S.O.S. au Conseil de Sécurité de l’ONU – Rwanda : Un État voyou où les extrémistes Tutsi (= Les Banyegisuti) disposent en maîtres, des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés et de leurs vies selon leurs volontés.

PORTRAIT MUREME 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

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  1. Introduction

Au Rwanda, de nos jours, le fait est que les extrémistes Tutsi rwandais (= les Banyegisuti) ont monopolisé tous les facteurs de production, à savoir le Capital, la Terre et le Travail et que donc, ils disposent en maîtres, des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés et de leurs vies selon leurs propres volontés. Les Forces rwandaises de Défense (= FRD) sont une armée mono tribale Tutsi et une horde d’assassins, tandis qu’IBUKA est une horde d’Intorehamwe et le CNLG une bande de minables faisant diversion ! Cela va sans dire que cette situation est inacceptable, intolérable et condamnable. Voilà les ferments qui fermentent le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise en cours et en voie de finition. Quel bilan partiel peut-on tirer du régime tyrannique et totalitaire extrémiste tutsi dit « Igisuti » ? Quelle analyse prédictionnelle peut-on faire de la 2ème Révolution rwandaise ? Comment, en gros, demain serait-il fait, après l’Akazu, puis l’Igisuti ? Pourquoi ?

Pour ce faire, le présent article s’impose une démarche analytique et structurelle et se structure comme suit :

  • Introduction
  • Les extrémistes Tutsi rwandais (= les Banyegisuti) ont monopolisé tous les facteurs de production, à savoir le Capital, la Terre et le Travail.
  • Les extrémistes Tutsi (= les Banyegisuti) disposent, en maîtres, des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés et de leurs vies, selon leurs volontés.
  • Le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise est en voie de finition
  • Analyse prédictionnelle de la 2ème Révolution rwandaise
  • «  L’après Akazu, puis Igisuti » sera sociétal, révolutionnaire, non extrémiste Tutsi, non extrémiste Hutu, non tyrannique et non totalitaire.
  • Conclusion : Analyse de bilan partiel du régime « Igisuti »
  1. Les extrémistes Tutsi rwandais (= les Banyegisuti) ont monopolisé tous les facteurs de production, à savoir le Capital, la Terre et le Travail.

Tous les indicateurs prouvent sans conteste que les extrémistes Tutsi rwandais (= les Banyegisuti) monopolisent absolument tous les facteurs de production, à savoir le Capital, la Terre et le Travail. Grâce à leur armée mono tribale tutsi, eux seuls contrôlent parfaitement le marché des biens et services, le marché de la monnaie, le marché du travail et le marché des actions et des obligations. Le Rwanda, c’est leur propriété privée. Il s’agit d’une rénovation pure et simple de l’Ubuhake. Les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérées sont des serviteurs, c’est-à-dire des Bagaragu ou des Bagererwa. En un mot, tous les moyens de production sont concentrés entre les mains d’une minorité d’extrémistes Tutsi de la minorité tribale Hima-Tutsi, soit d’une minorité de possédants extrémistes Tutsi qui exploitent le travail productif d’une masse populaire Hutu, Twa et Tutsi modérée ne possédant pas grand-chose.

Dans ces conditions, les rapports de production deviennent essentiellement des rapports de classes. On a d’un côté une classe d’extrémistes Tutsi possédant presque toutes les ressources nationales et presque tous les emplois nationaux et d’un autre côté, une masse populaire Hutu, Twa et Tutsi modérée, aliénée, ne possédant que sa force de travail et sa production agricole, artisanale qu’elle doit échanger à vil prix, ou sa force de travail qu’elle doit échanger en retour d’un salaire de misère, à la façon d’une marchandise. Il en résulte d’une part, une énorme concentration de richesses entre les mains de la classe dirigeante, possédante, favorisée, extrêmement privilégiée, extrémiste tutsi, habitant essentiellement dans les villes, surtout à Kigali et d’autre part, une concentration des masses populaires laborieuses Hutu, Twa et Tutsi modérées, habitant les campagnes ou les quartiers misérables des villes. Les campagnes sont en cours de réorganisation sous forme « d’Imidugudu » militairement plus contrôlables. Ce sont, à vrai dire, des camps de concentration inspirés des camps burundais de concentration sous le régime tyrannique et totalitaire Hima de Pierre Buyoya au Burundi, de 1987 à 1993 puis de 1996 à 2003. On a donc deux classes foncièrement irréconciliables mais se présentant avec des armes inégales.

C’est tout cela qui explique la peur, la violence, l’aveuglement et le totalitarisme du régime « Igisuti ». La traumatisation des masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérées a pour but de les empêcher de prendre conscience de leur situation et de développer une conscience de classe et une conscience de classe qui soit politisée. Le totalitarisme du FPR-Inkotanyi, c’est le totalitarisme du MRND-Interahamwe précédent élevé à la nème puissance. Cependant, ce qui est nouveau dans cet univers totalitaire extrémiste tutsi, c’est le rôle des sectes religieuses protestantes agissant à l’ombre des services secrets extrémistes tutsi DMI. Ce mouvement religieux artificiel a pour rôle d’empêcher les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérées de prendre conscience de leur aliénation politique, sociale, culturelle et idéologique. Les pasteurs extrémistes Tutsi vantards, hypocrites et malhonnêtes ont pour mission de les berner et de les endormir par la religion et l’idéologie. L’Histoire de Jésus-Christ est exploitée à outrance. La tyrannie militaire sanguinaire « Akazu » ou « Igisuti » copie intégralement sur la tyrannie coloniale belge. Le mouvement religieux protestant extrémiste tutsi d’aujourd’hui joue exactement le même rôle que celui que jouait l’Église catholique aux côtés du Colonisateur belge. Il importe de souligner que l’Église catholique avait pour rôle de berner et d’endormir le peuple rwandais, burundais ou congolais colonisé. Elle était un outil de colonisation belge, de la même manière que, de nos jours, les sectes protestantes extrémistes tutsi sont des outils d’auto-colonisation extrémiste tutsi.

  1. Les extrémistes Tutsi (= les Banyegisuti) disposent en maîtres, des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés et de leurs vies, selon leurs volontés.

Le joug des extrémistes Tutsi est insupportable. Le peuple rwandais crie famine, tyrannie militaire sanguinaire, abus extrémistes tutsi de toutes sortes, travail servile, exactions, spoliations, concussions, monopole économique, politique et social extrémiste tutsi et sous-humanisation des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés. C’est à l’Histoire économique et sociale du Rwanda sous la première et la deuxième dictature militaire rwandaise qu’il appartiendra d’élucider en profondeur, de manière macro historique, ce thème. Toutefois, il conviendrait d’en faire au moins un aperçu sommaire sur base d’un échantillon représentatif. À ce sujet, tous les caractères du phénomène en question concourent au choix de la province de Marangara, surnommée arbitrairement par les extrémistes Tutsi « Province de Muhanga ». Il s’agit de la province avoisinant la ville de Gitarama.

Il est à rappeler que pan-hima-tutsiser l’économie rwandaise consiste à monopoliser tous les moyens de production. C’est grâce à cette pratique que des extrémistes Tutsi, qui sont arrivés non possédants sont, après deux décennies de pan-hima-tutsisation, maîtres de tout au Rwanda et surtout, disposent en maîtres des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés et de leurs vies selon leurs volontés. Il n’est pas possible, dans un si court article, de décrire d’innombrables artifices, subterfuges et stratagèmes mis en jeu. Une fois le Capital accaparé et monopolisé, ce fut au tour de la Terre moyennant des procès bidon « Gacaca-Gacabintu », des expropriations gratuites, des spoliations pures et simples ou le partage forcé. Celui-ci signifie que dans un premier temps, l’escroc extrémiste Tutsi hérite de droit de la moitié de la propriété privée d’un Hutu, d’un Twa ou d’un Tutsi modéré, et l’occupe. Ensuite, dans un deuxième temps, le Hutu, le Twa, ou le Tutsi modéré, resté sur l’autre moitié, est délogé par suite de toute une batterie de tracasseries qui lui rendent la vie infernale. Les résistants sont séparés de force de leurs enfants que le FPR-Inkotanyi fait disparaître du jour au lendemain pour une destination inconnue. C’est le comble de la traumatisation. L’extrémiste Tutsi est une vraie bête féroce, cruelle, et extrêmement sauvage.

