Rwanda – Le 07 avril 2017 : Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste [= Umunsi mukuru w’abatabazi ba Demokarasi y’amashyaka nyamashyaka]. Le 22 avril 2017 : 23ème commémoration du Génocide rwandais.

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir utiliser le formulaire du site web : http://sciencespolitiquesrwandaises.fr/category/edition-sciporwa/

0. Introduction

D’avril 2017, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] commémore chaque année le Génocide rwandais en deux temps, à savoir le 07 avril et le 22 avril.

  • Au 07 avril, est célébrée la Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste.
  • Au 22 avril, se commémore le Génocide rwandais proprement dit [= Itsembatsembana ly’Abanyarwanda]. Le chef-lieu du Génocide rwandais est Kibeho. De part et d’autre, Kibeho est un symbolisant majeur du Génocide rwandais.

D’emblée, se pose la question centrale de départ. Qu’est-ce le Génocide rwandais ? De là découlent plusieurs questions secondaires dérivées. Est-il comparable à la Shoah ? En gros, comment cela a-t-il pu arriver dans un État-nation unitaire millénaire comme le Rwanda ? Le Génocide rwandais a-t-il, oui ou non, été planifié ? Quelle est la part imputable à l’Église catholique dans le désordre social et le chaos rwandais ? Et quel jugement pourrait-on porter à l’approche du nouveau pape François I ? Ça veut dire quoi, célébrer la Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste ? Qui sont les martyrs de la Démocratie pluraliste ? Etc. Voilà en gros les quelques questions auxquelles a pour but de répondre la présente déclaration.

Pour ce faire, la présente déclaration s’impose une démarche thématique et se structure comme suit :

  • Qu’est-ce le Génocide rwandais [= Itsembatsembana ly’Abanyarwanda?]
  • Le Génocide rwandais est différent de la Shoah.
  • Comment le Génocide rwandais a-t-il pu arriver dans un État-nation unitaire millénaire comme le Rwanda ?
  • Est-ce-que, oui ou non, le Génocide rwandais a-t-il été planifié ?
  • Assassinat préalable du Premier ministre Agathe Uwilingiyimana pour faire tomber le Gouvernement et créer le vide institutionnel. Ça, c’est un stratagème militaire classique.
  • Le Pape François I est un homme très faux, un manipulateur patenté et un encenseur de tyran, se dissimulant derrière Dieu. Il est rampant, ce pape.
  • Bien-fondé de la Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste
  • Liste des martyrs de la Démocratie pluraliste [= Abatabazi ba Demokrati y’amashyaka nyamashyaka

1. Qu’est-ce le Génocide rwandais [= Itsembatsembana ly’Abanyarwanda?]

En premier lieu, pour le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], le Génocide rwandais est un phénomène ambivalent. Il englobe le génocide des Tutsi et des Hutu modérés commis par la société extrémiste hutu habyalimaniste [= l’Akazu] ; le génocide des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés commis par la société extrémiste tutsi paul-kagamiste [= l’Igisuti] ; et d’autres crimes divers commis par les uns ou les autres et qui restent à définir et à qualifier. Malgré les dénégations du FPR-Inkotanyi, la société extrémiste tutsi paul-kagamiste [= l’Igisuti] est, elle aussi, bel et bien une entreprise totalitaire esclavagiste colonialiste d’une horde d’assassins.

2. Le Génocide rwandais est différent de la Shoah.

En deuxième lieu, il importe donc de préciser que le Génocide rwandais est différent de la Shoah. Paul Kagame Rwabujindili trompe les Juifs. Comparer le Génocide rwandais à la Shoah, c’est comparer l’incomparable. Le Génocide rwandais n’est pas la destruction d’un peuple par un autre peuple. Non ! C’est l’autodestruction du peuple rwandais lui-même [= Itsembatsembana ly’Abanyarwanda]. Ce n’est pas non plus une affaire de racisme.

