. Le réfugié politique est mort, oui ! Mais la dépouille mortelle appartient au réfugié politique et à la Fondation Roi Kigeli V Ndahindurwa et non à son pays d’origine qu’il a fui.

Cela étant dit, en date du 04 novembre 2016, Boniface Benzinge lança, sur Internet, une pétition de la défense des droits de la dépouille mortelle du réfugié politique rwandais et Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi. Il est libellé comme suit : « Très nombreux sont les Rwandais qui se demandent pourquoi Kagame a besoin du Mwami mort, alors que de son vivant il n’avait pas besoin de lui. Par ailleurs, le Mwami a demandé un referendum sur sa question, afin qu’il puisse rentrer en compagnie de l’ensemble de tous les réfugiés rwandais vivant en exil. Kagame a refusé. De même, le Mwami a demandé d’être inhumé à l’extérieur du Rwanda, de sorte qu’il puisse rentrer ensemble avec tous les réfugiés rwandais éparpillés partout dans le Monde. Et voilà que Kagame utilise des agents de toute sorte dans l’espoir de pouvoir capturer la dépouille mortelle du Mwami. Rwandais, Rwandaises, veuillez signer cette pétition au cas que vous soyez d’accord que la dépouille mortelle du Mwami repose à l’extérieur du Rwanda jusqu’au retour de la paix sociale et de l’ordre social au Rwanda tel que c’était son souhait le plus vif ».

C. Histoire des très graves conflits de pouvoirs, d’intérêts et d’aspirations entre la noblesse tutsi faction Mwami et la noblesse tutsi faction Abâkagâra

  1. Enjeux sociopolitiques

Il existe au Rwanda, depuis la fin du 19ème siècle, de très graves conflits de pouvoirs, d’intérêts et d’aspirations au sein de la noblesse tutsi. Ces conflits ont éclaté au grand jour en novembre 1896 avec la révolution de palais de Rucunshu, et perdurent encore. Depuis lors, la noblesse tutsi s’est fissurée en deux factions, à savoir la noblesse tutsi faction Mwami à laquelle appartient le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi et la noblesse tutsi faction Abâkagâra à laquelle appartient le tyran militaire sanguinaire génocidaire Paul Kagame Rwabujindili.

La noblesse tutsi faction Mwami regroupe les Banyiginya et leurs alliés. La noblesse Tutsi faction Abâkagâra regroupe les Bêga et leurs alliés. Le motif de ces conflits, c’est le contrôle du Rwanda. Les Banyiginya Benendoli, c’était le clan royal qui donnait au Rwanda le Mwami de père en fils. Or, les Banyiginya Benendoli épousaient des femmes Tutsi Bêga et réciproquement, les Tutsi Bêga épousaient des femmes Banyiginya Benendoli. C’est donc par le stratagème des relations matrimoniales que la noblesse tutsi faction Abâkagâra va planifier d’évincer et de détrôner du pouvoir politique rwandais la noblesse tutsi faction Mwami.

  1. Évolution des conflits

Depuis la Révolution de palais de Rucunshu, menée par la noblesse tutsi faction Abâkagâra en faveur de leur neveu Musinga, les Bâkagâra ont toujours considéré le pouvoir suprême au Rwanda comme un bien privé à eux qu’il leur revenait d’offrir à un prince Munyiginya de leur choix et de monopoliser. Dans cette logique, ils éliminaient physiquement tout noble Tutsi Munyiginya gênant. Naguère puissants, les nobles Tutsi Banyiginya n’étaient plus que l’ombre d’eux-mêmes, à cause d’une femme nommée Nyirayuhi V Kanjogera alias Umukama w’abakazi. Il est très important de souligner cette affaire puisqu’elle traînera en longueur jusqu’à nos jours où la noblesse tutsi faction Abâkagâra est horriblement représentée par le non moins cruel et usurpateur Paul Kagame Rwabujindili, chef d’État rwandais. La cruauté et l’usurpation sont les déterminants principaux de la noblesse tutsi faction Abâkagâra.

Devenu majeur, le Mwami Yuhi V Musinga s’opposa farouchement à l’extermination des siens, mais ne parvint jamais à se libérer de l’emprise de sa mère Tutsi Mwâkagâra. Par moments, il se montrait libre et sa mère en prenait acte. Un jour, il décida de répudier toutes les femmes espionnes Bêga Bâkagâra que la Reine-mère lui avait imposées. La noblesse tutsi faction Abâkagâra jura sa perte, se rapprocha des Belges et des missionnaires en vue de mieux trahir ce Mwami qui se détournait d’eux. L’entreprise fut dirigée par Rwaàgatârâka, fils de Rwidegembya, fils de Cyigenza, fils de Rwâkagâra (= ancêtre éponyme des Bâkagâra). Bref, lorsque le Mwami Yuhi V Musinga voulut s’émanciper et se dégager de l’emprise des Tutsi Bêga Bâkagâra, il fut trahi auprès des Belges par la noblesse tutsi faction Abâkagâra, jeté en exil et assassiné. La destitution du Mwami Yuhi V Musinga et sa relégation à Kamembe par le Colonisateur belge, -avec qui collaboraient très étroitement les Tutsi Bêga Bâkâgara-, fut donc un résultat considérable pour la noblesse tutsi faction Abâkagâra, mais la désignation d’un Rudahigwa opposé à la rapacité des Bâkagâra constitua une grosse déception pour eux. Rudahigwa était malheureusement pour eux le fils le plus courageux de Yuhi V Musinga. Ainsi s’est agrandie irréversiblement de jour en jour jusqu’aujourd’hui la fissure de la noblesse tutsi datant de la Révolution de palais de Rucunshu.

À l’avènement du règne du Mwami Mutara III Rudahigwa, la noblesse tutsi faction Abâkagâra, alliée des Belges, contrôlait pratiquement la grande partie du territoire national rwandais. Environ 3/4 des provinces et des sous-provinces, devenues plus tard des chefferies et des sous-chefferies étaient entre les mains des Bâkagâra. Il est à rappeler que l’importance excessive de Rwâkagâra (= ancêtre éponyme des Bâkagâra) a commencé avec les noces de sa sœur Nyiramongi avec le Mwami Yuhi IV Gahindiro, lui-même leur cousin, puisque Gahindiro était un fils de leur tante paternelle Nyirayuhi IV Nyiratunga. Son importance s’est accrue avec l’accession de sa sœur Nyiramavugo II Nyiramongi au rang de Reine-mère du Mwami suivant, Mutara II Rwogera, son fils. Son importance s’est accrue davantage avec les noces de sa fille Kanjogera avec le Mwami suivant Kigeli IV Rwabugili. Le malheur du Rwanda voulut que la même Kanjogera fût la femme favorite de Rwabugili. Les poètes dynastiques lui avaient dédié un poème la faisant passer pour la Reine des femmes « Umukama w’Abakazi » c’est-à-dire l’impératrice.

Après la mort de Rwabugili, la même Kanjogera, aidée par ses frères Kabare, Ruhinankiko, Mbanzabigwi, Cyigenza, etc. va faire la Révolution de palais de Rucunshu et asseoir son propre fils Musinga au trône royal du Rwanda. Depuis lors jusqu’à l’avènement du Mwami Mutara III Rudahigwa, les Bâkagâra dominaient le Rwanda. Ils ne leur manquaient que la royauté théorique. Le Rwanda était quasiment gouverné par le clan Rwakagara, c’est-à-dire les fils de Rwakagara (Kabare, Ruhinankiko, Mbanzabigwi, Cyigenza, etc.), et ses petits-fils. Ceux-ci sont Nyantaba et Rwabutogo fils de Kabare, Rwubusisi et Rwidegembya fils de Cyigenza, Kayondo fils de Mbanzabigwi…. Même les arrières-petits-fils furent appelés en renfort au gouvernement des Bâkagâra. Ce sont par exemple Rwagataraka et Kamhayana fils de Rwidegembya, Rutaremara fils de Kayondo, Kanubana fils de Rwubusisi, etc. Telles sont les tristes réalités de la tyrannie de la noblesse tutsi faction Abâkagâra. À cette époque-là, les Bâkagâra dominaient le Rwanda d’un bout à l’autre. Tous les chercheurs Tutsi ou nobles tutsistes qui s’arrangent pour cacher ses tristes réalités sont des chercheurs malhonnêtes qu’il importerait de blâmer.