Comment cela s’est-il passé à Muhanga ? Des militaires Tutsi arrivent en compagnie des Inkeragutabara guidés par des extrémistes Tutsi originaires de la province, notamment un certain James. Ils arrivent en fin d’après-midi, juste quand les élèves sortent de l’école, et ils embarquent systématiquement tout enfant Hutu, Twa ou Tutsi modéré préalablement identifié par les services secrets extrémistes Tutsi. Le dossier est bien sûr très bien étudié. C’est ainsi que les enfants se retrouvent dans des camions du FPR-Inkotanyi pour « l’île d’Iwawa » dans le lac Kivu, où ils devront subir un lavage de cerveau pendant très longtemps, à l’insu de leurs parents. L’opération a pour but de traumatiser les parents, de les chasser de la province et en même temps, d’inculquer aux enfants Hutu, Twa, Tutsi modérés, une conscience de classe aliénée en commençant par compromettre et détruire leur avenir. C’est un plan secret extrêmement criminel. L’organisatrice de cette barbarie abominable est Yvonne Mutakwasuku, ancienne maire de Muhanga, une grande criminelle contre la société rwandaise.

L’ensemble des enfants Hutu, Twa, Tutsi modérés kidnappés par le FPR-Inkotanyi sont âgés de 11 à 16 ans. Au moins quatre mille cent enfants étaient portés disparus dans la province de Muhanga en mai 2016. Les autorités provinciales ne nient pas les faits. Interrogés là-dessus, la maire de la province, Béatrice Uwamaliya, balbutie des réponses incompréhensibles, rejetant la responsabilité sur son prédécesseur Yvonne Mutakwasuku, -une vraie criminelle NAZIE extrémiste Tutsi. Au fait, elle reconnaît la disparition des enfants, mais présume que ces enfants eussent changé d’école ou que leurs parents eussent déménagé ou se fussent réfugiés en Ouganda. L’incohérence de tels propos réside dans le fait que les enfants ne peuvent pas changer d’école à l’insu de leurs parents et que les parents n’ont pas déménagé et ne se sont pas exilés. Ils sont toujours là, en Marangara. L’effectif des parents pris dans cette tourmente s’élève à plus de 2500 parents. L’inspection des écoles elle-même reconnaît aussi la disparition des enfants.

Interrogé là-dessus, le gouverneur de la région Sud, en l’occurrence Alphonse Munyentwali, -un grand criminel contre la société rwandaise-, s’énerve et argue que tous les enfants de la rue doivent être ramassés et rééduqués, et qu’ils sont tous identiques à leurs parents. Pour lui, ce sont des bandits qu’on a arrêtés conformément aux dispositions de la loi. Cela va sans dire que pour lui, un Hutu, un Twa ou un Tutsi modéré équivaut à un bandit et que c’est un bandit né d’un bandit. Sur ce, il envoie alors les questionneurs chez le commandant de place de Muhanga dit « Afande » qui lui-même renvoie les questionneurs chez la maire. La vie d’un Hutu, d’un Twa ou d’un Tutsi modéré, est devenue infernale au Rwanda. Elle ne vaut rien. « Ibuka » est tout à fait dans le coup. « Ibuka » assimile un Hutu, un Twa ou un Tutsi modéré à un révolutionnaire PARMEHUTU. La vérité est que l’UNAR, l’APROSOMA, le RADER, le MDR-PARMEHUTU n’existent plus au Rwanda, il y a belle lurette. Tout simplement, les Hutu, les Twa et les Tutsi modérés sont persécutés ou détruits en raison de leur appartenance tribale, politique ou sociale. C’est un génocide ! IBUKA est une organisation tribaliste génocidaire. Tous ses dirigeants ont la responsabilité de ce génocide.

Compte tenu de ce qui précède, il est donc naturel de conclure que sous le régime extrémiste tutsi « Igisuti », les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérées sont destinées à la pauvreté permanente et chronique, voire même à une paupérisation croissante et à la destruction. En conséquence, la rupture entre la classe dirigeante, favorisée, possédante, extrêmement privilégiée, extrémiste tutsi (= Igisuti) et les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérées, est fatalement consommée. Cela est d’autant plus épouvantable que la Société rwandaise est une société non industrielle, postcoloniale, post-génocide. Un génocide des Hutu, des Twa et des Tutsis modérés a embrayé sur le génocide des Tutsi et des Hutu modérés. En bref, ce qui se passe actuellement au Rwanda est une violence d’État et un génocide des Hutu, des Twa et des Tutsi modérés, perpétré au vu et au su de la Communauté internationale par l’État voyou rwandais. Ce crime imprescriptible doit être imputé sans hésitation sur le compte des gouvernants Tutsi et des dirigeants Tutsi du FPR-Inkotanyi en général et du tyran militaire sanguinaire Paul Kagame Rwabujindili en particulier.

  1. Le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise est en voie de finition

a. Une société postcoloniale, post-génocide, prérévolutionnaire

La société rwandaise actuelle est une société postcoloniale, post-génocide, prérévolutionnaire. Toutes les caractéristiques principales de cette sorte de société le prouvent et l’expliquent.

Premièrement, tel qu’on l’a vu plus haut, il y a, à n’en pas douter, brisure du développement économique. L’institution gouvernementale est frappée de paralysie et souffre d’inefficacité par incompétence, mais surtout du fait qu’elle est dépassée par les nouvelles situations et les problèmes auxquels elle doit faire face. Il lui est absolument impossible de maîtriser la gestion d’un système politique totalitaire et en plus vieillissant, d’un système économique capitaliste libéral sauvage et des systèmes sociaux pan-hima-tutsistes inefficaces et de plus en plus décriés. L’inefficacité de l’État et l’usage répressif qu’il fait de la force armée a totalement ébranlé la confiance que les Tutsi, les Twa et les Hutu modérés avaient en elle au moment de la contre-révolution sociale du 04 juillet 1994. Il s’agit d’une armée trop violente que même de très nombreux anciens militaires Tutsi condamnent sans arrêt.

Deuxièmement, comme ça se passe dans toutes les sociétés prérévolutionnaires, on observe une désertion très considérable des élites. Pour la première fois dans l’Histoire du Rwanda, de 1994 à aujourd’hui, jour pour jour, les intellectuels, les artisans, les petits et moyens entrepreneurs, voire même les grands entrepreneurs, Hutu, Twa et Tutsi, fuient le Rwanda et s’en vont, pleins de déceptions et d’amertume, le plus loin possible. Avant, ce n’était pas comme ça. Il est vraiment très troublant d’observer des Tutsi qui n’avaient pas fui sous le régime révolutionnaire civil, ni sous la première dictature militaire rwandaise, fuir sous la deuxième dictature militaire rwandaise. En général, tous ces gens-là vont renforcer et consolider l’opposition extérieure. Ce changement d’allégeance de la part des intellectuels rwandais et des éléments de la classe moyenne est tellement significatif que ceux-ci deviennent les plus dangereux opposants de l’autorité dirigeante et de la classe dominante, possédante, favorisée, extrêmement privilégiée, extrémiste tutsi.

Plus grave encore, à l’étranger, les exilés Hutu, Twa et Tutsi combattent relativement main dans la main et remplissent très bien toutes les fonctions prérévolutionnaires, à savoir la fonction de concepteurs-définisseurs, naturellement dévolue au caractère passionné ou au caractère flegmatique ; la fonction de critiques, de diplomates, naturellement dévolue au caractère sanguin ; la fonction de propagateurs, de mobilisateurs, de vulgarisateurs, naturellement dévolue au caractère actif exubérant « colérique », la fonction de musiciens naturellement dévolue au caractère sanguin ou au caractère nerveux, etc. Il n’est pas dit non plus que la majorité silencieuse résidante présente au Rwanda soit tout à fait d’accord avec les agissements du régime tyrannique et totalitaire « Igisuti ».

C’est ce qu’on appelle, en Science politique, la désertion des élites. Très paradoxalement, dans l’Histoire du Rwanda, c’est le même FPR-Inkotanyi qui a produit en quantité le plus d’intellectuels rwandais mais c’est lui qui a produit le plus de chômeurs, de frustrés et d’intellectuels mécontents et qui est le régime le plus haï des intellectuels qui ait jamais existé au Rwanda. Et comme les extrémistes Tutsi sont des vautours irréfléchis, ils n’arrêtent pas de produire des intellectuels destinés au chômage, à la prison, à l’exil et à l’opposition, tout simplement parce que l’enseignement supérieur et universitaire privé est une affaire tutsi très lucrative. C’est trop grave. La désertion des élites est donc un des indices les plus généraux et les plus certains caractérisant un état prérévolutionnaire. L’effectif des intellectuels farouchement engagés contre le régime tyrannique et totalitaire extrémiste Tutsi « Igisuti » est tel que ses jours, ses mois ou ses années sont certainement comptés.