En bref, le Génocide rwandais dérive du Totalitarisme postcolonial. Celui-ci peut d’ailleurs se définir comme étant la violence exercée par une faction totalitaire – tantôt Hutu Kiga Habyalimaniste (= l’Akazu), [= ± 5% de la population rwandaise] – tantôt Tutsi Ega Paul-Kagamiste (= l’Igisuti), [= ± 3% de la population rwandaise], qui s’est arrogé le droit de parler « au nom du peuple rwandais entier » et qui monopolise, à l’encontre de toutes les autres catégories sociales rwandaises, les moyens d’empêcher l’expression de leurs intérêts et de leurs préférences.

Plus concrètement, la société extrémiste hutu kiga habyalimaniste [= l’Akazu soit ± 5 % de la population rwandaise] et la société extrémiste tutsi ega paul-kagamiste [= l’Igisuti soit ± 3 % de la population rwandaise] sont des monstres froids et des maîtres-chanteurs génocidaires capables de tout. Ce sont des oppresseurs. Leur violence est une violence rationnelle et stratégique. Leur jeu est un jeu très sadique : « Vous nous laissez, sous-entendent-ils, tout manger seuls ; tout rafler seuls ; tout monopoliser seuls ; tout dominer seuls ; vous assujettir et vous asservir complètement. Souffrez et taisez-vous ! Sinon, nous vous exterminerons tous, au grand jour « amanywa ava ! » ». Autant l’Akazu n’hésite pas à détruire des Hutu modérés, spécialement des Hutu Banyenduga, à commencer par le Président Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, la 1ère Dame Verediana Mukagatare, etc. ; autant l’Igisuti n’hésite pas à détruire des Tutsi modérés, spécialement des Mutaristes-Kigélistes [= Bashyirahamwe], à commencer par le Sûgu Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi, etc.

Par parenthèse, il est à faire savoir que le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], quant à lui, représente le courant idéologique de la société mixte rwandaise Hutu, Twa et Tutsi modérée, centriste gitériste-kayibandiste. Il rend hommage aux grands hommes suivants : Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, Joseph Gitera Se-Republika, Mutara III Rudahigwa Se-Muco et Kigeli V Ndahindurwa Se-Mhunzi.

3. Comment le Génocide rwandais a-t-il pu arriver dans un État-nation unitaire millénaire comme le Rwanda ?

C’est une question très intéressante. Et la réponse est claire et nette. Les causes du chaos rwandais postcolonial sont essentiellement coloniales belges.

Depuis le 05 juillet 1973, au Rwanda, c’est la loi de la Jungle qui règne. Grâce à une armée mono-régionale Hutu Kiga, stratégiquement offerte par le Colonisateur belge, une catégorie minoritaire pan-kigiste originaire des Inkiga avait complètement assujetti le peuple rwandais. Ce sont des extrémistes Hutu Bakiga Habyalimanistes, esclavagistes, totalitaires, pro-colonialistes, extrêmement bouchés, maîtres-chanteurs, capables de tout. Ils le disaient tout le temps : « Souffrez, mais taisez-vous. Plutôt que de quitter le pouvoir, nous brûlerons le Rwanda ». Dans leur entendement, quitter le pouvoir, c’est insupportable. Les gens ont pris toutes ces choses-là à la légère. Le FPR-Inkotanyi, quant à lui, avait des rebelles Tutsi extrêmement déterminés, mais n’avait pas de politologues étrangers à sa solde. Ceux-ci ne l’intéressaient d’ailleurs pas. Les exilés Tutsi ont misé sur les armes, et surtout sur une armée mono-tribale tutsi que leur avait très bêtement offerte Juvénal Habyalimana Rutemayeze en personne, espérant qu’avec ce geste fraternel et amical, les exilés Tutsi se calmeraient et seraient définitivement contenus et réinstallés dans leur nouvelle conquête [= umunani wabo abahaye kubera ko U-Rwanda rwuzuye !], en l’occurrence l’Ouganda. Juvénal Habyalimana Rutemayeze était un sot. Le peuple rwandais est entrain de payer trop cher les erreurs très graves de ce Juvénal Habyalimana Rutemayeze.