À son arrivée au pouvoir, le nouveau Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco fut confronté à la puissance des Bâkagâra et à leurs complots incessants. Durant son règne, le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco, jour pour jour, dut faire face à la noblesse tutsi faction Abâkagâra (minoritaire, certes, mais sans scrupules), cette fois-ci menée par un grand retors nommé Kayondo fils de Mbanzabigwi, fils de Rwakagara. Les Bâkagâra étaient toujours dans les oreilles des coloniaux Belges. Un moment donné, le colonisateur belge voulut même destituer le Mwami Mutara III Rudahigwa mais comme le Rwanda était passé sous tutelle de l’ONU, cela devint impossible. Mais rien ne fut épargné par les Bâkagâra pour lui rendre la vie très dure et le couler.

Il en sera également de même avec le Mwami suivant Kigeli V Ndahindurwa. C’est dans une atmosphère de zizanie intra noblesse tutsi que la Révolution sociale de 1959 éclata et vint abolir la fichue noblesse tutsi. Celle-ci alla en exil, médita ce qui lui était arrivé, décida de s’unir, de se réorganiser pour la reconquête du pouvoir politique rwandais. Et c’est ainsi que purent se calmer momentanément les conflits au sein de la noblesse tutsi, grâce à Yoweri Kaguta Museveni qui lui n’est ni Tutsi Munyiginya, ni Tutsi Mwêga mais plutôt Hima Musîta. Mais, en réalité, les rivalités pour le leadership de la noblesse tutsi vont continuer de plus bel jusqu’aujourd’hui.

En 1990-1994, la noblesse tutsi faction Abâkagâra utilisera la noblesse tutsi faction Mwami, les Hima-Tutsi du Plateau africain des grands lacs, les Tutsi défavorisés et les Hutu modérés pour reconquérir le pouvoir suprême au Rwanda. Mais, après avoir remporté la victoire, elle s’appliquera à les casser les uns après les autres. Ce qui se passe aujourd’hui au Rwanda est trop lourd de conséquences pour l’avenir du Rwanda. Un petit clan, qui n’est qu’une minorité clanique de la sous-population minoritaire tutsi, est entrain de faire du Rwanda tout ce qu’il veut et se comporte de mal en pis depuis plus d’un siècle. On espère qu’un jour les criminels Bâkagâra paieront leurs crimes.

  1. Tableau schématisant la fissure de la noblesse tutsi rwandaise et les conflits sociopolitiques internes de 1896 à aujourd’hui

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D. La reconquête du pouvoir politique rwandais et la colonisation extrémiste tutsi

En 1994, agissant en parfait accord avec les Tutsi non nobles Tutsi et les Hutu modérés, la noblesse tutsi reconquiert le pouvoir politique rwandais, perdu en 1959. Mais, petit à petit, la noblesse tutsi faction Abâkagâra va s’approprier les acquis et les profits de cette contre-révolution sociale de 1994, casser et éliminer une à une d’autres tendances politiques. Il s’agit, de fait, d’une domination interne du Rwanda, typiquement tyrannique et totalitaire, qui n’est pas seulement économique et politique, mais qui est aussi bien de nature sociale, religieuse, culturelle et psychologique. Le FPR-Inkotanyi paul-kagamiste est omniprésent partout et domine absolument tout et en détail. En un mot, il s’agit d’un régime tyrannique et totalitaire que la Science politique rwandaise appelle « le régime Igisuti » ou « le Pan-Hima-Tutsisme d’obédience néo-colonialiste belge ». C’est un vrai système colonial. Cela n’est pas un pays. C’est un enfer terrestre.

  1. Définition du système colonial extrémiste tutsi

Le système colonial extrémiste tutsi est une copie intégrale du système colonial belge dont il émane par dérivation. Par-dessus le marché, il s’est enrichi d’une nouvelle batterie de méthodes coloniales modernes. En bref, le secret de Paul Kagame Rwabujindili est d’avoir très bien copié le système colonial belge, les techniques américaines de renseignement humain et d’espionnage, les méthodes dictatoriales de Yoweri Kaguta Museveni et de Juvénal Habyalimana Rutemayeze et enfin, d’avoir su très bien les combiner et très bien pratiquer cette combinaison exécrable.

L’atout maître de Paul Kagame Rwabujindili est naturellement son caractère passionné para colérique étroit de la même famille caractérielle qu’Adolf Hitler et Benito Mussolini. On convient en Caractérologie politique que c’est un caractère qui compte au nombre des deux caractères les plus puissants de l’Humanité, à savoir le caractère passionné et le caractère flegmatique. En outre, Paul Kagame Rwabujindili n’a aucune moralité, absolument aucune. Face à un tel caractère, avec son caractère sentimental spiritualiste très large, le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa n’avait aucune chance de gagner. On dirait un vieux dromadaire intègre face à un lion sauvage enragé. Face à un lion sauvage enragé, il faut aligner des chasseurs professionnels. C’est comme ça que l’Occident a pu pulvériser Adolf Hitler.

La spécialité de Paul Kagame Rwabujindili, c’est d’être toujours entrain de casser impitoyablement tout supposé rival éventuel. Après avoir tabassé les extrémistes Hutu Habyalimanistes ; broyé les Hutu modérés, à commencer par le plus creux, le plus gros haut-parleur et très cupide Faustin Twagiramungu Rukôkôs jusqu’au stratège calculateur Charles Ntakirutinka à qui il a injustement collé sans pitié dix ans de prison ferme ; alors, il n’avait plus qu’à s’occuper que de la faction rivale de la noblesse tutsi, en l’occurrence la noblesse tutsi faction Mwami. Tous les voies et moyens vont être utilisés. De l’an 1999 à l’an 2002, les Bashyirahamwe pro-Kigeli V étaient, partout au Rwanda, des hommes à abattre. Pour sauver sa peau, sa tête, tout Mushyirahamwe pro-Kigeli V devait plonger ou s’exiler.

  1. Les traits caractéristiques du système colonial extrémiste tutsi.

a. Atomisation sociale rwandaise [= Gushwanyaguza sosiyete nyarwanda]

Atomiser une société, c’est la diviser en plusieurs morceaux, en plusieurs groupes souvent minuscules, rigidement différenciés, hiérarchisés et hostiles les uns aux autres. Très souvent, on les oppose soi-même exprès de manière à mieux contrôler à plaisir, dans l’ombre, chaque morceau, chaque groupe et toute action sociopolitique.

La première technique de division fut de supprimer le concept de « Hutu modérés » dont on n’avait plus besoin, de manière que les Tutsi rescapés du Génocide rwandais n’entretiennent plus de relations fraternelles avec les Hutu modérés et s’en distancient. Puis, la deuxième technique de division consista à tribaliser la société rwandaise et à la subdiviser en Tutsi nommés « Abacu = les nôtres » et en Hutu-Twa nommés « Babandi = les non nôtres »

La troisième technique de division fut d’hiérarchiser « Abacu = les nôtres » suivant le pays de provenance, soit les from Ouganda « Abasajya », les from Tanzanie « Abatized », les from Burundi « Abajepe », les from Congo « Abanyamurenge » et les Tutsi anciens résidant présents « Abasopecya ».