Troisièmement, une partie de la classe dirigeante Tutsi elle-même commence à perdre confiance en elle-même, dans les vertus et les qualités qui ont fait traditionnellement la force et la puissance du FPR-Inkotanyi. Ils sont innombrables les dirigeants Tutsi et les militaires Tutsi qui ont jeté l’éponge et fui. C’est à l’Analyse historique qu’il reviendra d’analyser l’inversion du rapport des forces. La plupart des Tutsi ont perdu confiance en l’autorité de Paul Kagame Rwabujindili mais surtout ils ne reconnaissent plus les fondements et le patriotisme du FPR-Inkotanyi. Dès lors, beaucoup d’entre eux s’exilent, craignant pour leur vie, et passent du côté du mouvement révolutionnaire et qui pis est, la majorité la ferment et restent au Rwanda. L’embrassement d’une partie de la classe privilégiée Tutsi de l’idéologie traditionnaliste-progressiste, centriste révolutionnaire, modérée-réformiste, etc., est un indice de lassitude et d’abandon total et définitif du FPR-Inkotanyi. Paul Kagame Rwabujindili peut s’en moquer autant qu’il veut, en tout cas, il a subi trop de pertes non récupérables et fatales. Le rapport des forces évolue en sa défaveur.

b. Les comportements manifestés dans la sphère politique rwandaise

On observe trois principaux groupes sociaux différents, à savoir les agents révolutionnaires de la 2ème Révolution rwandaise, les agents freinant le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise et les agents opposés au processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise.

Ici, on a les agents révolutionnaires de la 2ème Révolution rwandaise, extrêmement déterminés, attendant de pied ferme toutes les circonstances nécessaires et suffisantes, très calmement et très patiemment. Ils ont un projet de société. Pour eux, le principe posé à priori est que le régime « Igisuti » ne soit pas remplacé par le régime « Akazu ». Le retour de l’Akazu (= le Habyalimanisme), – en l’occurrence les FDLR, les FDU-Inkingi et Consorts-, au pouvoir, serait une horreur absolue. Pour eux, l’Akazu et l’Igisuti ne sont pas à rénover, mais plutôt à démolir totalement et définitivement : « Ce sont des ibinywamaraso : ils ont commis trop de crimes, disent-ils ». Les révolutionnaires rwandais sont le M.C.R. [= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], -pratiquant le modèle AKM « Mgr Alexis Kagame et Mureme »-, voisins politiques des traditionnalistes-progressistes affiliés au Mwami Kigeli V Ndahindurwa et pratiquant le modèle Mwami.

Là, on a les agents freinant le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise. Pour eux, il ne s’agit pas d’un processus révolutionnaire, mais plutôt d’une campagne électorale indéfinie, devant mener un jour « un tel » à la tête de l’État rwandais. Ce qui compte, ce n’est pas une quelconque révolution : ce qui compte, c’est que « un tel » soit chef d’État à la place de l’autre. Ce sont des partis de « un tel » : Faustin Twagiramungu Rukôkôs, padri Thomas Nahimana, etc. Ce ne sont pas des courants idéologiques. Ils n’ont pas de projet de société. Ils ne s’intéressent qu’au contrôle de l’appareil de l’État. Tout simplement, ils ont un projet de remplacement des gouvernants. Ils avancent que l’Akazu ou l’Igisuti doit être renové [= Kuvugururwa] moyennant des concessions, des amendements, des réformes, des pourparlers, etc. Des exemples sont : le RNC, PDP-Imanzi, Amahoro-PC, PS-Imberakuli, RDI-Rwanda rwiza, Ishema Party, etc. Ce sont des critiques et des réformistes.

Là, on a les agents opposés au processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise. Ce sont des agents contre-révolutionnaires. Ce sont des Conservateurs. Il s’agit de l’Akazu, c’est-à-dire des Habyalimanistes, en l’occurrence les FDLR, les FDU-Inkingi et consorts. L’Akazu est le principal obstacle au processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise. Le principe posé à priori est le suivant : « C’est nous, ou ça casse ». Il s’agit essentiellement de l’ancienne classe dirigeante Kiga, favorisée, possédante et extrêmement privilégiée soit « l’Akazu », de ses descendants, de ses clients, de ses amis, etc. Ils ne sont pas du tout intéressés par la 2ème Révolution sociale rwandaise ni par la transformation profonde de la société rwandaise. Ils n’agissent que par rapport à leurs propres intérêts personnels égoïstes qu’ils veulent reconquérir. Plutôt que de voir les révolutionnaires rwandais à la tête de la société rwandaise, ils préféreraient se réconcilier avec le FPR-Inkotanyi, le rejoindre, le renforcer ou carrément, que restent en place les extrémistes Tutsi, à défaut de pouvoir les remplacer. Ils préfèrent les extrémistes Tutsi aux révolutionnaires Hutu, Twa et Tutsi modérés.

Voilà pourquoi les FDLR et les FDU-Inkingi habyalimanistes ont fini par se désintégrer. Ne supportant pas ce conservatisme, les éléments révolutionnaires ou réformistes claquent la porte. C’est ainsi que le MN-Inkubili s’est séparé des FDU-Inkingi ; que le CNRD-Ubwiyunge s’est séparé des FDLR ; qu’ils ont donc quitté l’extrême gauche en direction du Centre. Il y a lieu de se féliciter de cette situation. Plus les freins de l’Akazu s’usent, plus le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise gagne et s’accélère. « L’Akazu » et « l’Igisuti » sont entrain de se marginaliser et c’est mieux comme ça.

Voilà, en gros, les mouvements manifestés dans la sphère politique rwandaise. Quant aux autres mouvements politiques non cités, à l’heure actuelle, il est peut-être prématuré d’en dire quelque chose. Mieux vaut dire ce qu’on sait très bien ; qu’on a observé, prouvé et vérifié. C’est à eux-mêmes qu’il appartient de fournir de plus amples informations concernant leur option conservatrice, réformiste ou révolutionnaire. Toutefois, il y a lieu d’observer un peu le parti Banyarwanda de Boniface Rutayisire et le parti RNC des dissidents du FPR-Inkotanyi. Le parti Banyarwanda de Boniface Rutayisire est plus humanitariste que révolutionnaire. Il se dit non Habyalimaniste, non Centriste Gitériste-Kayibandiste, non Rwâkagâriste-pan-Hima-Tutsiste, non Nyamwasiste, non traditionnaliste-progressiste, non et non ! Alors là, on ne sait pas au fait s’il est conservateur, réformiste ou révolutionnaire.

S’agissant du RNC, on sait, au moins en gros, qu’il s’agit d’un mouvement politique réformiste. Mais c’est une question qu’il faudrait étudier au cas par cas. Au fait, le RNC est entrain de faire les frais de ses erreurs de départ. En politique, il ne faut pas s’empresser de sceller des alliances. Il est plus sage de traîner les pieds. En scellant trop rapidement une alliance avec le Habyalimanisme (= l’Akazu), le RNC s’en est rendu complice, et s’est mis la corde au cou ! Il s’est trompé de route en chemin. Les Tutsi modérés résidant présents au Rwanda ou comptant au nombre de la diaspora rwandaise sont entrain de renvoyer sans hésitation dos à dos le RNC et le FPR-Inkotanyi, soit « l’Igisuti ». Pour eux, le RNC ou l’Igisuti, c’est kif- kif. Ils apprécient plutôt le discours centriste du MCR [= Abasangirangendo : les Centristes Giteristes-Kayibandistes], qui, pour eux, est clair et net. Ils disent ceci : « Les extrémistes Hutu Interahamwe de l’Akazu, plus les dissidents Tutsi du FPR-Inkotanyi, n’égalent ni le Centrisme ni la Modération ! ». Le salut du RNC résiderait dans la rupture de son alliance aberrante avec des extrémistes Hutu des Habyalimanistes FDU-Inkingi. Il est condamnable de copiner avec des Interahamwe incorrigibles : concepteurs-définisseurs du Habyalimanisme, notamment le bourreau de Rubona-rwa-Ngunda, Charles Ndereyehe. ; espions de l’Akazu, notamment Joseph Bukeye ; juristes de l’Akazu, notamment Joseph Mushyandi ; et autres propagateurs de l’Akazu et Interahamwe divers. Il est d’ailleurs très probable que, dans un futur rapproché, les pires ennemis du RNC seront ces Interahamwe, après leur séparation certaine. Il s’agit là d’un abcès politique sans lendemain.

