Rwanda – La 2ème Révolution rwandaise est rapprochée : Les orientations économiques capitalistes libérales sauvages, extrémistes Tutsi, de Paul Kagame Rwabujindili, sont inacceptables, intolérables et condamnables.

PP MUREME 26072014

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir vous adresser à l’édition SCIPORWA de Rouen http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/category/edition-sciporwa/

  1. Introduction

Selon la terminologie politiste, un régime est un ensemble de systèmes. Sur ce, le régime « Igisuti », -ou le régime Paul Kagame Rwabujindili ou le régime FPR-Inkotanyi-, est un ensemble de plusieurs systèmes extrémistes tutsi, à savoir : un système politique totalitaire, un système économique capitaliste libéral sauvage, -autrement dit la pan-hima-tutsisation [= l’Ubuhake rénové]-, et les divers systèmes sociaux d’Apartheid pan-hima-tutsiste.

Le présent article a pour but d’analyser et de condamner les orientations économiques capitalistes libérales sauvages extrémistes tutsi ou la pan-hima-tutsisation de Paul Kagame Rwabujindi, et comme il se doit, en étroite liaison avec les autres systèmes du régime « Igisuti ». Aussi prouve-t-il que dès le départ, le régime « Igisuti » était voué à l’échec, et que cet échec fatal a commencé à se préciser avec le coup d’État du 17 avril 2000 [= mbere yaho, ishyano Rwabujindili lyaliyoberanyaga]. Vingt-deux ans de Pan-Hima-Tutsisation impitoyable ont totalement épuisé une société postcoloniale, post-génocide et l’ont absolument empêchée de muer et de se relever afin de se reproduire [= sosiyete nyarwanda yaheze muli coma], jetant par ricochet la consternation dans tout le voisinage du Rwanda. Il est donc impérieux de sortir du coma, de dé-totaliser et de dé-pan-hima-tutsiser la société rwandaise, de lui offrir un projet de société convainquant et de mettre sur pied et en pratique un nouveau Code sociétal rwandais [= Gusubiza U-Rwanda rugali mu gitereko cyarwo].

  1. La turbulence dans la société rwandaise postcoloniale

On a vu, à l’article récent intitulé http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/rwanda-la-tradition-revolutionnaire-rwandaise/ que durant les premières décennies du 21ème siècle, la société rwandaise est une société postcoloniale, post-génocide et prérévolutionnaire.

En effet, faisant suite à la première Révolution sociale rwandaise, -de novembre 1959-, et au recouvrement de l’indépendance du Rwanda, -en date du 1er juillet 1962-, un État rwandais moderne embryonnaire a émergé au grand jour au Rwanda. Il était dirigé par le tout premier président de la République rwandaise, en l’occurrence Son Excellence Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge. Afin de pouvoir s’approprier les acquis et les profits de la première Révolution sociale rwandaise de 1959, en complicité avec le Colonialiste belge, dirigés par Juvénal Habyalimana Rutemayeze, les militaires Bakiga ont commis les évènements de février 1973 puis, en date du 05 juillet 1973, un coup d’État militaire belgo-kiga. Cette junte militaire met sur pied un régime politique tyrannique et totalitaire, soit le régime « Akazu ». Depuis le 05 juillet 1975, le pouvoir politique est entre les mains d’un parti-état « Le MRND ». Les gouvernants renversés sont très cruellement exterminés en prison, dans une barbarie inouïe, -essentiellement des Banyenduga. C’est cette situation très critique qui va jeter la société postcoloniale rwandaise sur la voie de la contre-révolution sociale du 04 juillet 1994 et la mener jusqu’au Pan-Hima-Tutsisme d’obédience néo-colonialiste belge.