Les exilés Tutsi n’ont donc pas misé ni sur l’idéologie, ni sur le processus révolutionnaire dont ils n’auraient évidement pas été les principaux bénéficiaires. Ils avaient trop longtemps souffert de leur mort politique depuis 1959. Et ils voulaient absolument ressusciter politiquement et totalement. Or, ils étaient très bien soutenus par toutes les forces armées étrangères Hima-Tutsi et le rapport de forces leur était très favorable. Donc, ils se moquaient du chantage des Bakiga Habyalimanistes. Et ils l’ont prouvé en abattant Juvénal Habyalimana Rutemayeze lui-même. Or, les Bakiga Habyalimanistes voulaient garder indéfiniment le pouvoir coûte que coûte. Et pour pouvoir garder ce pouvoir, ils faisaient de leur mieux pour tout torpiller, y compris les accords de paix d’Arusha. Or, les Tutsi voulaient aussi ce pouvoir par tous les moyens possibles, et coûte que coûte [= Nidushaka dushire, abapfa bapfe, abarokoka barokoke, aliko mpaka ziliya mpyisi zitumutse ! Nyuma yaho, natwe tuzabereka tuuu ! ]. Et ce qui devait arriver arriva.

4. Est-ce-que, oui ou non, le Génocide rwandais a-t-il été planifié ?

À ce sujet, il n’est pas bon de faire des détours. La Science politique n’est pas un tribunal pénal international. Elle ne recherche pas les coupables. Elle ne juge pas les individus. Elle étudie les types et utilise ses propres définitions opérationnelles. Elle analyse les faits historiques et analyse les phénomènes politiques collectifs. Là où le juriste se centre, subjective et pinaille souvent ; le scientifique lui, se décentre, numérise et objective l’objectivation. On ne doit demander à un acteur que ce dont il est capable. Le juge n’est ni un scientifique, ni un savant ; l’avocat non plus. Faire l’Analyse historique et politique n’est pas leur rôle. Ils ne sont même pas formés pour ça. Puis, cela n’entre pas dans leurs attributions. Il ne faut donc pas leur demander cela. Les jugements des tribunaux ne sont pas de l’Analyse historique et politique. Le juge juge les individus, c’est-à-dire les personnes physiques ou morales. Il ne juge pas les types. Or, l’Akazu et l’Igisuti ne sont ni des personnes physiques, ni des personnes morales. Comment voulez-vous donc qu’il puisse les convoquer et les juger ? Par contre, pour la Science politique, les jugements des tribunaux ne sont que des matières premières et fournitures historiques à détruire dans le processus de production de l’Analyse politique.

Donc, pour prouver que le Génocide rwandais a été planifié, -de part et d’autre-, ce n’est pas nécessaire de prouver que tel groupe de malfaiteurs X, Y, —-, Z, réunis dans telle salle, de telle heure à telle heure, ont planifié ceci et cela qui est consigné dans tel document qu’on a retrouvé à tel endroit, etc. Non ! Le politologue ne travaille pas comme ça. Il n’est pas un juge de tribunal et ce n’est d’ailleurs pas au tribunal qu’on prouve la planification d’un génocide. Il suffit donc d’inventorier tous les stratagèmes militaires classiques utilisés dans le Génocide rwandais, de part et d’autre, et de prouver que le Génocide rwandais est une violence d’État, rationnelle, stratégique, réfléchie, raisonnée et maîtrisée, alors, ipso facto, on en a prouvé la planification. C’est exactement cela la planification ou l’organisation d’un génocide. Assurément, le Génocide rwandais n’est ni une violence libidinale, ni une violence irrationnelle, ni une violence sociale, ni une violence anomique, ni une violence spontanée. De part et d’autre, il s’agit d’une destruction très bien organisée et très, très efficace. Il a été dirigé par des professionnels militaires. Donc il a été planifié. Voilà ce qu’il fallait, en gros, démontrer.