  1. Analyse prédictionnelle de la 2ème Révolution rwandaise

Il est impossible de prédire comment se passera la chute du régime extrémiste tutsi « Igisuti ». Cependant, il est faisable de prédire qui seront les tombeurs de Paul Kagame Rwabujindili et du régime extrémiste tutsi « Igisuti ».

a. Le menu peuple [= Rubanda rwa Giseseka] ne peut pas être le tombeur de Paul Kagame Rwabujindili et du régime extrémiste tutsi « Igisuti ».

Il est quasiment certain que la 2ème Révolution rwandaise ne se passera pas comme la première Révolution sociale rwandaise de 1959, ni comme la contre-révolution sociale rwandaise de 1994. Contrairement à ce qui était au Rwanda, à l’époque coloniale, particulièrement en 1959, de nos jours, dans la deuxième décennie du 21ème siècle, les masses populaires rwandaises Hutu, Twa et Tutsi modérées sont absolument incapables de faire une révolution sociale. Et il est même préférable qu’il en soit ainsi. Sinon, on aboutirait à des troubles sauvages et à des hécatombes. On est dans une société non industrielle, postcoloniale, post-génocide. Le totalitarisme est devenu un système politique extrêmement perfectionné. Les moyens humains dont il dispose sont très bien formés. Les moyens matériels mis à sa disposition sont colossaux. Les moyens économiques et financiers dont il s’est doté sont incalculables. Les nouveaux colonisateurs sont des nationaux et des compatriotes. Ça s’appelle l’auto-colonisation ou le totalitarisme.

Par ailleurs, ce qui s’est passé au Rwanda en 1959 est exceptionnel. La société rwandaise de l’époque en revue était certainement une société prérévolutionnaire. C’est indiscutable. Il s’agissait d’une société agitée de violents antagonismes de castes Hutu, Twa, Tutsi défavorisés et d’une noblesse tutsi, possédante, favorisée, et extrêmement privilégiée par le Colonisateur belge. Oui, la noblesse tutsi ne dirigeait pas grand-chose mais, c’était quand même elle qui dirigeait toutes les collines rwandaises. Toujours est-il que, en général, ce ne sont pas les classes les plus défavorisées qui luttent contre la classe possédante. Les intouchables font rarement la révolution contre l’aristocratie. C’est entre classes qui sont près les unes des autres que se poursuit la lutte et qu’elle est la plus dure. C’est la bourgeoisie et les intellectuels qui s’en prennent à l’aristocratie et la renverse. Le fait est qu’en 1959, au Rwanda, il n’y avait pas de bourgeoisie. Il n’y avait que des colons belges, la noblesse tutsi, des intellectuels Hutu chômeurs et la masse populaire Hutu, Twa et Tutsi défavorisée. Si la Révolution sociale rwandaise de 1959 a réussi, c’est parce que les colons belges ne soutenaient plus la noblesse tutsi et que le Colonisateur belge, qui était complice des révolutionnaires Hutu, Twa et Tutsi défavorisés, fermaient les yeux. Il n’est donc pas faux de dire que la Révolution sociale rwandaise de 1959 fut appuyée par la Belgique. Mais c’était tout de même une vraie révolution sociale tout à fait nécessaire et parfaitement bien fondée. Et d’ailleurs, une révolution sociale sans processus révolutionnaire et sans appuis extérieurs n’existe pas.

En résumé, de nos jours, au Rwanda, le colonisateur, c’est l’extrémiste Tutsi lui-même : qui est en même temps le bourgeois et l’intellectuel. Seul un petit bourgeois Hutu ou un intellectuel Hutu, très, très, très rampant, -à l’instar de Marc Rugenera [= un grand criminel économique « Mhemuke Ndamuke »], d’Anastase Murekezi, de Pierre-Célestin Rwigema, d’Augustin Iyamuremye, etc.-, est capable de survivre au système tyrannique et totalitaire extrémiste tutsi. Il est donc parfaitement idiot, sot, irresponsable et criminel d’imaginer pouvoir utiliser le menu peuple Hutu, Twa et Tutsi modéré, dans le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise. Ceux qui l’avancent, notamment Faustin Twagiramungu Rukôkôs, padri Thomas Nahimana, etc., sont des gribouilles et des politicards intrigants. Il ne faut pas du tout courir après le menu peuple, le tromper et le tremper, quand on est incapable de le protéger. Il est inutile de le fermenter. Il est déjà fermenté par sa misère désespérée et puis, mine de rien, il suit tout et connaît tout. Ce n’est pas parce qu’il se tait qu’il n’en sait rien.

b. Qui seront les tombeurs de Paul Kagame Rwabujindili et du régime extrémiste tutsi « Igisuti »

Compte tenu de ce qui précède, il est sûr et certain que les tombeurs de Paul Kagame Rwabujindili et de son régime « Igisuti » ne seront pas du tout des éléments du menu peuple Hutu, Twa et Tutsi modéré, aliéné, qui a déjà sombré dans l’apathie et le fatalisme. Donc, ils seront issus des autres classes, c’est-à-dire de la petite et moyenne bourgeoisie, de la classe des intellectuels et de la moyenne et haute classe, résidant présents au Rwanda ou exilés, à savoir : des militaires, des intellectuels, des petits, moyens ou grands entrepreneurs, du secteur agricole, industriel, et des services. Cela veut dire que le processus révolutionnaire de la 2ème Révolution rwandaise est entrain de suivre la loi statistique générale du phénomène révolutionnaire et que c’est ce fait notable qui facilite certaines prédictions que Mwalimu Mureme Kubwimana appelle l’Économétrie de la 2ème Révolution rwandaise soit, en Kinyarwanda « Ukwitega Revolusiyo ya kabili mu Rwanda ».

La loi statistique générale du phénomène révolutionnaire stipule que, en général, ceux qui font les révolutions ne sont pas les plus pauvres et les plus déshérités des hommes, et encore moins le menu peuple [= Rubanda rwa giseseka]. Leur révolution n’est pas un geste de désespoir. Elle résulte plutôt d’un sentiment d’insatisfaction, d’impatience et aussi d’espoir par suite d’aspirations déçues, frustrées, de désirs inassouvis, de limites et de contraintes jugées inacceptables et intolérables. Cela veut dire que, quels que soient les mécontentements et l’oppression exercée sur le peuple, tant que le camp du tyran est très fort, il est impossible de l’inquiéter. Mais les véritables problèmes du tyran commencent le jour où son propre camp se fissure en plusieurs factions et se désintègre progressivement, puis évolue très rapidement vers la désintégration totale. Voilà pourquoi on peut prédire avec un risque d’erreur de 5% que la 2ème Révolution sociale rwandaise, ce ne seront pas des troubles sauvages de paysans Hutu, Twa et Tutsi modérés affamés et de voyous de toute acabit que « l’Igisuti » s’imagine. Non ! La 2ème Révolution sociale rwandaise sera millimétrée par des tombeurs professionnels.

Ainsi donc, les tombeurs de Paul Kagame Rwabujindili seront quasi certainement ses anciens amis devenus ses ennemis jurés, -certainement pas les plus anciens connus tels que Kayumba Nyamwasa, Patrick Karegeya, etc.-, mais plus vraisemblablement les plus récents voire même les plus immédiats qu’on ne connaît pas, y compris ceux qui passent toute la nuit debout dans la salle de séjour de Paul Kagame Rwabujindili, alors que lui ronfle à côté de sa femme dans leur chambre à coucher, -un fusil d’assaut près du lit conjugal et une mitrailleuse à la porte de la chambre. Les manies et la peur de ce type-là sont très bien connues, a-t-on appris. C’est le revers de la médaille. Le tyran militaire sanguinaire, à force de terroriser, de brutaliser, de violenter et de torturer tout le monde, il finit par se créer lui-même ses propres tombeurs professionnels. C’est ce que les mystiques appellent la loi de l’action et de la réaction et que les politologues appellent les effets boomerang. Ce seront donc des Tutsi eux-mêmes qui finiront par avoir Paul Kagame Rwabujindili. « Iwawa » est hors sujet.