À leur tour, pour pouvoir s’approprier les acquis et les profits de la contre-révolution sociale du 04 juillet 1994, les extrémistes Tutsi, dirigés par Paul Kagame Rwabujindili, commettent, en date du 17 avril 2000, un coup d’État pan-hima-tutsiste. Dès lors, ils mettent sur pied un régime politique tyrannique et totalitaire, soit le régime « Igisuti ». Tout le pouvoir politique rwandais et tout le patrimoine national rwandais sont entre les mains d’une minorité d’extrémistes Tutsi de leur parti politique le FPR-Inkotanyi, sous un masque pseudo-pluraliste tout à fait trompeur. Au tyran militaire sanguinaire le plus totalitaire et le plus débridé de toute l’Histoire du Rwanda, en l’occurrence Juvénal Habyalimana Rutemayeze, a succédé le tyran militaire le plus sanguinaire, le plus menteur et le plus aveuglé de toute l’Histoire du Rwanda, en l’occurrence Paul Kagame Rwabujindili. Voilà donc les preuves irréfutables que le Colonisateur belge a accordé sciemment une indépendance piégée au Rwanda, voire même au Burundi et à la RD-Congo. Il a posé plusieurs pièges dans chaque coin et dans chaque recoin du Rwanda. Les trois principaux pièges sont : l’armée mono régionale belgo-kiga, la coopération bilatérale belgo-rwandaise et les services secrets belges opérant au Rwanda sous la couverture de la fameuse Église catholique, de l’Humanitaire et de l’aide au développement.

C’est tout ça qu’on appelle, en Science politique rwandaise, la turbulence dans la société rwandaise postcoloniale, post-génocide, prérévolutionnaire. Le qualificatif « prérévolutionnaire » signifie que la 2ème Révolution sociale rwandaise est rapprochée. D’emblée, il importe donc de comprendre qu’en plus du système politique tyrannique et totalitaire extrémiste tutsi, il y a plusieurs autres systèmes pan-hima-tutsistes constituant ensemble le régime « Igisuti », notamment la Pan-Hima-Tutsisation de l’économie rwandaise [= l’Ubuhake rénové]. Pan-hima-tutsiser une économie, c’est mettre sur pied un système économique capitaliste libéral sauvage à l’instar des vautours extrémistes Tutsi rwandais.

  1. La Pan-hima-tutsisation de l’économie rwandaise [= L’Ubuhake rénové]

Pan-hima-tutsiser une économie signifie lui donner une orientation de type capitaliste libéral sauvage. Cela consiste donc dans le renforcement d’une classe Hima-Tutsi dirigeante, possédante et privilégiée, qui bénéficie des rapports économiques avec les marchés extérieurs, soit en y étant directement associée, soit par le pouvoir et le profit indirect qu’elle tire du néo-colonialisme économique. Entre la minorité privilégiée Hima-Tutsi et le reste de la population, l’écart économique et social demeure très grand ou va très croissant, les canaux d’ascension sociale étant pratiquement bloqués. La noblesse tutsi rwandaise d’avant 1959 est de retour au Rwanda. Il s’agit de la rénovation de l’Ubuhake. C’est ça qu’on appelle la Pan-Hima-Tutsisation de l’économie rwandaise postcoloniale, post-génocide.

La pan-hima-tutsisation de l’économie rwandaise postcoloniale, post-génocide a pour particularité de créer, – au non du génocide des Tutsis-, un écart très considérable entre une classe Hima-Tutsi dirigeante, extrêmement favorisée, privilégiée et la majorité, surtout paysanne Hutu, Twa et Tutsi défavorisée de la population. Les vautours extrémistes Tutsi refusent carrément de laisser émerger une classe moyenne, de peur de laisser se créer une petite bourgeoisie Hutu qui contribuerait à son renversement, en collaborant avec d’innombrables intellectuels Hutu, Twa et Tutsi, déçus, frustrés, mécontents voire même révoltés. En bref, les extrémistes Tutsi craignent qu’une petite bourgeoisie Hutu naissante puisse être capable d’appuyer financièrement les intellectuels Hutu, Twa et Tutsi modérés, qui à leur tour pourraient fermenter les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérés. Les extrémistes Tutsi sont conscients du danger de leur Pan-Hima-Tutsisation. Ils sont insensibles à la misère désespérée qu’ils ont eux-mêmes créée mais ils s’inquiètent à l’idée d’un éclatement de la 2ème Révolution sociale rwandaise. Alors ils mettent à l’abri leurs capitaux et leurs enfants à l’étranger, spécialement aux États-Unis d’Amérique.