5. Assassinat préalable du Premier ministre Agathe Uwilingiyimana pour faire tomber le Gouvernement et créer le vide institutionnel. Ça, c’est un stratagème militaire classique.

L’assassinat préalable du Premier ministre Agathe Uwilingiyimana et des politiciens modérés n’a pas été accidentel ou involontaire. C’était un plan de destruction des personnes définies comme étant des ennemis. Ils ont été assassinés par des membres de la garde présidentielle Kiga de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. C’était des professionnels de l’assassinat. Ils n’agissaient pas par instincts homicides. Ils agissaient avec discipline et stricte maîtrise. Ils tuaient froidement. Ils étaient très, très bien formés. Ils avaient passé d’innombrables années d’entraînement intensif. Un membre de la garde présidentielle Kiga de Juvénal Habyalimana Rutemayeze était un robot très sophistiqué, sans âme et sans esprit. Il était capable de n’importe quoi au service de l’Akazu.

Il n’est pas possible de raconter ici le calvaire respectivement vécu par chaque martyr de la Démocratie pluraliste assassiné, soit par l’Akazu, soit par l’Igisuti.

En ce qui concerne notamment le Premier ministre Agathe Uwilingiyimana, on sait très bien qu’elle a été assassinée le 07 avril 1994, par des membres de la garde présidentielle, dirigés par Protais Mpiranya en personne, sur ordre direct d’Agathe Kanziga Nyirarutemayeze, -une vieille démone qui se pavane allégrement à Paris-, de concert avec Protais Zigiranyirazo, Séraphin Rwabukumba, Laurent Serubuga, Théoneste Bagosora, Aloys Ntiwiragabo, Pascal Simbikangwa, etc. Dans un premier temps, c’est à la résidence présidentielle de Kanombe que se trouvait le quartier général du génocide des Tutsi et des Hutu modérés. La Reine-mère était Agathe Kanziga Nyirarutemayeze. Elle sévissait main dans la main principalement avec son frère Protais Zigiranyirazo et son cousin Théoneste Bagosora. Toute l’Akazu entière était à leur disposition, particulièrement l’armée mono-régionale Kiga, et surtout la garde présidentielle Kiga de feu Juvénal Habyalimana Rutemayeze.

6. Le pape François I est un homme très faux, un manipulateur patenté et un encenseur de tyran, se dissimulant derrière Dieu. Il est rampant, ce pape.

L’une de nombreuses erreurs très graves du pontificat du Pape François I aura été sûrement et certainement d’avoir invité au Vatican, en date du 20 mars 2017, le tyran militaire sanguinaire génocidaire rwandais Paul Kagame Rwabujindili. C’est une victoire inouïe pour ce tyran, d’avoir été, malgré tant de crimes, très chaleureusement accueilli par « Sa Sainteté le Pape François I ». Et, de manière inhabituelle, celui-ci est même venu vers celui-là jusqu’au milieu de l’antichambre qui précède la bibliothèque pontificale où le pape reçoit habituellement ses hôtes de marque [= Ni Papa ubwe nyilizina wiyiziye gusanganira ilyo Shyano !]. Paul Kagame Rwabujindili, -accompagné de son épouse, Jeannete Kagame Nyirarwabujindili, et de son ministre des affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, toutes deux très théâtralement voilées-, était très, très fier d’être son hôte de marque et d’être ainsi récompensé de tous les forfaits terrifiants qu’il avait commis sur le Magister ecclésial de l’Église catholique rwandaise ou plutôt de tant de services amicaux rendus. Il a purifié l’Église catholique rwandaise des indésirables évêques, ecclésiastiques, religieux et religieuses Hutu, Twa et Tutsi modérés, soit en les assassinant, soit en les coffrant, soit en les exilant ! Voilà peut-être pourquoi, au Vatican, il a été reçu comme un grand homme aux mérites très éclatants.

