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Pourquoi les Rwandaises dansent-elles portant respectivement deux baguettes culturelles (= imiheha y’umuco) sur le méplat des tempes (= ku misaya) [= Kuki Abanyarwandakazi babyina batamulije imiheha y’umuco ?] ?

1. Lexique :

  • Imiheha y’umuco : baguettes culturelles
  • Imisaya : le méplat des tempes
  • Gutamiliza ikintu : porter respectivement quelque chose sur le méplat des tempes
  • Kuremera ikintu : porter très sagement quelque chose sur la tête (exemple : kuremera igiseke cy’irerero, ikibindi cy’inzoga, n’ibindi)
  • Kwikorera ikintu : porter normalement quelque chose sur la tête ou prendre quelque chose de bas jusqu’à sa tête (= urugero : kwikorera icyalire cy’inka si kimwe no kuremera ikibindi cy’inzoga y’ubuki !).

2. La symbologie :

Cela symbolise la participation féminine au pouvoir politique (= Abagabo bagomba gusangira ubutegetsi n’abali n’abategarugoli) :

a.      Le symbolisant : Imiheha y’umuco.

b.      Le symbolique (= la pratique sociale) :

Pour certaines danses rwandaises, les dames et demoiselles rwandaises dansent portant des baguettes culturelles sur le méplat des tempes. Généralement ce sont de petites branchettes de l’arbre vénéré « umurama » [= batamilije uduti tubili duto tw’umurama dutatse]. Dushobora kuba dutatse cyangwa tudatatse, biterwa n’ubushobozi. Les deux baguettes culturelles figurent le sexe féminin (F) et le sexe masculin (M).  

c.       Le rapport de symbolisation (= l’explication) :

Au Rwanda ancien, la Reine Mère portait des côtes d’animaux rares et sacrés attachées sur le méplat des tempes [= atamilije imiheha y’imbavu z’inyamaswa yerejwe]. Cela signifie donc une citoyenneté vécue comme identitaire, parce qu’elle implique une certaine définition politique et culturelle de soi compatible avec les valeurs rwandaises officiellement partagées par toutes les sous-populations rwandaises, sans distinction de sexe. Le symbolisme est très clair. Au Rwanda ancien, la Reine Mère représentait la participation féminine au pouvoir politique. Le symbolisme en question veut dire que même si la monarchie mystico-patrimoniale a été abolie, la participation féminine au pouvoir politique est de rigueur. C’est un message clair envoyé à l’adresse des hommes. C’est de l’anti-machisme.

3. Considérations générales :

Si IMANA Nyilibiremwa le veut bien et si personne d’autre ne les publie entre-temps [= sindi Kamara], j’y reviendrai dans les cours suivants :

  • Le Grand Livre Kimeza-milyango (= Intambira-Kimeza-milyango),
  • L’Analyse mystique du Code ésotérique rwandais [= Igitabo cy’Amayobera matagatifu y’Ubwiru bw’Abanyarwanda]
  • et Les Inzira za Kimeza-milyango

Ce seront des livres apolitiques et extrêmement importants. Ces livres manquent beaucoup au peuple rwandais contemporain. S’ils ne sont pas encore publiés par quelqu’un d’autre, c’est alors et alors seulement que je pourrai les composer et les publier, mais, -condition sine qua non-,  à l’âge de 77 ans et plus, âge auquel on acquiert certainement la maturité mystique requise pour ce genre d’ouvrages. Sinon, c’est que je n’en aurai pas été digne. Le sentier devient étroit et glissant.

En conséquence, j’adresse d’avance l’expression de mes sentiments très respectueux au favori des Bakurambere (= umutoni w’Abakurambere) à qui écherra cet insigne honneur. Il est tout de même à faire remarquer que, bien entendu, cela n’arrivera qu’à la fin du règne des gangsters commencé au Rwanda le 05 juillet 1973. De nos jours, l’ordre social rwandais est très gravement malade. Le malade « Rwanda » doit d’abord être soigné avant d’être soumis aux travaux lourds. Cependant, ce ne sont assurément pas les politologues rwandais, -qui le disent-, qui sont malades. Ce ne sont pas eux qui ont rendu malade l’ordre social rwandais. [= Uvuze ko nyirurugo yapfuye siwe uba yamwishe]. [= Mureme ararengana]. Au contraire, le Rwanda est un malade qui s’ignore [= U-Rwanda nirwo rurwaye !]. La société rwandaise est désarticulée, déstructurée, traumatisée et militairement trop dominée. Trop ! Il s’agit du Totalitarisme moderne. Les brigands militaires Banyakazu et Banyegiti, successivement au pouvoir, n’y comprennent rien du tout. [= Ni Ibimparagata. Ni Ibisahiranda. Ni Ababisha. Yuvenali Habyalimana Rutemayeze na Polo Kagame Rwabujindili, ubuvivi buzajya bubavumira ku gahera !]. Ils ont cassé le moteur de la société rwandaise. Ils ont trop endommagé les systèmes rwandais de représentation du monde. [= Aliko, bitinde bitebuke, U-Rwanda ruzasubira mu gitereko cyarwo !]. On prédit d’ailleurs sans aucun risque d’erreur qu’à la fin de ces règnes maudits, on ressuscitera l’Académie Rwandaise de Culture (ARC) créée par son excellence le président Grégoire Kayibanda Se-Bwigenge par l’arrêté présidentiel n°168/03, du 20 février 1971 (journal officiel n° 13). C’est le préalable. [= Maze U-Rwanda ruzongere rube U-Rwanda].  

4. Références bibliographiques :

1)      MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 1 : Le Rwanda, Un état-nation unitaire millénaire, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-343-02156-0 (510 pages)

2)       MUREME Kubwimana, Bonaventure, Manuel de Sociologie politique rwandaise approfondie, Tome 2 : La spirale de la violence rwandaise, L’Harmattan, Paris, 2014, ISBN = 978-2-336-30304-8 (650 pages)

Fait à Paris, le 31 mai 2014

Mwalimu MUREME Kubwimana,                                                                                               Statisticien-historien-économiste et politologue rwandais,                                                     Centriste Gitériste-Kayibandiste,                                                                                         Représentant du modèle « Mgr Alexis Kagame et Mureme »