Voilà pourquoi, en gros, les plans de certains opposants Tutsi et ceux des opposants révolutionnaires, divergent. Les révolutionnaires œuvrent pour le changement social et ils ont à la fois un projet de changement de régime et un projet de société. Pleins de déceptions et d’amertume, certains militaires opposants Tutsi, eux, s’en fichent et s’en contrefichent éperdument de la Sociologie politique. Ils ne veulent qu’une chose : « opérer la tête sans cervelle de Paul Kagame Rwabujindili » à la première occasion propice. Or, un jour, cette occasion propice finira bien par arriver. Voici à ce sujet une réflexion historique communiquée un jour à ses meilleures amies par Asteria Bisinda Rutagambwa (= une Tutsi Munyiginya), mère de Paul Kagame Rwabujindili, -peu avant sa mort  survenue samedi le 21 novembre 2015- : « Il n’y a plus rien à espérer dans ce pays. Nous avons consommé tout notre crédit. Mon fils se fera tuer. Vous le verrez. Il refuse de se retirer avant qu’il ne soit trop tard. À court ou moyen terme, ce sera non blocable. Il n’y a pas d’intsinzi. L’intsinzi a été très mal interprété ! Nous devons quand même accepter qu’IMANA qui a bien voulu lui donner tant d’insignes honneurs d’être chef d’État rwandais, tant de lait et tant de miel, puisse aussi décider un jour de le remplacer selon sa volonté. C’est trop mielleux, oui ! Mais, que voulez-vous ? Il commande son Univers ! Et il ne pense pas comme nous ! ».

Cette histoire rappelle bizarrement très bien la haine, la hargne et l’amertume d’Alexis Kanyarengwe en exil en Tanzanie. Il jurait ses grands aïeux qu’il opérerait la tête sans cervelle de Juvénal Habyalimana Rutemayeze en raison de toutes les souffrances atroces qu’il lui avait fait subir. L’opinion publique nationale croit, à faux titre, qu’Alexis Kanyarengwe était un comparse [= agakingilizo] du FPR-Inkotanyi. Ce n’est pas vrai. Kanyarengwe était un officier supérieur très intelligent. Il savait ce qu’il faisait. C’est lui qui a utilisé le FPR-Inkotanyi pour abattre son ennemi juré Juvénal Habyalimana Rutemayeze qu’il surnommait « Bihehe ». À vrai dire, en 1994, Alexis Kanyarengwe n’était pas intéressé par le fauteuil présidentiel. Il était même dégoûté par la vie politique rwandaise. Juvénal Habyalimana Rutemayeze lui en avait fait voir de toutes les couleurs. Tout simplement, il voulait opérer la tête sans cervelle de son cauchemar « Juvénal Habyalimana Rutemayeze ». Et ce fut le meilleur travail de sa vie. Après deux ans de loyaux services, il alla à la retraite.

En bref, dans une révolution sociale, se mêlent souvent d’innombrables comptes. Tous ceux qui servent la révolution ne sont pas nécessairement recrutés, payés, salariés, récompensés ou reconnus. Certains d’entre eux ne comptent même rien demander. Leur récompense, c’est la satisfaction d’avoir pu faire ce qu’ils ont fait. L’autre récompense, c’est justement le changement survenu qui leur permet de faire désormais ce qu’ils n’auraient pas pu faire sans le changement. C’est tout cela qui donne à un processus révolutionnaire sa véritable puissance d’assaut et qui fait que, quelle que soient ses forces et ses soutiens, le tyran finit toujours par se briser les reins. La leçon morale est que dans la vie politique, il faut toujours éviter d’assassiner ou de menacer ses amis ou ses voisins politiques, et surtout d’opprimer son peuple. En opprimant le peuple rwandais, en trop jouant avec la vie du peuple rwandais, Paul Kagame Rwabujindili a renforcé de jour en jour le camp de ses propres ennemis Tutsi qui sont les pires, les plus déterminés et les plus mortels. On a, par exemple, entendu des militaires Tutsi jurer que, coûte que coûte, ils promèneront la dépouille mortelle de Paul Kagame Rwabujindili, en limousine dans des rues de Kigali ! On n’a pas compris pourquoi. Il n’y a pas de doute : du FPR-Inkotanyi, le peuple rwandais s’en est lassé ! [= Yewe ! Inkotanyi, Abanyarwanda barazihaze burundu koko !].

c. Considérations particulières

En définitive, même si la rupture entre les masses populaires Hutu, Twa et Tutsi modérées et la classe dirigeante, possédante, favorisée, extrêmement privilégiée, extrémiste tutsi, est fatalement consommée, il ne faudrait surtout pas pousser celles-là à se soulever contre le régime tyrannique et totalitaire « Igisuti ». Ce serait absolument irréaliste et suicidaire. Les politicards intrigants qui, à l’instar de Faustin Twagiramungu Rukôkôs, de Thomas Nahimana, etc., prennent cette période prérévolutionnaire pour une campagne électorale indéfinie ; qui pensent que le changement social tant désiré par le peuple rwandais viendrait au travers des élections et qui exposent bêtement le menu peuple rwandais ; sont des hommes faux et de faux hommes politiques. Un vrai homme politique ne s’engage jamais dans un jeu truqué, perdu d’avance. Aucun changement politique n’est possible au Rwanda par des moyens démocratiques. Aucune Révolution sociale n’est possible au Rwanda par un quelconque soulèvement populaire. Ce qui s’est passé au Rwanda en novembre 1959 ne peut pas se reproduire. C’est absolument impossible. Il est donc déconseillé de réagir impulsivement devant l’extrémisme tutsi. L’extrémiste Tutsi est capable de détruire le révolté en une fraction de seconde et la vie de continuer. Les extrémistes Tutsi sont insensibles aux sentiments collectifs et ils se sont fait trop d’amis Blancs Occidentaux qui, de leur côté, manipulent l’opinion publique internationale.

Il conviendrait plutôt d’inviter le menu peuple Hutu, Twa et Tutsi modéré à être calme, à supporter avec courage tant d’épreuves, à s’abstenir de faire quoi que ce soit qui puisse enrager les extrémistes Tutsi et à refuser d’écouter les balivernes des politicards intrigants naïfs, vantards innés et très foncièrement malhonnêtes. Ce sont des menteurs ! Paul Kagame Rwabujindili ne peut perdre aucune élection. Au contraire, ses tombeurs sont dans son propre entourage ou à l’étranger, et sont principalement Tutsi modérés ou Centristes. C’est comme cela que les choses pourraient se passer. Toutefois, pour que ce que feront les uns ou les autres soit automatiquement reconnu par la Communauté internationale, il faut qu’il ait été prouvé que le régime est un régime tyrannique et totalitaire ; que le tyran refuse de se retirer et qu’il y ait un processus révolutionnaire en bonne et due forme et un projet de société convainquant et scientifiquement légitimé.

En définitive, ce sont les meilleurs concepteurs-définisseurs, les plus dynamiques propagateurs ou mobilisateurs, les plus actifs militants Hutu, Twa et Tutsi modérés qui se seront acquittés avec compétence de la mission historique de la 2ème Révolution sociale rwandaise. Sans la participation active des uns et des autres, il serait impossible de renverser la mafia extrémiste tutsi. Paul Kagame Rwabujindili est un tyran militaire sanguinaire sclérosé, appartenant à la même famille caractérielle – passionnée para colérique impulsive sur-émotive étroite – qu’Adolf Hitler et partant, plus redoutable que jamais. C’est un caractère qui met toujours à exécution ses menaces quelque soient les forfaits à accomplir. Il est usé et il a peur. Il est donc capable de n’importe quoi. Il importe donc de faire appel à tous les talents du peuple rwandais : scientifiques, littéraires, journalistiques, affairistes, meneurs, polémistes, vulgarisateurs, musiciens, propagateurs, militaires, guerriers, militants, etc.

  1. «  L’après Akazu, puis Igisuti » sera sociétal, révolutionnaire, non extrémiste Tutsi, non extrémiste Hutu, non tyrannique et non totalitaire.