L’Histoire du Rwanda jugera très sévèrement le communiqué final papal suivant, sorti au terme de cette rencontre absurde et fatale : « Le Pape exprime sa profonde tristesse, celle du Saint-Siège et de l’Église, pour le Génocide rwandais, et exprime sa solidarité avec les victimes et tous ceux qui continuent à subir les conséquences de ces événements tragiques. Le Pape demande le pardon de Dieu pour les péchés et les échecs de l’Église et de ses membres, y compris les prêtres, les religieux et les femmes qui ont succombé à la haine et à la violence, trahissant ainsi leur mission évangélique. Le Pape exprime l’espoir que cette humble reconnaissance des manquements commis dans ces circonstances, -qui, malheureusement, ont défiguré le visage de l’Église-, contribue en particulier, -à la lumière de la récente année sainte de la Miséricorde et du communiqué publié par les évêques du Rwanda à l’occasion de sa clôture-, à purifier la mémoire et à promouvoir l’espoir et la confiance renouvelée dans un avenir de paix. Cela atteste qu’il est effectivement possible de vivre et de travailler ensemble quand on met l’accent sur la dignité de la personne humaine et le bien commun ».

Par cette rencontre absurde et par son communiqué tortueux final, le Pape François I a fini lui-même de fermer les portes de l’Église catholique rwandaise. Il aura été le fossoyeur de l’Église catholique rwandaise et nulle part ailleurs, il ne faudra en chercher le responsable. Quant on a fait faillite ; on a fait faillite. Il est inutile de demander pardon à Dieu. Dieu n’est pas une personne humaine à qui on demande pardon comme on veut. Il n’est pas notre prochain. À chacun plutôt d’exercer son libre arbitre et de maîtriser sa vie ainsi que la gestion de ses propres entreprises. Il est absurde de prétexter la demande de pardon à Dieu pour se dérober à ses devoirs, à ses obligations, à sa faillite, à ses manquements, etc. Il est inadmissible de se dissimuler derrière Dieu.

En un mot, l’Église catholique romaine n’est pas une créature de Dieu. Elle ne peut même pas monopoliser Dieu. L’Église catholique romaine est une création humaine. C’est une organisation religieuse au même pied d’égalité que toute autre organisation religieuse agréée par l’État. C’est l’État qui agrée les organisations religieuses. Ce n’est pas Dieu qui les agrée. S’il faut demander pardon à quelqu’un ; c’est bien à celui qui a agréé qu’il faut le demander et non pas à celui qui n’est pas partie prenante. Dieu n’est pas partie prenante. C’est un contrat entre l’Église catholique et l’État. Dieu n’a jamais paraphé ce contrat. Il faut arrêter la manipulation. Il faut avoir les pieds sur Terre, Messieurs. Si vous voulez être jugés ou pardonnés par Dieu, attendez que vous soyez d’abord morts. Et soyez sûrs que ça ne se passera pas comme vous l’imaginez, vous, les faux Théologiens, apprentis sorciers [= Mwa bapfumu mwe !]. Dans l’entre-temps, il faut respecter les clauses des contrats que vous avez signés avec l’État. L’Église catholique romaine doit, elle aussi, respecter les lois et les règlements du pays, sans plus ni moins. Il est abject de ramper et de se prostituer aux distributeurs des faveurs. C’est donc plutôt au Vatican lui-même qu’il revient de constater sa faillite au Rwanda et non à Dieu.

Assurément, le message divin de Jésus-Christ est absolument vrai. Par contre, ce sont les hommes eux-mêmes qui l’ont tripoté de leur mieux. Jésus-Christ s’est acquitté de son message divin en bonne et due forme, puis il s’en allé. Il n’a jamais demandé à personne de fonder l’Église orthodoxe, l’Église catholique romaine, l’Église anglicane, l’Église méthodiste libre du 7ème jour, l’Église évangélique, l’Église pentecôtiste, l’Église baptiste, l’Union des Églises baptistes, le Sion Temple Gitwaziste, l’Église Kibanguiste, l’Église calviniste, l’Église luthérienne, l’Église des Mormons, l’Église des Témoins de Jéhovah, l’Église de William Marrion Branham, l’Église des apôtres Tutsi Masasu et compagnie, l’Église Ceci, l’Église Cela, l’Église X, l’Église Y, l’Église W, etc.