Même les enfants de Paul Kagame Rwabujindili font leurs études aux USA. Le cadet de Paul Kagame Rwabujindili, Brian Kagame, y fait même ses études secondaires ou vient plutôt de les terminer, apprend-on, à Deerfield Academy dans l’État de Massachussets à concurrence totale de $200 000 soit deux cent mille dollars USA c’est-à-dire 150 millions de Francs rwandais. Ce comportement manifesté est une preuve suffisante que les extrémistes Tutsi qui ont intériorisé le modèle de développement occidental ne voient aucune raison de se mettre à la recherche d’une alternative. Faute de projet de société, cette couche privilégiée pratique l’auto-colonisation, en imitant plus ou moins volontairement des modèles extérieurs imposés autrefois par la force. Ça les arrange parfaitement alors que ça n’arrange pas du tout 97% d’autres Rwandais Hutu, Twa et Tutsi modérés défavorisés. Ils sont acculturés, occidentalisés et s’embourgeoisent d’une manière exponentielle. Ils s’enrichissent plus que ne s’enrichissaient les anciens colons Belges. Ils sont relativement plus riches que le gros richard occidental moyen. Voilà pourquoi les extrémistes Tutsi adorent le Libéralisme économique. Il est donc hasardeux de s’appuyer sur eux pour trouver des solutions adaptées au milieu socioculturel rwandais.

Par ailleurs, au même moment, la population hutu, twa et tutsi modérée est quotidiennement surveillée de très près. Pour les extrémistes Tutsi, le moindre signe de richesse d’un Hutu, d’un Twa ou d’un Tutsi modéré constitue une menace, un danger. Sous le régime « Igisuti », même le secret bancaire n’existe pas. Toute source de revenus intéressants est systématiquement détruite. Voilà pourquoi certains commerces florissants de Hutu, de Twa ou de Tutsi modéré sont carrément détruits par le feu : par exemple, le quartier commercial Mattheus de Kigali. Voilà pourquoi des villes comme la ville de Butare, sont dépréciées et des quartiers comme le quartier arabe [= mu Cyarabu] de Butare, systématiquement détruits et pan-hima-tutsiser sans contrepartie aucune, sous prétexte de nouvelle politique de l’urbanisation. Toutes les injustices sont commises au nom de la Justice. C’est la vérité pure et objective. S’il vous plaît, veuillez bien regarder ceci par exemple, -ça se passe dans la ville de Butare : http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/rwanda-irebere-nawe-ubugome-burenze-ukwemera-mu-gusenya-ahitwaga-mu-cyarabu-i-butare/

Bien entendu, le résultat de tout ça : c’est la brisure du développement économique ; c’est la chronicité du déficit de la balance des paiements et la chronicité du déficit budgétaire ; etc.

  1. La brisure du Développement économique du Rwanda

[= Igisiga cy’urwara rurerure cyimena inda, dit-on en Kinyarwanda]. En Économie politique, cela veut dire que pan-hima-tutsiser une économie postcoloniale, post-génocide : c’est détruire soi-même sa propre société ; c’est se condamner soi-même à la ruine finale ; c’est condamner d’avance sa propre classe dirigeante, possédante et privilégiée, à la banqueroute, à une révolution sociale assurée et surtout ce jour-là, à être lynchée par son propre peuple qu’on a enfoncé dans une vie infernale quand soi-même on nageait dans l’opulence ; on vivait dans le luxe, dans l’orgueil démesuré, dans la grande abondance et l’insouciance, etc. Voilà la médiocrité de l’espèce animale « vautour extrémiste Hima-Tutsi ».

Toujours est-il qu’on récolte ce qu’on sème. Fatalement, à coup sûr, le Pan-hima-tutsisme d’obédience néo-colonialiste belge va se briser les reins. Le modèle du Libéralisme économique dans une société postcoloniale est un modèle fatalement voué à la stagnation jusqu’à son éclatement sous l’impact d’un mouvement révolutionnaire. Wait and see. De nos jours, le fait est qu’une très forte différenciation entre une minorité tribale extrémiste tutsi privilégiée et la masse populaire Hutu, Twa et Tutsi modérée de la population, alimente continuellement le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise. La situation politique et sociale est extrêmement tendue.