L’analyse prédictionnelle de « l’après Akazu, puis Igisuti » pourrait se faire sous plusieurs points de vue. Les plus importants sont le point de vue politique et social et le point de vue sociétal.

a. Du point de vue politique et social

Le Rwanda est un État-nation unitaire millénaire. Néanmoins, il ne faudrait rien exagérer non plus. Il faut déconcentrer et dégonfler « Sodome et Gomorrhe », en l’occurrence la vaniteuse Méga-capitale Kigali. Après le régime « Igisuti », le Rwanda devrait avoir quatre capitales, à savoir :

    • Nyanza : la capitale politique [= Bien entendu, il faudra redonner à Butare tout ce qui y était : UNR, IPN, INRS, Musée national, Hôpital universitaire, etc. Dépouiller les villes rwandaises pour habiller Kigali a été une erreur impardonnable. Par ailleurs, la région de Butare s’appelle le Bwanamukali et non le Huye. Ça n’a rien à voir avec le mont Huye. Il est minable, ce Rwabujindili ]
    • Kigali : la capitale économique. N’empêche que tout ce qui devra déménager pour d’autres capitales devra déménager totalement. On n’aura pas besoin de gratte-ciel des extrémistes Tutsi.
    • Ruhengeli : la capitale du Tourisme et des sports.
    • Quelque part au bord du lac Kivu : capitale de la Rwandophonie. Le secrétaire général de la Rwandophonie devrait être un Rwandophone Kivutien et avoir rang de ministre rwandais. [= Bizaba ali ubulyo bwemewe n’amategeko mhuzamahanga bwo kubaha ministère mu Rwanda].

Spécialement en ce qui concerne la capitale politique, il faudrait faire remarquer que Nyanza est dans les profondeurs du Rwanda, très éloignée de l’Ouganda et plus facile à défendre en cas de retour des extrémistes Tutsi. Non loin de l’Ouganda et très minée, Kigali sera très fragile et très risquée. Les malheurs viendront toujours de l’Ouganda, le siège social du Pan-Hima-Tutsisme. Il ne faut pas rêver. Les extrémistes Tutsi Rwâkagâristes ne peuvent vivre au Rwanda qu’en étant à sa tête et en le colonisant. Sinon, la vie de simples citoyens Rwandais, ça ne les intéressera jamais au Rwanda, jamais, au grand jamais. Après le renversement de « l’Igisuti », les Banyegisuti fuiront en Ouganda surtout, et un petit peu en Tanzanie, mais sûrement et certainement pas en RD-Congo ni au Burundi. Il faudra donc renforcer au grand maximum les relations de fraternité, de bon voisinage, d’amitié et de coopération avec le Burundi, la RD-Congo et la Tanzanie ; de préférence, il serait souhaitable de former une union économique. Enfin, il faudra renforcer de plus bel les relations inter-rwandaises matrimoniales, fraternelles, amicales et sociales défiant ainsi pour de bon la vermine tribaliste « Igisuti ». [= Iyo amazi akubwiye ngo winyiyuhagira, uyabwira ko nta mbyiro ufite].

b. Du point de vue sociétal : Un régime sociétal à tendance nettement parlementaire

D’emblée, il est primordial de savoir que la maîtrise de la gestion d’un État tient essentiellement compte de sa nature : un État-nation unitaire millénaire comme le Rwanda ou le Burundi ne se gère pas, par exemple, comme un État-non-nation confédéral comme la Belgique, la Suisse, les États-Unis, etc.

À l’instar de peu de pays africains, -notamment le Burundi-, le Rwanda est un État-nation unitaire millénaire. Il n’a pas été créé par le colonisateur. L’évolution de son pouvoir politique plonge ses racines dans l’antiquité. Cela exige absolument de séparer la société globale rwandaise et l’appareil de l’État rwandais. Pourquoi ? Parce que l’expérience a prouvé que les tyrans militaires sanguinaires apparus pour la première fois dans l’Histoire du Rwanda dans la période postcoloniale, – à savoir Juvénal Habyalimana Rutemayeze et Paul Kagame Rwabujindili-, sont des monstres hideux. Ils concentrent énormément trop de pouvoirs absolus entre leurs mains. Ils ne voient pas la société globale rwandaise. Ils ne s’intéressent qu’à la gestion et au contrôle de l’appareil de l’État. Ils n’agissent que par rapport à leurs propres intérêts personnels égoïstes. Il s’agit, au fait, d’un tyran qui possède un État ! Le Rwanda, c’est sa propriété privée !! Même chez les Bami du Rwanda ancien, ce n’était pas du tout comme ça. Ils étaient plutôt de Grands-Maîtres. Le Totalitarisme moderne est très récent. Il a été commencé par Adolf Hitler. Trop, c’est trop. C’est cela la cause des guerres civiles, des génocides et des hécatombes. « Rutemayeze » ou « Rwabujindili » est un virus redoutable de la tyrannie. Ce virus est entrain de détruire la société globale rwandaise. Il importe donc de l’éradiquer totalement et définitivement.

En bref, le Rwanda devrait être « une République sociétale rwandaise : Ubusugu bw’U-Rwanda » et non une pseudo-république et une pseudo-démocratie. Cette « République sociétale rwandaise » serait structurée comme suit :

  • N° 1 – Le Sugu : Le représentant de la Société globale rwandaise [= avec un certain nombre de départements sociétaux dans la représentation sociétale, notamment l’Académie rwandaise de Culture créée par Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge par arrêté présidentiel N° 168/03 du 20/02/1971 sur base « du plan Gitera et Kayibanda ».]
  • N° 2 : L’Assemblée nationale
  • N° 3 : Un vrai Premier ministre très fort, issu du rassemblement majoritaire [= avec un certain nombre de services à la primature].
  • N° 4 : Le président de la Cour suprême

En un mot, le Sugu est le N° 1 de la République sociétale rwandaise. Il est le symbolisant de la société globale rwandaise. Il n’a ni fief, ni appartenance quelconque. Devenu Sugu, le Sugu n’est ni Hutu, ni Tutsi, ni Twa, ni homme politique. Il règne le plus discrètement possible mais tout en étant le vrai chef d’orchestre. Il a pour attributions la maîtrise de la gestion et de la transformation de la société globale rwandaise. Pour lors, la représentation de la société globale rwandaise est un ensemble de concepteurs-définisseurs consacrés de la société globale rwandaise travaillant sous les ordres du Sugu. Le Sugu n’intervient que rarement dans la vie politique et étatique rwandaise, rien que pour orienter ou harmoniser, à volonté ou sollicité de faire quelque chose, mais sans jamais court-circuiter le Premier ministre. Il n’a absolument rien à voir avec la gestion directe du patrimoine national. Il évite justement les mangeoires où les gens se tailladent, à l’instar de Juvénal Habyalimana Rutemayeze et de Paul Kagame Rwabujindili, qui s’immiscent absolument dans tout, jusqu’à l’attribution du moindre marché public. Pour pouvoir se faire obéir quand il lui arrive d’intervenir, il est constitutionnellement le commandant général en chef de l’armée nationale rwandaise : une armée véritablement nationale, non tribale, non régionale, non violente et très forte. Il a été prouvé, en effet, qu’une armée violente mono régionale kiga ou mono tribale tutsi est une horde d’assassins Kiga ou une horde d’assassins Tutsi incapables de défendre la population rwandaise et le territoire rwandais.

Comme il se doit dans un État-nation unitaire millénaire qui tient à rester un État-nation unitaire, le Sugu est choisi à vie conformément aux dispositions constitutionnelles immuables, notamment un âge requis de maturité intellectuelle et politique ainsi que plusieurs critères très objectifs devant permettre d’éviter la bataille pour ce poste et l’immixtion du néo-colonialiste belge. Cela fait un siècle que le colonialiste belge veut à tout prix casser cet État-nation unitaire millénaire, parce que c’est ça qui l’arrange. Il a tout essayé. La Belgique ne veut pas du tout d’État au Rwanda, au Burundi et en RD-Congo. Elle veut contrôler indéfiniment ces pays. Pourtant, chez elle, personne ne peut toucher à son Roi, ni limiter le mandat de son Roi. Et cette terrible calamité coloniale flamande ou wallonne voudrait que ce soient les Rwandais, les Burundais et les Congolais qui soient tous les 5 ans ou tous les 6 ans entrain de s’entretuer pour le poste de président de la République ou de Premier ministre. Non, il faut reconcevoir ces postes à fond. Il faut dribler le colonialiste flamand ou wallon. La Démocratie libérale d’obédience néo-colonialiste belge est un piège. C’est un stratagème de manipulation néo-colonialiste. Les USA et l’Union européenne ne sont que des apparences. C’est la Belgique qui est toujours dissimulée derrière tout ce qu’on voit. Il faut tout le temps avoir cela en tête. Pour le peuple rwandais, il faut une démocratie sociétale, c’est-à-dire une démocratie pluraliste qui ne remet pas en cause l’État-nation unitaire millénaire rwandais : d’où un Code sociétal rwandais à convenir. Le Rwanda appartient au peuple rwandais invisible, au peuple rwandais visible et au peuple rwandais à venir. C’est ça qu’une bourrique comme Juvénal Habyalimana Rutemayeze ou Paul Kagame Rwabujindili est incapable de comprendre.