Le fait est que, trouvant très intéressant le Message divin de Jésus-Christ, d’innombrables escrocs religieux s’en sont emparé et l’ont récupéré en vue de manipuler des gens et d’en faire leur profit personnel, national, colonialiste ou impérialiste. Jésus-Christ n’y est absolument pour rien du tout. Il appartient plutôt aux différentes Églises concernées de s’en prendre à elles-mêmes ; de constater leur faillite, leurs mensonges ; de s’amender ou de fermer leurs portes et leurs gueules. Hélas, force est de constater que l’Église catholique ne s’améliore pas. Au contraire, elle se Paul-Kagamise. La Papauté est devenue une comédie politique pan-hima-tutsiste grotesque.

La dangerosité de l’Église catholique au Rwanda n’est donc pas ce que raconte ou veut faire croire aux ignorants ce Pape François I. Non ! C’est plutôt exactement ce que lui-même soi-disant Pape François I est entrain de foutre aujourd’hui. L’Église catholique est une girouette qui tourne à tous vents. Au Rwanda surtout, l’Église catholique, c’est une vieille prostituée.

Concrètement, il est reproché à l’Église catholique ses accointances et ses complicités coloniales avec le Colonisateur belge. Il existait un concordat entre le Vatican et la Belgique destiné à co-coloniser ensemble le Ruanda-Urundi et le Congo belge. Il existait des accords secrets entre la Belgique et la Société des missionnaires d’Afrique dont le fondateur n’était personne d’autre que le fameux raciste et escroc religieux Cardinal Charles-Martial Lavigerie. C’est grâce à tout cela que l’emprise missionnaire sur la Société rwandaise est devenue réalité et que l’Église catholique a pu faire main basse sur d’énormes richesses nationales rwandaises ; mettre la main sur les terres le plus fertiles du Rwanda au mépris absolu des populations rwandaises qui étaient refoulées comme des bêtes sauvages, notamment la très belle vallée de Nyakibanda qui pourtant était le grenier de toute « la province Bashumba » ; de s’approprier la grande partie du patrimoine dynastique séculaire rwandais ; de se rendre coupable d’innombrables concussions et détournements de fonds publics ; etc. Toutes les églises, tous les couvents, tous les hangars ibibeho, toutes les écoles primaires, toutes les écoles secondaires, tous les dispensaires, tous les centres sociaux, etc., que gérait l’Église catholique au Ruanda-Urundi ont bel et bien été construits par le Colonisateur belge avec l’argent du contribuable rwandais ou burundais. Pas par l’Église catholique ! La colonie ruanda-burundaise s’autofinançait. Les coloniaux belges et les missionnaires blancs n’ont contribué à rien du tout. Ils ne faisaient que piller, voler et violer. Même leurs salaires et leurs frais de mission émanaient du trésor public ruanda-burundais. Alors que c’était des barbares aux mœurs corrompues, l’Église catholique romaine voudrait, aujourd’hui, présenter les missionnaires d’Afrique comme des anges parfaits, notamment le voyou père Loupias alias Rugigana, le politicard intriguant Mgr Léon-Paul Classe, etc.