La brisure du développement économique du Rwanda peut s’expliquer aisément. Lorsque le développement économique ne suit pas le rythme des aspirations, le développement économique connaît un arrêt. Il y a insuffisance de la demande globale [= abakiliya n’abapangayi barabura]. Ce n’est évidemment pas très étonnant, puisque la pauvreté et la misère augmentent. Le Pan-hima-tutsisme d’obédience néo-colonialiste belge a justement vocation à créer la pauvreté absolue. Les masses populaires deviennent trop misérables. Les gens n’arrivent même pas à se faire soigner. Ils n’ont pas assez de force pour travailler. Ils achètent de moins en moins. Les entrepreneurs sont très pessimistes et prévoient une diminution de la dépense de consommation. Leur politique d’investissement est très prudente, avec pour résultat une baisse immédiate des dépenses d’investissement, la désépargne, la fuite des capitaux, la spéculation, le déménagement, voire même l’exil des entrepreneurs, etc. L’économie se trouve en déséquilibre. Et qui pis est, les gros richards extrémistes Tutsi envoient le gros de la famille se mettre à l’abri à l’étranger, sous prétexte de scolarisation des enfants. Là, les coûts totaux du séjour sont très élevés et payables en devises. La fuite des capitaux se poursuit. Pour envoyer tant d’argent et sauvegarder son niveau de vie, -ce sont des mondains-, les extrémistes Tutsis sont toujours entrain de voler, de voler et de voler. Même Paul Kagame Rwabujindili et son protégé Marc Rugenera sont de grands voleurs. L’État est dépassé. Il est incapable de pratiquer une politique budgétaire efficace, en raison justement de la gabegie et de la corruption. Le gouvernement est médiocre et incompétent. Les dignitaires consciencieux sont mal vus et très troublés, à l’instar de François Kanimba. La crise économique s’aggrave. Les débiteurs n’arrivent pas à rembourser. Quelques grandes entreprises font faillite. Les entrepreneurs sont de plus en plus découragés. Les gens n’arrivent plus à joindre les deux bouts du mois. Les masses populaires sombrent dans l’apathie et le fatalisme. La famine s’y mêle et les paysans s’exilent l’un après l’autre, exactement comme à l’époque de la terrible et inoubliable colonisation belge.

De tout ce qui précède, il est naturel de conclure à un état de défiance généralisée, de frustration généralisé, d’insatisfaction, de mécontentement, propice à la rupture entre la classe dirigeante, privilégiée, possédante, extrémiste Tutsi et les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérées. L’insatisfaction de nouvelles aspirations et de nouveaux besoins a déjà produit les ferments du processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise. En un mot, outre les conseillers nationaux de Paul Kagame Rwabujindili, les conseillers étrangers Tony Blair et Machin Chouette, qui ont conseillé à Paul Kagame Rwabujindili d’épouser une orientation de type capitaliste libéral sauvage, et de mettre sur pied un régime tyrannique et totalitaire extrémiste Tutsi d’obédience néo-colonialiste, avec une méga-capitale Kigali, avec des gratte-ciel au milieu d’une misère désespérée, etc., lui ont donné de très mauvais conseils. Ils l’ont eu. Ce sont des mercenaires et des hommes très faux et vénaux. Au fait, ils ne lui ont conseillé que de sauvegarder leurs propres intérêts personnels égoïstes. Il est véreux de pratiquer « Du Capitalisme libéral sauvage » dans une société postcoloniale et post-génocide convalescente.