La quatrième technique de division fut d’ériger des tribunaux populaires « Gacaca-Gacabintu » et la sous-humanisation des Hutu et des Twa. Dans les prisons infectes colonialistes extrémistes tutsi, des Hutu et des Twa sont entassés comme des bêtes. Sur les collines, les Hutu et les Twa sont infériorisés et tout est fait pour leur inculquer un sentiment permanent d’infériorité et de culpabilité. Les Tutsi rescapés du Génocide rwandais sont trempés au maximum et contraints de se marginaliser eux-mêmes dans la société rurale. Comme ça, le FPR-Inkotanyi est sûr qu’ils auront toujours besoin de sa protection et qu’il sera indéfiniment le sauveur et le protecteur des Tutsi.

b. Tutsisation de l’Église catholique et multiplication des Églises chrétiennes protestantes ou musulmanes

La meilleure façon de semer la discorde dans un pays noir africain, c’est d’y introduire autant de sectes chrétiennes ou musulmanes que possible. Comme ça, on est sûr que ça finira dans des querelles de religion et qu’on sera tout le temps sollicité pour pacifier et ramener le calme. De la sorte, on sera toujours l’ange gardien national incontestable. Et pour poser certaines actions politiques, il arrive qu’on fomente soi-même certaines querelles. Pour lors, l’Église catholique devait être démolie de manière à lui ravir le monopole idéologique que lui avait laissé le parfait intrigant Colonisateur belge, et la ravaler au rang de secte chrétienne au même pied d’égalité que toute autre Église.

c. Hébétation et endormissement de la société rwandaise et tromperie de la Communauté internationale

La meilleure façon d’hébéter et d’endormir une société, c’est d’utiliser le poison sucré, c’est-à-dire le magister ecclésial, à savoir les évêques, les padri, les pasteurs, les catéchistes, les prétendus militants de Jésus-Christ, etc. Le fait est que toutes les Églises chrétiennes, toutes les Églises musulmanes et toutes les autres Églises grouillant toutes, pêle-mêle sur le territoire national rwandais, sont au service du Colonisateur extrémiste tutsi. La société colonisatrice extrémiste tutsi compte surtout que les religieux Tutsi agissent dans la société rwandaise comme ferment d’hébétation et d’endormissement. Tout obstacle religieux hutu est impitoyablement coffré ou éliminé physiquement.

Par ailleurs, le même magister ecclésial tutsi est utilisé pour tromper la Communauté internationale. Jésus-Christ est une couverture idéale. D’innombrables manipulations sont soigneusement emballées dans un très bel emballage étiqueté « Jésus-Christ, notre Seigneur ». C’est ainsi, par exemple, que la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi relaté plus haut était bel et bien bénite et menée par Mgr Smaragde Mbonyintege, -un extrémiste Tutsi aux mœurs corrompues et évêque du diocèse de Kabgayi-; par Mgr Japhet ; et par le vieux pasteur roublard Ezra Mpyisi. Ces trois vieux démons religieux conduisaient personnellement la délégation des agents doubles du FPR-Inkotanyi devant aller capturer la dépouille mortelle du Sûgu en Virginie, sous les frais du contribuable rwandais.

  1. Conclusion

En bref, après avoir atomisé la société rwandaise, le FPR-Inkotanyi veille à contrôler chaque atome indépendamment l’un de l’autre. Chaque atome est dirigé par un extrémiste Tutsi directement dépendant du service central de renseignement DMI, puis le tout est soudé par le magister ecclésial tutsi, qui se dit officiellement être des pasteurs des brebis du Seigneur, ou plutôt des pasteurs des brebis du charcutier Paul Kagame Rwabujindili ! C’est quoi ça, cette histoire de brebis ? Combien de Rwandais croient-ils encore à ces foutaises ?

E. Effets pervers du système colonial extrémiste tutsi et irruption du M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes].

Les effets pervers du système colonial extrémiste tutsi sont très nombreux et variés. C’est au vu de l’épuisement total de la société globale rwandaise qu’a été conçu en 2006, et est né en 2014, le Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes].

  1. Les effets pervers du système colonial extrémiste tutsi

L’erreur primordiale du FPR-Inkotanyi a été de nommer à la tête du Rwanda Paul Kagame Rwabujindili. L’erreur centrale du FPR-Inkotanyi a été de mettre sur pied un régime politique tyrannique et totalitaire ainsi qu’un système colonial extrémiste tutsi. Quand un groupe social a été longtemps opprimé et que, Dieu aidant, il parvient à accéder au pouvoir politique et qu’à son tour, il devient oppresseur d’autres groupes sociaux, sans le savoir, il se prépare lui-même son retour très tragique à la case départ, irréversiblement et dans un état pire. [= IMANA yahaye Abâkagâra maze bibwira ko alibo babaye IMANA].

La première erreur secondaire dérivée a été de copier intégralement le système colonial belge. La sous-population tutsi rwandaise n’est ni l’ethnie Wallonne, ni l’ethnie Flamande, ni la population belge. Aucun Belge ne s’est jamais exilé à cause du système colonial belge pour aller le dénoncer dans les quatre coins du Monde. Tout Belge, y compris l’hypocrite Église catholique belge, était parfaitement d’accord avec le colonialisme et l’impérialisme belge. Par ailleurs, le système colonial belge était reconnu par les Nations Unies sous une appellation fallacieuse de tutelle. De même, les Rwandais qui s’exilaient en Ouganda ou au Tanganyika, fuyant le système colonial belge, n’avaient aucune possibilité de s’organiser politiquement à l’extérieur du Rwanda pour condamner la colonisation belge du Rwanda.

La deuxième erreur secondaire dérivée a été de copier intégralement les méthodes dictatoriales de Yoweri Kaguta Museveni. Le Rwanda n’est pas l’Ouganda. L’Ouganda est une société multiethnique. L’Ouganda est un État artificiellement créé par le Colonisateur anglais. L’Ouganda est un État-non-Nation unitaire. Par contre, le Rwanda n’a pas été créé par le Colonisateur européen. Le Rwanda n’est pas une société multiethnique. Le Rwanda est un État-Nation unitaire millénaire. Aussi, autant que celles de Juvénal Habyalimana Rutemayeze et de son MRND, les méthodes coloniales du FPR-Inkotanyi et de son Paul Kagame Rwabujindili sont-elles absolument mal barrées et inadaptées. Et d’ailleurs, au moins lui, Juvénal Habyalimana Rutemayeze, se dissimulait derrière l’écrasante majorité du peuple rwandais [= Rubanda nyamwinshi], soit 90 % de la population rwandaise et partant, se sentait quand même obligé de faire un peu de développement rural. Par contre, Paul Kagame Rwabujindili, lui, ne peut que se dissimuler derrière 10 % de la population rwandaise essentiellement citadine et donc, être obligé de faire de l’économie coloniale extrémiste tutsi capitaliste sauvage.

C’est tout cela qui explique que de 1994 à aujourd’hui, l’étau se resserre de plus en plus autour du FPR-Inkotanyi et de son Paul Kagame Rwabujindili. Le fait est qu’on n’est plus au 20ème siècle, à l’époque coloniale. On est au 21ème siècle, à l’époque de la Démocratie pluraliste. La société globale rwandaise est totalement épuisée. De là découlent donc tous les problèmes que Paul Kagame Rwabujindili a avec presque tous les pays voisins. C’est un tyran militaire extrémiste tutsi sanguinaire génocidaire, n’ayant ni foi ni loi.