En conséquence, pour le premier Sugu, le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], persiste et signe qu’il ne faut pas chercher midi à 14 heures. Le Sugu est là. C’est le Sugu Kigeli V Ndahindurwa. Pour le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes], le Sugu Kigeli V Ndahindurwa devra bien être reconduit en qualité symbolique de N° 1 de la République sociétale rwandaise dit « Sugu » mais pas évidemment de monarque patrimonial Tutsi. Kigeli V Ndahindurwa est un homme assagi par le temps et l’expérience, et qui mérite bien l’Ubusugu. Le M.C.R. [= Abasangirangendo : Les Centristes Gitéristes-Kayibandistes] n’est pas d’accord avec l’Ubwami, mais n’a aucune objection sur l’Ubusugu à vie. En effet, c’est surtout avec l’inestimable apport du Sugu Kigeli V Ndahindurwa que devra être finalisé et signé le prochain (= le 5ème) Code sociétal rwandais [= Umurage w’Ubusugu bw’U-Rwanda]. C’est très indispensable car c’est grâce à un vrai code sociétal qu’une société donnée peut muer, se relever et se reproduire indéfiniment pendant des siècles des siècles.

Il est à rappeler que le 1er code « le Code des Barenge : Umurage w’Abarenge » a duré plus de mille ans ; que le 2ème code « le Code Gihanga & Rubûnga : Umurage wa Gihanga na Rubûnga » a duré quatre siècles et demi; que le 3ème code sociétal rwandais « le Code Semugeshi & Lyangombe : Umurage wa Semugeshi na Lyangombe » a duré quatre siècles et demi et que son péché n’était pas qu’il était païen, -puisque ce n’est pas du tout vrai-, mais plutôt que la Belgique et son Église catholique n’en voulaient pas du tout. Le 4ème code sociétal rwandais, quant à lui, en l’occurrence « le Plan Gitera & Kayibanda : Umurage wa Gitera na Kayibanda » n’a duré que 11 ans et il a été démoli par une marionnette à la solde de la Belgique, un Rwandais répondant au nom de Juvénal Habyalimana Rutemayeze, un traître, sur qui faisait très fortement pression la Belgique. Depuis lors jusqu’ici, sans code sociétal, la société rwandaise est, -comme le voulait bien le colonialiste belge-, entrée dans le coma : des Rwandais colonisent d’autres Rwandais en lieu et place du Colonisateur belge qui n’est jamais loin. Le fait est que la Belgique ne supporte pas un peuple noir fort. Seuls ses codes coloniaux belges doivent prévaloir au Rwanda, au Burundi et en RD-Congo. Et elle est prête à donner autant de bourses, de cadeaux et de prix qu’il faut pour former les instruments de néo-colonialisme belge.

Enfin, il est à préciser qu’il y aurait cette fois-ci un vrai Premier ministre très fort, issu du rassemblement majoritaire. Il aurait pour attributions la maîtrise de la gestion et du contrôle de l’appareil de l’État. Pour des raisons de bonne gouvernance, il faudra fixer des critères très objectifs et très hautement sélectifs guidant son choix et pouvant permettre d’éviter la bataille pour ce poste. Il ne faut pas perdre de vue que c’est toujours par là que le néo-colonialiste belge attend le peuple rwandais pour le casser. Il importe donc de décourager toute sorte de batailles ou d’intrigues pour se hisser à ces postes de discorde pour lesquels les Rwandais s’entretuent et qui sont entrain de détruire notre peuple. Il est impérieux de privilégier les intérêts collectifs et le Bien-être général. Le Premier ministre doit provenir du rassemblement majoritaire. Il doit avoir été préalablement élu député, quitte à démissionner après son choix. Il doit être très compétent, hautement qualifié et très intéressé par le peuple rwandais. Il doit avoir personnellement publié quelque chose, ne fut-ce que son mémoire de Licence ou un petit article scientifique d’au moins 10 pages. Un homme d’État incapable de publier un petit article scientifique d’au moins 10 pages d’Analyse politique concernant la vie politique de son pays, ne devrait normalement pas prétendre à la qualité de concepteur-définisseur. Il ne doit pas avoir fait preuve de mauvaise gestion dans le passé. Il doit être irréprochable et être un exemple pour les subordonnés en particulier et pour les citoyens en général. Il doit savoir se gouverner soi-même et savoir gouverner sa famille élémentaire. Etc.

L’Histoire du Rwanda sait, par exemple, que ce sont les intrigues diaboliques du politicard intriguant Faustin Twagiramungu Rukôkôs pour obtenir le poste de Premier ministre à Arusha, -malgré les protestations bien fondées de son propre parti politique le MDR- ; qui ont démoli le MDR ; qui ont cassé l’opposition politique intérieure; qui ont bipolarisé la sphère politique rwandaise en deux pôles, à savoir le FPR-Inkotanyi et le MRND-Interahamwe ; et finalement qui ont généré tout le désordre social et le chaos de 1994. Faustin Twagiramungu Rukôkôs a une part considérable de responsabilité dans le chaos rwandais de 1994. Pourtant, le même Faustin Twagiramungu Rukôkôs est le fossoyeur de la S.T.I.R. qu’il a ruinée et pillée. Puis après, il alla fonder sa propre société concurrente « La TRANSCONTINENTAL » où, en plus et sans vergogne, il volait le fonds de commerce d’une S.T.I.R. laissée agonisante. Ce type-là aurait dû plutôt être éliminé et être contraint de rendre des comptes. Au lieu de cela, des malfaiteurs l’ont nommé Premier ministre. À Arusha, ce fut vraiment le triomphe de la magouille ! Faustin Twagiramungu Rukôkôs est une épave éventrée et vide, qui doit aussi dégager et laisser tranquille le peuple rwandais. Il est déjà Belge ! C’est un Belge ! Il devrait adopter un profil bas, à l’instar de Dismas Nsengiyaremye qui, lui, a une attitude très intelligente. Faustin Twagiramungu Rukôkôs est un politicard intrigant très reprochable [= Abanyarwanda bamushinja amarorerwa menshi cyane !].

c. Avis et considérations particulières

Au Rwanda de l’après Igisuti, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, Joseph Gitera Se-Republika, plus les tombeurs de Paul Kagame Rwabujindili, seront élevés au plus haut rang de héros nationaux rwandais et vénérés partout à jamais avec des routes nationales, des boulevards, des stades, des aéroports, des hôpitaux, etc., en leur nom.

On saisit cette occasion pour préciser à Ibuka que le Sugu Kigeli V Ndahindurwa a témoigné que le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco, Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge et Joseph Gitera Se-Republika étaient des révolutionnaires anticolonialistes. La 1ère Révolution sociale rwandaise n’avait pas pour but de le chasser. Même après novembre 1959, il est resté à Nyanza. Il a été évincé et chassé par le Colonisateur belge. Il est très aberrant qu’aujourd’hui ces Intorehamwe d’Ibuka se donnent de grands airs de Suguistes et expliquent ce qu’ils ne savent pas! On ne peut pas être plus Suguiste que le Sugu. Entre ceux qui soutiennent politiquement le Sugu Kigeli V Ndahindurwa et ceux qui disent que c’est « un homme à abattre », qui sont plus Suguistes que qui ? Ces extrémistes Tutsi ne sont que des laquais et des valets du tyran militaire sanguinaire sclérosé Paul Kagame Rwabujindili. Ils sont identiques aux Interahamwe [= Ntaho bataniye n’Interahamwe na CDR, barakavunirwumuheto !]. Ibuka est une horde d’Intorehamwe !