  1. Le retour en force du Néo-colonialiste belge

Depuis son invasion coloniale barbare du Rwanda en mai 1916, la Belgique a fait ou télécommandé le choix de tous les chefs d’État rwandais qui se sont succédé au Rwanda, les a utilisés puis assassinés ou fait assassinés, à savoir: le Mwami Yuhi V Musinga, le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Seul le Mwami Kigeli V Ndahindurwa a seulement été viré sans avoir à être assassiné, plus en raison de la magnanimité de son successeur Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge qu’en raison d’une quelconque bienveillance du Colonisateur belge. C’est ainsi qu’à toute tentative de relance sociétale, la Belgique est toujours là pour finalement tout torpiller encore. La Belgique est un monstre froid crypto-colonialiste, incurablement malade colonialiste. Elle est extrêmement dangereuse. Elle a trop d’antécédents au Rwanda et elle ne veut rien lâcher. Elle a posé des pièges très forts dans chaque coin et chaque recoin du Rwanda ou du Burundi, et a fidélisé de nombreux intellectuels rwandais ou burundais lâches et vils, -en immense majorité « des Habyalimanistes ou quelques Hutu Belges »-, dont elle graisse la patte ; qui l’adorent et qui réclament le Néo-colonialisme belge, notamment Faustin Twagiramungu Rukôkôs, des Hutu Belges du CNARED burundais, etc. En un mot, la Belgique est une variable exogène dans le modèle rwandais, extrêmement considérable. Il n’est donc pas possible d’analyser la vie politique rwandaise sans étudier les comportements manifestés du Colonialiste belge et sans para-métriser son néo-colonialisme.

Sous le présent règne de Paul Kagame Rwabujindili, dans une première période qu’il est trop tôt de périodiser, il y avait une forte association négative entre le Rwanda et la Belgique. Il y eût, par exemple, un temps où le Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères et européennes, -le noiraud Didier Reynders-, était considéré par les extrémistes Tutsi comme un imposteur indésirable au Rwanda et où il ne pouvait même pas être invité aux cérémonies commémoratives du recouvrement de l’Indépendance au 01 juillet à Kigali. Brusquement, pour des raisons de défaite du Rwanda en RD-Congo, et de complot contre le Burundi, l’association Rwanda-Belgique est devenue très fortement positive. Aussi du 08 au 10 juin 2016, Didier Reynders était-il l’hôte de marque à Kigali où la Belgique était cette fois-là présentée publiquement comme une bouée de sauvetage. Le fait que les vantards innés extrémistes Tutsi en arrivent là est un indicateur significatif de détresse et de brisure du développement économique [= Bageze kure, barakavunirwumuheto !]. Se sentant de plus en plus fort, Didier Reynders n’hésite pas à afficher son sentiment de supériorité et à leur dire : « Nous espérons qu’il sera possible d’avoir un débat ouvert, avec l’espace public pour tous les candidats », autrement dit « Petits, ouvrez l’espace politique. Il n’y a pas assez d’air démocratique ici ! ». C’est ça le néo-colonialiste belge. Il a le dernier mot. Au bout du compte, on ne peut pas être plus égoïste, plus vantard, plus malhonnête et plus vexant que lui.

Il appartient maintenant aux extrémistes Tutsi de voir loin. La Belgique est très bien informée. La Belgique n’a pas d’amis. Elle a des intérêts. Les extrémistes Tutsi ont géré le Rwanda comme le Colonisateur belge gérait le Ruanda-Urundi et le Congo belge. Leur régime « Igisuti » a provoqué le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise. Ils ont trop peur. Alors, ils prient l’ancien Colonisateur belge de bien vouloir revenir les assister en raison de ses compétences avérées en Méthodes de colonisation ! [= Na bwa bwêma ! Na bwa bukâka ! Na bwa bushongore bwose ! Na bwa bukotanyi bw’amarere ! Na bwa butore ! ]. Les assistera-t-il sincèrement ou les enfoncera-t-il ? Des deux choses, l’une : soit la Belgique les enfoncera, soit elle ne le fera pas. En tout état de cause, elle ne leur sera d’aucune utilité. Le système politique totalitaire qui a échoué partout ailleurs ne réussira pas au Rwanda. Le Libéralisme économique qui a échoué dans toutes les sociétés postcoloniales ne réussira pas dans la société rwandaise postcoloniale post-génocide. L’apartheid qui a échoué chez lui en Afrique du Sud ne réussira pas au Rwanda.