  1. Apport sociopolitique déterminant du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes]

Voilà les circonstances dans lesquelles a été conçu en 2006 et est né en 2014 le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], après une série de productions d’ouvrages historiques et politiques par Mwalimu MUREME Kubwimana, allant de sa thèse de Doctorat en Sciences politiques rwandaises, intitulée « Théorie de la spirale de la violence rwandaise », jusqu’au Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, jusqu’au Manuel d’études du Développement du Rwanda ou Projet de société centriste révolutionnaire rwandais.

Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] arrive avec une nouvelle doctrine politique qui va changer et transformer l’opposition politique rwandaise en particulier et la société globale rwandaise en général. Il pratique le modèle d’Histoire du Rwanda dit modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme » et rend hommage aux grands hommes suivants : Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, Joseph Gitera Se-Republika, Mutara III Rudahigwa Se-Muco et garde la mémoire honorée des martyrs de la Démocratie et de la République.

Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] observe que l’opposition politique rwandaise est très mal organisée face à un tyran militaire extrémiste Tutsi sanguinaire génocidaire, et prône une politique rationnelle. Aucun changement politique n’est possible au Rwanda du FPR-Inkotanyi avec des moyens démocratiques. Il ne sert à rien de créer des partis politiques ou d’aller aux élections. On n’est pas dans une campagne électorale. Il est également non sensé de fomenter une rébellion Pan-Hutiste néo-MRND-GP-CDR en RD-Congo. À bas l’Akazu ! À bas l’extrémisme hutu ou tutsi ! On doit s’engager dans un vrai processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise devant mener à la 2ème République rwandaise, en l’occurrence la République sociétale rwandaise. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] estime donc que ce qu’il y a dans la sphère politique rwandaise, ce sont des conglomérats de sensibilités diverses, des abcès politiques, des sables mouvants, des idées simplistes, des plates-formes sans lendemain, de l’agitation et non de l’affrontement idéologique, -par exemple des manifestations qui passent inaperçues à Bruxelles et dont se fiche le néo-colonialiste belge-, etc.

Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] fustige le brouillage des conflits et met le doigt sur les vraies fractures sociales rwandaises, à savoir la révolution de palais de Rucunshu, la révolution rwandaise de 1959, le coup d’État du 05 juillet 1973, l’assassinat de Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, le génocide des Hutu Banyenduga, le génocide des Tutsi et des Hutu modérés et d’autres génocides rwandais ; le tout étant bien entendu envenimé par le crapuleux colonisateur belge, depuis juin 1916 jusqu’à nos jours, voilà cent ans.

Alors, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] prouve et lance l’affirmation selon laquelle, pour guérir les fractures sociales rwandaises, il faut obligatoirement créer des mouvements politiques très sérieux, ayant des projets de société respectifs très convaincants et une légitimation scientifique. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] estime qu’il existe, dans la société rwandaise, des Mutaristes-Kigélistes, des Centristes Gitéristes-Kayibandistes, des Habyalimanistes, des Paul-Kagamistes, des Pro-néo-colonialistes belges, et des indécis. C’est la vérité objective absolue. Donc, il faut reconnaître cette réalité réelle et ne plus essayer de manipuler l’opinion publique nationale ou internationale. Il faut éviter le militarisme, le totalitarisme et des affrontements militaires. Il faut accepter l’affrontement idéologique et que le meilleur gagne. Quiconque refuse l’affrontement idéologique meurt bredouille à l’instar de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Il est abject de dominer les autres par la violence. Au Rwanda, personne ne peut s’assurer d’être indéfiniment le plus fort. Juvénal Habyalimana Rutemayeze l’a appris à ses dépens et Paul Kagame Rwabujindili l’apprendra à ses dépends. De tous les mouvements politiques rwandais, c’est le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] qui livre à ce tyran militaire sanguinaire génocidaire Paul Kagame Rwabujindili l’affrontement idéologique le plus intraitable et le plus extrêmement déterminé.

Le discours scientifique et l’affrontement idéologique robuste du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] a eu des résultats immédiats : un séisme politique. Les FDU-Inkingi se sont subdivisées en Habyalimanistes [= les FDU-Inkingi] et en quasi Gitéristes-Kayibandistes [= Le MN-Inkubili]. Le CNR-Intwali s’est subdivisé en CNR-Intwali faction Habyalimana et en CNR-Intwali faction Rwâka. Les FDLR se sont subdivisées en Habyalimanistes [= les FDLR] et en indécis [= les CNRD-Ubwiyunge]. Le RNC s’est subdivisé en militaristes Nyamwasistes [= le RNC] et en vrais modérés [= le New RNC]. Tout décontenancés, les partis politiques brouilleurs ont résolu de s’en aller au Rwanda, d’assister à des Rwanda day ou d’approcher publiquement l’ambassade du Rwanda, notamment le parti néo-RADER et pro-néo-colonialiste belge PRM-Abasangizi d’Anastase Gasana, le parti Banyarwanda de Boniface Rutayisire, le RDI-Rwanda rwiza de Faustin Twagiramungu Rukôkôs, le PPR-Imena, le PDP-Imanzi, l’Ishema Party du curaillon Thomas Nahimana, le Green Party, le FPP-Urukatsa ( ?), l’UDPR-Ihamye ( ?), etc. Or, le fait est qu’un vrai mouvement politique est extrêmement déterminé. Il ne met jamais le pied à l’ambassade d’un régime tyrannique et totalitaire qu’il combat et veut renverser. À leur profonde satisfaction, les Mutaristes-Kigélistes [= Bashyirahamwe] se sont dirigés vers le voisinage politique du Centre. D’autres mouvements politiques indécis ont préféré garder le silence et adopter un profil bas.

Voilà donc l’impact remarquable causé par les assauts méthodiques du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] dans la sphère politique rwandaise. Au fait, aujourd’hui, il n’est plus intimidant de se déclarer publiquement Mushyirahamwe (= Mutariste-Kigéliste), Musangirangendo (= Centriste Gitériste-Kayibandiste), Intore (= Paul-Kagamiste), etc. Seuls les Banyakazu (= les Habyalimanistes) ont honte [= ipfunwe] de se présenter. C’est ainsi que, alors qu’il était pratiquement un camp vaincu, le camp Mutariste-Kigéliste [= Bashyirahamwe] a été ragaillardi par les encouragements du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes].

F. Enjeux magico-religieux de la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi

C’est le réconfort du camp Mutariste-Kigéliste qui a donné le plus d’inquiétude au FPR-Inkotanyi et à son Paul Kagame Rwabujindili. Pourquoi et comment ?

  1. Traumatisme du FPR-Inkotanyi et de Paul Kagame Rwabujindili

Désormais, il se révèle qu’à l’avenir, il ne sera plus possible de diriger le Rwanda sans la participation démocratique des Hutu, des Tutsi et des Twa. Le peuple rwandais devra être dirigé par qui il veut et vivre comme il veut vivre. L’armée rwandaise ne sera plus l’armée individuelle privée du tyran Rutemayeze ou Rwabujindili, mais une vraie armée nationale, forte et non violente. Les erreurs très graves commises par Juvénal Habyalimana Rutemayeze d’assassiner Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge et de préférer plutôt aller introniser les Hima-Tutsi à Kampala en Ouganda, ont très largement favorisé les Tutsi et défavorisé les Habyalimanistes eux-mêmes. Par après, les erreurs très graves commises par Paul Kagame Rwabujindili d’entrer en guerre contre les Hutu et les Twa et de coloniser carrément le peuple rwandais ont totalement compromis à jamais l’avenir politique des Tutsi Bêga Bâkagâra au Rwanda. Leur mort politique est inéluctable. Qu’ils le veuillent ou non, un jour, ils déguerpiront. Les Tutsi Paul-Kagamistes le regretteront éternellement. Ils auront bêtement vécu une vie paradisiaque d’illusions de très court terme. [= Ubamba Isi, ntakurura !].