Au Rwanda de l’après Igisuti, le Kinyarwanda sera écrit comme l’écrivaient Mgr Alexis Kagame Se-Mateka, le Mwami Mutara III Rudahigwa Se-Muco, Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge, Joseph Gitera Se-Republika, etc. Le Kinyarwanda n’est pas le lunyankole !

d. Pour de plus amples détails concernant le projet centriste révolutionnaire rwandais, il y a lieu de voir : « Mureme K, Bonaventure, Manuel d’études du développement du Rwanda, le projet de société centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014» 

  1. Conclusion : Analyse de bilan partiel du régime « Igisuti »

a. Fin juin 2016, le bilan partiel du régime « Igisuti » est trop négatif

Le 04 juillet 1994, main dans la main avec les Hutu et les Twa modérés, les Tutsi ont été des Bagabo. Ils ont taillé en pièces une bourgeoisie belgo-kiga pourrie et une vermine Kiga Habyalimaniste inacceptable, intolérable et condamnable. Voilà un passif très considérable. C’est un fait notable. Ce sont de très hauts faits [= Ni ibigwi byashoboraga kuzahora bivugwa. Aliko ntibigishobotse.]. Certes, c’est un évènement historique majeur. Ils ont très bien fait de tabasser et de mettre hors d’état de nuire la Mafia « Akazu ». Akazu signifie le Habyalimanisme, c’est-à-dire la classe dirigeante Habyalimaniste Kiga et consorts, possédante, favorisée, et extrêmement privilégiée. En exil, les Habyalimanistes [= les Banyakazu] se disent innocents quelle que soit l’énormité de leurs crimes. Ils avancent que « le clan Akazu » n’existait pas parce que le Rwanda de Juvénal Habyalimana Rutemayeze était une société sans classes et que, par contre, les classes sociales sont réapparues à l’arrivée des Tutsi au pouvoir: ce qui est absolument faux.

La vérité est qu’après le renversement de l’Akazu, le FPR-Inkotanyi a instauré un régime extrémiste Tutsi « Igisuti » pire, c’est-à-dire un système politique tyrannique et totalitaire pire, un système économique capitaliste libéral sauvage pire, – qu’on n’observe même plus en Europe -, et des systèmes sociaux pires. Le résultat global partiel du régime « Igisuti » est le résultat le plus négatif jamais comptabilisé dans toute l’Histoire du Rwanda depuis ses origines. Cela est vrai. Néanmoins, si l’Igisuti se place au dernier rang, l’Akazu se place à l’avant dernier rang.

b. Analyse de bilan partiel du régime « Igisuti »

Un tel bilan s’explique et se para-métrise par plusieurs variables qualitatives explicatives. Il s’explique premièrement par l’entremangerie générale, en raison du sadisme, du cynisme, des désirs immodérés d’argent, de pouvoirs et des honneurs des extrémistes Tutsi, particulièrement ceux venus d’Ouganda, « Abavântâra ». Ils ne sont pas du tout intéressés par le peuple rwandais. Ce sont de grands voleurs, de grands criminels économiques et de grands criminels contre la société rwandaise. Faute de projet de société, ils copient intégralement et même très bêtement les systèmes occidentaux qui collent trop mal à une trop fausse modernité absolument fallacieuse. Or, le Rwanda est un État-nation unitaire millénaire noir africain. Son épaisseur historique et culturelle est extrêmement vaste. Ses systèmes de représentation du monde sont absolument corrects, robustes et efficaces.

Malheureusement, avec tout ça, la société rwandaise n’arrive pas à se relever pour se reproduire. À peine sortie du coma colonial belge le 01 juillet 1962, elle est de nouveau retombée, le 05 juillet 1973, dans le coma « Akazu ou Igisuti » d’obédience néo-colonialiste belge. Assurément, la société rwandaise n’est pas une société multiethnique à l’instar de la Belgique, des USA, etc. Il faut donc ignorer les conseils des néo-colonialistes belges, anglais, américains, etc. La cause des problèmes ne peut pas devenir le remède indiqué. Ce sont des mystificateurs, des manipulateurs et des aventuriers qui ne connaissent pas la réalité réelle rwandaise. La Sociologie politique belge, la Sociologie politique américaine sont respectivement excellentes pour la Belgique et les États-Unis d’Amérique mais ne valent absolument rien du tout pour le Rwanda. Le Peuple rwandais a sa propre finalité, ses propres logiques, ses propres intérêts, ses propres aspirations, ses propres critères de scientificité et ses propres prophètes. La richesse du peuple rwandais se trouve dans l’âme même du peuple rwandais. Il faut donc écouter les politologues rwandais, si pas tous, mais du moins ceux de son propre mouvement politique.

Malheureusement, ce n’est jamais le cas. Le tyran militaire sanguinaire « Rutemayeze » ou « Rwabujindili » sont des êtres trop vantards innés, trop foncièrement malhonnêtes, violents et cruels. Et c’est toujours la même erreur fatale, soit l’entremangerie générale [= kwikora mu nda]. Si Juvénal Habyalimana Rutemayeze n’eût pas exterminé les révolutionnaires Hutu Banyenduga ; s’il n’eût pas cruellement évincé ses propres congénères Bakiga, Alexis Kanyarengwe, Théoneste Lizinde, Stanislas Biseruka, Jean-Berchimas Birara, etc. ; s’il n’eût pas géré la guerre des Hima-Tutsi comme il l’a gérée ; s’il n’eût pas été une marionnette de la Belgique et un serviteur docile entre les mains de son épouse Agathe Kanziga Nyirarutemayeze et de sa fichue belle-famille remplie de vautours, Protais Zigiranyirazo, Élie Sagatwa, Séraphin Rwabukumba, Laurent Serubuga et autres pourritures avancées Shiru; il eût été peut-être possible de réexaminer attentivement quelques circonstances atténuantes pouvant expliquer son coup d’État belgo-kiga insensé du 05 juillet 1973. [= Iyo wikoze mu nda, n’Abakurambere bawe ntibongera kugushyigikira].

Mêmement, si Paul Kagame Rwabujindili n’eût pas assassiné tous les Tutsi qu’il a assassinés et qu’il n’est pas possible d’énumérer ici ; s’il n’eût pas persécuté les Tutsi modérés qu’il a persécutés ; s’il n’eût pas détruit des populations Hutu, Twa et Tutsi modérées ici et là au Rwanda, au Zaïre et en RD-Congo; s’il eût géré la société rwandaise comme il se doit de gérer une société non industrielle, postcoloniale, post-génocide ; etc. ; il est évident que ce type-là serait applaudi des deux mains pour son extrême détermination dans la démolition de l’inacceptable, intolérable et condamnable Akazu, et non accusé et maudit sans cesse comme il le mérite.

Au fait, les extrémistes Hutu ou les extrémistes Tutsi, c’est kif-kif ! Cependant, bon gré malgré, le Rwanda doit survivre à la tyrannie militaire sanguinaire « Akazu » ou « Igisuti ». Voilà pourquoi il faut absolument arracher le peuple rwandais des griffes du tyran militaire sanguinaire maudit Juvénal « Habyalimana Rutemayeze » ou « Paul Kagame Rwabujindili ». Voilà le bien-fondé du processus révolutionnaire de la 2ème Révolution sociale rwandaise. Le joug du tyran est inacceptable, intolérable et condamnable.

À bas le régime « Igisuti » [= Igisuti kiragashya !]

Vive la 2ème Révolution rwandaise ! [= Harakabaho Revolusiyo ya kabili mu Rwanda !]

  1. Références bibliographiques
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda ancien suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10431 – 0 (638 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire du Rwanda à l’époque coloniale suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2010, ISBN = 978 – 2 – 296 – 10436 – 5 (594 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Kagame, Tome 1 : La révolution rwandaise et la première république rwandaise, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99314 – 3 (434 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’Histoire politique et sociale du Rwanda contemporain suivant le modèle Mgr Alexis Kagame, Tome 2 : Du coup d’état militaire du 05 juillet 1973 au Génocide rwandais, L’Harmattan, collections études africaines, Paris, 2012, ISBN = 978 – 2 – 296 – 99315 – 0 (438 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un état-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)
  • MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel d’études du Développement du Rwanda : le projet centriste révolutionnaire rwandais, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-03206-1 (310 pages)

Fait à Paris, le 29 juin 2016

Mwalimu MUREME Kubwimana, Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais, Promoteur scientifique et coordonnateur général du Mouvement Centriste Révolutionnaire rwandais [= M.C.R. (= Abasangirangendo : les Centristes Gitéristes-Kayibandistes)]

Pour commander ses livres : prière de bien vouloir vous adresser à l’Harmattan http://www.editions-harmattan.fr/index.asp?navig=catalogue&sr=7

CACHET MCR