C’est justement pour se donner bonne conscience qu’hier, l’Église catholique s’est finalement vue dans l’obligation de se prostituer à Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Mgr Vincent Nsengiyumva, -archevêque de Kigali-, était le cousin de Juvénal Habyalimana Rutemayeze. Mgr Joseph Ruzindana, -évêque de Byumba-, était le cousin de Théoneste Bagosora, etc., etc., etc. C’est ça qui a fait que, à son arrivée au pouvoir, très impulsif et très violent, le FPR-Inkotanyi les a tous assassinés. Et c’est donc également pour se donner bonne conscience qu’aujourd’hui, l’Église catholique se voit dans l’obligation de se prostituer à Paul Kagame Rwabujindili au mépris absolu de tous les évêques, prêtres, religieux, religieuses et chrétiens Hutu, Twa ou Tutsi modérés que ce grand criminel Tutsi Mwêga a détruit un peu partout au Rwanda, jusqu’en RD-Congo, allant même jusqu’à refuser très catégoriquement leurs funérailles. En tout état de cause, [= Ntarwica umukondo ngo rusige ubura : rien ne tue le nombril sans endommager les entrailles, disent les Rwandais]. Non ! Le Pape n’est pas aussi impeccable qu’on nous l’a trompés dans l’enfance ! Il est exécrable de se prostituer aux meurtriers des siens ! Il est exécrable de renier ses propres gens pour faire plaisir à leur assassin ! C’est quelle espèce de pape, ça ? C’est quoi ça ? Quelle misère !

Tout bien considéré, le Pape François I est le pape contemporain le plus faux, le plus rampant et le plus déprécié de tous. C’est un type masqué et double, tantôt chef d’État parmi les chefs d’État, tantôt chef d’Église parmi les chefs d’Église. C’est un type profondément retors. Ses discours sont empreints d’hypocrisie. Son parti-pris pan-hima-tutsiste est avéré. Il est quoi, au juste, ce retors tortueux ? S’il n’y comprend rien dans le dossier « Rwanda » ; pourquoi alors le traite-t-il ? Ce type-là infantilise le peuple rwandais. Ses gesticulations sont inadéquates. Où mène-t-il l’Église catholique rwandaise, cet empereur romain désuet, en respectant à tel point une pourriture avancée ; en soutenant le Totalitarisme et en copinant de la sorte avec le tyran militaire sanguinaire génocidaire le plus étroit, le plus violent, le plus cruel et le plus sanguinaire de toute l’Histoire du Rwanda ? Jésus-Christ n’a jamais chouchouté des rapaces, à ses risques et périls [= Aho guhakwa ku bisuma ; aho kugambanira abantu ; yaremeye abambwa ku musaraba ! Apfa gitwali ! None Abatekamutwe bose basigaye bamwiyitilira ! Yaaabababaaa ! ]. N’embrasse pas l’occasion dont la bouche est sale, disent les Russes. Ce manipulateur argentin pan-hima-tutsiste est trop faillible. Il a tutsisé à outrance l’Église catholique rwandaise plus qu’aucun autre pape ne l’a jamais fait auparavant. Il a choisi les totalitaires coloniaux Tutsi. Puisqu’elle ne concerne plus les masses populaires Hutu, Twa ou Tutsi défavorisées, alors, les jours de sa fichue Église catholique sont comptés au Rwanda. Bon ! Qu’elle garde son choix et s’en aille avec ses extrémistes Tutsi.

[= Uyu mupapa ni Ikimharagata ! Nta soni, gushyigikira no guha ingufu umunyagitugu Rukarabankaba Kinywamaraso Rwabujindili ! Kaliya gasuma ! Hanyuma se, abandi Banyarwanda bo (= 97 %), -batali mu Gisuti cya Paul Kagame Rwabujindili-, bo bazabaho bate ?]

À bas le Vatican ! À bas la papauté !

7. Bien-fondé de la Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste

La Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste, c’est la commémoration collective de tous les assassinats des lutteurs infatigables rwandais commis du 01 octobre 1990 à la fin du règne tyrannique et totalitaire du FPR-Inkotanyi, lesquels assassinats ont été commis, soit par le MRND-CDR-GP (= Akazu), soit par le FPR-Inkotanyi (= Igisuti). Par lutteurs infatigables, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] entend toutes les personnes qui ont lutté ou continuent de lutter avec persévérance pour l’avènement de la Démocratie pluraliste au Rwanda. Leur assassinat leur vaut automatiquement la qualification de martyrs de la Démocratie pluraliste.