Après la mort politique des Tutsi Bêga Bâkagâra, le flambeau traditionnaliste-progressiste tutsi passera sans conteste soit au Nyamwasisme, soit au Mutarisme-Kigélisme. Or, le Nyamwasisme est une illusion d’invariance. Faustin Kayumba Nyamwasa est une voie barrée. C’est un militariste et un extrémiste Tutsi sanguinaire, génocidaire, politiquement allié à l’Akazu. Cette alliance politique avec l’Akazu a fini de le finir. C’est un militariste qui ne respecte que des militaristes [= yemera imbunda kandi akemera abarata imbunda. Ni ikinywamaraso !]. Certes, de nos jours, il est la proie des remords torturants. Mais ce qui est fait est fait. Ce criminel devra être poursuivi, coffré, corrigé et humanisé. Si les extrémistes Tutsi rwandais ne sont pas écrasés et punis, alors là, le Rwanda serait un contresens total.

En somme, le flambeau traditionnaliste-progressiste tutsi passera pour de bon au Mouvement Mutariste-Kigéliste [= M.M.K. – Abashyirahamwe dont Boniface Benzinge devrait être le président d’honneur], à condition que le « M.M.K. – Abashyirahamwe » rejette la noblesse tutsi et l’aristocratie tutsi, absolument insoutenables, et se convertisse en vrai mouvement politique rendant hommage aux grands hommes Mutara III Rudahigwa Se-Muco et Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi. Voilà une vraie doctrine politique digne de ce nom [= Ntibazalindagire bihambira ku by’Ubwami byabaye imhitagihe]. Il faut voir très loin. Réclamer un référendum, -perdu d’avance-, au sujet de la monarchie constitutionnelle, serait un suicide politique assuré. Le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco et le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi sont de grands hommes indéfiniment vénérables. En général, Hutu, Tutsi et Twa sont tous d’accord là-dessus. Mutara III Rudahigwa Se-Muco est le père incontesté de la Renaissance culturelle rwandaise. Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi est un saint patron des réfugiés. Voilà plutôt un courant idéologique très convainquant. C’est sur leurs valeurs et leurs principes qu’il faut pédaler et non sur la royauté tutsi désuète, -avec l’affreuse noblesse tutsi et l’horrible aristocratie tutsi qui vont de pair avec elle. [= Uyobewe se ko Umwami yikubirwa n’Abatutsi ninde ? Ni ibyo Abahutu n’Abatwa banga. Si Rudahigwa cyangwa Ndahindurwa banga. Na Joseph Gitera Se-Republika, rwose, yagiye gusura Kigeli V Ndahindurwa mu buhungiro, abimusubiliramo.]. Le fait est que le FPR-Inkotanyi revenu est mille et une fois pire. C’est un vrai système colonial. C’a discrédité de plus bel la noblesse tutsi et l’aristocratie tutsi.

Voilà le traumatisme du FPR-Inkotanyi et de Paul Kagame Rwabujindili. Il semblerait même que le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa ait été empoisonné. Les résultats médicaux de l’autopsie devraient fixer le peuple rwandais.

  1. Paul Kagame Rwabujindili, la famille Martin Gatsinzi, Spéciosa Mukabayojo, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura ont peur pour le patrimoine dynastique national qu’ils ont détourné.

Avec l’aide de Paul Kagame Rwabujindili, la grande famille Martin Gatsinzi, –Martin Gatsinzi étant le grand-père maternel de Paul Kagame Rwabujindili-, Spéciosa Mukabayojo, Rose Mukangira, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura ont détourné le patrimoine dynastique national.

En effet, la monarchie rwandaise était une monarchie patrimoniale datant de plusieurs siècles. Elle disposait d’un immense patrimoine dynastique national. Il est à bien préciser que le patrimoine dynastique national comprend des bâtiments publics, des boisements publics, des propriétés publiques, etc. Le palais royal, les jardins royaux, les bâtiments royaux, les fiefs royaux, les parcs royaux, les boisements royaux, les troupeaux royaux, les propriétés royales, les diverses razzias rapportées ou ramenées d’expéditions militaires contre des agresseurs étrangers, etc., n’appartiennent pas au Mwami. Ils appartiennent à la Nation. C’est le patrimoine dynastique national. Bien entendu, le Mwami s’en sert comme il veut, sans contrôle aucun, jusqu’à ce qu’il le remette [= gutanga] au Mwami suivant. Être Mwami, c’est une fonction. Ce n’est pas une individualité privée. [= Mutara III Rudahigwa yaratanze. Himye Kigeli V Ndahindurwa]. Celui-ci a repris tout ce qui avait rapport à la fonction de Mwami. Rosalie Gicanda a été apanagée par la République rwandaise. Spéciose Mukabayojo et Rose Mukangira ont été apanagées [= guhabwa iminani] par Mutara III Rudahigwa Se-Muco. Elles n’ont donc rien à foutre dans le patrimoine dynastique national. Celui-ci est un bien public géré en bon père de famille par le Mwami, pour la Nation. La mère, les oncles, les tantes, les cousins, les neveux de Paul Kagame Rwabujindili n’ont rien à voir avec le patrimoine dynastique national. Paul Kagame Rwabujindili n’avait pas le droit de le leur distribuer. C’est un gangster ! C’est cette malversation financière que Kigeli V Ndahindurwa a complètement désapprouvée. Comment cela s’est-il passé ?

Le patrimoine dynastique national appartenait à la fois au pays et au Mwami. Le Mwami l’utilisait et en usait à plaisir. Et la population rwandaise l’agrandissait sans cesse sous forme de contribution annuelle en nature et de travaux publics bénévoles. Les fils, les filles et les femmes du Mwami étaient apanagés, c’est-à-dire qu’ils recevaient leurs fiefs privés en dehors du patrimoine dynastique national [= guhabwa umunani]. Et ainsi de suite, de Mwami à Mwami, jusqu’à Mutara III Rudahigwa Se-Muco. Au Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco succéda le Mwami Kigeli V Ndahindurwa. Rudahigwa n’avait pas d’enfants et n’avait laissé qu’une seule femme non apanagée, en l’occurrence Rosalie Gicanda, fille de Martin Gatsinzi et de Mukwindigili et tante maternelle de Paul Kagame Rwabujindili. Il est à bien noter que Rosalie Giscanda est une sœur d’Asteria Bisinda, mère de Paul Kagame Rwabujindili. Il revenait donc à Kigeli V Ndahindurwa, en tant que nouveau Mwami, d’apanager Rosalie Gicanda. Les évènements historiques ne le lui permirent pas car il a dû s’exiler. La Reine Rosalie Gicanda elle, resta au Rwanda.

Comme cette fois-ci le pays était devenu une République, conformément à la coutume, la République rwandaise apanagea Rosalie Gicanda et lui donna une habitation privée à Butare, une belle voiture Peugeot et un compte en banque substantiel. Rosalie Gicanda embrassa le secteur du commerce et des transports. Et par définition, le patrimoine dynastique national resta entre les mains de l’État rwandais et du Mwami Kigeli V Ndahindurwa en exil. En attendant que celui-ci se rapatrie et qu’un décompte final soit fait entre l’État rwandais et le Mwami Kigeli V Ndahindurwa, le patrimoine dynastique national échut naturellement à l’État rwandais.