Alors, pourquoi la Belgique qui est au courant de tout cela; pourquoi le noiraud Didier Reynders qui n’a rien oublié; sont-ils allés à Kigali ? Tout simplement, la Belgique est allée à Kigali se laver les mains et lorgner le prochain régime. C’est toujours comme cela qu’elle fait chaque fois que, selon sa terminologie, il est minuit moins cinq à Kigali. « Minuit moins cinq » signifie la fin d’un règne et le rapprochement d’un autre. Au fait, elle refuse d’endosser le totalitarisme du régime extrémiste tutsi rwandais et d’en prendre la responsabilité. La Belgique est un colonialiste très rationnel. Par ailleurs, les USA, le Royaume uni, qui étaient plutôt perçus comme de grands amis de la noblesse Tutsi rwandaise, en ont fait également de même. Donc, ils endossent tous le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise : « Nous le lui avons dit. Il ne nous a pas écoutés. Tant pis ! Le peuple a droit à disposer de lui-même. On ne peut pas l’assujettir comme cela. La participation démocratique au pouvoir politique est un droit de l’Homme ». Cela veut dire donc que toute forme de violence politique qui surgirait au Rwanda à cause de la violence et de l’aveuglement de Paul Kagame Rwabujindili, ne surprendrait personne. Ils diraient tous : « Awooowooo ! » [= Bamukuyeho amaboko. Ntabibona]. La Belgique est entrain de prendre ses précautions en prévision de situation rwandaise future imprévisible. La Belgique est un grand champion de Néo-colonialisme.

Tout bien considéré, le néo-colonialiste belge est un être traîtreusement double et profondément retors. L’exemple de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, -le poulain par excellence de la Belgique-, eût dû servir de leçon à Paul Kagame Rwabujindili. À vrai dire, aucun chef d’État rwandais n’intéresse la Belgique. Seul le Rwanda intéresse la Belgique en tant que verrou de sûreté qui verrouille ou déverrouille les mines de la RD-Congo et du Burundi.

  1. Conclusion

En dernière analyse, il se révèle donc que la société rwandaise ne peut muer et se relever afin de se reproduire qu’après avoir vomi en gros le FPR-Inkotanyi, et nécessairement Paul Kagame Rwabujindili. Il est impérieux de dé-totaliser et de dé-pan-hima-tutsiser la société rwandaise. C’est en cela que consiste le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise. Plusieurs variables qualitatives explicatives l’expliquent. Il est déterminé, en général, par la démolition du régime « Igisuti » et en particulier, par plusieurs déterminants suivants :

  • La démolition du système politique totalitaire du FPR-Inkotanyi
  • L’abolition de la Pan-Hima-tutsisation de l’économie rwandaise [= l’Ubuhake rénové] et la démolition du système économique subséquent. En effet, les orientations économiques capitalistes libérales sauvages du régime « Igisuti » sont absolument inacceptables, intolérables et condamnables. Il y a lieu de rappeler que Paul Kagame Rwabujindili et son conseiller économique Marc Rugenera [= cya gisambo] ont insinué, à maintes reprises, que les politologues rwandais sont « bêtes = injiji ». Eh bien, on prouvera leurs sottises.
  • Le constat d’échec du Libéralisme économique au Rwanda. Le Libéralisme économique est parfaitement vénal et absolument inapproprié dans une société postcoloniale post-génocide. Il n’est donc pas question de combattre les intérêts occidentaux au Rwanda. Ça n’a rien à voir. Les extrémistes Tutsi ne sont plus gentils que personne. C’est à très bien savoir.
  • La démolition de tous les systèmes sociaux d’apartheid pan-hima-tutsiste [= Imidugudu, Gacaca-Gacabintu, guhuza imilima, système de santé scabreux, codes et lois de droit extrémiste tutsi, l’horrible révolution verte pan-hima-tutsiste, Rwanda day, Imbuto foundation, Ishema lyacu, Agaciro found, RAMA, TIG, etc.
  • Enfin, mise sur pied et en pratique d’un nouveau Code sociétal rwandais [= Gusubiza U-Rwanda rugali mu gitereko cyarwo].

En définitive, on convient que la première Révolution sociale rwandaise est finie et terminée et qu’elle a été ponctuée par quatre évènements historiques majeurs, à savoir : la Révolution de novembre 1959, le coup d’État du 05 juillet 1973, la contre-révolution de juillet 1994 et le coup d’État du 17 avril 2000. En somme, quatre cycles sociétaux rwandais viennent de s’achever sur un constat d’échec. La société rwandaise est retournée à sa case départ des années 1931-1959, dans l’Ubuhake [= la pan-Hima-tutsisation], en raison des coups d’État militaires insensés et de la médiocrité des militaires rwandais Kiga ou Tutsi, qui ont complètement assujetti et paralysé le peuple rwandais et qui empêchent la société rwandaise de se relever afin de se reproduire. [= Kuva muli 1973, société nyarwanda yaguye muli coma kubera ibimharagata by’ibisilikare by’ibinyakazu n’ibinyegisuti].