La cérémonie annuelle du souvenir en l’honneur desdits martyrs se célèbre au 07 avril chaque année. C’est en effet, à cette date, le 07 avril 1994, qu’ont été assassinés, à Kigali, le Premier ministre Agathe Uwilingiyimana et son mari Ignace Barahira, par des membres de la garde présidentielle Kiga de Juvénal Habyalimana Rutemayeze.

Après viol collectif et assassinat, la dépouille mortelle du Premier ministre Agathe Uwilingiyimana a été dégradée de la façon la plus indicible, puis jetée toute nue dans la rue, près de l’église Saint-Michel, au croisement de deux rues dont l’une mène à la résidence présidentielle de Kiyovu. Ce n’est que le lendemain 08 avril 1994 que la dépouille a été ramassée et transportée par ambulance à la morgue de l’hôpital militaire de Kanombe, par le major Ntibihora, puis remise au caporal Karamaga, -responsable de la morgue-, pour enterrement immédiat et vaille que vaille. Celui-ci, -un Mukiga Murera bienveillant- a témoigné au tribunal populaire Gacaca-Gacabintu de Kanombe qu’à la vue de cette dépouille excessivement dégradée, -avec une bouteille dans le vagin-, il a été frappé d’horreur et a décidé unilatéralement de désobéir. Pour honorer la femme rwandaise, qui, dit-il, lui évoque sa mère et ses sœurs, il a, de lui-même, mis la dépouille dans un beau cercueil qu’il a soigneusement caché parmi les cercueils des dignitaires morts dans l’attentat du 06 avril 1994. À la chute de Kanombe, en tant que responsable de la morgue, il livra tous les cercueils présents pour évacuation à la BRALIRWA de Gisenyi, à l‘exception de celui d’Agathe Uwilingiyimana qu’il a encore mieux caché à la morgue même. Avant de quitter Kanombe, il a inscrit sur le cercueil « Agathe Uwilingiyimana, Premier ministre ». Et c’est ainsi que le FPR-Inkotanyi a pu le retrouver dans la morgue, malgré la combine du monstrueux major Ntibihora. Celui-ci et ses supérieurs hiérarchiques Banyakazu misaient sur l’oubli et s’imaginaient qu’ils seraient les seuls à écrire l’Histoire du Rwanda. Aucun Musangirangendo [= Centriste Gitériste-Kayibandiste] ne peut jamais oublier la barbarie de l’armée mono-régionale Kiga de Juvénal Habyalimana Rutemayeze.

Cette année, la Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste sera célébrée dans le for intérieur de chaque Musangirangendo. Le meilleur temple, la meilleure église, se trouve dans le for intérieur de notre personne sacrée. Dieu est en chacun de nous identiquement. Pour s’adresser à Dieu, il est inutile de recourir aux services d’un pape ou d’un curaillon catholique romain. Aucun influx christique ne peut jaillir d’une aura si impure ! [= Iyo ibintu ntacyo bimaliye abantu, ubwo nyine ntacyo biba bimaze !].

En bref, la Journée des martyrs de la Démocratie pluraliste est un jour de deuil. Elle est marquée par le jeûne dont la durée est respectivement déterminée par le pratiquant lui-même, allant de quelques heures à un, deux ou au grand maximum trois jours. C’est également une belle occasion pour confier tout cela à IMANA y’i Rwanda et prier pour que, dans les plus brefs délais, finisse totalement et définitivement le Totalitarisme postcolonial habyalimaniste ou paul-kagamiste et que la Paix règne au Rwanda.

8. Liste des martyrs de la Démocratie pluraliste [= Abatabazi ba Demokrati y’amashyaka nyamashyaka]

 

Fait à Paris, le 25 mars 2017

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

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