En vue de diviser la famille royale, de 2000 à 2008, avec l’aide du ministre de la Justice Tharcisse Karugarama, le président Paul Kagame Rwabujindili utilisa un tribunal bidon et la loi astuce circonstanciée N° 22/99 du 12/11/1999, 3ème partie, article 66. Alors que le patrimoine dynastique national appartient conjointement à l’État rwandais et au Mwami Kigeli V Ndahindurwa, le tribunal bidon décida arbitrairement qu’il appartient personnellement au couple « Mwami Mutara III Rudahigwa et Reine Rosalie Gicanda ». Ce qui n’est pas du tout vrai puisque, quand le Mwami meurt, le patrimoine dynastique national échoit au Mwami suivant. En outre, la Reine Rosalie Gicanda n’a plus rien à faire là-dedans, puisqu’elle a été apanagée par la République rwandaise [= yahawe umunani we]. Le vrai Mwami en vie ayant-droit fut carrément ignoré. Il fut décidé plutôt que le patrimoine dynastique national revient à la grande-famille Martin Gatsinzi, –grand-père maternel de Paul Kagame Rwabujindili-, et aux sœurs de Mutara III Rudahigwa Se-Muco : Rose Mukangira et Spéciose Mukabayojo et, par ricochet à Christine Mukabayojo et à Angela Kale Kayihura. Il fut tout de même signalé qu’il existe un frère de Spéciose Mukabayojo vivant en exil et répondant au nom de Ndahindurwa Jean-Baptiste et précisé qu’en cas de son retour, il devra s’en remettre à sa sœur Spéciose Mukabayojo pour toucher un petit quelque chose [= Mbega ubujura ! Mbega agasuzuguro ! Kaliya gahungu ngo ni Paul Kagame Rwabujindili kibonyemo iki koko ?].

C’est comme cela que d’un côté, la famille Martin Gatsinzi, grand-père maternel de Paul Kagame Rwabujindili, et de l’autre côté Spéciose Mukabayojo, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura, empochèrent frauduleusement presque un demi milliard de francs rwandais (= soit exactement 491.177.274 Frws) et extorquèrent ainsi le patrimoine dynastique national à l’État rwandais et au Mwami Kigeli V Ndahindurwa. Voilà la connivence qui existe entre Paul Kagame Rwabujindili, la grande famille Martin Gatsinzi, Spéciose Mukabayojo, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura. Voilà le conflit potentiel qui existait entre Spéciose Mukabayojo et son frère Ndahindurwa Jean-Baptiste. Ces grandes voleuses Spéciose Mukabayojo, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura étaient prêtes à n’importe quoi pour avoir la peau du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa et offrir sur un plateau d’argent sa dépouille mortelle à leur complice Paul Kagame Rwabujindili, son ennemi juré. Voilà par exemple les fameuses princesses Tutsi Bahindiro de l’Ibwami.

C’est un problème très grave que tôt ou tard, l’État rwandais devra résoudre avec l’héritier de Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi. Il faut absolument qu’il y ait un héritier de Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, ne fut-ce que pour le décompte final entre l’État rwandais et la dynastie Ndoli, lequel décompte final n’a pas encore été fait. À ce moment-là, Paul Kagame Rwabujindili, la grande famille Martin Gatsinzi, Spéciosa Mukabayojo, Christine Mukabayojo, Angela Kale Kayihura devront absolument rendre tout l’argent extorqué avec des dommages et intérêts.

  1. Pour parer à toute éventualité de poursuite, la vermine a planifié d’introniser un nouveau Mwami en la personne de Frank Gisa, propre frère de Christine Mukabayojo.

Pour boucler la boucle, la vermine est prête à n’importe quoi !

On sait que Kigeli V Ndahindurwa avait manifesté sa désapprobation totale de l’affectation qui avait été faite du patrimoine dynastique national rwandais. Les grandes voleuses savaient donc que le vol commis n’était pas garanti. Le patrimoine dynastique national rwandais est un bien public commun à l’État rwandais et au Mwami Kigeli V Ndahindurwa. Il n’appartient ni au Mwami Mutara III Rudahigwa, -qui est mort [= yaratanze]-, ni à Rosalie Gicanda, -qui a été apanagée [= yahawe umunani we]-, ni à aucun de ces voleurs, en l’occurrence la famille Martin Gatsinzi, Spéciose Mukabayojo, Christine Mukabayojo, Angela Kale Kayihura, et consorts. Ils savaient donc très bien que, tant que Kigeli V Ndahindurwa ou son héritier seraient en vie, il y aurait des problèmes. Pour que de fait et de droit le patrimoine dynastique national rwandais leur revienne, il faut faire nommer un nouveau Mwami fantoche dans leur propre camp en remplacement du Mwami légitime Kigeli V Ndahindurwa. C’est comme cela que le propre frère de Christine Mukabayojo, Frank Gisa, un garçon très faible et très influençable, a été pressenti, de concert avec Paul Kagame Rwabujindili.

Cela tombe d’ailleurs très bien. Dans le projet de société du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], il est question d’une République sociétale rwandaise pour l’après Paul Kagame Rwabujindili. Le FPR-Inkotanyi qui est très malin a déjà compris que le projet de société proposé par le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] est le meilleur de tous et il a d’ailleurs déjà commencé à essayer de le copier et de le mettre en pratique, de façon qu’il dise : « Oui, mais ! Tout ce que l’opposition politique raconte est déjà une réalité réelle ! ». Voilà pourquoi le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] ne dévoile pas les détails de son projet de société, son organisation et son fonctionnement. Puisque le tyran lui-même ne dit pas comment il s’organise pour casser l’opposition politique, pourquoi alors lui faire savoir publiquement comment on s’organise pour le renverser ; qui est qui et qui fait quoi ? C’est bête de publier tout cela. Il faut à un moment donné rester hermétique.

Pour lors, n’y comprenant pas grand-chose, le FPR-Inkotanyi copie sciemment très mal le projet de société du M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes]. Comme il veut garder le statu quo, alors il envisage tout simplement de créer un Mwami coutumier tout à fait trompeur [= Umuhinza] pour pouvoir s’écrier : « Voilà la République sociétale ! Elle est là, mesdames et messieurs !». Or, Kigeli V Ndahindurwa n’était pas Umuhinza [= Mwami coutumier]. Il était Sûgu, c’est-à-dire le N° 1 de la République sociétale rwandaise, soit le Symbolisant de la société rwandaise, et il devait être plébiscité comme il se devrait dans la République sociétale souhaitée. Le poste de président de la République ayant des pouvoirs monarchiques tyranniques et totalitaires absolus doit être supprimé. Il faut alors un Premier ministre très fort issu du rassemblement majoritaire. C’est ça justement que Paul Kagame Rwabujindili voudrait contourner. Lui aussi a intérêt dans ce Muhinza [= Mwami coutumier] fantoche à l’instar du Kabaka Bugandais. Donc, Frank Gisa lui convient. C’est une manipulation politique. Rien n’aura changé. Kagame resterait président monarque patrimonial absolu, tyrannique et totalitaire, avec un Premier ministre comparse de l’acabit d’Anastase Murekezi ou Pierre-Damien Habumuremyi et un Muhinza fantoche Frank Gisa. Ça reviendrait au même. C’est bizarre. Tout ce que le FPR-Inkotanyi ne voulait pas chez Juvénal Habyalimana Rutemayeze, lui, il le veut au multiple.

  1. Enjeux mystico-religieux de la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi

Pour remplacer un Mwami, il faut se conformer au testament dynastique de succession [= umurage w’ingoma] et au testament royal personnel du Mwami défunt [= irage ly’umwami]. « Umurage w’ingoma » concerne la royauté, la dynastie et le prince héritier [= Ubwami]. « Irage ly’umwami » concerne uniquement sa propre famille nucléaire en tant que chef de famille [= irage bwite asigiye urubyaro rwe] et l’apanage [= guha iminani] de ses femmes et de ses enfants biologiques ou adoptifs.