Par conséquent, un autre vrai cycle sociétal rwandais est absolument requis pour relever la société rwandaise et lui permettre de se reproduire à nouveau. C’est ça qu’on appelle la 2ème Révolution sociale rwandaise. Assurément, le Rwanda ne sera sauvé que par l’Idéologie centriste révolutionnaire [= L’Ubusangirangendo], excluant notamment et strictement les militaires et les ecclésiastiques à la tête de la société rwandaise. Les militaires et les ecclésiastiques doivent être soumis aux autorités politiques civiles et laïques. Leur rôle respectif, c’est d’organiser l’armée, la défense nationale et l’Église, et non la société. À chacun son métier et les vaches seront bien gardées. Au Rwanda de demain, les coups d’État seront prohibés. C’est affreux. Finalement, personne n’est heureux, ni les putschistes vaincus à leur tour, ni Alexis Kanyarengwe, ni Aloys Nsekalije, ni Laurent Serubuga, ni Théoneste Lizinde, ni Théoneste Bagosora, ni Juvénal Habyalimana Rutemayeze, ni Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, ni leurs enfants, etc., ni la société rwandaise. L’âme du chaos rwandais réside dans son armée. Alexis Kanyarengwe était un individu très déçu. Il haïssait très profondément Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Il affirmait que si c’était à refaire, il ne ferait pas le coup d’État du 05 juillet 1973. Léonidas Rusatira, un général de brigade, est certainement l’un des militaires rwandais les plus intellectuels (Rusatira, 2007). Il regrette très amèrement le coup d’État du 05 juillet 1973. Si le coup d’État du 05 juillet 1973 était nécessaire, pourquoi alors ceux qui l’ont commis le regrettent-ils ? Donc, il faut repenser et reconstruire une nouvelle armée nationale où même un ou une Mutwa peut devenir « général-major » et danser aussi à Kigali. Le Soleil luit pour tout le monde. Tout Rwandais a droit de jouir du Rwanda.

Cela va donc sans dire que le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise va de pair avec la destruction totale et définitive de la volonté politique des Habyalimanistes Banyakazu de retourner au pouvoir. Dans le même ordre d’idées, tout ce qui condamne les extrémistes Hutu et génocidaires Habyalimanistes et rejette catégoriquement les pourritures avancées des FDLR est certainement un fait notable. Mêmement, tout ce qui condamne les extrémistes Tutsi et génocidaires Banyegisuti et rejette catégoriquement les pourritures avancées du FPR-Inkotanyi, est certainement un fait notable, notamment le RNC. Néanmoins, en ce qui concerne ce dernier, il est à bien préciser que, malgré son atout indiscutable d’avoir des propagateurs crédibles, -notamment Théogène Rudasingwa, etc.-, et des journalistes compétents, -notamment Serge Ndayizeye- ; et de compter au nombre de ses dirigeants des Hutus modérés intègres voisins du Centre, en l’occurrence Joseph Ngarambe, Eustache Nkelinka, Léon Ngarukiye, etc. ; sa principale faiblesse réside dans son alliance méprisable avec les extrémistes Hutu des Habyalimanistes FDU-Inkingi, notamment le bourreau de Rubona-rwa-Ngunda, Charles Ndereyehe. Elle est vraiment aberrante cette alliance entre « modérés réformistes Tutsi de droite » et « extrémistes Hutu ». Selon la terminologie politiste, c’est un abcès politique sans lendemain.

À bas le régime « Igisuti » [= Igisuti kiragashya !]

Vive la 2ème Révolution rwandaise ! [= Harakabaho Révolution ya kabili mu Rwanda !]

Fait à Paris, le 13 juin 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir vous adresser à l’édition SCIPORWA de Rouen http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/category/edition-sciporwa/

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