Ceux qui racontent que Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi n’avait pas de testament sont des ignorants qui ne connaissent pas l’Histoire du Rwanda à l’instar du vieux chenapan colonialiste belge Louis Jaspers. Un Mwami sans testament, ça n’existe pas. Tout simplement, tout cela est tenu secret, c’est-à-dire gardé par les services secrets des Biru afin d’éviter une éventuelle guerre de succession. Donc, l’« Umurage w’ingoma » et l’« Irage ly’umwami » ne se mettent jamais par écrit, afin d’éviter qu’ils ne tombent entre les mains d’un ennemi. Et si jamais, par hasard, il est mis par écrit, c’est trop codé et indéchiffrable par un non initié. Le testament royal se fait très tôt et s’actualise chaque année. Il se fait verbalement au Mwiru responsable devant un ou deux témoins « Biru consacrés par l’Igihango » et doit se mémoriser et se garder très soigneusement. Il ne se divulgue qu’au moment de l’intronisation.

Maintenant, le problème de Paul Kagame Rwabujindili et consorts, c’est qu’ils n’ont pas cet « umurage w’ingoma » ni cet « irage ly’umwami ». Dans ces conditions, il est impossible d’introniser un nouveau Mwami. Alors, il faut une révolution de palais, c’est-à-dire éliminer physiquement le Mwami régnant et capturer sa dépouille mortelle. Il importe quand même de souligner qu’on est toujours dans la civilisation Cwezi. Tout le reste, ce sont de beaux discours. Il n’y aura jamais de civilisation occidentale au Rwanda. Sa place est en Occident, mais pas au Rwanda.

Capturer la dépouille mortelle du Mwami pour quoi faire, alors, demanderait-on ? Il faut le dire puisqu’il faut dire la vérité aux Contemporains et aux générations futures. Dans la Civilisation Cwezi à laquelle appartient la Culture rwandaise, peut-être aussi dans la Civilisation occidentale, mais certainement aussi dans la Civilisation égyptienne, grecque, romaine, gauloise, etc., quand un homme tue un fauve, il le dépèce puis, la peau est tannée par des spécialistes et conservée dans le petit musée familial. Cela devient l’histoire de la famille et une preuve matérielle de sa grandeur, de son courage et de sa spiritualité. Les animaux sont nos frères mais toujours est-il que, au nom de la légitime défense, nous avons le devoir de nous défendre et de les tuer en nous défendant. L’argument est très simple : « Voilà ce qui est arrivé ! Mais, il fallait que notre ascendant se défende ! Sinon, on ne serait pas en vie ! ».

Mêmement, vaincre une dynastie ennemie menaçante ou faire une révolution de palais exige absolument d’éliminer physiquement le Roi régnant et surtout de capturer sa dépouille mortelle. Cela s’appelle aussi la légitime défense. Cela explique l’acharnement des batailles autour des corps des guerriers tombés sur le champ de bataille pour qu’ils ne soient pas capturés par l’ennemi, à plus forte raison la dépouille mortelle du Roi. Capturer la dépouille mortelle d’un Roi ennemi menaçant signifie vaincre définitivement sa dynastie. Non seulement il faut la vaincre, mais surtout il faut la détruire. Par voie de conséquence, on coupe impitoyablement la tête et les testicules puis, on enterre le cadavre. Les testicules [= ibinyita] sont disséqués, desséchés, spécialement traités de manière que ça devienne comme un corps plat sec. La tête est enterrée jusqu’à ce qu’elle devienne un crâne décharné qu’on nettoie très bien. Cela s’appelle des dépouilles opimes. Elles seront conservées dans le musée dynastique de la dynastie victorieuse en guise de preuve matérielle de la chute totale et définitive de la dynastie ennemie menaçante vaincue. Couper la tête signifie détruire la dynastie. Couper les testicules signifie déraciner et éteindre la dynastie ennemie menaçante vaincue. Alors, la nouvelle royauté devient naturellement indéniable, indiscutable et tranquille.

Dans le cas d’espèce, il s’agit d’une révolution de palais en cours. La monarchie rwandaise est entrain de passer d’un lignage à un autre, sous un masque républicain tout à fait trompeur. Il s’agit d’un conflit ouvert très grave existant au sein de la noblesse tutsi rwandaise. Il est question que la royauté passe provisoirement de la famille Kigeli V Ndahindurwa à la famille Ruzibiza qui n’a pas hérité de la royauté. Il est d’ailleurs très probable que la royauté de la famille Ruzibiza ne serait qu’une royauté provisoire devant mener à la vraie monarchie patrimoniale totalitaire absolue de la famille réellement colonisatrice de Paul Kagame Rwabujindili, après une autre révolution de palais ultérieure. Frank Gisa serait une réédition de Pasteur Bizimungu Bihwahwa. Paul Kagame Rwabujindili est très embarrassé par son régime tyrannique et totalitaire. Alors, il veut le maquiller par des maquillages de toute sorte. Mais c’est objectivement trop tard. Un tyran militaire colonialiste extrémiste tutsi sanguinaire génocidaire ne peut pas changer après avoir exercé une colonisation impitoyable de 22 ans sur son propre peuple.

En bref, c’est de la diversion. Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi est un bouc-émissaire. Il n’était pas poursuivi. Il ne menaçait personne. Il n’était en guerre contre personne. Il ne réclamait que la Paix sociale, le Bien-être général, le rapatriement des exilés rwandais et la participation démocratique au pouvoir politique. Il est criminel de le définir comme un ennemi à abattre et à dépouiller. Son statut de réfugié et sa dernière volonté doivent être respectés.

  1. Spéciose Mukabayojo, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura n’ont aucune qualité à agir

Spéciose Mukabayojo est une Kenyane habitant au Kenya. Christine Mukabayojo est une Burundaise mariée à un Hutu Burundais, et Angela Kale Kayihura est une Ougandaise mariée à un Ougandais Munyankolé. Leur démarche n’est conforme ni au Droit interne américain, ni au Droit interne rwandais, ni au Droit interne kenyan, ougandais ou burundais. Alors, en vertu de quoi font-elles cela ?

Concernant le droit interne coutumier rwandais, il est stipulé que quand une princesse rwandaise se marie à l’étranger à un étranger, sa qualité de princesse cesse ipso facto et en aucun cas, elle n’a plus aucun mot à dire dans les affaires royales. Elle reste tout simplement un membre respecté de la famille royale, sans plus ni moins. Cette disposition existe depuis approximativement 1328 au 14ème siècle et vise à empêcher les enfants étrangers qu’elle fera avec des étrangers à l’étranger de s’emmener un jour au Rwanda réclamer la qualité de prince rwandais, voire même la royauté rwandaise. Donc, Spéciose Mukabayojo, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura n’ont aucune qualité ni à représenter la famille royale, ni à intervenir dans les affaires royales rwandaises, ni à décider de l’endroit où un Mwami Rwandais doit être enterré. Ça ne les regarde pas du tout, pas du tout. Ce qu’il leur est demandé, c’est tout simplement d’assister aux funérailles.

À ce propos, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] réitère sa position. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] soutient que depuis le 25 /09/1961, les valeurs dynastiques n’ont plus droit de cité au Rwanda. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] ignore la caste Tutsi, la noblesse tutsi, l’aristocratie tutsi et rejette catégoriquement le régime monarchique sous quelque forme que ce soit, même constitutionnelle. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] considère que le Rwanda est un pays très pauvre qui ne peut pas se payer le luxe de noblesse rwandaise, d’aristocratie rwandaise, de privilèges féodaux et juridiques, de duc, de marquis, de comte, de vicomte, da baron, de petite noblesse, de gentry, de baronets, de chevaliers, de lairds, de lords-of-the Manor, d’aristocratie terrienne et patati patata. Il ne faut donner aucune chance aux escrocs de l’acabit de Spéciose Mukabayojo, de Christine Mukabayojo, d’Angela Kale Kayihura, de Franck Gisa, etc. La noblesse tutsi est une parfaite intrigante patentée. [= Ibimharagata nka Spéciose Mukabayojo, Angela Kale Kayihura cyangwa Christine Mukabayojo bibaye duchesses, Abanyarwanda bazabikizwa n’iki ? Ahubwo bazabifunga, byicare bibizi !] Il serait vraiment idiot de sauvegarder la noblesse et l’aristocratie tutsi. Non ! La noblesse et l’aristocratie tutsi sont horribles et affreuses. Le peuple rwandais en a assez d’elles. La participation au pouvoir politique rwandais doit être démocratique et républicaine.

Par contre, à titre strictement personnel, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], eu égard à son expérience et à sa sagesse, considérait le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa comme étant de fait et de droit le N° 1 de la République sociétale rwandaise souhaitable, soit le symbolisant de la société globale rwandaise, en l’occurrence la société politique plus la société populaire, c’est-à-dire Se-Banyarwanda. Après sa mort, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] lui rend hommage en qualité de saint patron des réfugiés [= Se-Mhunzi]. C’est un grand homme vénérable.

Au sujet de son héritier, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] exprimera son opinion le moment venu. Toutefois, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] soutient qu’il y ait absolument un héritier de Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, ne fût-ce que pour le décompte final entre l’État rwandais et la dynastie Ndoli, lequel décompte final n’a pas encore été fait. Il se doit de continuer à s’appeler Mwami jusqu’à nouvel ordre. Il se devra d’argumenter comme argumentait le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi qui était un homme très sage : « Oui, nous le savons, il y a eu le 25 septembre 1 961, mais il n’y a jamais eu de décompte final. Kigeli V Ndahindurwa n’a jamais été désintéressé. Il faut d’abord nous désintéresser et le faire savoir au peuple rwandais ». Néanmoins, dans l’entre-temps, conformément à sa position inchangeable, pour sa part, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] ne prendra l’héritier de Kigeli V Ndahindurwa, ni pour un Mwami ni pour un Sûgu, mais pour le Nyakubahwa Cyilima III ……., par exemple.

Après quoi, tout dépendra des mouvements politiques en présence, y compris certainement le Mouvement Mutariste-Kigéliste M.M.K.-Abashyirahamwe, –dont il serait très intéressant que Boniface Benzinge soit le président d’honneur-, et pour lors, du nouveau Code sociétal rwandais qui sera signé après la fin du régime tyrannique et totalitaire « Igisuti ». Par ailleurs, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] suggère à l’héritier de Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi d’éviter le nom dynastique de Mibambwe V car il a été supprimé à Rucunshu ; d’éviter celui de Yuhi VI car Yuhi V Musinga est mort en Umutabazi à Moba ; d’éviter celui de Mutara IV car Mutara III Rudahigwa a été assassiné par le Colonisateur belge dans l’exercice de ses fonctions à Bujumbura et d’opter pour celui de Cyilima III. Et que d’ici là, il fasse gaffe : Boniface Benzinge aussi ! Tous les anti totalitaristes, aussi !

Enfin, le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] suggérera le moment venu à l’État rwandais d’élever Boniface Benzinge au rang de héros national « Imanzi y’Urwanamiza » eu égard à ses hauts faits historiques. C’est un « Intwali ».

G. Bannissement en 2013 de Kigeli V Ndahindurwa par le Colonisateur extrémiste Tutsi

Enfin, il importe d’ajouter qu’en 2013, le colonisateur extrémiste tutsi a banni le Mwami Kigeli V Ndahindurwa.

Avant son intronisation, Jean-Baptiste Ndahindurwa travaillait au Service de l’administration territoriale coloniale belge et touchait un salaire. C’est ainsi que, exceptionnellement, le jeune Mwami Kigeli V Ndahindurwa avait une habitation individuelle privée à Nyanza, distincte du patrimoine dynastique national qu’il reprenait du Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco. Aucun régime politique suivant n’y a touché. Et pourtant en 2013, sans aucune autre forme de procès, le régime politique extrémiste tutsi du FPR-Inkotanyi a rasé tout cela et y a aménagé un parking public. Dans la Culture rwandaise, il s’agit d’un message d’hostilité, d’inimitié, de haine, de mépris absolu et de bannissement à l’adresse d’un exilé. C’est la forme culturelle ultime de persécution.

Il serait donc fou d’expédier la dépouille mortelle d’un exilé banni à un régime politique qui l’a banni. L’intention cachée de Paul Kagame Rwabujindili, c’est l’humiliation totale et définitive de Kigeli V Ndahindurwa, la dégradation et l’extinction de la lignée dynastique Kigeli V Ndahindurwa. En Kinyarwanda, capturer la dépouille mortelle d’un roi, c’est éteindre sa lignée dynastique.

H. Conclusion          

Eu égard à tout ce qui précède, tout prouve que la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi [= saint patron des réfugiés] a pour but caché d’éteindre sa lignée dynastique.

L’histoire des très graves conflits de pouvoirs, d’intérêts et d’aspirations entre la noblesse tutsi faction Mwami et la noblesse tutsi faction paul-kagamiste démontre très bien les enjeux sociopolitiques, l’évolution des conflits, la fissuration de la noblesse tutsi rwandaise et les conflits sociopolitiques internes de 1896 à aujourd’hui d’une génération à une autre et partant, pour la noblesse tutsi faction paul-kagamiste, la nécessité absolue d’éteindre la lignée dynastique du Mwami Kigeli V Ndahindurwa. L’utilisation de deux évêques et d’un vieux révérend pasteur influent dans cette démarche diabolique est tout simplement un stratagème politique consistant à hébéter et à endormir la société rwandaise et surtout à tromper la Communauté internationale et à manipuler l’opinion publique internationale.

Le réconfort croissant du Mutarisme-Kigélisme inquiète au plus haut niveau Paul Kagame Rwabujindili. Celui-ci, la famille Martin Gatsinzi [= Celui-ci étant le grand-père maternel de Paul Kagame Rwabujindili], Speciosa Mukabayojo, Christine Mukabayojo et Angela Kale Kayihura, ont peur pour le patrimoine dynastique national qu’ils ont détourné. Pour parer à toute éventualité de poursuite, la vermine a planifié d’introniser un nouveau Mwami fantoche en la personne de Frank Gisa, propre frère de Christine Mukabayojo. Pour lors, les enjeux magico-religieux de la tentative de capture de la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi sont manifestes et le prophétisme rwandais n’y manque pas. Ils sont d’autant plus manifestes que de tous les prétendus représentants du clan dynastique Ndoli, personne, mais personne de tous les signataires, n’a vraiment la qualité à agir, ni Speciosa Mukabayojo, ni Christine Mukabayojo, ni Angela Kale Kayihura.

Or, le fait est que Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi est un exilé banni. Il était placé sous la protection juridique et administrative des États-Unis. Donc, la dépouille mortelle de Kigeli V Ndahindurwa est une dépouille mortelle de réfugié politique. Assurément, ses craintes de persécutions en cas de retour dans son pays d’origine, le Rwanda, n’ont pas cessé du fait de sa mort. Au contraire, il y a davantage de craintes de persécutions et de dégradation de sa dépouille mortelle en cas de rapatriement dans son pays d’origine, le Rwanda.

Par voie de conséquence, il est naturel que la dépouille mortelle du Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi reste entre les mains sûres du Conseil royal rwandais et de la Fondation Roi Kigeli V, et soit provisoirement inhumée à l’étranger jusqu’à nouvel ordre social au Rwanda.

I. Références bibliographiques      

  • MUREME Kubwimana, Cours d’Introduction générale aux Sciences historiques rwandaises, à paraître aux éditions L’Harmattan de Paris, en mars-avril 2017
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10436 – 5 (594 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99314 – 3 (434 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0 (438 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un État-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-03206-1 (310 pages)

Fait à Paris, le 19 novembre 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Représentant du modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme »

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